‹ Dictionnaire de phrénologie et de physiognomonieChapitre 114 sur 257 · CUISSE. — GENOU. — PIED · texte numérisé non relu

CUISSE. — GENOU. — PIED

Les cuisses charnues conviennent aux femmes. Les genoux charnus et cagneux, les pieds en dehors, indiquent la mollesse et le manque de courage. Les hoîteux sont lubriques : optime Claudus init. ( Aristote , livre des 'problèmes). C'est pour cela que Vulcain , mari de Vénus, c'est-à-dire de la luxure, est représenté boiteux par les poètes [Porta). Cette opinion a été admise par l'antiquité , et Aristote qui ne manque jamais de raisons, dit que les parties inférieures absorbant moins de parties nutritives, celles-ci fortifient le haut et se convertissent in spermate.

Nous n'osons pas citer levers si connu : noscitur e pede , etc., dont la justesse semble prouvée par l'observation.

La conformation des jambes et particulièrement du pied est toujours en harmonie avec le reste du corps. Un pied étant donné, on pourrait reconstruire l'homme, comme Cuvier faisait des fossiles, en remontant à la jambe, au torse, et jusqu'au cerveau. On ne rencontre jamais un pied grêle et svelte avec un torse lourd et une tète élargie à sa base. On peut donc avancer qu'un pied large et plat correspond à une organisation instinctive ; qu'un pied effilé et cambré correspond a une tête étroite et élevée.

Dans son voyage d'Orient, M. de Lamartine rapporte sa visite à lady Stanhope, qui devina son origine orientale à la cambrure de son pied. Les différentes races, en effet, sont facilement reconnaissabîes a la constitution du pied. Les races inférieures, entr'autrès les nègres , ont le talon fort en arrière, et ils se rapprochent en cela de plusieurs espèces d'animaux. Il semble que le pied s'amincisse, s'élève et quitte la terre, si l'on peut ainsi parler, h mesure que l'homme développe ses hautes facultés. (Voyez homogénéité. )

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