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OEtJf (OTOfXMnS. — PoXCTtOKS »b rbipbo-
wcTiod), (8T1*). — L^tiistoire deTovologie humaine ne date pas d'aujourd'hui ; rbomme» dootTesprit investigateur ne veut rien iguo* m, ne pouvait s^empècher de rechercher le Décanisme admirable, h l'aide duquel il se reproduit et se perpétue. Nulle connaissance physiologique D*élait plus digne doses études H de ses labeurs, nulle n'était pour lui plus pslpiiante d*intér6t. Si les mystères de la vie »eiléTOilent bien mieux dans leurs actes in<* limes, si nous plongeons avec une plus grande profondear dans les secrets de la nature, s'ilest des merveilles dont notre épo-
u« est pour la première fois le témoin, et
col elle peut h bon droit revendiquer une large part, nous devons aussi reconnaître que les siècles précédents ont pressenti et préparé nos progrès, qu'ils ont posé les problêmes, et se sont efforcés k l'envi d'en donner la solution. Malheureusement, l'esprit de système, le défaut de moyens d'exploration convenables, l'amour du merveilleux et des théories anticipées, ne pouvaient favoriser les recherches. Les hypothèses les plus étranges furent souvent érigées en doctrines et répandues de tous côtés. Pour bien des auteurs* il importait peu que les idées émises fussent vraies, il suffisait qu'elles fussent ingénieuses, pour prendre rang dans la science sans le contrôle de l'anatooie, de l'observation, de l'expérimentation physiologique. Aussi, que d'obscurités théoriques ajoutées {lar une fausse science aux mystères, obscurs par eux-méme?. de la formation de l'être humain. Les f>hilosophes grecs contemporains d'Anaxagore et d'Eropédocleétaientdéjàdivisésendeux camps parties discussions relatives au degré de participalion des deux sexes dans le grand acte de la reproduction : les uns attribuaient une égale joDuence aux deux principes mAle et femelle ; lesaulre$,au contraire, accordaient la prédominance nu preqiier de ces deux éléments.
Ces idéea purement spéculatives furent inversées et remplacées par deux systèmes lui régnèrent très-longtemps dans la science, Ijarce que leurs auteurs avaient {K)ur eux > autorité du génie.
Quelques médecins de Cos supposèrent
ue la formation du nouvel Aire résultait
u mélange dans l'utérus des deux liquides 'P^iBques, et que la création des sexes était subordonnée au degré de force relative de ces diteranoides.
Aristote croyait que la liqueur séminale <>umàle contenait la forme de l'embryon. Que cette liqueur, exclusive h ce sexe, avait la tenu de coaguler le sang menstruel de la jcmme, et que de cette coagulation sortait **. "<>aîel ê.re. En d'autres termes, selon la pmoresqqe expression du précepteur d*A-
(37t*) DtBg ^11^ quf'st'oD délicate, nous nous efforcerons de concilier k science avec les ménai|e- ■*^*» Wnena devins à nos lectoura.
lexandre le Cirand , le sang des menstrues était le marbre, le sperme le sculpteur, et l'embryon la statue. Dans ces temps reculés, la foi en la pnrole du maître était telle, que, malgré les puissantes objections qu'on pou* vait leur opposer, ces hypothèses furent longtemps en honneur , et qu'adoptées ou rejetées tour k tour, elles ont survécu, pour ainsi dire, jusqu'à nos jours.
La lumière qqi avait été si longue k se faire devait être fournie par l'anatomie. Fabrice d'Aquapendente, Malpbigbi,par leurs recherches sur le développement du poulet, commencèrent d'ébranler le prestige qui s^attachailaux anciens systèmes. Mais c'est surtout de Graaf qui,par ses dissections, porta un rude coup aux tnéoriesde l'époque ; Touverture fréquente de femelles d'animaux pendant l'époque des amours le conduisirent a admettre par analogioi chez la femme, l'existence de petits œufs, semblables à ceux qu*il croyait avoir découverts chez les femelles des mammifères. Le raisonnement était concluant: si la femme produisait des œufs, le mode de fécondation dans l'espèce humaine devait être analogue à celui des oiseaux.
C'est, en effet, ce qu'ont démontré de nos jours, d'une manière péremptoire,nos habiles embryoioffistes, teIsqueCoste, Veipeau, Pouchet, Raciborski, Verneuil,Courtv,etc. L'observation leur a permis de conclure que les rapports si évidents existant entre les phénomènes de la menstruation chez la femme et leurs analogues dans les femelles des ani* maux, devait faire admettre une pareille conformité dans le problème de la fécondation chez l'homme et les mammifères. D'ailleurs, les autopsies de femmes mortes durant la période menstruelle, ou peu après l'accouplement, ont sanctionné cette analogie qu'on avait admise à priori^ et à laquelle on n était arrivé encore que par voie d'induction. La science moderne est riche aujourd'hui de faits assez nombreux pour pouvoir enregistrer comme positifs, et s'appliquent à Teapèce humaine, les phénomènes constatés sur les animaux; aussi quoiqu'on n'ait pu observer encore tous les degrés de l'ovo* logie humaine, on L>eut déjk en tracer une histoire assez complète.
Dans l'étude de i ovologie, nous nous oc* cuperons : 1* Des éléments de la féconda* tion dans les deux sexes; 3* De la fécondation; 3* Du développement de l'œuf fécondé.
Ait. l". — E^éme^$ê de la fécondation dam ieê
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