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raient aonc nias abondamment répartis aux deux pôles au système nerveux. Toutes ces assertions auraient beaucoup plus de valeur s*il n*était pas démontré par l'expérienceclinique quo certains tissus, dénués de nerfs, témoignent cependant une grande aptitude normale ou pathologique à la sensibilité et h la douleur.

Quoi qu'il en soit, la terminaison en anses des fibres primitives, dans les parties sensibles, est aujourd'hui généralement acceptée contre la théorie de l'expansion en houppes, en pinceaux, dans les papilles par exemple. Parmi ces variétés de terminaisons, signalons celles qu'on a trouvées dans les corpuêcule$ de Pacmi (il ne faut pas confondre ces derniers avec les corpuscules du tact). Beaucoup plus connus depuis la thèse de M. Guylon, 18^3, et les récentes recherches de Koiliker, les corpuscules paciniens d'un blanc nacré, du volume d'un grain de chènevis, se continuent au moyen d'un pédicule engainant avec un filament nerveux. Celui-ci, réduit à un ou deux tubes, devient conique et dilaté vers sa fin, c'est-à-dire au delà du centre corpusculaire ; tout autour de ce renflement arrondi, la masse pacinienne est formée d'une série de couches ou de capsules emboîtées les unes dans les autres ; la plus centrale, confondue avec le canalicule pédiculaire, revêt immédiatement l'élément nerveux, à la façon d'un névrilème.

Seconde espèce. Tubes larges moteurs, — Ils se distinguent des sensitifs en ce qu'ils sont plus volumineux, plus uniformes et continus dans toute leur longueur, c'est-àdire dépourvus de corpuscules ganglionnaires; rien ne vient modifier leur structure sur un point quelconque de leur trajet. Les lois qui règlent les mouvements de nos or-

8 ânes prescrivent l'isolement de chaque bre motrice dans tout son parcours. Les études de Prévost et Dumas, de Burdach et de Valentin, ont établi : 1* que les dernières ramifications nerveuses se dirigent parallèlement entre elles et perpendiculairement aux fibres des muscles ; 2* qu'elles retournent, en décrivant des anses, dans le tronc qui les a fournies ou qui les avoisine.

Second genre. — Tutfcs minces, c/rganiqueSt mUritifs, à

simpte contour.

Si des nerfs racbidiens on porte son examen sur les émanations du grand sympathique, les fibres primitives paraissent avoir singulièrement dégénéré. Leur diamètre est moitié moindre que celui des tubes larges, leur contour est unique, leur coloration grisâtre, leur consistance gélatineuse et fort altérable après la mort. On a dit que le périnèvre qui les enveloppe est parsemé de cellules h noyaux. Retzius, 1829, puis Remack, en 1838, décrivent des fibres spéciales sous le nom de fibres grises. Remack pensa que, parties des corpuscules ganglionnaires, elles allaient se répandre, d'une part, en petite quantité dans les nerfs de la vie animale; de l'autre, en grand nombre dans les branches du grand sympaihigue; celles-ci, leur empruntant la couleur gris-rosée, renferme-

raient dix tubes minces pour un lobe li Au reste, les fibres organiques sonifon des mêmes éléments que les fibres lar elles les représentent en miniature. Va tin, Henle,... les admettent, non coi éléments nerveux , mais comme prolo ments filamenteux de l'enveloppe cdlol des corpuscules ganglionnaires. M.Cb.l s'en est, depuis, soigneusement occag tend à les distinguer des «fibres deRedi Duval de Toulon et Kolliker ont aoij avoir trouvé plus d'une fois la divisioÉ chotomique des tubes minces. Le preinij ces observateurs explique, par ce mod multiplication, le nombre toujours croii des filets sympathiques k mesure aa ils versent une plus grande quantité de' glions et qu'on les examine plus pra organes auxquels ils se rendent.

Le genre des tubes minces comprend des tubes sensitifs et des tubes mole

Première espèce. Tubes minces i Analogues, au volume près, aux tubei sensitifs, ils portent un, quelqoefotfl corpuscules nerveux. Souvent, aa c un même corpuscule émet deux oi tubes minces sensitifs par un de ses Ils vont se distribuer dans les ap la vie nutritive, pour servira la sen diffuse qui leur est propre.

Seconde espèce. Tubes mificesml Peu distincts des sensitifs, ils seoU dépourvus de corpuscules, et util!

les mouvements involonlaires,péri$i des viscères. On trouve quelques-oos tubes minces parmi les éléments dei racbidiens et crâniens, excepté lesj' l'hypoglosse.

Tel est l'état actuel, mais encore de la science, relativement aux ifl^ veux larges et minces.

2* Des corpuscules Derrff.

Le second élément essentiel dii$!

nerveux est représenté par les corp^ On les trouve dans les couches elles' de la substance grise du cerfeao^' moelle, dans les ganglions des oeml phaliques, spinaux et sympatbiqDKt| sont en connexion intime avec des' nerveux. — Ce sont des globules de I variable, à enveloppe cellulo-tibreaiftij

f)lis d'un contenu finement granalé,* ieu duquel est un noyau pourvo (Tj de deux nucléoles. (Wagner.) U^.^^ intra - corpusculaire , légèrement jr parait analogue et continue au liqi^ et visqueux des tubes primitifs.

■ Quelques globules cependant d< de cellules intérieures, et ne soot que par une insaisissable membraoe.

D'après le volume, M. Ch. Robin di«J globules en deux ordres : lesgroset^ tits. Les premiers, de forme spo"^ ayant de 5 centièmes à 1 dixième de mètre, n'entrent en connexion qQ'^^ tubes larges sensitifs. . j

i Les seconds, de forme ovoïde et «•] mètre moitié moindre, sontanoeiéi"^

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DB PHYSIOLOGIE

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Deotaax tobes mioces. ( Foff«, è ce sa jet, es travaui de KoixiKBR.et, sartout, c«îux de IM. SiCCBowrrsGH et Owsjannikoff.) Ainsi f chaque genre de fibres a ses coriQScales correspondants; leur proportion Npective est analoi^ue dans les diverses orties da système nerveux;- Je nombre des gbes larges et des gros corpuscules domln^ m les nerfs rachidiens. Les tubes sensi- & et moteurs sont en relations diverses Tec les corpuscules (347) : la fibre primiive,8u sein du ganglion complexe, pénètre k)Q reuflement corpusculaire par un de ses Aies et sort au pôle opposé. La cavité du iii>;counDuniqueavec celle du corpuscule, poiqu'elle paraisse se rétrécir de moitié ai ouvertures d*entrée et de sortie. Queljoffuis deux globules, assez voisins l'un de sQire, existent sur le même tube; enfin» (l5 corposcules ne recevant au*un seul B!ie, 60 émettent plusieurs à 1 antipode : le U leur distinction eh bipolaires et multiolaires. Néanmoins, ce ne sont pas des celttles distinctes des tubes nerveux, comme t prétendait Scarpa, ni de petits cerveaux (tiseraieot leur commencement ou leur fin. bnous représentent un renflement accolé «placé sur leur trajet, interrompant, tout tt^rïiDiinuant, le parcours de la substance a^ltWre (liquide et cylinder-axis) des tn&leur agglomération, au même niveau, taelieu aux ganglions nerveux. On comf^ lîDsi que le volume et la forme des mi:ons dépendent du nombre et du mode IréQoîon des corpuscules; de même s'expiue Tisolement de ces petits renflements Nue invisibles, qui accidentent, sous le

ÈwDpde la loupe, 1 uniformité de tel ou tel ) $l>écialement des nerfs du cœur. Ils I plus riches en sang artériel que les fi- Ks blanches du système nerveux.

5* Eléments accessoires.

^s éléments qui entrent accessoirement IBS la composition intime des nerfo sont le fsu cellulaire et les vaisseaux de nutrition. 4- Le tissu cellulaire s'y présente sous lut formes, coname gaines spéciales, enve- Pl'es immédiates des cordons, des tubes, tt corpuscules , et comme intermédiaires ItODoeui dMsolement ou d*union.

I. Enveloppes eonteniives des nerfs. En Mral, les nerfs, durant leur trajet, sont ||!ronDés d*une atmosphère celluleuse "B ou moins épaisse qui les sépare des |ioes circonvoisins ; mais les cordons K-fflèmes sont parfaitement délimités ()ar te membrane propre : c*est le névrilème^ iv^loppe cobésive, fibreuse, dont la tex- ^y Tépaisseur varient selon leur calibre, ^ nature ou tel point déterminé de leur 'gveur. Par sa surface externe, le névri« ^^ se confont insensiblement avec les ^is floconneux du tissa cellulaire am- ^y Par sa face concave et interne, il [^uii la substance médullaire des cordons •fveux, et envoie des cloisons membra-

neuses qui pénètrent leurs fiiisceaox et leurs filets pour leur former un diminutif de névrilème ; enfin, de la face interne de ces gaines secondaires, se détachent h leur tour de minces lamines, périnèvres ou enveloppes immédiates de la fibre primitive. Quelle différence, mais aussi quelle analogie, entre la faux du cerveau, cloison incomplète de ses vastes hémisphères, et Tadossement de deux gatnes périnévriques t Quel rapprochement saisissant encore avec les aponévroses et le myolime du tissu musculaire strié 1

C'est grflce à la division et h la subdivi* sion du névrilème et de ses prolongements internes, que chaque filament, chaque tube nerveux reste isolé, indépendant, quoique en nombreuse compagnie, sous une commune enveloppe. Depuis Reil, on sait dissoudre, soit par l'acide nitrique, ces gatnes eelluleuses et laisser à nu la substance médullaire nerveuse, soit au contraire, par la lessive des savonniers, la substance médullaire elle-même et donner au névrilème insufflé et desséché Taspect réticulé de la coupe de jonc. C'est donc aux gaines et aux galnules du périnèvre seulement que s'applique la rigueur des mots : anoitomoêes par fusion, par abouchement, ramification canaliculée, etc. Vers le bout central, è l'implantation, l'enveloppe protectrice aban* donne le nerf et se confond insensiblement avec la pie-mère rachidienne ou cérébrale, h la densité ou à la mollesse de laquelle elle semble se conformer. Quant aux gatnules du périnèvre, elles disparaissent peu h peu, à mesure que les filets s'enfoncent dans les masses nerveuses. Tous les auteurs ont soupçonné que :1a difiluence de la substance blanche des centres dérivait de l'absence, par eux constatée, de toute gatne celluleuse sur leurs innombrables tubes primitifs. Il ne faut pas confondre la paroi du tube nerveux avec son périnèvre, bien

Sue, dans les centres, quand le périnèvre isparalt, la paroi devienne aussi presque invisible. A l'extrémité périphérique du nerf, le névrilème s'en sépare et se confond avec le tissu cellulaire ambiant^ laissant les tubes unitaires plonger dans les particules plusmolles des parenchymes. D'une manière analogue, les ganglions ont leur névrilème, et les corpuscules nerveux leur espèce de périnèvre. On a dit, mais à tort, que le névrilème produisait la pulpe nerveuse, comme une sorte de sécrétion : la substance médullaire se forme chez Tedibryon avant la membrane enveloppante.

S. L'autre portion du tissu cellulaire dans la structure nerveuse est interposée entre les divers faisceaux, filets, tubes. Les gros cordons nerveux en offrent quelquefois de petits amas mêlés de graisse, dans les vide& luterfasoiculaires.

B. Des vaisseaux. — L'appareil vasculaire des cordons nerveux comprend des

(^7) Us ceQoles motrices seraient, dit-on, fraudes; les sensitives, bien plus petîlcs. DicrioNN. DE Pbtsiologis.

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DICTIONNAIRB

artères et des veines; Fohmann dit atoif injecté des lymphatiques.

m. — Compoiitlon dktmlf m dei nerfê.

Le creuset et les réactifs ont lutté de zèle atec le salpel et le microscope, pour arracher à la matière nerveuse le secret de sa constitution moléculaire.

Les analyses chimimies de la matière nerveuse, exécutées par Vauquelin en 181S, et plus récemment par Lassaigne» par E. Fremy» ont porté presque exclusivement sur la substance encéphalique, sur les portions grise et blanche. Cette dernière ne paraît pas différer de celle de la moelle, ni des cor» dons nerveux.

Vauquelin trouve dans ceux-ci moins de substance grasse et rouge.

Voici une analyse faite par Lassaigne :

Subitancê blanckem

Eau

Matières grasaes • • • • Albumiue (neurine). • • Matières extracUvei • • • Sels

La neurinef principe immédiat dénommé par Dttcrotajr de Blainville, est une substance albumineuse demi-solide, coagulable en flocons blancs, azotée, phosphorée.

L'influence des réactifs chimiques sur les nerfs est plus facile à étudier; elle est consignée partout. — Si Ton fait bouillir des nerfs avec de Talcool, la matière grasse et rouge se liquéfie et tombe au fond du liquide ; la matière grasse et blanche se dissout également, et les nerfs ainsi traités deviennent translucides; leur névrilème ne contient plus que de Talbumine.

Quand on les fait bouillir dans Teau, ils se gonflent sans se dissoudre, et, après Tévaijoration de la liqueur, il reste un peu de gélatine provenant de leur enveloppe celiuleuse.

Lorsqu'on plonge les nerfs dans une dissolution de potasse caustique, Talbumine se dissout, la graisse se délaie dans la liqueur, et le névrilème reste intact.

L'acide nitrique étendu condense au contraire la substance nerveuse et la dépouille de son enveloppe.

L'acide acétioue agit plus particulièrement sur les tubes primitiCi : lorsqu'on les étudie au microscope, et qu'on laisse tomber sur eux une goutte de cet acide, on voit la matière qui remplit chaque tube, c'est-àdire le suc nerveux, se concréter en grumeaux qui s'isolent et sont souvent rejetés au dehors par un effort rétractite de la gaine.

On sait aussi qu'une goutte d'eau, déposée dans les mêmes conditions sur le tube nerveux, suffit pour produire la coagulation du suc médullaire, ses renflements et ses étranglements.

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