II. -=- Dcveloppemeot Undrinal
b'après Tensemble des faits, on est disposé h penser que les éléments anatomiques de nos tissus ne subsistent, en généra!, que sous la condition de se renouveler 58DS cesse. Cela n'éictul pas leur développement qui est complet mais ra^iide ; de sorte que, souvent, il semble insaisissable. Celte faculté d'apparaître, de se former, de se développefi clt* disparaître, constitue les diverses phases de cette œuvre complexe que Ton nomme travail nutritif.
Bien que ce soit, pour l'élément primitif de nos tissus, une loi générale que celle qui préside a un développement progressif soumis à des périodes et à des modes réguliers, il arrive parfois qu on le voit s'écarter de la route que s'est tracée la nature ; il y à alors arrêt dans son développement, dévialion de l'élément nutritif, de Faction nutrio're même qui sert à sa formation et h son accroissement; de là un excès, un manque ou une aberration dans son évolution ; de là divers modes généraux d'altération, arrêt ou exubérance du dévclo|)pcmeni , ttéforma- 't<w* hypertrophie^ atrophie^ dysplasie et racop/am, etc. Quelques cellules jouissent de propriétés au*on peut appeler particulières, et qui ont été désignées sous les noms de tnéiamorphoie et de liquéfaction. Bien que ces deux études apfMirliennent spécialement à la pathologie, nous en dirons quelques mots parce qu'elles éclairent la physiologie at Tiennent se lier avec elle.
1* Larrét ^u développement consiste dans nn défaut d'harmonie entre les forces attractive» assimilatrice, évolutive, désassimitatrice, dont l'ensemble constitue la nutrition, d'après les théories antiques. Les cellules «oimales ou végétales des épithéliums, des ovules, des fibres^ nous en offrent des eiemples fréquents : dans cet état, leur évolution s arrête; elles s'atrophient, et finissent souvenl par être éliminées.
^ Déformation. — I.a cellule , la fibre animale, les vaisseaux des plantes présenl^ni souvent ce mode anormal que les physiologistes appellent [déformation ; il contisie dans unej^orle de déviation qu'énrouve 1 élément primitif^ et se range i^armi les cas ^^logiques.
3* AtropUo, -*• L'atrophie rentre dans .a Classe des faits anormaux ; elle est lé ctmsé^
4venee de la supériorité de la désassimila-
tion sur l'assimilation. Fréquente dans l'état pathologique^ elle se voit aussi dans certains états de l'acte hyçide, par exemplOp dans la vieillesse, l'amaigrissement compa« tible avec la santé; alors les cellules adipeuses sont peu à peu résorbées : c'est ainsi que disparaissent le thymus , la membrane pupillaire; que se creusent divers sfnus, etc.
k" Hypertrophie. -^ Dans certaines circonstancfes, la force d'assimilation semble concentrée sur un point et y accumuler les molécules nutritives. Ce développement qui dépasse les limites ordinaires constitue l'bynertrophie : ce mode n*est pas toujours moroide •^' car des organes convenablement exercés présentent une hypertrophie (muscles des athlètes] ; néanmoins le plus* souvent c'est un état pathologique.
5* Liquéfaction. — Ce phénomène se voit manifestement dans certaines cellules embryonnaires; quand il est tout à fait anormal) il devient pour elles un artêt de développement et un indice de mort.
6* Métamorphose. — La théorie de la métamorphose repose sur ce fait, que les éléments primitifs de nos tissus (cellules, fibres, tubes, etc.) dérivent directemi^nt des cellules embryonnaires qui subissent des modifications évolutives amenant des <1iangements dans leur forme, leur volume,- leur consistance , etc. Cette faculté titale, qui n'appartient qu'à un petit nombre d'espèces élémentaires , fait partie intégrante de la ^nutrition et ne saurait en être séparée.
§ IV. — 7ermînaijoa deê élémenu anatomiquei.
La matière inorsanique n'a |)as de pt^tncipe animatëu^ ^h elle-même; Doués de vie, commdtout c6 qui tient à l'organisme vivant, les éléments anatomiques doivent tendre à une fin. Celle-ci peut arriver, directement ou indirectement, par une des causes que nous avons déjà énumérées^ l'arrêt de développement, la déformation ou l'exagération dans le mode (le développement* Tabsènce de tout acte nutritif, la liquéfaction anormale, etc. C'est alors qu*on voit survenir divers phénomènes chimico-vitaux, parmi lesquels nous citerons la fermentation et là putréfaction s nous en avons déjà parlé; nous-aurons occasion d'y revenir; Ici se rencontrent des comliinaisons et des décombinaisons par des catalyses chimiques ou physiologiques combinantes ou décombinantes, dont l'étude, de plus en Plus approfondie, donnera la clef des transiormations remarquables dont les mystères, commencent à se dévoiler. Les forces attractives et métaboliques (physiques, chimiques, vitales), se oorres|)ondent et s'unissent pour atteindre un même but. Les problèmes relatifs aul actes végétatifs des animaux et des niantes sotit de nature à exciter vivement l'intérêt des observa^ teurs.
I T. Formation et évolution des kUmeUtê.
Sans tiégliger la distjnettoo des solides et des liquides, d#s humeurs et des tisstiti de
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des méiêux , elc. , divenies cûinbinaîsons de ces |)riooî|jes (ammoniaque» acide lao* lique, acide urique, acide carbonique» eza^ lile de ehaoi , urée » acide stéariqne » mar^ ^riqne , oléiqno » la oholesiérine , le sucre datait, etc., etc.). Parmi ces produits, iea los sont des éléments» d'autres des combisaisons iocrganiiiues du ressort de la chimie ordinaire; d autres ne se constituent que dans un laboratoire vivant, où ils iroulenl les conditions nécessaires h leur for* iDsiion. Quelques-uns pourtant» qui sem- Ueot eiclusiveraent organiques» comme Tu* rée, l'acide lactique» etc., peuvent se forner en dehors de toute action vitale, entre les mains des chimistes. Mais ils ne sont point plastiques et se rangent dans une ca» légorie s()éGiale. La désassimilatlon est donc un fait vital el chimique en même temps; elle exige l'intervention harmonique de deux ordres de forces» dont il faut détermi« ler les lois et les rap[iorts.
Dans la désassimilation comme dans l'as* limilalioo, les faits purement chimiques sont complexes ; pour ce qui est fondamen* ^If ils sont d'ordre indirect» c*est-k-<iire moditiés par des actes vitaux. (Voy. Fbbmbnt.) Gest par désassimilation que se forment des principes cristal lisables organiques remarquables par leur complexité » leur peu de stabilité» etc. L'Assimilation seule produit des éléments plastiques (albumine» fibrine» etc.).
S'Nitriiion des épithélloms, des poils, des ongles» des tissus fondamenuilement Tonnés de celloies (570).
A la surface cutanée » muqueuse » etc. , on voit s'épancher un plasma; au milieu de ce blastèuie» apparaissent des cellules d'à*bord spbériqiies» devenant ensuite polygonales, qui se dirigent de dedans en dehors, se superposent » se modiQeut dans leur volume, se dessèchent et acquièrent à leur superficie une certaine densité. Les cellules jeones (profondes) sont solubles dans ]*acide acétique; les superQcielles ne le sont plus. Les poils et les ongles se nourrissent d'une manière analogue» mais plus compli« quée; dul)olbe pileux» on voit émaner des cellules qui se condensent en se multipliant, repoussent en dehors les anciennes et proituiseot» en se transformant» la substance corticale et médullaire du poil.
Us ongles sont formés par des cellules ^i'itbéliales , au milieu desauelles se soift ^paocbés des sels de chaux. L accroissement en longueur se fait surtout dans la matrice de Tonale. La corne qui revêt la face externe uc cet organe concourt plus particulièreineoi k Tac^roissement en épaisseur. Les t«*llules primitives s'aplatissent» s'imbri- 'l^^eni, et la transformation cornée acqitiert »es caractères les plus tranchés (371).
J^O) Ces tiisos tienaeni le mltiea entre Jes Ussos *^>ioHeteeux qa*on a nommés tissus liquides.
^71) Us tissas cornés (épitliéUums, poils, etc.), l^ociÉnitée^ «irineipes aUninineex do sang ; entra
4« MotritioD des carlilaees al des os.
C*est un point obscur de la nutrition des tissus» de savoir si les cartilages» une fois formés s'entretiennent aux dépens Uu plasma fourni \ukr les vaisseaux voisins : on pourrait croire, au premier abord, que ce plasma joue un grand rôle» si Ton s'en rapporte k ce qui se passe è Télat pathologique : on voit ei\ wet les cartilages s amincir et disparaître peu k peu lorsque les vaisseaux voisins sont lésés, Si on ne peut rien affirmer à cet égard» on peut dire d*une manière certaine uue« pendant la période adulte» des phénomeoea d'organisation ont lieu au sein da la suhstance fondamentale dea cartilages. A une période plus avancée» on voit survenir queù quefois des fibres et des vaisseaux.
Pour ce qui concerne ta nutrition dea os» on peut l'envisager sous les deux points da Tue suivants : pendant la |)ériode d'accroissement et lorsque ce travail a cessé. Dans la première période» les os sont le siège d'un travail nutritif très-intense. Mais lorsque les os sont parvenus k leur développement complet» ce qui a lieu vers vingt-cinq ana environ» continuent-ils à se maintenir dans cet état par une absorption et une . ré* sorption continuelles de leurs éléments constitutifs ? On a cru pouvoir arriver à cette conclusion k la suite des expéri* menlations (|u*on a faites sur le tissu os* seux » chez les animaux auxquels on donna de ta garance. On peut constater alors que les nouvelles couches osseuses prennent une teinte rouge chez les jeunes sujets, et que cette couleur s'efface à mesure qu'on s'éloigne du moment de l'administration da cette substance. Mais ces expériences prouveraient tout au plus l'activité du travail nutritif dans les tissus osseux en voie de formation» car dans ce tissu complètement développé» la coloration rou^e tarde trèslongtemps à s'établir et persiste ensuite k peu près indéfiniment. Dans les expériences de Gbossat, les animaux privés de phosphate calcaire dans leur alimentation perdent une partie de celui qui se trouve dans leurs ost mais n'est-ce pas un emprunt anormal nécessité par les besoins de la nutrition pour la réparation du sang? Ainsi» l'on ne peut pas certifier, d'après les observations précédentes eld*une manière démonstrative» qu'il y ait dansJes os un apport continuel d éléments nutritifs» soit salins, soit organiques. Ce qui est hors de toute contestation» c'est que le contact du sang est nécessaire è la vitalité des os. Ne voit-on pas» dans certaines lésions du périoste ou de la moelle» l'os être fîappé de mortlGcation k sa surface ou dans sa profondeur» et donner naissance k un séquestre? Chez le vieillard». il existe une |;ra0de différence» au point de vue de la vitalité, entre ses os et ceux de l'houime
eux el ces damiers, !( y a «ne grande analogie de composition, ainsi que l'a prouva Scberer. Miiis on ne sait pas encore bien comment Falbimlne se transforme en snbstance eemée.
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