SEXUALITÉ
ANTERIOTRIE. ANDROGYKE. — ■ HERMAPHRODITE.
La sexualité est la condition de tous les êtres finis. Nous avons dit ailleurs qu'elle était commune à îa minéralité, a lavégétalité et a l'animalité, li n'y a que Dieu qui n'ait pas de sexe ; parce que Dieu est l'unité infinie. Dieu seul est androgyne. Landrogynisme transporté dans îa nature finie, c'est l'immobilité et le néant. Aussi la sculpture antique avait- elle représenté l' hermaphrodite dans l'état de repos et d'impuissance.
La vie de l'univers repose sur cette qualité des sexes. Ils correspondent au principe actif et au principe passif. L'un complète l'autre. L'existence du sexe mâle implique l'existence du sexe femelle : tout pourrait être ramené a la théorie des sexes, c'est-à-dire aux deux principes. Partout l'élément fécondateur et l'élément fécondé»
La mission des deux sexes est différente, quoique parallèle, lis sont égaux, mais divers. Pour entrer dans l'humanité, l'œuvre de l'homme est autre que l'œuvre de îa femme. Leur organisation leur impose un rôle qui ne saurait être tout a fait le même ; là , est la solution du problème social sur les rapports de l'homme et de îa femme.
Mais chaque sexe a en soi les élémens de l'autre sexe . selon les êtres avec lesquels il est en rapport , c'est-à-dire qu'il peut se manifester quelquefois à l'état mâle , quelquefois à l'état femelle. Il y a des hommes qui sont mâles -nvec certains, femelles avec d'autres, c'est-à-dire qu'ils sont tour à tour fécondateurs ou fécondés. Ainsi des femmes.
Les anciens avaient symbolysé ces deux principes éternels dans les organes de la génération. Le phallus des Egyptiens , le lingam indien, qui figuraient dans le culte religieux , n'étaient autre chose que le mythe de la Vie.