‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 151 sur 340 · IV. — Axê eêrétrO'tfibÊâL · texte numérisé non relu

IV. — Axê eêrétrO'tfibÊâL

Il résulte de Tassemblage de deux sul.

stances principales, l'une blanche, fauirp grise; la portion cérébrale contient des el^* ments provenant de la partie spinale, ma > elle possède, en outre des fibres, des éitments divers qui lui sont propres.

1* La subêtanee btanehe^ nommée auv^ fibreuse à cause de sa structure, eiiste tr plus grande proportion; partout on lâtrou i composée de fibres; sa consistance, quoiq médiocre, est néanmoins plus grande q celle de la substance grise. Le scalpel : la divise éprouve plus de résistance (\i>

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un sens que dans 1 autre. La surrace section est d'un blanc plus pur dans moelle que dans le cerveau, où elle r ' toujours un srand nombre de petits [x :r rouges formes par le sang contenu daD> > vaisseaux divisés. Les tubes nerveux $ ici d'un fort volume, tandis que ceui ^^ substance grise sont des tubes fins et :r en rapport avec des corpuscules Dfrr!>- 1 ces derniers maùquent tout à fait >d:^ substance blanche.

2* La êubêlance grise^ nommée ausî.c -• n'ca/e, ne présente point la même i^ dans toutes les parties : elle est moins sistante que la substance blanche; ^ vaisseaux sont beaucoup plus riches et i nombreux.

Chez le nouveau-né ces masses encé liques sont presque en totalité grisa;; dans l'embryon un liquide précède la i mation des organes.

Aet. III. — FoHcnons ots herfs.

Le système nerveux joue un rôle m' tant comme instrument, comme coniU des impressions et des perceptions s^i^ tives, comme excitateur, distributeur, re. larisateur des forces motrices; il a ' rapports intimes avec les facultés sensit;^ animales : mais quelle est la nature de rapports, quelle en est l'étendue, quelles t sont les limites 7

Le point sur lequel nous possédons notions les plus positives se rapi>ortea distinction des appareils spéciaux de \hr êibiliié et de la motncîi^ nerveuses.

Pendant longtemps cette distinction re^ généralement vague et confuse. On se bien aperçu que certains nerb n'avai qu'une racine, tandis que d'autres avaient deux, mais on ne connaissait rimportance de cette disposition; on ri observé des paralysies isolées du dio<i< ment et du sentiment, mais on ne rpiu^'' point è la. cause de ce phénomène, t^ question avait occupé les médecins ue^ plus haute antiquité ; ils s'étaient denm pourquoi dans telles parties jouissant i' mouvements, la sensibilité avait pu set i: dre, pourquoi aussi l'inverse s était h' vent rencontré. L'on était ainsi naturel e ment porté à admettre une diviMpu i' organes nerveux. Krasistrate,Rufu5d tpiA^^

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JUiiogaaieol positivement des nerfs sen- \\\é et des nerfs moteurs. Galien, dans son mité De uiu porltum, dit cjue plus les parlies sont douées de sensibilité, plus les nerfo lont foluoineux et mous; plus les mouve- WDU sont nombreux et violents» plus les )er& doivent être volumineux et durs.

|(aub!I. De usu pariiumj Iib. xvi, cap. 3 Irqq.) Il y avait de plus» i)Our lui» des nerfs piles. Cette idée resta longtemps presque nperçoe; elle fut néanmoins reproduite le temps en temps ; on la voit remise en wineor, plusieurs siècles plus tard» en 109, par Dulaurens» dans son Historia M/om. humani corporiSf par Bobbhaavb»

M 1761, dans son traité />a morbis nervo- ^m, où il (lit : Ex me4ulla oblongata exit Itpla genui ntrvorum^ unum motut» alteîw êfntui instrvienSf née unqiuim inier se imaunicani.

Ou regrette que Vieusseu, Haller et Tisl'A, etc., rejettent cette distinction. Lamarck ^reprit un peu plus tard; Walker» en 1809, LojiU la même opinion que notre célèbre onuraiiste» mais il regarda comme sensitifs ts nerfs qui sont moteurs et ces derniers (Qftoe sensitifs, parce qu'au lieu d'obserw,tls*appuya sur des erreurs théoriques.

Bmnoées après, Çb. Bell établit exactewuiiférité par des expériences à ce sujet ^i »es remarquables recherches sur le i!M^ nerveux ; en 1821, Magendie les fiftU; Muller» en 1831, dans son Mémoire ÎMlulé : Nouvelles expériences relatives aux f(t$fr0dmU par Firrilaiion mécanit^ et fmique sur les racines des nerfs spineux ésnilti des sciences nalureUea, 1831, t. XXII» k 95), confirma les résultats obtenue par le Aébre physiologiste anglais.

CtfUravaux avaient besoin d*ètre confir- ^t étendus» vulgarisés; il restait des convictions à (aire disparaître» des doutes à tliircir; il fallait modifier, varier» chanp les modes d'expérimentation. Cette œu-

test due en grande partie à H. Longet. ( un cemarauable travail publié par ^ Archives générales de médecinet en 1821 BBrs), il établit, d'une manière irrécusable» I Tériié lie la distinction dont nous nous ftQ|)oos en ce moment. Les idées exposées ^ U. Longet sont aujourd'hui géuéraleiNit admises. Elles ont rencontré de rares Citions qui n*ont pas tardé à abandonl^le terrain sur lequel elles s'étaient pla- ^* Voici ce que l'on dit à cet égard : ^a Ton examine même superficiellement ^,iboctions du système nerveux, on voit l^'^Tadeux sortes d'actions, ou» si l'on t&^emieui, deux courants» l'un du centre ^périphérie» l'autre de la périphérie au cQire. Si j'approche une partie quelconque «iQoa corps du feu et que je la retire pour l^'ter une brûlure» il s'opère deux choses : '4lK)rd une impression de chaleur qui che-

(%) Sur la relttiion qui exi$te entre le uns du ^rm ilttirique tl Us coniracliom muêculaira ^ ti courani, iUl {Annales de dnmU el de ^^h^; -^ Xâdico-ps^Cûlo^ique).

mine par les nerib jusqu'aux centres ner« veux où elle est perçue» puis une réaction par laquelle les muscles se contractent sous l'influence de l'excitation motrice dirigée en sens opposé. » L'admission des courants est commode pour la conception mécanique des faits ; mais cette hypothèse est-elle démontrée ? c Ce qui prouve le courant» c'est que si le nerf moteur est paralysé, la douleur peut très-bien être sentie dans le membre sans qu*on ait le pouvoir de s'y soustraire; l'inverse peut aussi se rencontrer. » La conclusion n'est pas légitime. Les phénomènes se passent-ils toujours ainsi? n'a-t-on pas observé des faits contradictoires» en apparence du moins» qui ont ébranlé les convictions les ntieux établies ? 11 faut donner une réponse affirmative. On sait que parmi les mouvements musculaires, les uns sont soumis h l'empire de la volonté» les autres sont involontaires. On a observé que dans certains cas» le moi n'a pas conscience des impressions reçues

fiar les nerfs sensitifs» de sorte qu'alors les m pressions provoquent des mouvements involontaires; on a même parlé d'un homme décapité qui avait pu saisir son sabre^ d*une femme oui avait fait quelques pas. A côté de ces laits» au moins fort étranges» s'en placent d'autres fort communs, incontestables» positifs; leur étude» reprise par Herbert-Mayo» Floorens, etc.» et surtout par MarshaUHall» a conduit à une découverte importante : on a reconnu qu'un certain nombre d'actes moteurs soumis à l'influence de la moelle spinale s'opèrent sans la participation de l'intelligence et de la volonté; on a donné à cette force spéciale le nom de pouvoir réflexe ou réfléchi.

Cette doctrine remaniée» étendue» rectifiée par Longet (348)» Cl. Bernard (349), Magendie» etc.» a répandu un nouveau jour sur le mécanisme de l'innervation; mais estelle complète et suffisante? n'y-a-t-il plus rienà fairesur le dynamisme nerveux ? C'est ce que nous examinerons plus tard.

Disons maintenant un mot sur les procédés par lesquels on s'est assuré des pro{H)silions que nous avons Indiquées. Leur démonstration peut être obtenue en agissant sur tous les yertébrés ; chez les grands mammifères elle est plus difficile: Tes procédés opératoires sont plus compliqués que chez les animaux à sang froid. Ils supportent moins bien que ces derniers la douleur et les pertes de sang; mais» en revanche» les résultats sont bien plus concluants : aussi est-ce sur eux que 1 on doit de préférence diriger l'expérimentation. C'est surtout dans les racines des nerfs rachidiens que cette distinction entre les nerfs moteurs et les nerfs sensitifs se trouve nettement établie ; c'est là que nous l'étudierons d'abord.

Si nous cherchons, à connaître l'idée que

(540) Compte rendu des tiance$ de C Académie de$ iciences, I. X\V.* p. i04. — Ht Cours sur la phyiioloaie et la palhùlogie du Sffslème uerveux^ U J, p. 25 et 112 <i85St.

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