‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 185 sur 340 · IM · texte numérisé non relu

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éproofer certains sentiments, expression agued'un développement sensîtif qu'elle ne i^ut comprendre. Les changements physi- |ofs sont : te développement rapide du oasin y qDÎ jusqu'alors différait peu dans les eox sexes; I augmentation considérable du olume des seins; la saillie, la formation, I turgescence du mamelon ; la rondeur des DHoesJa disparition des saillies osseuses u mascntaireSy due k une répartition uni- }rme et abondante du tissu cellulaire. £n* n, QQ des plus remarquables» c'est la mentruation.

Celle-ci est un écoulement périodique 6 sang, qui a lieu per extema geniialia. Iq Taiipeile encore : rigUi^ moii^ ordtairei , mensirueê , malaaiei , flux caiamé" tW. L'apparition des règles esl annoncée t plus souvent par des phénomènes de plébore locale, ayant lieu du côté du bassin;

existe uli sentiment de pesanteur et même e douleur du bassin et des lombes, souent aussi dans lout le bas-ventre; de la baleur i Thypogastre, au périnée, un léger rurii et one légère tuméfaction aux pares voisines. Cet état congestif est partie accom|)agné de phénomènes genélox , les uns nerveux, les autres circuitoires. Les premiers consistent en des i«Mtudes,de la dispepsie , des vomisse- )«'nts; enfin quelquefois on a pu consta- ^rdes spasmes très-prononcés, de véritales accès d'hystérie. Les troubles circula- )ires sont raceétération et la plénitude du ouïs, la rougeur et la chaleur générales ou irtiellesde la [)enu,la pesanteur de la télé, ^l'oppression, une coloration bleuâtre du ourtour des yeux. Ces phénomènes sont le bultalde la réaction des organes fluxion* ttssurles appareils circulatoire et cérébrofuual. Ce^ symptômes peuvent se prolonger ^un i huit jours, et sont suivis enfin d'un noulemeut mu queux plus ou moins abon- <ot, plus jaune, plus foncé. Examiné au Hcroseope, ce liquide contient quelques «gmfflttd'épithélinms et quelques globules ingsins , lorsqu'il a une coloration brunâ- ^. CeUe première période de l'écoulement leofttruel dure un ou deux jours. Tantôt li« précède l'écoulement sanguin d'une 4oière immédiate , tantôt les symptômes ut la signalent disparaissent, tout rede- ;ent normal , pois après un intervalle otijour, du sang presque pur s'échappe licitement au dehors. Le flux sanguin Qtilant constitue la seconde pério<1e du ^éQonièoe; le liquide alors excrété se comice de sang toujours mélangé d'une eerlioe proportion d« mucosités. F.n effet, *' microscope décèle des slobules muttcuxi divers degrés de développement, et < minces fragments de lames épithéiiales ^QS|»areQtes , mélangés à d'innombrables jObuies sanguins. Cet écoulement cesse ordinaire après trois ou quatre jours; ^sis il se prolonge chez plusieurs femmes «ndant cinçi, six et même huit jours.

La quantité du liquide exhalé devenant • BeiQs eu moins abondante, sa couleur

passe du rouge au brun, la proportion des globules sanguins diminue et celle du fou* eus augmente ; enfin ce mucus devient lui* même plus épais, et offre pendant cette der« nière période des caractères identiques k ceux de la première, mais en sens inverse. Après la cessation du flux menstruel, la surface interne de Tutérns et surtout celle du vagin se dépouillent de plaques épilhé* liales nombreuses, d'atiord presque intactes, mais bientôt réduites en fragments nom* breux, Ponchet, dans son ouvrage De Im iMorie pêiiiioê de l'tulaiion eponêùnée^ admet qu'on rencontre constamment alors une sorte de («eudo-membrane, one espèce de caduque, résultat de la sécrétion sub-inflammatoire de la muqueuse utérine. Mais n'est-ce pas avec raison qu'on peut se de* mander si Pouchel n'a pas été lui-même induit en erreur, et si cette production membraneuse, à laquelle il assigne une origine Sour ainsi dire pathologique, ne devrait {«s tre regardée comme étant de nature muqueuse?

Les symptômes qui ont préâfidé au premier écoulement menstruel ne se re|>roduisent pas en général aux époques ultérieures, ou du moins vont en s'affaiblissent k mesure qu'on s'éloigne du début de la puberté. Toutefois, chez quelques femmes, ils ^e montrent toujours avec la même intensité; chez un plus grand nombre, l'éctoulemeut cataménial est constamment signalé |iar quelques coliques, un peu de malaise, ou seulement un trouble plus ou moins prononcé dans l'état général. L'humeur est moins égale, la femme devient plus impressionnnble, plus irascible. Chez un certain nombre Ue jeunes fliles, les troublas fonctionnels et les douleurs abdominales, considérés comme autant de phénomènes f>récurseurs de la période menstruelle, peuvent ne pas être suivis de Técoutement Siinguin, et, après une durée de quelques jours, on les voit d'abord diminuer peu k peu , puis cesser complètement. Us peuvent ensuite se reproduire chaque mois pendant un certain teni|>s , sans autre résultat qu'une altération momentanée dans la santé générale de la femme, et ce n*est pour aiiisi dire qu'après plusieurs tentatives infructueuses, que les règles s'établissent d'une manière complète et régulière.

L'é|)oque de la première éruption des règles varie suivant les climats, les constitutions, le genre de vie. Elle a lieu en moyenne de i% k 16 ans« Cependant il n'est pas rare de la voir devancer ou dépasser ce ternie. Ainsi les femmes sont plus précoces dans les pays chauds, où elles sont.ordinairenient nubiles de 9k 11 ans, et elles sont plus retaniées dans les |iays froids: dans les ^lays du Nord la menstruation ne s'établit guère avant 15, 16, 18 et ao ans, tandis qu'il n'est pas rare, dans nos climats,' de vorr des jeunes fliles réglées dès l'Age de 18 ou 13 ans. En dehors de ces moyennes, les auteurs ont cité des exemples de liieuetroatioii tardive oi» précoce. Du mértecin AHeoMMl {4irle d'uM

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