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§ *V- •" Ï^ES FONCTIONS DE Là MOELLE SPINALE.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, nous aurons à considérer la moelle sous deux aspects : comme organe conducteur et comme organe nerveux central. Nous examinerons d abord ses rapports avec les mouvements et la sensibilité.

I. — Rapporu de la moelle rachidienne mec le$ sensatwm et iet mouvementé.

La moelle a été longtemps regardée comme un nerf volumineux. Hippocrate (De

t'.^%^^'T/^' ^^^^- '^'diul.l Galien (De hc. affect. lib. iv, c. 7; De admin. analom hb. VIII cap.-6, 8, 19) n'ignoraient pas cependant 1 influence de ses lésions sur le sentiment et le raouvemenr.

Whytt (Des vapeurs et des maladies ner^ fwîf'' ,^^"^® ^"' P- 165) Gilbert Blane

p. 262.). Sévelinus, etc., {Oper. min. anat.

.LlV' •^^"•'. ^'^' P-."' ^«P- ^) portèrent une précision pi us grande dans l'élude de ses

fonctions qui furent examinées avec une attention nouvelle par Legallois, Gall eir et plus tard par Ch. Bell, Marshal-Hall', Bei- Œ'\^^Hîr'^7' Rolando, Muller, Backer, Seubert, Volkman, Magendie Valenlin,

(352) Nous sommes convaincus que la moelle le cerveau, etc., sont parcourus par des fibres d emprunt, mais qu'ifs ont aussi cfes fibres pro-

£.!?« «.?/ 5.".P''^!»«n» nalurellemcnl Taugmen- Uiion ou la diminution de volume de certaines de

Wagner, Floopens, etc. En 1851 Ahv Reynoso et M. Flourens précisèrent le ih.i où siège le nœud vital; ensuite arriver une fouie d'autres expériences de M Pi rens, Longet, Cl. Bernard, BrownSéqui Schiflf, Badge,Weller, etc. Ces quelques lsuffisent pour montrer que Ton ne ^anaccepter l'opinion exclusive de \vr Winslow, Haller, Monro, Cuvier, Dut:è> qui prétendent que la moelle n'est q' gros nerf ou la réunion de faisceaux r veux, un simple prolongement de la ^ stance cérébrale, etc. Car, si elle ne

auune réunion de nerfs, elle dimiau^^ e volume à mesure qu'elle 8'élojgi> 1 encéphale, puisque chaque nerf qin^ détache lui enlèverait une partie de sa i stance; or l'on sait que les va^iallcn^ volume, dans ses diverses régions, ne ^ vent point être soumises à celte ei i «on (352). On ne peut pas dire davr dune manière absolue avec Gall, i • mann, Leuret, etc., que lamoellee :, tout un centre nerveux dont le cerv < le cervelet ne seraient que TépaM ment, etc. Quand on eut reconnu q/ i^i nerfs se détachent de la moelle par iieii\ ares de racines è fonctions dislincii^ fut logiquement conduit è supposer les parties oh s'implantent les i ordo:i> valent jouir de propriétés distinctes ei logues à celles des tubes qui en éniaM Nous avons vu, lorsque nous* nous soiu: occupés de la structure de la moelle, qn se compose de deux faisceaux princi|au\ de deux substances, l'une blanche eli'au. grise: Alexandre Walker en 1809 pensa j de ses deux faisceaux, l'un était nj-iti I autre sensitif, mais il intervertit les rô comme il l'avait fait pour les racn^ s n. veuse;j, attribuant la motilité aux colon postérieures, et la sensiiiilité aux aniér. res. Il eut néanmoins le mérite d'ouvrir voieàCh. Bell, qui en 4811, fit des exi riences sur les divers faisceaux de la mo< et reconnut enfin la vérité. Magendie li son Journal de physiologie expértwtalei. m. p. isa. nous dit : « Si l'on met nu la moelle, et qu'on la touche, ou qn la pique doucement en arrière, lam donne des signes d'une exquise sensiim .. si au contraire, on fait les mêmes tenu^uv sur la partie antérieure, les indices deni sibilité sont à peine visibles. » Plus u" Magendie modifia cette première Qpin en assurant que les faisceaux aniéri ^^ possèdent aussi un certain degré de srrbilité. Millier prétendit que rhvpolin par laquelle les faisceaux antérieurs « . regardés comme moteurs et les posiérirJcomme sensitifs n'a pour elle aucune preu^ satisfaisante, soit expérimentale, soit thologique {Physiologie du système nenc 1849, tom. 1", p. 354). ^

leurs parties. Ces variations ne tiennent pas &< •> lement à raddition des cellules griser ou m circonvolutions plus ou moins Rrandes des ùbro blanches.

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Que boi-il croire de tontes ces assertions, ti romment concilier des contraditions si fouptètesT 11 est certain que la surface ^4)»iérieure de la moellea unesensibilitë proife, très-marquée, surtout près des racines )frTeuses;sa surface antérieure est douée \nis\ d'une sensibilité faible et passagère, BO'iis que sa partie interne ou grise est toui-à-fnit insensible : mais la sensibilité du kisceau antérieur est récurrente et em- {troolée, elle disparaît quand on coupe la nriue postérieure. Quant au faisceau laténi« il jouit de la sensibilité qu'il puise à la Dème source, mais il est moteur. Les fai- MAUX postérieurs fournissent donc la KDMbilité aux autres faisceaux. On peut Diiintenant se demander comment cela s'outre, non pas directement, mais par l'inter- Dftliairedes nerfs dont la section anéantit ia .sensibilité.

Tt)Qie$ les propositions précédentes ont (i> établies d'après des expériences déliiitfs; si Ton n'y est (>as exercé, si Ton Bai>èr6 pas avec précision, Ton obtient des rouliais variables ; voilà une source préfère de contradictions et d*erreurs. lien («une seconde, qui a été signalée surtout ia:! Cl. Bernard. D'après lliabile profesirjt k collège de France, la fatigue qui amxDjagne l'ouverture du canal vertébral ici! uj/« disparaître la sensibilité du faisceau Ai^neur, comme celle de la racine anté* n'ure; il faut donc attendre que l'animal ioii reposé afin de la constater dans les (T'iidinoDs qui permettent d'observer la sen- Ufiliié récurrente elle-même Uoc. ctï. , |<XD. I", p. 330). M. Bernard nous lait remar- |iwr • que la sensibilité persiste plus Mgtemps, dans les faisceaux latéraux que bti' les antérieurs oi!i elle s'éteint rapibieot |352^). • Il est bien évident que t moelle est un conducteur. Lorsqu on I coupe, on observe que les parties' qui vçoiveni leurs nerfs des points situés auttsous de la section, se trouvent para-

Eées. Charles Bell avait voulu arrivera ; distinctions plus tranchées. D'après û, les faisceaux postérieurs sont sensitifs. ^Qx faisceaux antérieurs sont dévolus les pourements volontaires , tandis que les Sceaux latéraux sont les directeurs des BoQvements involontaires respiratoires, etc. iiQ sait que Texpérience a renversé cette 'ornière opinion.

IL — Effeti croisés.

1^ section transversale de ta moelle épi- ^ière d'uQ seul côté ne détruit pas la sen- ^tiiliié du côté correspondant; non-seule- ^^ot la sensibilité n'y est pas éteinte, 1^^ il résulte môme des expériences de ■• Brovn-Séquard et surtout de celles JI^M.Ludwig Tûrck, qu'eUe est exagérée.

^j« disparaît du côté opposé. M. L. Turek, m de constater l'état de la seusibilité ^^ les parties, au lieu de faire usage

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