‹ Dictionnaire de phrénologie et de physiognomonieChapitre 127 sur 257 · LIB · texte numérisé non relu

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vouloir ou de ne pas vouloir. Et la volonté est une détermination produite par la comparaison de plusieurs motifs. Mais cette faculté d'apprécier des motifs d'un ordre supérieur, n'est-elle pas soumise à des lois? cela revient à dire, suivant nous, que l'homme veut conformément à son organisation. Sans doute l'homme peut choisir entre deux ou plusieurs choses ; mais c'est sa nature même qui détermine son choix et sa volonté. Or, comme l'homme n'est pas libre de se donner une certaine organisation , ni de changer son organisation native , on ne doit donc pas admettre la liberté absolue. Il vaut mieux croire que la volonté humaine est la volonté de la providence dont les desseins s'accomplissent ainsi par la concordance nécessaire de toutes les volontés individuelles.

C'est , à notre sens , une orgueilleuse impiété que de regarder l'homme comme le maître de ses actes. C'est en quelque sorte la négation de Dieu, ou la déification de l'homme. Le fatalisme entendu dans l'acception de providence est bien plus religieux que la doctrine de la liberté. Tout devient normal et saint , puisque c'est l'expression de la volonté divine. L'homme n'est plus un être isolé dans son indépendance, c'est la manifestation et le verbe de la providence supérieure. Et remarquez les immenses et graves conséquences sociales de l'opinion qu'on professe en cette matière. Pour qui croit à la liberté absolue, il faut accepter les prisons et les bagnes ; la guillotine et la torture sont même assez justifiables : celui-là qui a fait le mal librement et sciemment mérite punition* Mais les sympathies de notre temps répugnent a l'application des peines. On proteste avec raison contre le bourreau, la marque, l'exposition et les fers. La pénalité touche à son abolition. On peut donc affirmer que la génération présente a le sentiment de la providence, au lieu du sentiment de la liberté morale. Le destin antique a ouvert les yeux.

Considérée au point de vue politique, la liberté est la faculté de se développer , chacun selon sa nature. Celle-là est légitime et sacrée; c'est un ardent désir qui doit avoir satisfaction. Avec les croyances catholiques , on avait la liberté de se résigner à n'être pas libre politiquement. Aujourd'hui nous travaillons fatalement à conquérir la liberté pour tous. La phrénologie vient encore ici ap-

porter ses lumières, en expliquant les tendances de l'organisation humaine , qui doit être la base de l'organisation sociale. (Voyez bieh.

— - MORALE. PÉNALITÉ. POLITIQUE, etc.)

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