DE FHTSI0L06TE. NER
d'une pince pour les irriter, se sert d'une faible solution d'acide sulfurique. On reconnaît qu'à côté de la paralysie motrice, il y a exagération de la sensibilité. L'on s'assure de cette bypéresthésie, par les cris aigus de l'animal en expérience, qui retire vivement la partie soumise à l'irritation. Voilà ce qu'on observe, quand l'on pratique la section transversale d'un seul côté de la moelle. Si la section transversale est rendue complète, l'animal s'agite encore à la suite des excitations que Ton produit, mais les mouvements ne sont plus provoqués par
une impression sentie, il ny a ni perception avec conscience. Ainsi, la division transversale d'une moitié de la moelle, amène Vaeinésie (paralysie motrice) du côté lésé, et ïhypéreslhésie du côté opposé; la section complète produit la paralysie du sentiment et des mouvements volontaires au-dessous du point coupé , des deux côtés, en laissant subsister les mouvements provoqués par excitation. Le premier fait s'expliquerait par l'entrecroisement des libres sensitives et le trajet direct des fibres motrices; le second, ^»ar l'action excitomotrice propre de la moelle. On a cherché à résoudre une autre question : est-ce la substance crise on la blanche qui servent d'intermédiaire direct pour les impressions senties et les mouvements voulus? D'après de nombreuses expériences, en lÊte desquelles on doit placer celles de M. Natalis Guillot, la substance grise serait partout la condition fondamentale des actes centraux ; par elle s'accomplirait dans le cerveau, la sensation avec conscience, de là aussi, par elle, partiraient les ordres de la volonté : ceci pourrait s'appliquer aussi au cervelet. Dans la moelle, la substance
Î^rise serait la condition instrumentale da a sensibilité vitale, des mouvements involontaires, réflexes, etc. La moelle rachidienne ou crânienne, ayant surtout des rapports avec ce qui se fait sans conscience et sans volonté,, l'on explique par là, le but de cette disposition constante, par laquelle on la voit se montrer de plus en plus volumineuse proportionnellement au cerveau, à mesure que les fonctions et l'influence de celui-ci diminuent, [foy. pour plus de détails sur lasensibililé et lamotilité croisée^ M. Brown-Sequard et nos articles Sensibilité, St^tàmb musculaire, etc.
Nous venons de résumer les opinions qui paraissent les plus probables aujourd'hui sur les conditions anatomiques et dynamiques des sensations vitales et animales (sans conscience et avec conscience), sur les mouvements volontaires et involontaires et leurs divers modes. Nous avons indiqué rapidement les résultats obtenus par la section transversale incomplète de la moelle {Yoy. surtout Be. Seqdard et Schiff) ; par sa section complète (Foy. surtout Longrt}. Nous avons répété souvent ces expériences,
J^*) Nous avons pu vérifier souvent dans nos indiquées par MM. Cl. Bernard, Longel, etc., c| ^res expériences, Timportanee des précautions d'autres habiles eipérinientateurs.
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DICTIONITAIIIS
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Dous les avons Tariées, nous les a?ons conn parées avec les faits cliniqaes^ avec les notions de Tanatomie. Nous ayons trouvé des contradictions que les théories régnantes avec leurs dissidences , ne sauraient faire disparaître. Cela tient à plusieurs causes ; 1* les analyses psychologiques sont obscures et imparfaites; 2"* les notions anatomiquQS sont souvent inexactes, et Ton suppose chez certains animaux peu connus, ce que l'on admet hypothéliquement cbex d'autres, inoomplèteroent étudiés; 3"* les moyens d'expérimentation n'ont pas été assez variés et manquent souvent de précision, etc. Nous {publierons ailleurs un travail de conciliation commencé dans nos leçons de Strasbourg, et que nous avons poursuivi à Montpellier. Legallois rapporte des faits dans lesquels, malgré la division corn*' plète de la moelle, on a vu le mouvement et le sentiment persister dans des parties qui auraient dA être paralysées. Il est vrai qu'ils se sont bientôt éteints. Sans doute ces faits ne peuvent nous faire oublier les observations plus nombreuses que nous avons citées, et qui conduisent a des conclusions opposées ; sans doute on doit en discuter la valeur, et y reconnaître souvent des effets réflexes, mais il faut aussi les rapprocher de faits cliniques analogues et plus démonstratifs, pour se tenir en garde contre des théories trop absolues.
m. — Mouvementé réfiexek ou diattaliiquei.
Si l'on fait la section de la moelle sur un chien, (par exemple), le train postérieur reste immobile; mais si l'on vient h le pincer, il exécute des mouvements involontaires, et qui résultent d'une excitation non perçue : ce qui le prouve, c'est que lorsque sur un autre chien dont la moelle est intacte, on pince le train postérieur, l'animal pousse des cris et exécute des mouvements plus étendus» variés, toujours coordonnés, pour échapper à la main qui le saisit et qui le pique; il y a ici volonté. Dans le premier cas, les mouvements étaient la conséquence d'une excitation non perçue; on leur a donné le nom de mouvements réflexes. Ils ont été étudiés d'abord par Prochaska en iSOO. Cet auteur nous dit : Notandum est quod Uta reflexio vet anima tnscta, vel vero unima eanscia^ fiai. En 1812, Legallois publia ses Recherches sur le même sujet. Laliemand,par ses observations sur les anencéphales, vint confirmer les opinions de ces deux physiologistes. Herbert Mayo s'occupa aussi de cette question en 1823 ; . en 1832, Muller en fit l'objet de sérieuses investigations; mais c'est surtout à Marshall -Hall que Ton en doit une théorie bien plus com* plète (353).
L'action réflexe est un mode très-fréquent dans le système nerveux ; on a mis sur son compte la plupart des mouvements invoion-
{ZSB) Les princîpanx auieurs qui se sont occupés de Tftctlon réflexe de la moelle, sont Rédi, WhyU, Uuzer, Procbaska, Legallois, Lallemand, Fodera,
taires. Ainsi, les mouvements de clignoi tement en vertu duquel la paupière s'abaiss sur le globe oculaire pour étaler les larme à sa surface, se produit par action r6flei c'est par une action pareille que chemine bol alimentaire , de l'œsoptiage jasqu'i rectum. Les actions réflexes qui se raitacb aux fonctions de la vie de nutrition joaea un grand rdle dans les mouvements syoer ({iques qu'on y observe. D'après M/ il y a dans la moelle des nerfs eiit (entrants) et ewodiqueê (sortants) ; ces ieneito-moieurs et excito-motetârs s'unis à travers la moelle, pour faire contracier muscles et forment le système spinal di taltique. Le physiologiste anglais iaii ( server que le mouvement n'est pas dû eicl sivement à l'influence exercée par iaracii aensitive sur la racine motrice; les excito-moteurs remplissent le oiême oi Dans tous les cas, l'excitation portée le nerf excito-moteur, ou sur le sensitif, rive à la moelle, et de là se propagei racine antérieure et aux muselés : ce qi prouve, c'est que si l'on coupe les ner& citateurs ou la partie de la moelle ci de la transmission, Ton n'obtient pies €un mouvement. Les mouvements r ' re^iaraissent, la moelle étant intactetSi irrite le bout central d'une racine rieure que l'on vient de sectionner.
moelle est nécessaire è cette coqudi cation, car sa destruction amène la parition de ce phénomène. 11 existe mouvements réflexes externes et di que l'on a nommés réflexes internes.
ci ont particulièrement pour point de é la surface d'une muqueuse, et, pour ' la contraction des musdes qui neK»^ soumis à l'empire de la volonté; D()0fi<J cité, comme exemple, le chemioifitti f| 1k>1 alimentaire de l'oesophage jd^^*^^ du tube digestif. Ces mouTements ma '' nombreux ; è eux se rattachent ceai passent dans les organes splaocboiqoe^ qui se font sous l'influence d'actes ref souvent compliqués; seulement, iesseï tions qui peuvent en être le point ik part, sont avec ou sans conscience. Qi explication a«t-on donnée de ces vfi^^ ments? On pense généralement qne \&i^ sensitives qui se rendent des organes i <) cérébro-spinal, ne remontent pas toutes le cerveau ; qu'un certain nombre sV dans la moelle; ce sonties fibres sensitiv trices. Toutes les fibres qui n'ont p^ rapport direct avec le cerveau ou le ctf lei seraient des conducteurs de seosw non perçue et de mouvements involoo Tout cela réclamerait un long exameo.Qo on divise une portion de la moelle, il' avoir soin de ménager les vaisseaux empêche, disent certains auteurs »i<P^ duction de l'agent nerveux , si Ton ne (^ met pas l'arrivée du sang qui sert à »a 2^
CalmeîU Blanc, Herbert-Mayo, Muller. N.U^' (Vay. Il ce sujet, les traTsax historiqïei ■ M. Longei).
NBR
DB PHYSiOLOGIS.
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lUoB. Loriqo'après avoir pris cette pré* Biion,roo pratique la section de la inbellle, ol^erfe que les parties séparées de Ten- ^id deyiennent plus sensibles, et que } moufemeals réflexes sont déterminés rdes excitations qui, h l'état normal* n'en xiQiraieQtpas;deplust on remarque une Kgie bien plus prononcée dans les moulents. Ainsi, M. Cl. Bernard a constaté fie lendemain de l'opération, les contrac- 0 musculaires des parties corresponlies sont bien plnsénergiques; seulement, irque cela ait lien, il faut que la partie Il moelle qui a été séparée de l'encéphale k une certaine étendue. (f6id., p. 378.) idké des organes de la vie de nutrition, rtlioferse qui se manifeste, c Ainsi Ton serre une diminution dans la circulation dAoinale et dans l'éner^e des fonctions ! organes abdominaux; il y a diminution Il pression du sang, de la sécrétion uriire, de Tactivilé des diverses sécré- Kis, etc. > (£oe. ct^., p. ffB|
[L-]UM|^^M0MSLBaioniBiB2aiE a vie
S llois admettait que c'était è la moelle cœur devait ses mouvements. Il déhA l'organe médullaire en divers points lé«ia, au bout de peu de temps (une pttrt demie), que la respiration s'arrAll«*aa constatait encore quelques l)âille- Wtde temps en temps, pendant environ kbmioQtes et demie, et puis la mort sur* M.ll essava, sans grands résultats, de feboger l'existence de l'animal en insuf- MdeTair.II varia ses expériences et vit tfoors les mém^s phénomènes ; seulement Imarqaa que la mort était d'autant plus
Eté qu'il opéra it sur une partie plus éle- 11 cfui trouver la cause de la mort dans Ne la circulation. On lui objecta que Ent continuait de battre après la desion de la moelle, puisqu'il battait après '^' été arraché de la poitrine ; mais il ré-
it que ces mouvements n'étaient pas ^. forts pour entretenir la circulation, et ti les regardait comme analogues à ceux < muscles qui demeurent irritables un ips plus ou moins long après la mort. Les pirienees de Legallois ne tardèrent pas à c attaquées. Wilson Pbilip affirma que ^on do cœur tient è une force inhérente h ikre musculaire, et qu'il avait pu détruire Bielle et le cerveau, sans arrêter les conviions énergiques du ccsur, en ayant la Jcaoïion d'entretenir la respiration par i moyens artificiels.
^cirenlation,dit Flourens, soutenue par HQfflation, survit, dans les animaux adult à la destruction totale du système ner- 31; dans les animaux, voisins de leur >^nce, elle survit k cette destruction, <De sans le secours de cette insufflation.
cireolation ne dépend donc pas immé' '^ni de ce système. Hais, ajoute;t-il,
Mpendance, pour n*6tre que médiate, V ^st pas moins réelle ; k mesure que la i^ctiott du système nerveux s'opère, la
circulation se concentre et s'affaiblit, d*abord dans les capillaires, puis dans les vaisseaux les plus excentriques ;|il ne reste bientôt plus que la circulation des troncs voisins du cœur. (Floureks, Recherches expérimenlaleê sur les propriétés et les fonctions du système nerveux dans les animaux vertébrés^ 1842^ p. ^2-223.)
Les expériences de M. Longet, les nôtres et plus encore celles de Brown-Séquard, sont en contradiction avec les assertions évidemment trop absolues de Legallois. Néan moins, faut*il refuser toute influence k la moelle sur le cœur ? Elle existe, mais on doit se garder de l'exagérer. Plaçons-nous, avec les faits, entre Haller, Spallanzani, fiichat, etc., qui prétendentavoir irrité la moelle sans observer un trouble du côté de l'organe central de la circulation, et les expériences opposées de Wilson Philip, et de plusieurs autres. L'anatomie pathologique nous fournit des preuves en faveur de l'influence de la moelle trop contestée par B. Séquard. Ne voit-on pas des troubles cardiaques survenir par suite d'altérations du système médullaire? Nous 9vons constaté chez les malades atteints de myélite chronique , des altérations remarquables dans tout le système circulatoire. Olivier d'Angers, dans son Traité des maladies de lamoeile épinière^ nous cite des faits du même genre. Il est facile de comprendre que les expériences, comme les faits cliniques, sont si comulexes,
Su'ils réclament une analyse très-oélicate ont on a rarement apprécié tous les éléments. Avant d'atteindre la moelle, on produit de grandes hémorrhagies,desilouletirs violentes, des désordres considéraoles, qui sufEsent pour troubler tout l'organisme, ainsi que nous l'avons montré k nos élèves, et on met tout cela sur le compte de la moelle; aussi avons-notis procédé tout autrement : nous avons pu juger ainsi les tra« vaux intéressants de B. Séquard.
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LA ISSnBATlOH.
Cette influence ne saurait être méconnue. Galien, dans son traité De Anatom. administ.p en parle; Willis s'en est aussi occupé ; mais c'est surtout k Legallois, Flourens, Alvaro Reynoso, etc., que l'on doit les recherches les plus positives k ce sujet. Legallois, coupant la moelle entre la septième vertèbre cervicale, vit s'arrêter les mouvements qui dépendent de l'jilévation des côtes ; mais le diaphragme continua k se contracter.il divisa ensuite la moelle au-dessus de l'origine des nerfs phréniques et vit cesser tous les mou* venients,soit des côtes, soit du diaphragme.
« Je retranchai sur un lapin, dit H. rfou* rens {Loe. cit., p. 173.179), toute la moelle lombaire, y compris le renflement postérieur; la respiration n'en fat pas troublée.
« Quelques heures après, je détruisis toute la portion de la moelle dorsale oui s'étend de ce renflement postérieur k 1 origine de la dernièrH paire intercostale, et la respiration ne parut pas encore essentiellement a^
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térée. Je détruisis alors» relit à petit, toute la moelle costale :1e jeu (les côtes s'éteignit graduellement à mesure que j'avançai, et, quand j'eus fini, il était toui-à-fait éteint. Je pénétrai plus avant, la respiration s'exécutait encore, quoiqu'avec peine, par le diaphragme ; j'atteignis enfin l'origine des nerfs diaphragmaiiques, et, aveiv la cessation du jeu du diaphragme, cessa toute respiration effective; car les bâillements de la bouche et de la flotte, survivants seuls, n'avaient plus d'effet.
« Si l'on porte la section à l'origine même de la huitiôm0 paire, on arrête tous les mouvements inspiraloires du tronc et quelques lignes par delà cette origine , on n en arrête aucun. Nul de ces mouvements ne contient donc en soi le premier principe de son action ; il suffit de les isoler d'un point donné pour qu'aussitôt ils s'éteignent; il suffît de les maintenir réunis à ce point, pour qu'ils se conservent ; c'est donc évid«îmment de ce point, et de ce point seul, qu'ils tirent leur premier mobile. »
On sait que, d'après H. Flourens, il existe un point de la moelle allongée qui préside aux mouvements respiratoires; on peut blesser toutes les autres parties sans amener un arrêt immédiat des mouvements. respiratoires; ce point a été nommé, par cet éminent phy$ioiogiste,|fu»ttd.f7Îto/. Nous nous sommes expliqué sur l'opinion de Ch. Bell, qui a soutenu que la colonne latérale de la moelle est destinéeè conduire le principe des actes mécaniques de la respiration, et à donner naissance b tous les nerfs qu'il nomme lespiratoires. Nous ne saurions partager cette opinion ingénieuse dans son exclusivisme. Cette hypothèse est combattue par des expériences nombreuses et des considérations anatomiques. (F., à ce sujet, les travaux de MM. Lonset (35b), CI. Bernard, Flourens, etc.) Les faits pathologiques ne lui sont pas plus favorables.
{ IV. — Influence de la moelle ÉfiNifeRE suk la
NUTRITION, LES SâCRÉTIONS ET LA CALORIFICATION.
Cette influence peut être directe, mais la plasticité peut s'exercer aussi par l'intermédiaire de la motilité, de la sensibilité ou de certaines fonctions, la circulation, la respiration, etc.