‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 118 sur 340 · SI IND DB PHTSI0L06IE · texte numérisé non relu

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nint, resserreront, modifieront les résultats ies iiMJuctioDs bien faites, mais leur fond se rooserrera. Pour bien jug^er la légitimité de iinductiou, pour déterminer ses degrés di- KR de eertitude, de probabilité» etc., il fau* drait appliquer les pnncipes précédents aux firerses classes d'inductions indiquées plus >}<ii (ioductioQ rapide, progressive^ mixte^ ipâmologique, nomologtque),e\c. C'est un lunenquenos lecteurs peuvent faire sans 'uie; nous le placerons dans notre traité de /cilosopbie.

Ml Rêgle$ de rinduction, — {Voy. Tar^

VUI. Historique. — Une étudp histo-

-^[1^ sur l'induction serait aussi intéres-

^jalâ qu'instructive; mais elle serait trop

oQ^e en ce moment et trouvera sa place

ditois. Rappelons seulement que Platon,

\iMt, les scolastiques ne méritent nulle-

zifA le reproche banal qu'on leur adresse

frtviQe toujours, presque partout, de s'en

'i*? peu occupés, pas plus que Bacon n'a la

nât de l'avoir inventée. Le chancelier de

•truiim leur a emprunté ce qu'il a écrit de

r^iaècesiyet, et il leur est en général

"^iorérieur. II les a dépouillés sans les

^•^.tQouDe il aurait dû le faire, avec du

^ic:( elle l'impartialité; souvent il ne les*a

fi<cmm ou a paru ne pas les comprendre :

iteiie les soumettre a des critiques vio-

•^£H passionnées, quelquefois judicieuses,

3u<< k plus ordinairement injustes ou pro*

^i^ejiemeot exagérées, il a fini par se faire

a*Jisur parole, et s'est fait un trophée de

^dépouilles. Le moment d'une éclatante

^«ration arrive aujourd'hui; Bacon voit

^r de plus en plus de ses mains le

«^îre qu'il avait usurpé; il occupera un

<î* honorable, mais il ne sera plus en pre-

•sf* ligne. On célébrera son infatigable per-

K|enn€e, son appel constant à l'observation,

I ''^ipérience, aux sciences physiques, aux

ppûcations pratiques; on vantera l'énergie

tm sivie; on reconnaîtra les services qu'il

^dus en vulgarisant les idées par le bruit

t'ila fait et plus encore par celui qui s'est

tt autour de lui; on lui accordera volontiers

INS

'b(resde grand sonneur de cloches et de héw d'armes qu'il s'était décernés lui-même, ^ on D*en fera ni le législateur ni le ^'>^teur des sciences modernes. Bacon à ^ufl puissant vulgarisateur d'idées législa- ''^;il a ainsi largement contribué à une ^ration radicale qui a tout transformé, ^< ce n'est certainement pas lui qui l'a ^^ Il a joué un des premiers râles dans > œuvre merveilleuse accomplie au xvn' ^'^] cela suppose un espnt fortement ':ï'[«^, et des qualités supérieures toutes Hwles que nous sommes heureux de re- QQaitre, mais qui le laissent bien loin d'un P'^r, d*un Galilée, d'un Hippocrate, d'un itoo, d'un Aristote, d'un Descartes. Si de ^re dans son Examen de la philosophie ^on a été souvent injuste, exagéré, pas- ;»i»é envers le chancelier anglais, comme 'Ji-ci l'avait été envers tous ses prédéces- ^^; s'il lui refuse toute valeur comme phi-

losophe, comme physicien, comme érudit et même comme écrivain; s'il en fait, bien à tort sans doute, ainsi que l'a prouvé l'abbé Eymerj, un matérialiste et un athée déguisé, il n'en a pas moins écrit un livre remarqua- I)le sous une foule de rapports, di^e d'être étudié avec soin en usant de certames précautions, et qui est devenu le point de départ d'une réaction juste et utile, pourvu qu'on se maintienne dans des limites légitimes que l'on serait maintenant disposé à franchir.

De nombreux travaux historiques récents, d*une grande valeur, ont remis en lumière les titres oubliés ou méconnus d'Hippocrate, Galien, Platon, Aristote, saint Augustin, saint Thomas, Descartes, Leibnitz, etc. Us ont montré que Bacon et ses partisans ont attaqué sans cesse un faux platonisme» un faux aristotélisme , la tourbe scolastic^ue et non pas la véritable et haute scolastigue ; qu'ils ont ainsi complètement faussé l'histoire tantôt volontairement, tantôt par des méprises involontaires, et ont répandu sur les plus beaux çénies des préjugés dangereux, un mépris injuste qui a été funeste pour le progrès. On le comprend de plus en plus aujourd'hui ; mais il faudra quelque temps encore pour dissiper des erreurs accumulées fendant près de deux siècles. — Consultez, ce sujet, les remarquables travaux de Cuvier relativement à Aristote {Dict. (toj/rapA., de MiCHAUD, art. Aristote; Histoire des sciences naturelles ; Anatomie compa" rée, etc.) ; Gratrt (Logique, Théodicée^ Cof^ naiss. de Vàme) ; B. SAiNT-HiLAmB {traduct. divers, d* Aristote) ; Ravaisson (Métaphysique d^ Aristote) ; ZévoRT, id. ; Cousin» OEuvr. compl, ; Franck {Hist. de la logique); Jourdain {Philos, de saint Thomas, Etua. sur Arist.); Cachecx, Montbt, Lâvèque, Jeanet, op. cit. ; Rémusat, Barrett, Chau- VET etc

INSTINCTS. — L'étude de l'instmci est aussi délicate qu'importante ; elle embrasse une foule de questions théoriques et prati-

auesduplus haut intérêt; on s'en est occupé es les temps les plus anciens : aussi lui avons-nous consacré plusieurs leçons dans nos cours de physiologie à Strasbourg. Nous en présenterons le cadre , en indiquant l'ordre que nous avons suivi

L Consiaéraitons générales.

IL Etudes Ittstoriques. — 4. Mosaisme. — 2. Ecole hippocratico-socratique (flippocrate, Platon, Aristote, etc.). — 3. Stoïciens, épicuriens. — <4. Ecole d'Alexandrie et de Perganie ; Galien. — 5. IV* siècle de notre ère ; saint Augastin. — 6. Ecole arabe, Avicenne et Averrhoès. — 6. XIII* siècle. Ecole dominicaine, Albert le Grand et saint Thomas; Ecole franciscaine. — 8. Renaissance, Marsile Ficin, Ecole florentine. — 9. JCF/i* ^èele. Bacon» Descartes, Leibnitz, Locke, Bossuet, Fénelon, Suhl, etc. — 40. JF///* siècle. Gondillac, Bonnet, Biiffon, Réaumur, etc., G. Leroy; Ecole écossaise; Ecole allemande, Reimarus, etc. — J/J* nècle. G. et F. Cuvier. MM. Flourens, Fée, Lordat, etc.

IIL De Cinsiinct ekes les animaux. — 4 . Distinction de rinstinct etde Fintellectivité. —2. Rapports de rinstinct avec la sensibilité, Témotivité, rinteUectivité;rorgani8ttioB physiqae etlesbeaoias.

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— 3. Classification des instincts; idées instinctives; mouvements et actes divers instinctifs; instincts Titans, sensittfs, sensitivo-animaux; instincts de conservation, de reproducVton.' — î. Distribution des instincts d'après ces différentes classes. — 5. instincts acquis. — 6. Hérédité des instincts. — 7. Classification des animaux d'après les instincts et rintellecljvité. — 8. Applicationspratiques à Tart d*élever les animaux en exerçant et perfectionnant leur intellectivité , en dressant leur instinct. — 9. Conclusions ; lois de Tinsiinct, sa nature, son but; substitution et transformation des instincts chez les animaux à métamorphoses.

IV. De rinstinct chez Vhomme, — 1. Parallèle de Vinstinct, de 'intellectivité chez t homme, de Vin' Uttigence humaine ; relations de ces facultés entre elles, avec la sensibilité, Témotiviié, la volonté, la liberté. — 2. Des instincts intellectuels, moraux, religieux. — 3. De ce que Ton peut nommer instinct de socialité chez les animaux, et de la tociabilité humaine. — i. Applications pratiques ; de Féducation, des races humaines. — o. Arguments en faveur delà fin dernière de rhomme, de son immortalité , tirés des lois de finslinct, de son bot, de Texamen des instincts intellectuels, moraux et religieux.

Nous donnerons un résumé de ces leçons dans notre traité de philosophie, nous oornqnt ici à quelques considérations préliminaires , et à quelques . mots d'historique, etc.

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