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DOUS

« Si la perte de tel on tel organe de l'encéphale , lors surtout qu'elle est lente et graduée, ne semble pas entraîner infailliblement la pertede laraisondans l'homme, mais plutôt affaiblir cette faculté à des degrés divers, ce n'est pas une raison de penser que l'encéphale pris dans son entier ne soit cependant pas un organe de la pensée la plus pure. Mais notons soigneusement deux choses : la première, que la nécessité absolue decetorçane pour la pensée en général, c'est-à-dire pour les phénomènes psychiques, et surtout pour cette partie spéciale ae la

})ensée que nous appelons notions pures de a raison ou conceptions, n'est point démontrée; la seconde, que le résultat serait le môme, c'est-à-dire qu'il y aurait également itf)sence de conceptions dans le cas où Vencéphale ne serait que la condition de la vie organique ou animale dans l'homme, et dans le cas où cet organe servirait d'instrument immédiat pour la production des conceptions.

« C'est donc la même chose en apparence, que l'encéphale soit seulement une condition delà vie ou l'organe immédiat des conceptions ; dans un cas comme dans l'autre, elles seraient impossibles sans lui.

« Mais au fond, cependant, les choses seraient fort différentes, puisque, dans le second cas, l'Ame humaine ne pourrait pas penser^ de sa pensée la plus propre même, sans le secours de l'organe ou du moins qu'elle ne pourrait penser ainsi que dans aon état d'union avec le corps qu'à cette condition ; tandis que, dans le premier cas, elle pourrait absolument penser de la sorte sans le corps, mais qu'elle ne pourrait animer le corps, v remplir ses autres fonctions qu'à l'aide de l'encé^ihale.

« Mais si l'on fait attention qu'un grand nombre de conceptions ne sont produites qu'à l'occasion des sensations et des perceptions, et que ces dernières, quoique absolument possibles dans Tàme sans Tintervention de l'organisme et sans l'action des choses extérieures suriui, ne se manifestent cependant qu'à cette double condition, il en faudra conclure que sans Torganisme, et sans celte partie ae l'organisme qui préside plus spécialement à la reproductionJes sensations et des perceptions, une partie des conceptions de la raison n'aurait pas lieu.

te Ce n'est pas à dire que les organes des sensations et des perce^)tions soient aussi les organes jes conceptions qui les accompagnent; bien loin delà: les sensations et es perceptions semblent seules ôire la condition de iaclion de l'âme dans la production des conceptions qui se rattachent à ces deux sortes d'état. 11 faudrait, pour que le cerveau, par exemple, fût l'organe de 1 âme dans la production de certaines conceptions, des

plus approchantes de la percertion, ccV que Kant appelait semibilUé o\ï intuiim priorif celles d'espace et de temps en u mot, que l'âme ne pût les produire sans ! tervention directe du cerveau, cnème a; f que cette partie de l'encéphale a déjà ren une première fonction dans laproduciiori la sensation et de la perception ; il fan :

33e mon cerveau fonctionnât d'une ma' irecte dans la production des concei i qui font la plupart des idées que je chr en ce moment à faire comprendre. Ce < peut, sans doute ; mais est-ce vraiseiui : lors surtout que je prends ces con( e[ :. une à une, sans aucune intention deie^ ranger en une pensée suivie?

« Il ne faut pas confondre, comme nu extrêmement porté à le faire, i'tr/?' avec la cause. Que. mon ftme, ma raiit: ^ bisse l'influence de mon cerveau lûr>|i pense, qu'elle en ressente plus ou nj:

entraves, c'est un fait. Mais qui p^i que la fatigue cérébrale résultante n sée soit la conséquence du service;. rame par l'organe, ou la suite de.'.

stance qu'il présente à l'action sfiiniu l'âme? Dans cette dernière hypoiiufacilité et la difficulté plus ou moirb g de la conception ne dépendraient n ment du service plus ou moins éner:

et prompt du cerveau, mais tout du > traire des entraves ou moindres ou fortes qu'il apporterait à Tâme. Le mr. cerveau pour rame ne serait plus teia< Taiderait le mieux dans la pensée ; mais celui qui lui laisserait le plus ij berlé d'action, qui interviendrait le ni dans les affaires les plus propres de 1 Le cerveau le plus défavorable à ia ; < pure serait, au contraire, celui qui l-' rait à l'âme le moins de liberté, qui drait toujours à la servir de la man' lui propre.

« C'est ainsi qu'on pourrait, è la ri:ii expliquer ce qu'on appelle rintlaence cerveau dans les affections inielieLiH' résultant de l'irritation, de la comi res^ d'une conformation vicieuse, de l'hy ur phalie, des lésions organiques accideiue

« Une exaltation plus ou moins n}.ini le délire, résulte de l'irritation. Le veii la torpeur, la défaillance, la perle delà naissance, de la conscience, ou celle nu ^ venir au moins, sont les suites ordinaïf" la compression. Une conformation vr peut engendrer un défaut d'harmonie l'exercice des facultés, J'affaiblissenie quelques-unes, ou ridiotie,quiesile[''t^^anéantissement d'elles toutes. Lliy-^' phalie intérieure ou extérieure, suivcini le liquide compressif se forme dans le veau ou à sa surface externe, peut ?" les mêmes affections; mais rhydrociiextérieuie est beaucoup plus fréquent l'autre. Ce qu'il y a de singulier li'^'^ lésions, c'est qu'il en est qui sont fa>or' à certaines facultés : c'est ainsi.ili^-i^" ''V savant bénédictin, Mabilloc uedt^^i^ -

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DB PHTSIOLOGIB.

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)digede mémoire qu*k la suite d'ane cbate lire ime borne où il faillit s*assoromer. I On se tromperait, da reste, si l'on irait que toutes les affections mentales ôoent k des lésions graves du cerTeau ; !$t (rès-fréquent, au contraire, de renconrnutant ou plus de désordres apparents is rencépbale des personnes qui avaient fort raisonnables que dans celui des blés; ou, si l'on aime mieux, les cerlux d'aliénés ne présentent souvent pas ts de lésions apparentes que ceux des Doies sains d'esprit.

I Un autre fait qui mérite une attention fiÈ spéciale, c'est que le dérangement des oHés intellectuelles est si loin de pouir êire attribué toujours à une lésion orlique, qu'on ne peut tout au plus le rap- (icr qu'à un vice dans les fonctions des ib, puisqu'il D'est pas rare de voir des inés recouvrer toute leur raison quelques nres avant la mort. Une modification mandU du cerveau ne pourrait ainsi s^évaiiTf dit avec raison M. Magendie. {Leçons f h système nerveux^ t. J, p. 93, 94^, 190.) I II 86 faut pas non plus accorder trop îiavortaoce à la configuration, au volume iMfoids de l'encéphale. Nulle différence VPMle souvent sous ce triple aspect Mffltttrveau d'un fou et celni d'un sage.

!l IncT, Hejsi de ForganographiCf pag. 7, lu front de Montesquieu, aussi prob eo arrière que celui d*un Ethiopien fd'uû Malais, n'était pas moins celui d'un 'ede génie, et tel autre front d*un de 90 degrés ou davantage n'est que d'uQ imbécile.

Pourquoi la baleine , qui a près de Me plus de cerveau en poids quel homme rlus intelligent, a-t-elle moins d'esprit H le renard ou le chien? Qu'importe telle ait moins de cerveau que l'homme 1K)rtionnellement au poids de son corps? jM^nsée est-elle donc plus diflicile è effec- M'Qs une masse de 25 mètres de long fe dans une de 1 mètre et quelques frac- Vs de mètre? Calculer le poids du cer- 'Q par rapport à la masse du sujet, au ^ de comparer cerveau h cerveau quant poids, c'est donc sortir de la question. ('tsi le cerveau qui pense, ou même < ^H l'instrument sine qua non de la ^^f et que la force et l'étendue de ' Pensée doivent être proportionnées au ^ du cerveau on à son volume, il est ^)saire qu'un cerveau plus pesant ou ^ volumineux, quelle que soit l'espèce ^ Je porte, pense avec plus d*étendue ^^ profondeur. Et alors c'en est fait de supériorité de l'homme.

*Veut^n,au contraire, que la qualité, le Kou \h contexture du cerveau soit ici ^Qr quelque chose , pour beaucoup, pour '^^ mèue? A la bonne heure! mais qu'on 'Dous parle plus d'angle facial, ni de vo- '^^ ni de poids absolu ou proportionnel, ^ù\i moins on ne mette tout cela qu'en «^coDde ligne.

* ^1 de l'inlelligence nous passons à la

sensibilité, nous recorinattrons, arec Magendie et d'autres physiologistes, que les deux tiers supérieurs de l'encéphale, et peut-être davantage, peuvent être enlevés sans que le sujet témoigne aucune souffrance, mais qu'il n'en est pas de même f)our les parties inférieures. Les expériences aites sur les nerfs sensitifs du système cerébro-rachidien, et par conséquent sur la moelle épinière, prêtent è la même conclusion, puisque, séparés de l'encéphale, ils ne peuvent plus servir h la sensation.

« Bien plus, la sensation s'opère sans eux, h l'aide ae la portion centrale du nerf qui subsiste encore, par suite d'une impression du dehors ou par l'action seule du cerveau sur les extrémités internes des nerfs, ou peut-être encore sans elle (quoique moins invraisemblablement), au point de faire éprouver des douleurs dont le siège semble être encore dans des membres depuis longtemps séparés du tronc. Ce sont des sensations subjectives, dit-on. Je le veux ; mais elles ne sont ni moins réelles, ni moins indépendantes des extrémités originellement périphériques des nerfs auxquelles on les rapporte. Cette relation, fatalement conçue par le moi, est donc un effet de la liaison du corps et de Têroe, de la loi qui préside è la localisation apparente des déterminations du moi, déterminaiions qui ne sont réellement que dans l'Ame.

« Si déjà la sensibilité commence h se dégager ici de Torganisme, elle s'en montre on ne peut plus indépendante, du moins en apparence, lorsque le plaisir ou la peine (la sentimentalité) ont une cause toute spirituelle, une idée, une idée rationelle pure, comme celles d'utile et de nuisible, de beau et de laid, d'honnête et de déshonnête, de juste et d'injuste, de vrai et de faux, etc. ; d'où Ton voit qui si le cerveau doit intervenir dans les sentiments, c'est de la même manière qu'il intervient peut-être dans les conceptions de la raison pure. Mais rien ne prouve celte intervention immédiate.

« Mais il paratl bien certain que si le système nerveux intervient dans le sentimenlf ce n'est point le même que celui qui préside aux sensations : en effet, la paralysie des nerfs de la sensibilité physique, quand elle ne va pas jusqu'à éteindre la vie, quand le moi persiste, n'emt)êche point la sensibilité morale; loin de là, puisque les malheureux paralytiques, qui ont conscience deleur état, des peines qu*ils donnent à ceux qui les entourent de soins, y sont très-sensibles.

« Nous observons un phénomène tout semblable dans l'activité intellectuelle comparée à l'activité organique, c'est-à-dire entre la volonté et ie mouvement. Les nerfs moteurs, séparés de l'encéphale ou frappés d'une lésion grave dans quelque point de leur étendue, ne peuvent plus servir au mouvement dans toute la partie au-dessous du point lésé ; la partie supérieure peut fonctionner encore, et toujours ainsi, en faisant remonter la lésion jusqu'à l'origino

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DICTIONN/aRE

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centrale do ces sortes de nerfs. Mais si la lésion atteint Textrémilé centrale, alors paralysie complète, mais paralysie dn mouvement seule ; Tactivité intellectuelle ou volontaire reste entière. Il faudrait un autre Î;enre de lésion, celle du cerveau, pour aue a volonté fût empêchée; et peut-éire qualors encore elle ne Test qu indirectement, c*est-è-dire parce que la vie animale, qui est comme le support de la vie intellectuelle, se trouve atteinte. C*est encore pis si la vie organique, base de la vie animale elle-mâ* me, n'est plus possible.

« Il ne faut pas oublier cependant qu'il est des animaux privés d'encéphale en qui Ton ne peut méconnaître de la sensibilité e( de rinstincl : tels sont les mollusques, les insectes, etc., et que la sensibilité physique, ainsi que le mouvement spontané, ne sont point en raison des nerfs, puisqu'il y a des parties dépourvues de nerfs, do nerfs visibles du moins, qui sont parfois d*une sensibilité extrême, et qu'il en est d'autres, au contraire, qui, tout en renfermant beaucoup de nerfs, sont insensibles ou douées seulement d'une sensibilité vague dans l'état de santé. Tels sont, d'une part d'abord, le tissu cellulaire, les méninges, les cartilages, les os, la moelle; d'autre part, la plèvre, le mésentère, le tube intestinal, le cœur, etc. (GiojA, Ideologia, 1. 1, p. 135, 136.) On sait que le grand sympathique est fort peu sensible, si tant est que la sensibilité qui s'y manifeste ne soit pas due à des filets du système encéphalo-rachidien.

« On a remarqué aussi que des mouches auxquelles on a enlevé la tête continuent de marcher ou de voler, que des guêpes privées de la même partie du corps dardent encore leur aiguillon, et que des sauterelles guillotinées ne laissent pas de s'accoupler. Des tortues, des poissons et d'autres animaux à sang froid peuvent survivre plusieurs semaines è l'ablation totale du cerveau ; des canards et des pigeons supportent une opération analogue sans perdre entièren)ent la faculté de sentir et celle de se mouvoir d'eux-mêmes.

« Si, dans l'état de complète formation des animaux vertébrés, la sensibilité et le mouvement n'ont lieu qu'à la condition qu'il n*y ait pas solution de continuité entre les nerfs et le cerveau,, à une époque moins avancée une sorte de mouvement, celui de la formation organique, paraît s'accomplir en dehors de ces conditions, que le système rachidien se forme ou non dans toute son étendue à la fois. S'il se forme pour ainsi dire s[)oradiquement sur un point, sur un autre, et qu'il tende à s'unir de la périphérie au centre et du centre à la périphérie, ou que, dans le môme temps et sur tous les points du système, il y ait action simultanée; toujours est-il que cette action formatrice ne peut, dans son premier moment, s'expliquer par l'intluence du système nerveux.

«( Plusieurs raisons d ailleurs semblent prouver, iodép^ndamment de l'observation, qui serait ici d'accord avec le raisonnement

déduit d*autres données, qoe la fort des nerfs est sporadique, qu'ils ne n.rv^ point du centre cérébral, pas plus que io> tre cérébral n'en est la terminaison, ei ^ forme à ce titre un ganglion ou un |>.< terminal (suivant qu on Tenvisage 1 1.

partie supérieure ou par sa Iwsej. Km t si les nerfs partent du cerveau, ruru peuvent-ils exister indépendamment <!•' origine centrale, non-seulement di/ animaux qui sont dépourvus de ce f .

nerveux, mais naturellement emnre ceux qui n'en sont privés quacciie::

ment, comme les acéphales des maïun M'est-il pas singulier encore que le« i de la région lombaire soient plus s> neux que ceux de la région àors^W (^\ cervicale, quoique plus éloignés do !^:: gine? (Voy. Burdacb, Traité de f//)i/v t. 111, p. kil; GiOià, ideologia.i. \,\\

« Si ce mode de formation des [its le véritable, ce serait un argument :

contre le système de la préeiise germes, et pour celui de la 1 ora ' germe lui-même par le principe^o quel que soit le mode de formai:

on s*arrête, il demeure toujourb qu'il y a un acte de formation ou >.e loppementqui ne peut s'appeler un ' ment proprement dit^ et qui s'e\tv une force naturelle où la sensibilise ritabilité ne sont pour rien.

« Il faut se garder de confomlre sensibilité et le mouvement (ieny phénomènes analogues : YiniiMii' contractilité. L'irritabilité est indêii des nerfs, puisqu'elle s'observe liplantes comme dans les animaui. l.

musculaire est éminemment coniMi surtout qu'il est muni de nerfs: il ut même nécessaire que ces nerfs cm.

quent avec le centre cérébral, Cepeii' défaut de communication avec cet ' est loin d'être favorable au pliémun :

l'irritation, sans doute parce que le^ sensitifs, en communication avec le cérébral, sont la condition de ladurti vie organique. Certains nerfs eui-uainsi pris isolément, sont irritables mais à un bien plus faible degré.

K L'irritabilité n'est point lasen>il ne se manifeste que par un mouveui contraction aussi étranger à la s|h:>!iî et à la volonté surtout, que 1 irn même. L'irritabilité et la cootracui:

donc deux phénomènes propres à la \ ganique, et qui, en s'acconiplissanlci animaux comme chez les végétaux, n '^ pas jusqu'à la conscience et n'en faru;

« Comme l'irrital^ilité et la contrai:

tiennent ë litre présumé de cause et comme l'irritation ne nous e-jiconn ])ar la contraction ; comme la dt^niHv d'trn7a6//W fait supposer involontai:

dans l'organe irritable une certaine;'^ libilité qui ne ressemble pas mal àia^^ bilité ; comme, enfln, des ph}'siolog>:

sont trompés et s'y trompent encore, n lus explications de Haller, au roim ^^ •

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DB PHYSUMjOGIE.

ir dans les tissus cODtracUles une sensié latente, et dans les ganglions du symjque, ou dans les autres parties du corp^^ se meuvent sous TinQuence d'une irri- D quelconque, mais dont nous n'avons :oos€ieDcei un foyer de sensibilité proune sorte d*Ame locale; il nous semble conviendrait de ne plus employer le iïirrUabUUé et de le remplacer par celé coniraetiliié. Celui-ci n'indique que itude de Forgane ou du tissu à se coner. sans rien préjuger sur la cause de la rscUon elle-même ; il ne dit donc rien de connu et fie certain. »

s considérations précédentes montrent ui) j aurait è faire pour étudier régu* iment la physiologie du système neri: nous publierons nos essais sur ce tdans notre Traité de physiologie médi' .Boroons-nous ici à exposer IVtal actuel ts tendances progressives de la science quelques points fondamentaux.

T. IL — CoNSIDÉBÂTIOlfS AllÂT01IIQU£S.

Mos avons parlé souvent de Tunité bar- \j^t qui encbatne tont dans l'univers ; M lions remarqué qu'elle se maintient nk&ètres vivants considérés comme des tktulités distinctes; qu'elle est même Obeiplus manifeste è mesure que l'on Wfiâns réchelle hiérarchique suivant

ei« Ils sont dis|K)$és; q^ue Fhomme la Di« avec le plus de puissance» et que fila une personnalité d'un ordre tout à lin;iénenr. On s'est demandé s'il n'y a Ic^ez lui un appareil organique auquel

Kt spécialement rattacher, inHrumenta" \ eeUe coordination. Un grand nombre ikfsiologistes se sont adressés au systèwrveux.

^jez en effet, disentnls, la distribution ble des parties qui le composent : un

Srinci()al émet de chac|ue côté un ene de rameaux symétriques qui se divieo filaments de plus en plus ténus pour Ipandre dans les divers points de l'oriQie. Un admirable réseau enlace toutes pariies, les reliant, physiquement du i^saui masses nerveuses centrales.

|lesi Tarbre nerveux : foyer autour duirayonnent des branches innombrables i)^ujblent partir les impulsions motri- 1^ 1 mstinrt et de la volonté ; il peut ^ftre considéré comme un centre vers (convergent les modifications impres- IHes qui, du dedans ou du dehors, solle système vivant.

<^nneiions intimes de ses éléments dusjrsième nerveux un tout continu, regardé comme le centre commun et f des phénomènes de la vie et de ^ence, comme le point de départ et iez-vous des sympathies et des syner-

U svsième nerveux, dit M. Flourens, est i^ fois l'organe des sensations et l'origine '^)T(Bien(s;U est le siège du principe qui

'^ per^t, qui se souvient, qui juge (Flou- ^'•HI>tÀie natmz') C*est lui, dit M. Claude

gies do Torganisme (3U) : de pins» la continuité attribuée k la fibre nerveuse, sa com* munication avec tel point de la masse centrale, invitaient naturellement è déterminer le lieu précis de ce ceutre privilégié, où aboutissaient les sensations et d'où émanaient les déterminations de l'homme, c'est- &-dire le sic^ge du eeneorium commune. On connaît les localisations bizarres qui sont résultées de ces tentatives.

Enfin, comme le système innervateur paraît intervenir dans la plupart des actes de l'économie, que dans le microcosme il représente un centre dont la circonférence est jiartout, c'est è lui qu*on s'est plus particulièrement adressé pour expliquer tout ce qui touche de plus près & la vitalité, et la vitalité elle-même; car, par un déplorable oubli de la bonne méthode de philosopher, réduisant Tétude des actes vitaux aux divers mouvements de la machine, et confondant la cause efficiente avec l'instrumentation et la conditionnante, on a fini par attribuer à la fibre organique du nerf l'initiative de la fonction dont elle n'est que l'instrument : on a franchi Tinlervalle immense qui sépare un acte vital ou physiologique, de ce qui nous est connu de la matière. Le système nerveux est ainsi devenu, dans certaines théories, l'agent principal, autocralic^ue des

Ehénomènes les plus élevés de l'existence umaine ; la vie et la pensée n'ont plus été que des propriétés inhérentes k la matière nerveuse, au même titre que l'affinité, l'électricité...

Alors, croyant tenir la clef des phénomènes de la sensibilité et du mouvement, ainsi, que des actes intellectuels et moraux, on s*est acharné à l'étude de cet appareil privilégié ; le talent et la patience ont demandé au scalpel, au microscope, aux réactifs, de surprendre dans le secret de sa tBxture et de sa composition moléculaire la cause et la raison suffisantes de ces fonctions hyper-^ organiques; mais la saine anatomie, lidèle à son positivisme,, n'a pu montrer que les relations matérielles d un organe avec les nerfs, des nerfs avec certains points des masses centrales, et nullement la raison des actes vitaux et intelleclifs.

Néanmoins, tout n'a pas été perdu pour la science. On a fouillé profondément le système nerveux; des détails minutieux ont été mis en lumière.

Pour traiter convenablement Vinnervation^ la (physiologie du système nerveux, il faudrait passer en revue toutes les fonctions vé|;jétative5, toutes les opérations sensitivoanimales, tous les actes humains; c'est-kdire intellectuels, moraui,elc., les propriétés, les forces, les facultés qui leur correspondent, le principe animateur lui-même, et déterminer leurs rapports avec le

Bernard, qui met en jeu et régularise non-seulement tous les phénomènes de la vie de relatioii ; mais en outre on retrouve son influence dans les phénomènes de la vie organique, dans tous les actes de nutrition, sécrétion, production de chaleur etc.

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syslème ner?eux et ses diverses parties, considérées au point de vue de Tinslrumentation et de la conditionnaiilé. Tout cela exigerait de vastes études d'anatomie, de piiysiologîe,de pathologie humaines et comparées, dont un grand nombre sont encore à l'état rudimentaire. Ce que nous tâcherons île faire ici consistera surtout à montrer ce que nous savons et ce qui nous manque. Nos matériaux sont nombreux, mais insuffisants, souvent ignorés , généralement mal assemblés. Les travaux modernes, ordinairement, mais non toujours supérieurs ë ceux de nos prédécesseurs, laissent infiniment à désirer pour la méthode, les procédés, les moyens, les observations, les expériences, les conclusions, le langage, etc. : de là ces dissidences, ces contradiclions, cette confusion, ce chaos, qu*il faut reconnaître, car rien n'est plus positif. Tout est h reprendre, tout réclame dos analyses dIus sévères, des classifications plus naturelles, des synthèses

Î)lu$ rigoureuses : eu suivant cette voie sur aquelle nous marchons aujourd'hui, en le faisant avec courage, fermeté, constance, nous introduirons dans la science les plus heureuses transformations.

Adoptant, en les exagérant, des idées dont le germe existait déjà chez Willis, Bordeu, etc., BIchat a séparé le grand sympathique et le système nerveux cérébro-spinal ; le premier préside à la vie organique^ le second à la vie animale. Celte séparaiion est arbitraire ; les deux systèmes ont des ditférences qui nous enjjageront à leur consacrer des articles spéciaux, mais nous reconnaîtrons leur unité. Cela posé, occuponsnous d'abord de l'anatomie intime des nerfset de l'axe cérébro-spinal. Nous ferons, pour le premier objet, de nombreux emprunts à la thèse de M. Jacquemet, chef des travaux anatomiques de notre Faculté ; nos lecteurs la consulteront avec avantage. {Voy. De la Mlruct. intime des nerfs, etc. [Conc. d'agrégat., h Montpellier (1855)] par M. Jagqub-

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