‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 183 sur 340 · IC · texte numérisé non relu

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ŒUF

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iioe véhicule <lc Graaf bien (li^tell(lue et sur le pointdese rompre* le liquide s'en échappe iree forçai entraînant quelquefois avec lui le disque proligère et, par conséquent» Tœuf loi-méme, qui se trouve enchAssé dans cet (^taississemenl granuleux.

3*0d rencontre enfin Tovule^qui nage au i»iiiea de ce liquide.— Depuis les trataox de iiraïf, la plupart des auteurs considéraient ivec lai l'œuf comme constitué par la vésioie qui porte son nom. L'honneur d'avoir e premier découvert Toeuf chez Phomme et e$ mammifères» appartient k Baër» qui en iiinootra de la manière la plus positive «xiitêDce dans l'ovaire avant la conception.

Examiné à la loupe, Tovule se présente ms la forme d'une petite sphère a.vant, à *éut de maturité, un diamètre d'environ l;10 à 1;7 de millimètre. Il est formé d'une 'nreloppe extérieure qui a reçu les noms ie membrane vitelline , zone transparente, neiobraiie corticale ou chorion, d'une manière qu'on a com|»arée avec raison au jaune les oiseaui» et qu'on a désignée du .nom le vitallns ; enfin d'une autre vésicule ap* «iie vésicule germinative.

La membrane vitelline est une membrane ^î>a>$s6 dont les contours externe et interne « voient sous l'apparence de deux lignes irculaires bien tranchées, tandis que Vinervalle est transparent ; de là le nom de <me transparente que Badr lui avait d'abord donné. Quelques auteurs n'ont voulu oir là qu'une couche d*albumine environisnde jaune, mais il est facile de se convaincre que c'est bien une membrane réislante» en fendant l'œuf ou en le compri- Moiaumoven de l'instrument appelé com* tesseur. Elle est entièrement privée de tilales et de yaisseaux, et pourtant c'est |fle enveloppe vivante, puisque, lorsque «fufchez les mammifères est arrivé dans la <ivi(é utérine, elle devient le siège d'une Çiive végétation, et produit des villosités '»s on moins ramifiées. Celles-ci, en se ireloppant, s'enfoncent dans le tissu de la '"«tueuse utérine, et attachent ainsi l'œuf

la place qull doit occuper désonnais. 1^ leoibrane vitelline est close detoutes parts, Il contrairement à Topinion de Baér, n'of- 'C aucune fente ou ouverture circulaire *r laquelle Tanimalcule puisse pénétrer •os l'intérieur de la cavité.

U vitelius, on jaune de l'œuf, touche de ^Qtes parts h la paroi interne de la mem* ^ne vitelline. Il consiste en une quantité nnombrablede granules très-fins, unis entre ^K par une masse visqueuse, et est susce^v >bie d'éprouver un retrait en masse, lors* |u« l*eau pénètre ruir endosmose entre lui ^ la vésicule vitelline. C'est ce qui a fait «Imeure l'existence d'une membrane ex- ^ssirement ténue entourant la masse vi- ^'l'ne. Mais Costa et Bischoff s'acconlent ^or en repousser Pexislence ; ils soutienteot que les granulations du vitelius sont "tiafiosées h Ta zone transparente qui est ^ seule et unique enveloppe. Il sufiit pour

*o convaincre, d*aprè$ ces auteurs» de dé*

chirer la véhicule vitelline ; on voit alors s'en échapper, non pas la masse du jaune, mais les granules dissociés. Dnns les œufs des oiseaux, la substance du jaune est formée de vésicules, remplies elles-mêmes d'un fluide dans lequel nagent des granules.

Cette disposition n'existe jamais chez Thomme ni chez les mammifères.

La vésicule germinative, légèrement ovale, consiste dans une membrane très-mince, très-transparente, très-incolore, et renferme un liquide qui, le plus souvent limpide, contient parfois quelques granules. Malgré son extrême ténuité, elle offire une certaine consistance, puisqu'elle a pu èlre e;[aminée intacte après sa sortie de l'ovule, ^uand elle est complètement séparée du liquide granuleux au sein duquel elle est plongée. Toujours très-petite, elle mesure h peine de l)35Àl;30de millimètre de diamètre. Tantôt elle occupe le centre du corps jaune, tantôt elle a une position tout à fait excentrique et touche la périphérie de la vésicule vitelline.

L'existence de la vésicule germinative avait échappé è Baër, lui qui avait découvert lovule. Purkingo l'avait décrite dans Tœuf des oiseaux et lui avait donné un nom, mais c'est M. Coste qui a le premier démontré son existence dans l'œuf des mammifères : il a ainsi établi l'identité parfaite entre ce dernier et Tœuf des oiseaux.

i>ur un des points de la paroi de la vésî- ' *le germinative, Wagner observa une tache obscure, arrondie, qui se détache sur le contenu clair de la vésicule et à laquelle il do-mà le nom de tache germinative. Cette prétendue tache représentait pour Wagner le véritable germe déjè vivant et formé avant la conception. Mais les observations ultérieures ont démontré que cette tache n'a

Cas toute fimportance que lui avait attriuée celui è qui cette découverte appar^ tient. Il est certain que ces taches ne sont pas constantes; on ne les rencontre pas toujours chez l'homme, et les œufs de certaines espèces animales en sont dépourvus. Ce ciue Wagner confondait avec des taches situées sur la paroi de la vésicule germinative, n'est autre chose qu'un ou plusieurs corpuscules tenus en suspension dans lo liquide de la vésicule. Il est donc probable que ni la vésicule, rii la tache germinative n'ont aucune part dans la formation du germe, attendu qu'elles disparaissent, p«>ndanl le séjour de l'œuf fécondé, dans la première moitié de la trompe de Fallope.

Les auteurs ne s'entendent pas au sujet du mécanisme de la formation de fovule, niaia on peut rattacher è deux opinions principales toutes celles qui ont été émises^ relativement è ce développement. Tandis qne> les uns admettent avec Schwan révolution centrifuge de l'ovule, d'autres, moins nombreux è la vérité, mais s'apfiuyant sur les récents travaux de M. Coste,' admettent ai» contraire l'évolution centripète.

D'après les partisans de la première opi« nion , la tache germinative de Wagner se

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rerts, prend ensuite une consistance de plus eo plus prononcée. Le sang se coagule, le volume du caillot égale en général celui d'une cerise moyenne. En même temps, la membrane externe du follicule, très-reirac* lile, revient sqr elle-même. La membrane interne pe pouyant suivre ce retrait, donne lieu à des plis plus ou moins nombreux qui foot saillie dans Tintérieur du l^yste ovarique. Mais, dans un cas le caillot, dans Tau- Ire la Ijmphe plastique consistante, mettent obstaclei cette rétraction, et la limitent au DOÎDS temporairement, bientôt la partie tiptus soluble duoaillQt se résorbe «et de DOOTeau s'exerce la rétractilité de la mem« brano interne : de le diminution croissante Je la capacité de la Yésicule, nouvelle ré^ ^orf'tion de la matière épanchée (sang ou Ijmphe), nouveau retrait du follicule, plissement et hypertrophie toujours proi^ressifs Je ta memurane interne. Bientôt enfin, la 'ésorplion du caillot ou de la lymphe plasi'jue étant complète, les plis de la membrane interne adoasés par leur côté saillant ontractent des adhérences, se ^n*sreut ensemble, les parois opposées viennent en montait, adhèrent Tune k l'autre, et le folliule comblé fbrme à la surface de Tovaire ine énorme tumeur. Ces deux théories qui ésament toutes les autres, diffèrent par un *oini imuortant. Pour MM. Pouchei et Racilorski, du sang liquide s'épancherait et fornerait un caillot ; pour M. Coste, au conraire, l'épancbement sanguin n'aurait pas leu, mais il y aurait exhalation d'un liquide Ibumineux. '

Cette divergence d*opinion, au sujet du li- [QiiJe qui remplit le follicule de Graaf, doit

0 entraîner dans l'explication de la coloraîon du corpus luuum. Malgré cette dénomination, il s'en faut cependant aue la teinte u corps jaune soit uniforme cli(*% les dierses espèces animales^ et conforn^e/ii^terme énéri/pie qui sert à la désigner. En effet,

1 elle est d'qn jaune-citron cne; la femme, un jaune-orange chez la vache, elle a chez ^ lapine une nuance gris-jaunâtre et rose, tti'un rouge-sgris chez la brebis. Poucliet et ^ciborski, qui ont admis un épanchemcnt lOBuindansIa vésicule de Graaf déchirée, ot attribué la coloration du cor|)s jaune k neimbibition de la matière colQrante du log, analogue k celle qui se ^lanifeste >Qs les ecchymoses, et^ comoie dans celles^» || passant d abord par le$ nuances rougeif et rouge-somhre avant d'arriver k la iiDte iauue-citron ou jaune-orange. Cosle, Qt admet au contraire un épanchement

0 liquide i|lbum.ineuXj| ou de lymphe plasr ^ue, résultat d'un travail demi^inaam- ^Atoire, attribue la coloration spéciale du ^put lutfu^ à la présence dp granulations tnnes qui entrent dans la composition de

1 meoibrana interne. Ces granules sont lotécolaires k la vérité, mais néanmoins '^^nombreases. Quand la rétractilité de la inique externe est mise en jeu, l'interne ' plisse forcément ; il en résulte que les 'anules,d*abord disséminés,se condensent,

et que de ce tassement résulte une coloration jauue non évidente pour cliacun d'eus tiris isolément, mais qui ressort très-bien orsque ces uranules sont réunis en grand nompre sur Te même point. Il faut se souvenir aussi que la capsule interne s'hypertrophie, et que l'hypertrophie contribue, autant que la condensation des granules, k la coloration remarquable du corpus luteum.

Quelle que soit la destination de l'ovule, qu'il reçoive ou non Tinfluence vivifiante spermQtis , les modifications qui viennent d être décrites s'accomplissent k chaque évolution d'une vésicule ovarienne. Les corps jaunes qu*on retrouve k l'autopsie ne sont donc pas l'indice d'une fécondation antérieure, mais d'un travail accompli au sein de rovaire, dont la fécondation peut avoir été le résultat, mais dont elle ne saurait eu aucune fai^on être la conséquence nécessaire. Ilieu que les phénomènes physiologiques qui surviennent quand un ovule, arrivé k maturrlé, quitte son enveloppe prolectrice, présentent dan^ tous les cas une analogie complète dan$ leurs caractères essentiels, il existe dans leur marche, leur durée, des différences que l'observation attentive a permis do découvrir, et qui sont loin d'être dénuées d'importance, surtout au point du vue médico-légal. Ces dilférences ne pouvaient échapper k un observateur aussi distingué que M. Coste, et c'est k lui que nous emprunterons la distinction qu'il établit entre le corps jaune succédant k une grossesse, et le corps jaune appartenant k une femmo qui n'a pas conçu.

D'après ce savant embryologistc, il faut un mois entier pour guo, chez la femme enceinte, la cavité du lollicule soit comblée; ce n'est que vers le 40' jour que les plis ont contracté d'intimes adhérences. La tumeur reste slationnaire jusqu'au 3' mois de la gestation; k dater de cette époque, elle devient plus compacte et plus rénitente, et commence sa période de décroissance. Son volume, qui va diminuant à mesure que se rapproche le ternie de la grossesse, conserve encore après raccoucliement un diamètre de 7 k 8 millimètres. Tandis que, chez les femmes enceintes, les tumeurs qui doivent porter le nom de corps jaune mettent des mois entiers pour parcourir leurs diverses phase3t il n'en est rien chez les femmes qui ne sont pas dans cette position ; il ne faut paa plus de 25 k 30 jours pour que, che^ elles, les plis de la tunique interne aient contracté des adhérences, que les ca|)sules soient presque effacées et même presque complètement résorbées.

Faut-il admettre encore avec Huscbke la distinction des corps jaunes en vrais et fauii? L'auteur allemand donne le nom de vrais aux corps jaunes qui succèdent k une fécoiii dation, et celui de faux k ceux qui ne se lient pas k cet état. On ne voit point l'utilité de celte différence.

Faut-il aussi,avecM. le professeur Courty, admettre des corps jaunes provenapt de v^-

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