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II. — Formation des cellules

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Tout é(re vivant reproiluit un être analogue, un être semblable à lui^'inème. C'est là une loi législatrice première qui domine la DQiriiion. Ce aue nous disons de Torganisme considéré dans son ensemble, est également vrai pour les éléments anatoroiques : ils créent des éléments semblables ou analogues ieui. On le remarque spécialement l'our la cellule qu*on a considérée comme un )>etu organisme i la consé<)uence de ce fait est la rouitipliuation. Logiquement ()arlant| la faculté de se reproduire est postérieure à celle de naître, de se nourrir, de s'accroître; mais au point de vue anatomiqueel physiologique, pour que les phénomènes de la généraiion aient lieu, il faut que Télémenl primiiir soit arrivé à un certain degré de développement, qu*il jouisse d*une certaine énergie. C*est ce qui nous oblige à traiter d'abord cette question, et à voir comment les éléments anatomiqnes se constituent dans te milieu qui doit leur donner naissance. Les cellules se forment par plusieurs modes.

Pr^rniVr mode. — Formation an moyen de cellules primiiiveiiient existantes.

Ctlles-ci, avons-nous dit, peuvent se produire avec des éléments tout h fait semblables k elles; c*e$t là le point capital de ce premier mode de reproduction. 11 a lieu de trois manières, par ictseton, fractionnement on le^menlnltofi, par gemmation , par 6oiir- ^ofuiemeni; nous verrons que quelques cellules ont un mode de reproduction tout à fait i part.

i. La seffinen/a/tofi consiste dans le fractionnement d*une cellule en un certain nombre de granulations, d'abord sans parois, mais A noyau central. Autour des granulations moléculaires se forme bientôt une enveloppe ; Télément anatomiqua nouveau ou cellule embryogénique est alors constitué. Ces cellules primitives étant considérées comme le point de dé()art de Tètre vivant, on les appelle primitives ou eni- Irt^yonnaires, mais l'augnientation une fois opérée, il se forme (rauires cellules qui l>reni)enl le nom de secondaires, ou con- ^écuiives. L'embryon , ou Tôlre nouveau, |)eut vivre alors |iàr lui-même.

B. FiêêiparUé^ cloisonnement, -»• Les cellules séparées ^u vitellus continuent à se •ubdiviser. On aperçoit bientôt un sillon au milieu de chacune d'elles. Deux cellules seml^bles se forment ; mais tandis que ches les pilotes la formation par cloisonnement dure )teadaut tout le temps de leur^Kscroiasement, ^ Kembrycm animal la segmentation cesse

dès qu'il est séparé du blasioderuie. Avec la formation du sillon coïncide Tarrivée d'un novau. Quelquefois la cellule devient granuleuse, son noyau disparaît pendant sort accroissement, et on voit se former deux noureaux noyaux, un de chaque côté du sillon. Dans certaines tumeurs fibro^plasti»

3oes, dans le cancer, il n'est pas rare oe voir eux, quatre noyaux naître d'un noyau primitif par segmentation. Dans le langage dos physiologistes, la dénomination de etgmentn*' tion convient Sfiécialement au fractionne-^ ment du vitellus, et celle de flêsiparité ou de cloisonnement à ta subdivision de la ceU Iule mère : rigoureusement fiarlanl c'est un phénomène identique, se présentant sous deux formes différentes.

C. Quant à la reproduction par^enivnttifon et par bourgeonnement^ elle est plus appa« rente chez le végétal que chex l'animal \ aussi nous n'en parlons que pour mémoire (369).

Second mode. -^ Génération des éléments anatomiquespar des blastéines.

Ce second mode est caractérisé parce faîti que des éléments anatomiques, au lieu de recevoir la vie des éléments déjà constitués au milieu desquels ils vivent, se forment aux dépens du blastème de ces derniers. L'embryon du végétal ou de l'animal nous en offre des exemples. Nous trouverons parmi ces nouveaux éléments deux classes bien tranchées suivant que les éléments qui nais* sent sont semblables à ceux que nous observons à l'état normal, ou bien qu'ils tirent leur origine d'éléments anormaux, hétéro^ gènes, sans analogues dans l'économie humaine. A la première classe nous donnerons le nom de génération komaornorphe^ et à la seconde celle d'hétéromorphe.

V Génération homaomorphe. — Cette gtf* nération peut s'accomplir de trois manières t par subttilulion^ par interposition^ par appo« sition. — A. Dans le premier genre il y a eubëtitution d*éléments nouveaux aux an* ciens. Ces derniers éprouvent une profonde modification. C'est là le mode de gêné-» ration d'un grand nombre de tissus. Les éléments liquéfiés disparaissent et sont rem* placés par des éléments nouveaux ; il se forme un blastème au sein duquel apparaissent d'autres produits. Ce mode de généralion est le mode exclusif des animaux. -^ B. Par interposition. Ce mode de genèse est caractérisé par la produotion d'un blastôme aux dépens de cellules préexistantes, et |>ar la formation de nouveaux éléments qui s'interposent au milieu des premiers. C'est ainsi qu'on voit, chex ranimai ou chex le végétal, s'opérer une augmentation dans le voTume , ou une multiplication du nombre des éléments déjà existant.

Dans ce mode de génération , l'on Voit prédominer les deux faits suivants, dont l'on tient à la nature des éléments préexistants» l'autre à la nature du blastème : ces deux

. (Ml) Dana les modes que nous Tenonp d'indiquer, et les bbstèmes pour les cellules de nouvelle for-* ** celialcs primitives foarnissent les gmirales njiîQii.

DiCTiom. DB Phtsiolooib. 32

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