BUFFON
M. de Buffon qui a fait de la science analytique , comme tous les philosophes du XVIIIe siècle, n'a pas envisagé l'homme sous un point de vue unitaire. Préoccupé seulement de décrire les phénomènes nommés par abstraction phénomènes physiques, il a reconnu dans l'homme un principe immatériel dont il laisse l'explication aux métaphysiciens : « L'ame, dit-il, n'a point de forme qui » puisse être relative à aucune forme matérielle ; on ne peut pas la » juger par la forme du corps. » Il nie donc, à priori, tous les travaux des physionomistes. Cependant il donne de nombreux documens sur la pathognomique , c'est-à-dire sur les signes des passions : a Lorsque l'ame est agitée, la face humaine devient un » tableau vivant , où chaque mouvement intérieur est exprimé par » un trait. » Suivant lui, et ceci est une contradiction manifeste avec sa doctrine delà division de l'ame et du corps, le diaphragme est le principal organe du sentiment intérieur. Il y a donc de certains rapports entre le physique et le moral. Plus loin, en parlant de la beauté 5 il ajoute : « Il faut que le front soit d'une juste proportion, ni trop rond, ni trop plat, ni trop étroit, ni trop court, etc. » Comme s'il y avait un moule absolu pour toutes les différentes natures du génie humain î comme si le front du Dante devait ressembler au front de Charlemagne!
CABALISTE.-— Voyez secrétivité.
CADAVRE. — Voyez mort. — mouler.
CALCUL. — Voyez nombres.