‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 153 sur 340 · SES · texte numérisé non relu

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DB PHYSIOLO&IB.

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fdot lOttfMit dfos i^ anieulaiions h Tétai DormilaTec plus d'iaiensilé que dans celles qui sont malades ? (Qn constate, par exemple, oe fortes souffrances dans rariiculatioo du , l^uu qoaod la tumeur blanche siège dans ' l'jrnculatioa coio-Iémorale). Arons-uous m explication saiislaisante des ballucinaiWQS sensitives dont les détails ont été Kigoettsement recueillis par Pinel,Esqui* fol, Baillarget, Brière de Boismont » etc., et (t^ noasavonsyunoos-méme de nombreux ueoiples ? Il nous reste encore uoe route ttva ioogae k parcourir, et loin de lire uiDramiDeat dans le livre de la nature nous lOsuDei souveni réduits k Tépeler.

Ià physiologie a fait un premier pas,trèsiapûilaot,ea démontrant dans les nerfs rachitas, Tiadépendance de la sensibilité et de hffioiilité;la première réside dans les racines Miérieuresja seconde dans les postérieures. Ibii qu*eiles sont lès limites de cette indéi<eoiiioce? Nous avons déjà reconnu que la jciutbiiité se réfléchit delà racine sensitive, «or II recioe motrice; nous allons constater uiQientot que la motilité est altérée dans ««partie privée Tinflux sensitif.

InliitspatholQgiaues ontsouventdémonintibolition complète du mouvement avec OMT^ionde la sensibilité, c'esirè-dire la jinlfse motrice ou aeinéêU sans paralysie WKire ou aueâthéiie. Les laits inverses MniliieDmoinscommuns: il est rare derenfSMrer ona (laralysie plus ou moins coml^ite de la sensibilité sans que le mouveleotsoit plus ou moins, altéré. Voyons les spérieocesde M. CBernardiquise rattachent Ice sujet: c Lorsque Ton opère la section bnerlssensitifs qui se rendent à une palta MJrieure, voici ce que Ton observe : si Ton ÎReo arrière les deux pattes postérieures, illeqai est insensible reste étendue, Tanimal t la ramène pas volontairement contre le t&$io.S'il lait un mouvement dans ce but, il Mit commencer par la patte qui a conirvé sa sensibilité. Si Ton coupe alors les ^ sensitib des deux pattes, de manière à ti rendre insensibles, ou constate que les toofements commencent dans les parties K^^ sensibles, dans lès membres anté- ^an, par exemple; il semble que ces der- . F^ entraînent les autres, si Ton tient en- • Pj^s doigts une grenouille jouissant de N sa sensibilité, on voit qu elle se livre . I les efforts continuels, pour s'écbap- Mr; elle s*aide de ses pattes postérieures ^ lesquelles elle {cherche à écarter les l^Sts qni la retiennent : mais si l'on rend • <t«des pattes insensibles on remarque, que ^<lisqae la patte restée sensible continue ' igir comme précédemment, Tautreau con- '^fes'ajpie comme sans but. (Cl. Bernard, ^•cû. r. i" p.aw.)

lorsque la sensibilité a disparu les mou- ^enis sont mal coordonnes; on voit dit L CI. Bernard que Tanimal n*a plus eon- . cieoce de ce qui sepase dans les muscles; ^ i&esare qo*oo enlève la sensibilité, on 'Perçoit qu'on enlève aussi ce qui dans les MttTementa, peut être regardé comme vo-

lontaire. Toutes les proposîtioQ^ que l'^expé* rimentation nous démontre sont confirmées par les faits pathologiques : ainsi la grande influence que la sensibilité eierce sur les mouvements est^établie dans les détails itjtimes, par des observations de divers genres; il reste pourtant beaucoup è faire pour saisir dans toute leur profondeur les liens internes qui les unissent au double point de vue du mécanisme anaiomique , et des dyhamismes biologiques et psycolo^iques.

Les nerfs rachidiens, soit qu'ils émanent des racines antérieures, soit qu'ils proviennent des postérieures, sont regardés surtout comme des cordons nerveux chargés seulement de transmettre la motilité et la sensibilité; mais ne jouissent-ils en eux-mêmes d'aucune propriété spéciale? Il est certain que dans les vivisections , leur division paralyse les parties qui naissent au dessons de la section , quelque soit le point où on l'a i)ratiquée. Le bout central est sensible aux irritations et répond suivant sa nature. Le bout oériphérique ne manifeste plus rien. Hais les choses restent-elles toujoursdans cet état?Quels sont les effets des destructions' lentes? En admettant un courant, on s'est demandé s'il vient aboutira la moelle ou au cerveau? On peut répondre que c'est surtout a ce dernier organe que se rattache instrumentalement ce qui se rapporte à la volonté. Le domaine de l'involontaire appariient plus spécialement à la moelle encéphalique ou rachidienne. Néanmoins elle nest pas seulement un orsane conducteur ; on doit en outre la considérer comme un organe central doué de propriétés particulières. Une partie de la moelle sé()arée du système central n'en jouit pas moins de la sensibilité; ona même remarqué qu'elle était exagérée; des mouvements peuvent aussi avoir lieu dans les membres à la suite d'irritations portées sur l'axe spinal. On croit généralement que la moelle ne possède pas le pouvoir de produire des mouvements volontaires; que tous ceux qui se passent indépendamment du cerveau sont involontaires. C'est eneffet ce qui a lieu ordinairement ; mais cette proposition est-elle absolue, et applicable a toutes les classes? On ne saurait certainement l'aflirmer.

SII« -.FoDCllons générales des nerfs encéphaliques.

D'après les études que nous venons de faire, il est certain que la division des nerfs rachidiens en sensitifs et moteurs doit être acceptée d'une manière générale. Faut- il l'étendre aux nerfs encéphaliques? ceux-ci nommés aussi nerfs crâniens parcequ'ils se détachent du centre nerveux contenu dans la boite crAnienne ont été divisés en trois classes.

Dans la première Ton range les nerfs des sensations spéciales (sensoriels], ne répondant qu'à certains excitants et n y répondant jamais que d'une seule manière; ainsi la rétine, sous l'action des divers excitants ne donne jamais que des sensations lumineuses; dans l'état normal ces nerfs ôont insensibles à la

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dobreur. On cite souvent une expérience de Magendie qui» opérant une femme de la CjBtaracte, et oubliant son rôle de chirurgien, dirigea son aiguille vers la rétine quMl perça jusqu'à cinq ou six reprises sans que jamais la malade manifestât aucune impression pénible, aucune sensation tactile. Parmi les nerfs de sensibilité spéciale on doit placer l'olfactif, l'optiqne, l'auditif.

Dans une deuxième catégorie nous trouverons les nerfs doués d'une sensibilité plus générale. Ce sont i* le cordon ganglionnaire autrijumeau, qui comprend la brancneopbtal* mique de Willes, le nerl maxillaire supérieur et le maxillaireinférieur;2*Ieglosso-pbarjrngien; 3* le pneumo-gastrique ; fc*" enfin dans une troisième classe, nous rangerons les nerfs moteurs qui comprennent le moteur oculaire commun, le pathétique, la branche non ganglionnaire du trijumeau, le moteur oculaire externe, le nerf intermédiaire de Wrist)erg; le facial, le spinal, le grand hypoglosse. Nous n'entreprendrons pas ici l'étude détaillée de leurs fonctions (Yoy. VarL Viagei); nous voulons seulement montrer l'analo^e qui existe entre eux et les nerfs rachidiens.

1" Au point de vue de l'origine, les nerfs sensitifs (nous ne mettons nullement en cause les nerfs de sensations spéciales) semblent avoir une certaine communauté d'origine : ils émergent du corps restiforme.

2* La portion ganglionnaire de la cinquième paire, naissant de la partie supérieure et externe de la protubérance annuitaire sur la limite qui sé))are ce renflement des pédoncules cérébelleux moyens, peut être suivie à travers la protubérance et le bulbe rachidieu jusqu'à la partie moyenne du corps olivaire,et Ton voit alors qu'elle constitue un faisceau arrondi dont l'extrémité inférieure, de plus en plus grêle, se perd dans le corps restilorme. Le glosso-pharyngien et le pneumo-gastrique naissent des parties latérales et supérieures du bulbe rachidien , entre le faisceau latéral du bulbe et le corps restiforme, sur la direction d'une ligne oui prolongerait jusqu'à la protubérance le sillon collatéral postérieur de la luooile ; on sait que c'est le long de ce sillon que viennent s'implanter à là moelle ces racines rachidiennes postérieures ou sensitives.

Ainsi, tous les nerfs crâniens sensitifs prennent naissance dans les faisceaux postérieurs de la moelle crânienne.

Quant aux nerfs moteurs, d'après les recherches que Ton a faites sur leur origine profonde, on pensa qu'ils partent du prolongement crânien dii faisceau antéro-iatéral de la moelle; ainsi, partout les nerfs moteurs proviennent des foisceaux médullaires antérieurs ou antéro-latéraux. Les considérations ou les données anatomique précédentes ont été fortifiées par d'auires considérations propres à établir l'analogie des nerfs encéphaliques et rachidien$, (Voy. FoviLLE, anatomiedu système nerveux, 1844.)

Le pincement des cordons crlmeos président à la sensibilité générale, pri duit de la douleur, leur section ou le ligature abolit la sensibilité des partii auxquelles ils vont se rendre; leurs rae nés sont toutes pourvues d'un gangKon, a delà duquel ils s unissent è des filets moteoi pour constituer un nerf oaixte; enfin communiquent tous avec le grand s tbique. Quant aux nerfs moteur8,onoi que leur section paralyse les ibuscles »

auels ils se distribuent; leur excitation ivers agents détermine des eontracii dans ces muscles ; ils communiquent avec le grand sympathique. Les orni moteurs, innervés par eux, sont parai; par leur compression. Nous avons tu r ment un fait intéressant relatif au moii oculaire commun. Il est devenu, pour collègue, M. Bouisson, le sujet de re

auables conférences cliniques, et nous evons une thèse importante. Les do physiologiques conduisirent à undiag exact. Le nerf moteur oculaire coi étant comprimé, l'on constatait : i*1a de la paupière supérieure par suite paral;)rsie de son muscle relefeur; strabisme externe produit par la conlr»

du muscle droit externe innervé parlei pathétique et qui échappait à ranlagoni du droit interne frappe de paralysie: 3* bolition des mouvements de rotation globe de l'œil par paralysie du petit

f;rand obliques; 4" enfin la constridi a pupille et son immobilité dues à la lysie de !a branche motrice du ophthalmiaue et des nerf^ ciliairesqof nent sous leur dépendance les fibres^ laires de l'iris, et à l'action des Sbwm nées : celles-ci, soumises à l'inli^^

Srand sympathique, continuaient \' éterminaient la constriction peroi&Q la pupille.

Ce qui précède nous conduit aux sions suivantes : 1* les nerfs sont lesii ments, les conditions les plus iopor de la sensibilité et de la motricité, saf chez les animaux supérieurs; néano( môme chez ces derniers, il y a des pfl qui sentent et se meuvent , bien qu^^ nerfs n'aient pas pu y être démonr 2* les racines antérieures sont partout, sitives et'Ies postérieures motrices;?

nerfs sont surtout des conducteurs ;«* ganglions ont des rapports importants leur nutrition ; 5" la théorie des co^ nerveux est ingénieuse, mais non d< trée; 6* les desiderata de la science sont core nombreux.

Art. IV. — De LA mobxxb cÉaisEO-sw'^

§ I*'. — GOilSIDÉlULTIONS GÉIl£lua.ES.

Si l'axe spinal n'était destiné qu'i ^ mettre au sensorium les impressions arrivent des membres et du tronc, et) ter à ceux-ci les ordres de la volonté, rt ment pôurrait-on expliquer la persi^i'

DE PHTSIÙLOGIE.

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de la sensiUlité et de la motilité, môme in- Toioolaires dans certaines parties, après leor séparation complète du faisceau de la iDoelIe d'où partent les filets nerveux qui vont sT distribuer? Or nous avons parlé défaits (liDs lesquels des mouvements avaient pu j Hre observés. Jusqu à quel point la sensi- Mille était-elle conservée, la motilité étaitdieTraiment volontaire, quel était l'état (351) met des parties? Ce sont des questions iDiquelles on ne peut répondre qu après un eiameo critique des rares observations de otte espèce. Nous nous livrerons è cette ètade dans un autre ouvrage, en tenant compte des djnamismes, aussi bien que du oécanisme, en cherchant è déterminer, non furdesb/pothèses, maïs par des faits, le rôle do principe animateur. Rappelons ici ce passade da Pkédon : « Qu'on dise que si je r'iTsis ni os, ni nerfs et autres choses sembiables, je ne pourrais faire ce que je jugem\ propos, à la l)onne heure, on dira fort l4<Q;mais dire que ces os et ces nerfs sont la cause de ce que je fais et qu'en eux renie rinlelligence, cela est de la dernière ibittrdilé; car c'est ne pouvoir pas faire ntt différence : uu'autre est la cause, autre et ^ chose sans laquelle la cause ne serait jniis cause. »

liooelle, arec sa double substance blancke( grise, est tout è la fois un cordon de friflsDiission et un organe central; mais, è M deux points de vue, quels sont ses rapi>orbaiec les sensations vitales (sans conttme), et animale$ (conscientes), avec les aoQTements volontaires et involontaires et kors divers modes? Tels sont les problèmes (D'il but examiner; ils exigent des analyses ttges, profondes, minutieuses, auxquelles

E su d'observateurs se sont livrés jusqu'ici. OQs remplirons surtout, dans cet article, b rôle d*historien, en exposant l'état actuel fc la science et iadiqùant ce qui parait pofilir, ce qui est faux , ce qui reste controfersé. Nous glisserons sur une critique et

È ko dogmatisme suivis, réservant pour notre fsiologie médicale les discussions détails et I exposition de nos propres recberwis qae nous avons beaucoup multipliées. I^ur nous, la moelle, comme les nerfs, ^divise en rachidienne et crAnienne. Celleb r^mprend le bulbe rachidien, la protubé- Mce annulaire, etc. Nous étudierons suc- Virement Tanatomie et la physiologie de <ttdeux parties de l'organe médullaire.

i II.— AlUTOMIB DB LA HOBLLB RACHIDIKNHX.

Considérée dans son ensemble la moelle ^tQae partie fondamentale du système. nerreux des vertébrés. Fraecassati compare ^ .ijsième nerveux à un arbre dont la J^ile épinière serait Taxe radicellaire, les ^ni spioaox et leurs divisions, les raci- ^eties radicules; la moelle allongée re« i'^nterait le collet du végétal, les pédon-

(^1) Les nouvemenu convulsifs oe sont pas "J^ «MIS des membres paralysés cl privés de tout JJHjaenijrokmuirc; on oonsUte aussi, quoi- ^ NI nranem, des douleurs spontanées dans

cules cérébraux et cérébelleux et leurs

f)ropagations dans le cervelet et le cerveau armeraient successivement le tronc, les branches, les rameaux, les feuilles et les fleurs. Gall prétendit que la moelle ne procède pas du cerveau, mats qu'au contraire celui-ci en était l'épanouissemet. Suivant de Biainville, la partie fondamentale du système nerveux se compose de deux cônes juxtaposés base à base; leur réunion forme 1 axe du système nerveux cérébro-spinal.

Dépouillée de ses enveloppes, la moelle spinale présente des inégalités de volume, généralement en rapport avec les différences de grandeur du canal vertébral ; cylindrique i sa partie supérieure, elle s'apuftit d'à» vaut en arrière dans la région cervicale, se montre de nouveau cylindrique à la région dorsale pour devenir fusiforme i la région lombaire. On remarque trois renflements princioaux : le supérieur (ou moelle allongée); le moyen, (nommé aussi brachial, parce que les nerfs du plexus brachial sont insères è sa surface); enfin l'inférieur ou crural. La moelle spinale se trouve composée de deux parties symétrigues; elle nous présente quatre sillons longitudinaux (qui la divisent en plusieurs cordons); ce sont deux sillons latéraux et deux médians. Le sillon médian antérieur règne dans toute son étendue, et est assez profond. Si Ton écarte ses bords, il est facile de constater au fondi une bande transversale blanche h laquelle l'on a donné le nom de commissure antérieure on commissure blanche.

Le sillon médian post^ieor est moins large

Sue Tantérieur, mais il est plus profond : pénètre jusqu'au centre de la OKielle, tandis que le premier n*arrive nue jusqu'au tiers de son épaisseur. Au fond l'on trouve une couche de substance grise appelée commissure postérieure ou commissure grise. Les stllonslatérauxsontvrnment latéro -postérieurs; l'un se nomme sillon

1)0s teneur intermédiaire, l'autre, sillon colatéral postérieur. Celui-ci correspond k l'origine des racines postérieures. Ces sillons ne sont pas rectiltgnes, comme les précédents; ils se rapprochent à leur extrémité inférieure et viennent se confondre avec le sillon médian-postérieur au niveau du renflement lombaire. Les sillons médians divisent la moelle en deux moitiés symétriques réunies par les deux commissures; chacune de ses moitiés est divisée parie sillon collatéral postérieur en deux cordons. 1" Le cordon antéro-latéral qui s'étend jusqu'au sillon collatéral postérieur, 3* le cordon postérieur, se portant de ce dernier au sillon f>ostérieur ipédian. Si l'on pénètre à l'intérieur de la moelle, on la trouve composée de deux substances, l'une grise, l'autre blanche; la première occupe le centre; c'est l'inverse dans le

des pariîes insensibles à raciion des excitants. On a observé, assure-t-oh, quelques mouvements volonUiircs, malgré la destruction de la moelle, com« ptéte sur on pomt, mats survenue leûieneui.

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cerveiiL La musse grise cenlral^ de la moelle présente (rois (parties : une moyenne ou commissure grise, deux latérales qui forment deux demî-cylindrea regardant en dehors et en arrière par leur concavité; le bord antérieur qui est arrondi répond à l'origine des racines antérieures qu'il n'atteint pas; le postérieur correspond h Tontine des racines postérieures qui arrivent jusqu'à lui. Sa longueur est à peu près le double de celle du précédent. La substance grise est composée de cellules nerveuses et de tubes nerveux. Les cellules offriraient d'après KoUiker des {)roloogements très'fins qui après s'être ramifiés plusieurs lois, se terminent par des filaments tenus et très-pAles. Les tubes nerveux, en grand nombre, sont moins larges que dans la substance blanche. Au centre de la masse

f;rise on rencontre suivant Foville et RoU iker un canal central ; mais ce canal a été nié par plusieurs anatomistes, tels que MM. Cruvejinier, Sappey^ etc. Dans la substance blanche on distingue partout des fibres horizontales et d'autres longitudinales; en exceptant la commissure où l'on trouve seulement un grand nombre de fibres longitudinales. Les fibres de la moelle paraisseut ici se continuer ayec celles qui donnent naissance aux racines des jierCs spinaux. Le cordon antérieur est généralement considéré comme formé en totalité par des racines antérieures ; nuiis on est loin d'être d'accord sur la composition des autres.

Quatre ordres de fibres concourent à la formation du centre médullaire : 1* Les fibres longitudinales constituent la plus grande partie de la masse nerveuse ; elles se groupent en lames de formes diverses pour se réunir de chaque c6té en deux cordons principaux, l'un antéro-latéral qui est moteur, l'autre postérieur ou sensitif ;

1>armi ces fibres, les uues se terminent dans a cerveau, les autres dans le cervelet. 2" Les fibres antéro-postérieures sont destinées à unir entre elles ces dernières. 3"* Les fibres transversales font communiquer ensemble tes deux moitiés de la moelle épinière. 4" Enfin, les fibres annulaires embrassent, à la manière d'un lien, un ou plusieurs faisceaux de fibres longitudinales ; on les rencontre dans les points où ces dernières, jusqu'alors unies et parallèles, tendent à s*écarter poiur s'irradier en divers sens.

Les fibres longitudinales ont les rapports les plus étendus avec la substance grise dont un connaît la grande yascularité : vers la base du cerveau elles se mêlent avec les autres fibres pour s'en dégager plus loin ; alors elles les recouvrent dans une certaine étendue; plus bas, elles en sont enveloppées. Les fibres antéro-postérieures n'ont des connexions avec la substance grise, que par leurs extrémités; on trouve à peine quelques traces de cette substance dans les fibres annulaires. Bien qu'ils soient unis entre eux, les divers ordres de fibres constituent des appareils distincts. Le

plus important est la longiiadinal ; les tt autres sont ajoutés pour relier eoiemble différentes parties; l'appareil loDgiiudi est le premier qui apparaît pendaul la embryonnaire.

§ in. — AniTOHIB de Là HOEUE CRimClOE « ISTBME PE L^ENCtPlIlLS.

La moelle encéphalique est placée ei la moelle épinière, le cerveau et lecern deux plans superposés la composent.!*; plan inférieur embrasse le bulbe racbii la protubérance annulaire, les péiloni cérébelleux moyens et les pédoi cérébraux; 2* le plan supérieur est coi tué par les pédoncules cerébeileui si rieurs, la valvule de Yieussens elles ti cules quadrijumeaux. Ces deux plans séparés de chaque côté par un sillon m postérieur, d'où l'on voit naître on bii

3ui, partant du plan inférieur, se tei ans le plan supérieur a9*dessous (k hercules quadrijumeaux. Ce sillon a de Reil le nom de ruban, et de M. ^ Iher, celui defai$eeautriangulairtlau Viêihme.

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