‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 147 sur 340 · T«ER · texte numérisé non relu

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hoome dont les lobule$ antérieurs ont été ihrmefU tt profondément tétés.

• De même , sans doule» vous concluez , 'après ce qui s*est passé dans la poule à la- Qvlle on enlève les lobes cérébraux , que bomme pourrait encore avoir des percep- ODS visuelles et auditives, mais qu^l n'auiit aucun souvenir de ces perceptions. Tou- 4 ces conclusions nous sembleni très-peu {ooreuses, et voici pourquoi :

< l' il s*8git d'espèces différentes, et aussi tfftffentes que l'homme et la poule. Or, D sait que les mêmes opérations n*a- ^Dent pas toujours les mêmes résultats; liiue chez les animaux, et chez des animaux tméme espèce. (Magbndib, Leçons ^ etc.

*t\\ y avait d'autres expériences h faire xuresur la poule et sur d autres animaux, r&ur s'assurer si les sensations de Todorat, iogoût, du toucher, subsistaient également iffts Tablation des lobes cérébraux, avant it noDs dire que les sensations auditives ttihuelles étaient seules conservées.

«3* La situation est fort différente dans fcasde la poule et dans celui de Thomme: ^Aalève à la poule les deux lobes céréinn; Ihomme présente seulement des lé- Hgft^yaves et profondes aux lobules anténe;n.

(i'La différence dans les résultats n*e$t fi5() ailleurs aussi grande qu'on nous le visita poule ne parle pas, si elle n'a pas M^rvé la mémoire des mots, elle caquette, vtcbaote encore. Il est vrai que cette opéoti'^o peut être instinctive et sans souvenir iKQn;iDai8 le souvenir des sons n'est pas ^possible ici, et rien ne démontre qu*ii ftîJsie pas.

j VNous ne comprenons pas bien quelle

BTéreQce on met ici entre la parole propr^-

I^Qt dite et la mémoire des mots, s'il s'agit

iA mémoire des mots comme signes, et

Nés mots coDome sons purs et simples.

iiument encore l'articulation des sons res-

t*elle possible , quand la parole propre-

>^M dite ne Test plusT De quoi donc se

jj^l^se la parole, sinon de sons articulés

Jjwmés è exprimer la pensée ? Il y a dans

K^ssage une obscurité sur laquelle nous

iBsisierons pas, puisque nous n'avoas pas

»WTiDer la pensée de l'auteur.

•S'M.Gerdy, d'après M. Bouillaud, re- ^Qattrait aussi k l'animal qui a subi l'a- ;^"on des lobes cérébraux le pouvoir •«wuier divers mouvements spontanés ou ■"ï'nctifs, et même des mouvements volon- J«. Cela suffit sans doute pour prouver Lm ^f P"' regarder les lobes cérébraux ^iDe la faculté organique du mouvement ; -ùcaV^ tromperait Si l'on crovait à l'existonîi^® Dïouvements volontaires propre- "«»i cijis chez les animaux. C'est avec rai-

fconw ^^*^* q"« M. Gerdy confond les »»Teaients spontanés des animaux avec

hiitti ^* ^^"dland semble bien être de noire ^ poini, comme on va le voir par les i*ec-

Tes mouvements instinctifs, du moins en ce qui regarde la vie de relation.

« T Quant a l'action que peuvent avoir les lobes cérébraux dans la coordination des mouvements, elle ne peut se conclure de l'absence de celte coordination d^ns la parole, par les raisons suivantes : 1*" L'impossibilité d'agencer des sons de manière à former des mots et des phrases peut tenir à l'impossibilité de penser. Il faudrait donc s'assurer si l'homme qui ne peut plus parler, dans ce cas, peut encore penser. 2* Il faut distinguer entre la coordination des mouvements et les mouvements eux-mêmes. Si ce sont là deux fonctions distinctes , comme le prétend M. Flourens, il suffit que le mouvement de la parole soit impossible, pour que Torgane delà coordination n'y ait plus rien à faire, sans toutefois qu'on puisse en conclure qu'il ne préside pas à la coordination des mouvements de la parole comme aux autres. C'est donc par des arguments plus décisifs qu'on pourrait attaquer utilement la théorie de M. Flourens. 3* (t y a des mouvements plus ou moins compliqués, et si ceux gui sont nécessaires h l'articulation de certains sons doivent encore être regardés comme assez complexes, on ne voit pas pourquoi ils ne s'expliqueraient pas encore par l'inQuence du cervelet (339).

« Pour démontrer que le cervelet ne jouit pas de la faculté que lui attribue M. Flourens, ou qu'il n'en jouit du moins ni exclusivement ni à tous les degrés, il faut prouver qu'en l'absence du cervelet, il y a encore tels ou tels mouvements complexes, organiques ou spontanés, soit, par exemple» le mouvement par lequel l'animal se roule , celui par lequel il tourne sur lui-même, cet autre qui lui fait décrire des cercles comme un cheval dans un manège, cet autre qui le porte en avant, cet autre encore qui le fait marcher à reculons. Tous ces mouvements sont très-complexes , et les organes qui les exécutent doivent agir de concert pour les

f)roduire. Il y a donc là coordination; et st e cervelet n'est pas nécessaire, dans la théorie de M. Flourens, pour les produire, cet organe ne rend pas raison de tous les mouvements coordonnés. (Bouillaud, J^TotoyrajpAie, III, pag. 612-61b.]

« Ëntend-on par coordination des mouvements leur appropriation à' un but raisonnable dans l'homme, à un but instinctif dans l'animal? A la bonne heure. Mais alors il faudrait ne faire présider le cervelet qu'à la coordination des mouvements spontanés de l'animal ou des mouvements volontaires de l'homme. Et encore l'exemple d'une jeune fille de onze ans, qui manquait de cervelet et dont les mouvements n avaient rien eu de dé^ordonnné, prouverait-il péremptoirement que le cervelet n'est pas absolument indispensable à l'existence des mouvements les plus complexes et les plus libres.

« Et cependant les idées de M. Flourens,

tificatioDS qu'il va opposer k ropinion te M. Flourens.

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caliiée. Une cause comme caase^ et le mot 9tridté{3kSj ne veut sans doute pas dira itre chose ici que force motrice, ne peut re localisée, parce qu*une force véritable I rien à démêler avec retendue, et que I nerfs moteurs de la moelle épinière ne Di {lAs plus des causes ciEcientes ou proeuent dites que quelque autre partie du ri's que ce puisse être, bien qu'ils soient s causes instrumentales.

I Ai-je besoin de dire que la sensibilité, ibiue capacité d*être affectée agréablement idé.sagréablement,el Tintelligence, comme ^lié de copnattre, ^e laissent bien moins raiiser encore que la faculté de mouvoir? ■ Il faut donc entendre le langage de .Flourens et de la plupart des pnysiolo- Ae$ comme il demande à Têtre, c*est-àre ne voir dans la motricité, la sensibiléeirinlelli^nce localisées, que des contes organiques de la locomotion, de la iosation et des idées , ou tout au plus le cgtoùces phénomènes spirituels semblent iDiaoïfestef.

t 11 serait encore plus inesact de faire de iitrois causes, considérées dans leur esm, comme trois foyers d*actiun, comme ksktbrces substantielles, réelles et distin- ^Ce5i ()ourtaiit cequ*insinue ailleurs le ritt)hjsiologisle. C'est prendre lesïonrtM^Averses u une même cause pour cette ftofiDème, et la multiplier non«seulement |ID» raison, mais contre cette raison péreni^)inderunité de la force motrice, sentante litn>ante en nous, unité invinciblement Melamée par celle du mot, comme centre Nae et indivisit)le d*où tout part en nous !cii tout aboutit.

^ Cest Popinion professée par un physio- |iMe du premier mérite, qui a sur la pluft lies autres naturalistes ravantage d être Is familiarisé avec les phénomèues psy- (qucs, et de mieux comprendre toute la Térence qui existe entre une cause instru- ^ntaleet une cause efficiente : nous voûtas parier de J. Muller, qui repousse toute ^lisation du principe sentant, pensant et u!ant; qui n^en admet point la divisibilité, (jui oe voit dans les organes que des conjjions [ihysiologîques des phénomènes spi- ^•^'S. « Kien ne nous autorise, dit-il, à 'Œeitre dans le cerveau des organes ou ^ départements particuliers qui soient ^Kacrés aux opérations diverses de Tes- 12* "u à considérer ces opérations elles- |^[>es comme autant de facultés spéciales ''«QQe. Ce ne sont que des modes d'action J^De seule et même force, quoique la clarté

• « conception, la profondeur de la pensée '^ivacité de la passion soient modifiées ^^*^cs changements matériels du cerveau, J\^^ l'intégrité de cet organe soit indis- ■'ï^ble pour la conscience ; cependant la

* •niellecluelle ne saurait être expliquée 'J 'Jes changements matériels qui survien- '^^ «0 lui : on doit la regarder comme une

'«î» Mol dont la formation pèche contre Fana- ^^1 puisqu^ii indique Tactivité par son radical eC rmwé par sa désinence* (UoiricUi.)

activité tout-à-fait indépendante de la matière. »(JlfanuW de vhynoloqiey i. If, p. 1^93.) « Il est regrettable que Muller ne soit pas toujours aussi fermement spiritualiste, et

3u*il dise, par exemple, que TAme a besoin e l'organisation pour exister comme con* science (/6td., p. b85-(h87); ce qui est vrai cependant si Fon n'entend parler que de la conscience de Phomme comme composé d'uu corps et d*une Ame. Mais comme il n'estpas certain que Tême doive toujours être unie à un corps, quoi qu*en ait dit Leibnitz, rien ne prouve que, dans sa condition d*Ame sé« parée du corps, elle doive être sans pen* sée. ^

Nous crovons donc pouvoir ici nous séparer de Muller, d'autant plus que ce n*est f)oint \h précisément une question de physiologie. En physiologie même, le psychologue, qui ne peut suère expérimenter, fera sage* luent de garder une certaine réserve, et de n'accepter le témoignage des plus grands maîtres eux-mêmes qu'avec une extrême circonspection, puisqu'ils sont loin d*être d*accord. Nous ne devons point oublier les paroles de l'un des physiologistes les plus autorisés : La pathologie cérébrale se jproalîtue en quelque sorte a toutes les opinions^ témoigne servilement pour ou contre toutes. Elle est si riche de faits^ qu'elle n'en refuse à aucun système; tout ce qu*on veut y voir, on l'y trouve: tout cequon lui demande , elle h donne. Selon la manière dont on IHnterrogef elle conduit à l* erreur^ au doute ou à la vérité. (Anatomie et physiologie du système nerveux 1 1, u. 7) (342*).

«c Ce que nous avons de mieux à faire, c'est" donc de nous appliquer à la recherche des faits sur lesquels règne une sorte d'accord entre les hommes les plus compétents, sans toutefois dédaigner les opinions ditfé« rentes, et sans négliger même les questions sur lesquelles le désaccord est encore entier. Dans les sujets obscurs et dilBciles, Tesprii humain est d'abord réduit à tâtonner. Ce travail préliminaire, indispensable, mérite toute notre estime, puisqu'il est le plusingrat; gardons-nous de le mépriser ou de le décourager. Une hypothèse en peut amener une autre déjà meilleure, etconduire à travers lea cbimèresà une vraisemblance déjà précieuse. « Reprenons donc le ûl de notre étude. Après avoir été quelque temps détourné ^ar la doctrine un peu confuse des physiologistes, dont nous venons de parcourir provisoirement les opinions sur le rôle de l'encéphale et de ses parties principales dans les phénomènes de l'ordre spirituel, nous avions à rechercher plus spécialement quelle

f mouvait être l'iuiluence de l'organisme sur es couceptions ou idées de la raison pure. « Qu'elles ne soient point abolies chez ranimai par la perle de l'encéphale, rien de plus simple, puisqu'elles n'existent poini chez lui et qu'elles y sont remplacées par des opérations instinctives qui nous abu-

(342') Cela est tout au moins aussi vrai pour les vivisections» (L. B.)

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sent. An surplus, comme Tinstincl lui-même est profondément atteint dans la plupart des animaux soumis à ce genre d'opérations, il est vrai dédire qu'elle entraîne pour eux l'équivalent de la perte de la raison pour

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