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CRANE

En admettant que le cerveau soit l'organe multiple de toutes les facultés , il faut encore qu'il soit possible d'apprécier sa forme et son développement, k l'extérieur, c'est-a-dire sur le crâne. Or, Gall

a merveilleusement prouvé, ce qui avait déjà été enseigné par Galien et autres naturalistes, que le crâne se moule sur le cerveau. La surface externe, aussi bien que la surface interne du crâne, offre l'empreinte fidèle de la surface extérieure du cerveau.

La boîte osseuse de l'encéphale est composée de huit os, savoir : du basilaire : du frontal ou coronal, qui, au moment de la naissance, est encore divisé en deux parties, lesquelles se fondent par la suite et ne font plus qu'un chez l'adulte : des deux temporaux ; de l'occipital ; des deux pariétaux , et enfin de l'os criblé. Ces os sont engrenés les uns dans les autres , de manière a former cette grande cavité qui renferme le cerveau.

Les os du crâne sont composés de deux lames osseuses solides; Tune de ces lames revêt toute sa surface externe, l'autre forme toute sa surface interne ; l'intervalle entre les deux lames est rempli par une substance celluleuse qui n'est pas également épaisse partout, de façon que les deux tables se trouvent moins rapprochées dans certains endroits que dans d'autres. La forme des os diffère d'un individu à l'autre, suivant que les parties cérébrales placées contre eux, ont entr'elles des proportions différentes. C'est là précisément ce qui donne lieu aux formes si variées des têtes.

Voici la description des os du crâne, extraite de l'ouvrage du docteur Gali :

Le basilaire est en contact avec une petite portion des lobes moyens, mais on ne peut reconnaître sa forme qu'après la mort. Une petite portion de cet os est placée contre la partie postérieure externe des orbites, et contribue pour quelque chose à déterminer leur forme. Une portion de ses ailes touche le bord postérieur du frontal , ainsi que le bord antérieur du temporal et l'angle antérieur inférieur du pariétal.

Les temporaux s'étendent depuis le bord postérieur des ailes du basilaire, jusqu'au bord inférieur des pariétaux, et jusqu'à une partie du bord antérieur et latéral de l'occipital. Les temporaux renferment l'appareil auditif. Derrière le méat auditif, se trouve le procès mastoïdien qui est rempli de cellules. (Voyez fig. 18.)

L'occipital commence derrière le basilaire à la base du cerveau; il forme le trou occipital qui donne passage à la moelle épinière ,

et s'étend vers le bas en descendant en arrière, et vers le haut en remontant ; là, il touche les bords postérieurs des pariétaux. (Voyez f.g. 19.)

Les pariétaux se touchent dans la partie supérieure de la ligne médiane ; ils s'étendent latéralement en descendant jusqu'aux temporaux, en arrière jusqu'à l'occipital, et en avant jusqu'au frontal. (Voyez fig. 20.)

Le frontal s'étend , en remontant, depuis la racine du nez et la partie supérieure des orbites jusqu'au bord supérieur antérieur des pariétaux, et latéralement jusqu'au basilaire. (Voyez fig. 17).

Les crânes des animaux demandent une étude particulière, nonseulement selon la diversité des espèces , mais encore selon l'âge des individus. Chez quelques espèces, on peut déterminer la forme du cerveau, d'après la surface extérieure du crâne, à peu près de la même manière que chez l'homme ; chez d'autres au contraire , la table externe du crâne est dans tout son contour , ou bien seulement dans quelques régions , si éloignée d'être parallèle avec la table interne que la forme extérieure de la tête et du crâne, ne ressemble pas à la forme du cerveau.

CRANIOMÈÏRE.

Plusieurs phrénologistes se sont tourmentés pour inventer une machine, au moyen de laquelle on pût mesurer mathématiquement le développement des organes cérébraux. Le craniomètre le plus simple et le plus commode est une sorte de compas dont les branches concaves s'écartent suivant le besoin. Mais, outre que cette matérialisation complète de la science a quelque chose d'étroit et de répulsif, il nous semble que les personnes forcées de recourir à un pareil procédé pour se rendre compte d'une organisation, ne sont pas destinées à pénétrer les mystères de Dieu. Sans nier l'observation purement physique et l'expérience tangible, nous sommes convaincus , quant a nous , que l'intelligence des sciences , même naturelles, arrive autant par l'intuition que par l'analyse matérielle» Nous avouerons même, au risque de compromettre notre orthodoxie chez les puritains de la doctrine phrénoiogique, que la phré-

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