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Vimbihition

MM. Fodéra, Magendie, etc., veulent qiKî l'absorption ne soit que le phénomène général de l'imbibition. Pour eux, les veines et les vaisseaux lymphatiques ne servent qnTi transmettre dans la masse sanguine les substances que l'imbibition fait pénétrer physiquement dans l'épaisseur de nos tissus. Ma- Sendie fut le premier qui appela l'attenlioîi es physiologistes sur le passage des liquides au travers des tissus par imbibition. Voici quelques expériences qu'il fit valoir. Il prit un jeune chien, auquel il découvrit l'une des veines jugulaires, qu'il isola dans toute sa longueur. Après l'avoir dépouillée du tissu cellulaire et de quelques petits vaisseaux qui s'y ramifiaient, ii la plaça sur une carte, afin qu'elle n'eût aucun contact avec les parties environnantes; alors il laissa tombera sa surface, et vis-à-vis le milieu de la carte, une dissolution aqueuse, épaisse, d'extrait alcoolique de noix vomique. Avant la quatrième minute, les symptômes de l'empoisonnement se déclarèrent : il était dès lors nors de doute

3ue le poison était entré dans le torrent e la circulation.

Dans une autre expérience, Magendie adapta un tube de verre à chaque extrémité d'une portion de veine jugulaire externe prise sur un chien ; il fit ensuite passer un courant d*eau tiède ; la veine était placée dans un vase contenant un liauide acidulé : ce physiologiste constata qu au bout de quel-

2ues instants. Veau qui avait traversé la veine, tait devenue acide a son tour.

Fodéra a fait des expériences inverses des précédentes pour arriver au même but. Il a injecté une substance vénéneuse dans une portion d'artère comprise entre deux ligatures, et isolée de Son tissu cellulaire , de ses lymphatiques et de ses vasa va$orum. il en résulta l'empoisonnement de l'animal.

Fodéra constata encore l'absorption des gaz de la même manière. Ce savant plaça dans la cavité péritonéale d*un lapin de l'hydrogène sulfuré renfermé dans une anse d'intesUn enlevée à un autre animal ; les symptômes d'empoisonnement apparurent bientôt, et l'hydrogène sulfuré ne se retrouva plus dans l'anse intestinale.

Nous ne citerons pas d'autres expériences que celles qui précèoent : elles sont suffisantes pour faire comprendre les théories de leurs auteurs.

Disons seulement cpie Fodéra tira la conclusion que* l'absorption et l'exhalation, dépendant de la capillarité des tissus, ont lieu par imbibition et par transsudation et qu'ainsi elles rentrent dans les classes des phénomènes capillaires.

fonction, comme analogue à celle des glandes : elle est, comme la digestion, un acte sécréteur et réparateur.

'• — Cajnllarifi.

ABS

Certains auteurs ont voulu expliquer Tabsorplion tout entière par la capillarité : mais ne pourrion^QOus pas dire que la capillarité ne Rod raison <^ue de la réplétion des tubes, ouad Us sont vides, ou alternativement vide oa pleins ?

JL de Blainville s'est déclaré partisan de Teiplication de i'imbibition, quil regarde eoimDe une espèce de capillarité.

Laltraction capillaire est celle qui se manifeste entre les liquides et les parois d'un Uibc très-étroit ou la surface d'un corps quelconque qui s'y trouve plongé en partie, et qui détermine l'élévation de la portion du Ivjmàe au-dessus de son niveau primitif ou beo son alMJssement au-dessous.

Cette force devient surtout évidente dans nmérieur de tubes de très-petite dimension, st détermine Tascension du liquide toutes les fois que celui-ci peut mouiller les parois du tubô, et présente par conséquent dans son inténeur une surface concave. C'est par Teffet de la capillarité que Thuile monte dans la mèebe d'une lampe et que l'eau se répand npidemeat dans toutes les parties d un morceau de sacre dont le fragment inférieur seu- Irneut est plongé dans le liquide.

Qttitti \ nous, nous nous refusons complHciDaii ^ croire gue l'absorption se ré- *nse à ce simple phénomène de capillarité, ptsphisqa'à celui cf'imbibition des membranes a de simple mélange de deux liquides misàWcs; nous avons par devers nous trop d'eieoples qui combattent cette théorie pré- <nlée sous une forme aussi étroite et aussi a6sohie.

5b — Preniott atfnoêpkérique»

Fn médecin anglais, Barrf, explique TabswplioD parla pression atmosphérique.

Pendant Tinspiration, dit ce physiologiste, QB gFuid vide se fait dans la poitrine; la pression atmosphérique, qui n'est plus contrebahacëe, fait pénétrer alors profondément dans ie ^stème vaseulaire toutes les substances mises en rapport avec les vaisseaux.

De noœlireuses expériences répétées démit Laennec, Pariset, Orfila, Adelon, lui ont démontré qne des ventouses appliquées sur Qne plaie, où l'on vient d'introduire un poison, pouvaient, suivant l'époque où elles étaient appliquées, empêcher l'absorption, arrêter ou diminuer les symptômes provenant de cette absorption. Il opérait tantôt sur des «nimaux naordus par des vipères, tantôt sur des animaux auxquels on avait introduit entre les muscles et le tissu cellulaire soit la strychnine pure, soit de l'upas tieuté, soit même de l'acide cyanhydrique. Certains animaux étaient abandonnés à eux-mêmes ; ils scccombaient. Les autres, traités par les ventouses appliquées sur le point ou l'on avait poussé le poison, étaient rappelés à la lie.

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