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Il une action coDtinoe ; ils se fatiguent 15 ao certain temps. Stimulez un cordon rettx, il finira par ne plus répondre aux lalioDs dirigées sur lui. C'est à cette « qu il faut attribuer, en grande partie, puissance et la fatigue dont nos membres frappés après un long exercice.
>ur qu*an mouTement soit produit, il est sssaire, a-t-on dit, que le nerf moteur immédiatement ou médiateroent en lort a?ec Tencéphale. Cette proposition slie rigoureusement vraie ? L'anatomie lologique n'est-elle pas Tenue plus d*une U combattre? N'a-t-on pas vu des tuirs comprfmer la moelle epinière au nia de la région dorsale avec une si grande «qa^eJle rendait impossible rétaoiisse- M du courant le plus l^er, et cependant malade avait tout au plus ressenti une lie diminution dans l'énergie de ses mouttnU? Des résultats analogues n'ont-ils » élé observés à la suite de fractures, de l'iacemenis, de déviations de la colonne lébrale, avec compression lente de la 4iie spinale. N'a-t-on pas dit aussi que BMiliié a pu se conserver à la suite de la MMAcomplète de cette dernière, survenue ^ de semblables conditions ? Ces faits liitn^exceptionnels, et nous devons le "f^; mais ils paraissent parfaitement w.\ Il importe donc de reconnaître au'il leoeorede nouvelles recherches à faire If l3 structure de la moelle, ses fonctions, lki5 spéciales de son action dans certains Iprticaliers, et qu'il faut persévérer dans létudes jusqu'à ce que nous nous soyons IIqs compte des faits exceptionnels soli- •ent démontrés. Remarquons d'ailleurs lia moelle n'est pas seulement un organe Iducteur; elle est en outre nu organe M doué de propriétés caractéristiques, ne sait pas bien encore quelle est la disiùoQ des extrémités terminales des nerfs ^ l'iatimilé des muscles auxquels ils loent se distribuer. M. Bernard pense i lorsqu'un filet nerveux pénètre dans un Bc^e, il se place transversalement à la di- N de ses fibres ; (}ue souvent le tube ux primitif se divise lui-même, et que 'indre d'axe présente ainsi plusieurs talions. Il est probable que les derdivisions nerveuses n'ont avec la fibre laire que des rapports de contact ; cest là une conjecture inductive que «peut faire reposer sur aucune obser* I (lirecte et positive.
i'oQ pratique la section d'un nerf aussi
vue possible du point où il pénètre
iiD muscle, en détruisant même, autant
>ossible, ses ramifications apparentes,
^âijse le muscle; si Ton soumet alors
! ^ une excitation directe, à celle de
ncilé, par exemple, on détermine des
sciions : de quoi peuvent dépendre
ouTements, puisque le muscle n'est
soumis, è TinOux nerveux ? N'y a-t-il
'osletisisu musculaire une force mo-
Qne motricité spéciale, indépendante de
4^0 lui transmet le système nerveux?
On est conduit ainsi à se demander si la fonction du système nervenx moteur ne consisterait pas h régulariser, i accroître cette force, h en varier les modes, à les nuancer? s'il n'y aurait pas quelque chose d'analogue dans les autres facultés que l'on regarde comme les propriétés des nerfs?
Haller est celui qui a le plus insisté sur cette motilité propre des muscles : pour lui, le nerf n'agissait que comme excitateur. Il faisait remarquer entre autres choses, le peu de rapport qui existe entre le volume des nerfs et la puissance contractile des organes* auxquels il va se distribuer, etc.
De nos jours Muller, Longet et beaucoup d'antres, ont multiplié leurs recherches pour développer cette opinion et produire de nouveaux arguments en sa faveur; mais c'est à H. Cl. Bernard que nous en devons la démonstration la plus évidente, par ses expériences sur le curare. Cet agent est un toxique avec lequel les indigènes de l'Âmérique méridionale empoisonnent leurs flèches : il est solide, noir, d'aspect résineux , solubl.e dans l'eau; on ignore sa composition exacte, et le nom de la plante qui fournit son principe vénéneux. On pense néanmoins qu'elle se rapproche du ^enre strychnos, ou même qu'elle lui appartient. Ce poison violent jouit de la propriété singulière d'anéantir complètement la motricité, c'est-à-dire la « force motrice du système nerveux moteur» sans enlever aux muscles la faculté de se contracter, sans porter atteinte, en un mot, àla motilUé propre du système musculaire. C'est un excellent réactif pour obtenir l'analyse qui nous occupe en ce moment. Si Ton introduit sous la peau d'un animal un peu de curare j l'empoisonnement est bientôt produit, l'action excito- motrice du système nerveux moteur est abolie : on peut alors soumettre le système nerveux à des excitations mécaniques ou chimiques, on n'observe aucun mouvement. 11 en est de même si l'on fait passer à travers le nerf un courant galvanique. Si au contraire, on dirige l'excitation, surtout l'excitation électrique, sur le muscle, on y détermine des contractions. Cette expérience vient démontrer l'induction tirée de l'examen des animanx inférieurs,* chez lesquels on ne peut découvrir la moindre trace de système nerveux et qui n'en jouissent pas moins de mouvements bien caractérisés.
Donnons maintenant quelques détails de plus sur les nerfs sensilifs. Leurs racines semblent sortir du sillon médullaire postérieur; elles sont généralement d'un volume supérieur à celui des racines antérieures. La structure des cordons sensitifs ditfère aussi de celle des neris moteurs; ici les tubes fins prédominent sur les tubes largues. Lorsqu'on 'es arrache au niveau de leur implantation, on observe une série de points Î;risfttres creusés en fossette, ce qui annonce a conuexion ihtime qui relie ces racines avec la substance grise centrale de la moelle epinière ; ces racines se mêlent pour former un cordon» et avant de sortir du canal
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