‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 188 sur 340 · FoncifoiiMiuflÎ9«, pemSanr teaneif anwmr · texte numérisé non relu

FoncifoiiMiuflÎ9«, pemSanr teaneif anwmr

Une foule d*actes sont aecoropagnés et réglés par une sensation, on besoin interne. La sensation qui assure TingesHon des aliments et des boissons porte le nom de faim et de soif; ailleurs elle s'appelle besoin derés» pirer, de rendre les urines; ici elle s'iippcllr amour ou penchant réci|)roque de l'hemma et de sa compagne. Lorsque \\o\xt la première fois un sentiment insolite s*éveille au m^F^ m^nt de la puberté, qu'une révolution s*ô^ père au sein de l'économie, le jeune honime^ et la jeune fille entrent dans une ère nouvelle; ils vont parcourir une phase de leur existence bien différente de celle qu'ils ont acromiilie jusqu'ich L'un et l'autre deviennent alors rêveurs et pensifs; ils éprouvent des tendances, des sentiments inaccoutumés, dont ils ne comprennent pas d'abord la tik^ tureet l'origine.

On a beaucoup discuté pour savoir ce qu'est l'amour en général, ce que sont les divers amours en particulier; nous ne traiterons pas en ce moment cette longue, grave et impor-' tante question, nous la réservons pour notre Physiologie médicale. Nous dirons Seule* ment quici, comme partout ailleurs, tout dépend d'un rapport harmouiçiue, préétabli par le Créateur, entre notre milieu^ nos organes, nos dynamismes, notre princifie animateur, pour atteindre un but nettement fixé à l'avance.

Quelques auteurs ont prétendu que, |K>ur l'homme comme pour l'animal, l'amour n'était qu'un besoiu organique; qu'on pouvait l'y ramener toujours, quels que fussent les déguisements qu'il se plût à revêtir. C'est à un grossier mécanisme qu'ils ont voulu rattacher les sentiments les |»lns nobles, les plus désintéressés , les plus élevés^ les plus généreux, l'amour maternel, l'amour de son pays, l'aiDOur de ses semblables, l'amour du bea«, du vrai, du bien, Tamour de la Divinité même. Ils n'ont pas vu que là, Surtout, éclatent dans toute leur splendeur lo caractère essentiel de l'Iiomme, la sublimité de sa nature, lo noble but de sa destination future, qui se retrouvent au moins en germe, même dans le délire des passions, dans les actes intellectuels les plus simples, comme dans les filus hautes conceptions. On no peut nier l'influence du physique sur le moral; mais sous l'empire de la civilisation, fe moral déploie toute sa puissance, la question de l'amour chez 1 homme, et surtout chez la femme, revêt un nouveau caractère, de sorte que te problème qui nous occupe demanderait une analyse aussi longue que difficile (372).

72) La eaari>inaison des fiassions les plus phv- leor fait subir les transformations les pies profonles idées et les scnttmenu nioraùx des. Soumis aux lois deâ convenances» veiié par la

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IJ7 ŒUF DB PHYSIOLOGIE

i sperma el de Fovule pour produire la irondation» on D*est pas aussi unanime lund il s*agît de révéler le mécanisme luiléaie de la fécondation. Trois théories, ou. Ton yeul, trois hypothèses, sont en précoce; peut-être Texamen de chacune d*els servira-t-il à éclairer cette question en* tïioppée de ténèbres, et apportcra-t-il quel* uc conviction dans les esprits.

La plus ancienne parmi ces trois hypo-» lèses est celle de Leuwenoœck. Pendant ta KTondalion , les spermatozoïdes pénétrelient dans Tovule et s*y développeraient n embryon. Si on consulte la physiologie omparée, dans des espèces animales déjà défieurês, telles que les batraciens, on bscrve, selon Prévost et Dumas, la p4né- -ation des animalcules à travers la couche ibumineuse qui entoure Tœuf; on constate lo» des spermatozoïdes sur la membrane tielline, et, sans doute, pénétrent-ils plus fofondémenC dans Tintérieur de Vœuî. La énéiration ne 8*es4 jamais effectuée, si Taluniine qui environne Tovule était gonflée tar Teau, lorsque, pour faire Texpérionce, n mettait des spermatozoïdes en contact (Tec on ovule.

Fant'il de \h induire qu'il en est ainsi lansTespèce humaine, et que, par une sorte t'eodosmose, le spermatozoïde passe à traders une couche albumineuse pour pénérer, de proche en proche, jusque dans la TofoDdeur de Tovule ? Si ce mécanisme >'ob>crve chez les espèces inférieures, il i'a {OS lieu pour les mammifères. Ain^i, taélésouvent expérimenté que les spcr- :iaiuzoïdes n'arrivent jamais , même en •mlact de la membrane vitelline , quand imo couche albumineuse entoure fovule; iindis que naturellement, quand celle cou- :*ic est détruite, il y a des spermatozoïdes Miués sur Id zone transparente. Voilà donc miorc une fois bien démontrée la nécessité hurla fécondation de la rencontre entre le H^^rme et l'ovule; mais, d'un autre cûuS les ^ipéiiences de Cosie, sur des femelles de lapins, attestent bien évidemment que les ^pf^rmatozoides ne sont pas transmis par ent^ndosinose à travers les membranes de

Cette théorie, oubliée pendant (pielqne limips, fut redsuscitée par l)unias ei Prt^ost, ^ui la modiQèrentfOn admettant que le spcr« iH'itozoide allait couâtiluer le système i;er* Huïdc l'embryon.

Eiifin, assez récemment, Barry a cru découvrir sur l'oYule une tissure très-légùre |iui s'opérait lors de la déhisccnce, et uans '^r^ollc le spermatozoïde pénétrait pour jrrivcr dans l'intérieur du germe femelle; i^'Cnlôi cette voie temporaire s'oblitérait 'ora|Véicment.Mais l'existence de cette fente Uêcriift et figurée par Barry est-elle bien Mle?existe-t-elle bien positivement? Ce l'ULTopyle annoncé dnns les mammifères "a pu y être retrouvé; cependant M. Coste ^n a si|^nalé l'existence dans les froissons 'JîS€ux. De nouvelles observations sont

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nécessaires sur ce point intéressant de la science.

Suivant quelques auteurs, la faculté fécondante appartient non aux spermatozoïdes, mais au liquide séminal interposé entre eux. Dans cette hypothèse, les spermatozoïdes sont les porteurs du liquide séminal, et leurs mouvements ont pour but de le conduire jusque sur l'œuf qui s'en trouverait englue.

Vient une troisième théorie. Emise d'abord par Vallisnieri, elle a été reproduite par Bory Saint-Vincent, Valent! n, Bischoif. Selon ces auteurs, les spermatozoïdes siraient uniquement destinés h maintenir, par la rapidité de leurs mouvements, la composition chimique de la liqueur séminale. D'après les mêmes physiologistes, le sf erms serait doué d'une sensibilité chimi(]ue telle, qu'à l'instar du sang, il ne pourrait conserver ses propriétés fécondantes que tout autant qu'il est en mouvement. De là vient qu'il renferme ces éléments mobiles dont la

tirésenee est indispensable, éléments doni es mouvements n'ont jamais plus de vivacii<> qu'au moment où la semence vient de quitter le lieu où elle a été sécrétée, et qui paraissent exercer une influence des plus favorables au maintien de sa composition.

Celte dernière hypothèse est assez peu vraisembkible. Comment admettre que la faculté viviliante du sperme est due anx mouvements des zoospermes? S'il en était ainsi, si sa composition chimique, et, par suite, ses propriétés fécondantes cessaient d'exister quand les mouvements cessent, il en résulterait qu'il n'y aurait jamais Ue fécondation possible, car, dès que les spermatozoïdes traverseraient la couche albumineuse qui environne l'ovule, leurs mouvements seraient nécessairement supprimé-, tandis qu'ils n'étaient jamais plus indispcnsaliles.

Telles sont en résumé les opinions les plus récentes; quelle que soit celle qu'on adopte, l'esprit en est difllcilemcnt satisfait. C'est qu'il y a là un mystère que les hypothèses les plus ingénieuses n'eut encore pu éclaircir, et qui» peut-être, écha4)pera longtemps aux recherches et aux investigations do la science, telles qu'elles sont dirigées. Néanmoins, malgré le vague qui règne sur le mécanisme de la fécomiation, l'esprit avide de connaissances positives a dâ examiner coniparaiivemcnl chacune des hypothèses précédentes, et donner sa préférence à colle qui lui a semblé le moins improbable. Anjourd'luii, l'opinion à laquelle parait se rallier la majorité dos physiologistes, c>t qua la fécondation résulte ûc la fusion intime de l'élément générateur uiAle avec l'élément générateur femelle, de la fusion des deux plasmas contenus dans la cellule ovarique et la cellule spermalozoique. Puisqu*il en est ainsi, le produit en résultant doit nécessairement participer à la iois de l'un et do l'autre, et l'individu nouveau doit ressembler à ses deux paronts.

Le lieu dans lequel s'opère la fécondation

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a divisé et diTÎse encore les physiologistes. Les anciens croyaient que la fécondation ne pouvait avoir lieu que dans l*utérus. Cette opinion a, du reste» élé partagée de nos jours par M. Pouchet de Rouen, qui a cher* ché très-babilement è démontrer que la conception était exclusivement utérine ; mais les exemples Se grossesses extra-uté» rines ont toujours suscité des iucrédules»'qui n*ont pu penser que la fécondation s'accom* pllt exclusivement dans Tutérus.

£tait*il probable, en effet, que la conception étant une fois eiTectuèe dans la ma* trice, ]*ovule vivifié revtnt prendre place dans l'organe qui Pavait sécrété ? Il devenait donc très-naturel de regarder l'ovaire comme un des sièges où la fécondation pou-f vait se faire, bien plus souvent même qu'il ne famirait en juger par la rareté des grossesses ovariennes.

Enfin, entre ces deux opinions extrêmes, est venue prendre place une troisième opinion qui admet la |K>ssibilité de la conception dans chacun des |)oints inter^ niédiaires à l'utérus et h i'ovairo. Mais ceux qui croient h TaccompUssement pos-^ sible de la fécondation dans le canal vec« teur, pensent que ce pliénomène mystérieux se passe principalement vers la partie moyenne dus trompes de Failope. D'ailleurs si la grossesse ovariquc prouve ()éremptoi'» rement que l'ovaire est apte è devenir un des sièges de la conception , l'existence des grossesses tubaires prouve également bien «|ue la fécondation t)eui s'opérer dans les trompes. Ce qui démontre encore la possibi* lité des conceptions dans ces deux sièges, ce sont les grossesses tul)o-ovariques : au moyen du microscope il a été permis de retrouver des spermatozoïdes dans tout le trajet des organes génitaux internes. Par là ont été terminées les discussions qui ont régné anciennement dans l'école et qui donnaient lieu à deux camps, celui des ovatistes et celui des utérins. 11 est admis généralement aujourd'hui que la fécondation peut avoir lieu dans l'utérus, dans les trompes, dans les ovaires, mais que néanmoins elle s'effectue le plus souvent dans les oviductes. Si Ton veut savoir le degré de fréquence relative entre les ovaires et l'utérus, il faut consulter les statitisques qui se prononcent en faveurdes ovaires. Si les femelles desani* maux ne sont susceptibles d*ètre fécondées (|u'h certaines époques, et si le sperme des mâles ne renferme des spermatozoïdes qu'à* l'époque excitative,en est-il de même pour l'espèce humaine? On sait qu'il n'y a point d'autres limites à la fécondation pour l'homme et la femme, que celles que l'âge apporte ou qui sont le résultat de maladies. Mais bien que la femme puisse être fécondée pendant toute la durée de sa vie utérine, bien que le sperme de l'homme renferme des spermatozoïdes tant qu'il est apte à procréer l'espèce, n'y a-t-il pas pour la conception une période d'élection? Pour établir d'une manière même approximative le moment présumé de la fécondation, il fallait calculer

eombien de tom|is Tovuie, d'une mrf, met a opérer sa déhîscence, et , de l'autre, qoelle est la durée nécessaire au sperme peur arriver sur telle ou telle partie des organes internes. Or, voici ce qu'on peut dire :U liqueur séminale n'est {mis lancée directe" ment dans l'utérus, il s'écoule vingt-cifiq à trente minutes avant son introdnrtion dans la matrice ; enfin ce liquide ne |)éoèlrt dans les trompes qu'au bout de dix i onze heures* On sait d'ailleurs que le Iransportdn sperme est du, soit à une succion que l'utérus opère sur lui quand cesse le spasme, soit à des mouvements péristalliqaes do l'utérus et des trompes, soit |ieut-être en6o > l'aotion de la capillarité, ou bien k plusieurs de ces causes, ou mèaie à looles féunies.

On ne saurait récuser dans les trompei de Failope l'action des cils vibratiles, suii ceux-ci n'agissent point dans l'utérus, car ils sont dirigés en sens inverse de la dife^ tion que suit le sperme dans sa progression. Enfin les mouvements des sfiermatozoîdes ont-i!s quelque influence et aident-ili I faire .cheminer la liqueur séminale! Quant au temps que met l'œuf è opérer sa déhîscence, il est très-variable, mais il exige toajours une certaine durée. Il est donc (icroùs de formuler cette rè^^te ^énérale,saYoir,qoa la fécondation n'a point lieu instantaoémeoi, car bien qu'on ait prétendu que la seiisition particulière éprouvée par cerUines feninies pouvait être l'indice de la déchirure d'une vésicule de Graaf, néanmoins, tu le temps que le sperme met h parcourir Toiérus, h rencontre des deux éléments féeoniia> teurs n'a jamais lieu d'une manière iosiaoïa* née. Mais d'un autre côté ou [»eut préjo^r jusqu'à un certain point le temps que lo* vule mettra h se détacher de l'ovaire, lorsq^u'on sera averti qu*il est parvenu àiniiurué,ce qui e^l indiq*ié par le flux mcnsirnrl, qui parait être un épiphénomène de Térolution ovarique. L'époque la plus favorable à la fécondation est en général celle qui »u:t de près récouiement des règles; il esl éri* dent qu'alors tout semble admirablcuicni préparé pour cela : mais faut*il conclure gtie dans l'espèce humaine I aptitude à Ij fécondation est limitée aux jours uui |;r6cèiientou suivent les époques cataineniaie$? Si cela était, il s'ensuivrail qn'U v aurau uiie période de deux semaines environ («fldnnt laguelle la fécondation serait iin[^t'sible. Mais l'expérience «le tous les joors lirouve qu'il n'en est poiol ainsi , némefo milieu de Tintervalle qui sépare deux éf^^ ques menstruelles. Soit que l'ovuie expulsé par la ponte sponiaoée conserve longteior^ encore son aptitude à la fécondaiioo, k>ji que l'excitation puisse se communiquer aoi vésicules ovariques, et déterminer en eHn des modifications entièrement semblabM h celles qu'elles subissent dans révolutioa qui s'accomfiasne de fluxion sanguioe^l)f rutérus, les laits paraissent se {lasserteu qu'ils viennent d'être décrits.

L'on a cru jusqu'ici que, pour eut le-

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on is, lês Of aies oot besoin d*élre parTenus I leuroialarifé; mais cette condition esi-elle U»ot liment de rigoeurt Si leur évoltition Tebi pas terminte ou sur le point de l'être

0 moment de l'excitation spéciliquc, la écondatton est-elle impossible et doit-i^lle ire ines[>érëet Ne peut -on pas adiUettre [lie le »perme possède simultanément deux lenres d* actif iié> et que« doué, ce que |ier« onne ne conteste, de la faculté fécondante, la aussi une puissance maturaiive. susceiw itile de se montrer même lorsque les ovules Tont pas ac4ievé leur évolution 7 Cette opilion, que le raisonnement ne trouve pas iii|»rol>able,at du reste, été démontrée cnez ertaiiies es|)èces animales telles que les rustacés, les oiseaus. Cesi là ce qu*on umme une fécondation par anticipation; lusi Faction du si)erme se ferait sentir noneuleoient sur tes ovules dont la maturaiou est imminente, mais aussi sur ceux ODt révolution n*esl |>our ainsi dire qu*à einc commencée et aui doivent rester euore longtemps dans I utérus.

Les phénomènes de la conception s*acnmplissent sourdement dans la profon^ cur des organes, et cet acte est entièrement ndépendant de la volonté. On ne devient a$ mère quand on le désire, et souvent la rossesse survient lorsqu'elle n'était nullelient souhaitée. Il est éminemment probaleque la conception est k peu près certaine luand les* deux sexes sont bien dis))0$és.

1 ne faut |ias croire néamoius que la conception ne puisse s*opérer en dehors de cette oudiiiou, elle a lieu parfois lorsqu'elle enil)lail tout h fait improbable.

La science est bien pea avancée sur Io5 •iiises (le Tinfécondiié ou stérilité. La sléiiiié peut dépendre de Phomme ou de la ;mme. L'borame est stérile quand il y a bsf Qce congénitale ou acquise des organes écréieurs^ quand ils sont atrophiés, malades, ue le s|)erme est dépourvu de spermato* laides; mais il semble que les plus nomrenses causes d'infécondité résident chez iferame; il faut noter parmi elles l'absence u les maladies des ovaires, Pengorgement, ulcération, Toblitération des trompes, le' ^snie prononcé du pavillon, robliteration

0 Torilice du col utérin ou de sa cavité, s vices de conformation et de position de

1 matrice. Mais si toutes ces lésions font >niprendre la stérilité de quelques femmes,

est tout k fait impossible d'expliquer )niuieQt il se fait (jue certaines sont stériles »r>qu'e[les sont bien conformées, pouraiioi daines autres mariées plusieurs fois n ont u avoir des enfants de leur premier époux, |r5que celui-ci avait eu déjà des enfants une première femme ou n'en ont eu qu'ares plusieurs années de stérilité apparente (1 dans un second mariage, quand leur se- \nd é|K)ux n'avait pu en avoir de sa prc- |ière femme. 11 semble que les personnes un tempérament sanguin et lymphatique )nt1es plus fécondes; celles, au contraire, ui sont nerveuses, le sont moins.

Le:» transmissions par hérédité n'offrent

lOtt

rien de constant La eoostitiitioii, le tempérament des parents, leur Age, leurs vices imthologiques, leurs qualités, leurs défauts, sont plus ou moins transmissibles ; mais leur influence est encore mal a{>préciée. Le génie et la lieauté parfaite ne sont |»as plus héréditaires que la dégradation physique et morale. Un grand homme peut donner naissance à un imbécile, de même qu'un imbécile peut donner naissance à un grand homme. N'a-t-on pas vu^ sous le Directoire,

I union du talent et de la beauté les plus parfaits ne produire qu'une espèce de cré« tin ? La fét^ondation peut être double ou multiple. U en est ainsi quand un ovule dans ctiaque ovaire est fécondé ou que deux ovules appartenant au même ovaire sonl fécondés i la fois ; quand deux ovules sont contenus dans une même vésicule de Graaf, ou que le même ovule contient deux germes. On donne le nom de supcrfétation k une double fécondation survenant presque au niêmc moment chez une femme dont plusieurs vésicules de Graaf, arrivées S|ioiitanément k maturité, se sont rompues ea mémo temps ou presque en même temps.

II est imiiossible de comprendre une nouvelle fécondation lorsque déjk Tutérus est distendu par un produit de eoneeiition.

Abt. IIL — Dévtloppemeni de fœuf [éconéL

Le développement de Tœuf fécondé doit être étudié Jans la trompe de Fallope et dans Tutérns. On sait que l'œuf humain arrivé h maturité se com|)Ose d'une membrane d*eiiveloppe ou vésicule vitelline, d'un liquide granuleux contenu dans cette vésicule : c'est le vitellus ; d'une petite vésicule renfermée dans la première et située au milieu de ce liquide ; c'est la vésicule geriiiinative; enQn de la tache germinative qui se détache sur le contenu clair de la vésicule et qui est en suspension dans le liquide que celle-ci renferme. Lorsque la maturité de l'œuf est complète, la vésicule qui le contient, soit spontanément, soit par l'eicitation spécifique, se rem« plit de liquide ; cette distension considérable a pour résultat d'atrophier les vaisseaux, en même temps que d'amincir la naroi de la vésicule du côté qui fait saillie vers la surface libre de l'ovaire. A un moment donné, la vésicule se crève, l'ovule s'en échappe ; aussitôt le luiviilon de la tromi'O vient s'appliquer sur l'ovaire, non pas in-t distinctement sur un |ioint quelconque « mais, si l'on peut ainsi parler, d'une manière intelligente sur la vésicule d'où l'ovule mûr va opérer sa déhiscence; le pavillon embrasse étroitement l'ovaire auquel il est iixé par une des nombreuses franges qui le terminent : quand il ne s'applique pas exactement sur l'ovaire, l'ovule peut tomber dans la cavité abdominale et s'y développer, ce qui constitue une variété de grossesse extra-utérine.

Les modificat'ons que subit ToTole dans la trompe de Fallope n*out pu encore être

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DE PnTSIOLOGIE.

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liaque nojrAu renfermerait dans aon inléleur un globule plus |>elit oui serait* h é^ard du novau plus grand, ca qu*est elui-ci pour hs sphères vitellines. Ainsi accomplit, chez les mauimifères, le fraconoemeot du TileUus : cette segmentation e produit (^alemeut dans d'autres classes Il règne animal, mais ce n*est pas le jaune uicbt le siècle de ces divisions à TinHui; est k loit qu on a identifié trop longtemps »niot viteflus et le mot jaune; ces deux >rmes ne sauraient être synonymes. S*il n*y |)as d'inconvénient à les regarder commo Ms |)our ce qui concerne Tespèee humaine l les mammifères , il n*en saurait être e oième pour les oiseaux, les reptiles, les atrariens, les poissons» Dans ces classes 'animaux, la segmentation ne porte pas sur œuf tout entier, mais seulement sur cette orlion qui a reçu le nom de cicatricule. fuaot au jaune proprement dit, il ne subit as la segmentation ; or ce jaune est très* onsidérable : on voit donc combien il est luiif de confondre ces i^ux termes, et çiue eue confusion de langage ne peut qu tnuire en erreur. Ce n*est pas tout : le jaune es oiseaux et des batraciens diffère du iiellus des mammifères, non-seulment parce ue celui-ci subit la segmentation, taudis ue celui-là ne la subit pas, mais aussi par I structure et par les usages auxquels ils uoient servir. En effet, le vitellus des mammi- 'resest granuleux, et le jaune des oiseaux !»i vé2»iculeux, taudis que la plus parfaite ieotité existe entre le vilellus des mammi- Tes et la cicatricule des oiseaux , Tuu ( Tautre étant constitués par des graules. Les vésicules dont se compose le tuiie sont toutes pourvues de granulations raisseuses ou albumineuses en nombre ssez souvent considérable. Puisque Tidenlé du vitellus et de la cicatricule existe ^us le rapport do la structure, la même nalogie doit se retrouver. touchant les pliéoiuèues ultérieurs dont ces parties doivent ire le siéj|{e; Tun et Tautro subissent la L'^mentalion, qui ne présente que de légè* ^2» d.fférences:en effei, tandis quecephénotènese manifeste chez les mammifères par I formation de sphères vitellines , chez :$ oiseaux elle est reconnaissable et trauite par un siilon plus ou moins profond. ela tient à ce que d*une part 1» germe est iolé, tandis que de Fâulre il est en contact yecla masse du jaune. Enfin le jaune et le iiellus ou la cicatricule diffèrent en ce que L'S derniers constituent Tœuf propreuient it« au lieu que le jaune n*en est qu une artie accessoire, destinée à servir k la nuniion du germe. Rien de plus remarquable ue cette segmentation du vitellus; car elle |K)ur butUesubstitueràune masse volumileuse des niasses de ftlus en plus petites, [Ut, se groupant les unes à côté des autres, ont di>poséi*s on ne peut plus favorablement, pour former la membrane blasioderiii«|ue, quand elles se seront changées en <^tlules. Ce^t lor2»que le fractionnement du uellus est pousse très-loini jorsq\i*il lui

mérite le nom de corps mûriforme, qu*on i)eut voir un nouveau travail s'0|>ércr sur les granulations si nombrenses qui le composent. Alors chacune d'elles se converl t en cellule, c'est-è-dire que de sa surface extérieure se détache une membrane enveloppante|daoslaquelle est renfermé un noyau nageant dans un liquide granuleux. Ces différentes cellules semblent se condenser et viennent s'appliquer è la surface interne do la membrane vitellino. Ce refoulement est dA à Taugmentationdu liquide de l'intérieur de l'œuf. En même temps que les cellules les plus excentriques sont repoossées à la périphérie, elles exercent les unes sur les autres une pression qui les déforme, et d'arrondies qu'elles étaient elles affectent dès lors un aspect polygonal : dans ce tassement réciproque les cellules vitellines adhèrent les unes aux autres, se fondent, se soudent par les côtéscorres|)ondants et donnent ainsi lien à une membrane incluse dans la vé* siculevitelline. Cette membrane de nouvel- • le formation porte le nom de blastoderme ou membrane blastodermique. Cette membrane, dans laquelle est contenu un liquide albumineuxoù nagent des granulations, est destinée à former l'embryon. Ce phénomène si remarquable qui s'accomplit dans le vilellus est évidemment le résultat de la fécondation. Bischoff s*esl sans doute laissé induire en erreur lorsqu'il a cru pouvoir affirmer d'a|>rès ses expériences, que la formation des sphères vitellines pouvait commencer indépendamment de la fécondation.

Quant k Baury et Reichert, çiui n'ont pas admis la segmentation du vitellus et qui n'ont vu dans ce phénomène que la sépararation de plusieurs vésicules emboîtées les *unes dans les autres, on ne peut mieux les réfuter qu'en les renvoyant aux belles et décisives expériences dont la science est redevable à mon savant ami le professeur Coste. Enfin pendant ce trajet l'œuf augmente un peu de volume : probablement qu'il so nourrit d'abord aux dépens de la substance albumineuse qui l'entoure, car celle-ci diminue progressivement, après s'être notirrie d'abord aux dépens du disque proligère.

Le temps que met l'œuf k parcourir ce trajet est variable chez les différentes espèces animales et quelquefois dans la même espèce. Dans l'espèce numaine rien ne prouve qu'on, ait pu étudier l'œuf dans la matrice avant le douz ème jour. 11 est bon de remarguer d'une manièregenérale que le passage de l'ovule s'effectue avec une grande rapidité dans la moitié externede la trompe, tandis que c'est avec une lenteur excessive qu'il chemine dans laseconde moitié et surtout vers le dernier tiers de la trompe, 5 cause sans doute do l'excessive ténuité de celte partie de l'oviducte.

I. — ModiGcilions f^ubies par Tovule depuis son arrivée dans la niatricrjusqu^aprèâ le dcvclopponicnl (!e rallaiiloîdc.

En arrivant dans ta cavité utérine, l'œuf se comiK>se de la membrane blastodermique

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que yèf n portion qui entre dans le cons* motion de la ta^he embryonnaire» il formera les téguments et les organes de rela- Uoodo nouvel être» que devient le feuillet imerne de la même niembrane T Une f^artie qtti entre dans la composition de Varea gtrminaiiv forme les organes de la vie nuirikive ; quant à la |»resque totalitô de ee feoillHy elle constitue une vésicule oui sera Dooimée Tésicule ombilicale, et qui, dans les liremiers temps, communique avec Tintes* tio par une large ouverture venlrale , mais s'en isole dA plus en plus à mesure que cette oavertare se réirécit , de telle sorte, qu*k uo moment donné de la vie intra-utérine, la communication entre Tinlestin et la vésicttle ombilicale fl*a plus lieu que par un pédicule fort grêle. Cette occlusion de l'oriûce ventral est due à Tincurvation toujours croissante des extrémités de la tache et des bords latéraux des capuchons cépbalique et caudal. L'ouverture par laquelle la portion intra- ventrale du feuillet muqueux du blastoderme communique afec la portion eitra-ventrale, porte le nom d*ombilic ou d*oiivcrture ombilicale. En même temps on voit naître, de la partie inférieure de l'intestin, une vésicule qui s'eneage par l'oriflce ombilical et vient se placer a côté de la vésicule ombilicale. L'allantoide communique atec l'intestin |)ar un pédicule qui devient toujours plus grêle, à mesure que s'opère la resserrement de l'ouverture ventrale.

Telles sont les remarquables modifications gai s*opèreni dans» Tœuf jusqu'au douzième jour : ces iibénonièaes n'ont pu encore être observés directement sur l'espèce humaine, mais on len constate à partir de cette époqoe. Ainsi, après le dévelop^iement de I allantoide, l'oNif humain se compose de Tem** br>'on,de ses deux membranes d'enveloppe, et enOn de deux vésicules. Les modifications utiérieurea subies par las annexes, c'est-àdire par toutes les imrties qui ne sont point le nouvel être, mais qui d une manière ou de l'autre concourent k son évolution, seront d'abord étudiées, ainsi que les parties qui, à certains moments, viennent remplir le rôle d'annexés nue quelques-unes des précédentes ont déjà joué : elles offrent avec elles Boe grande analogie dans le but, mais elles tn dittèrent fiar la manière de l'atteindre.

Les annexes du fcotus comprennent : la ▼isieole allantoîde, la vésicule ombiUcale, lamnios et lechorion.

1* La vésicule allantoide admise depuis longtemps dana les mammifères, mais que M. Coste a le premier démontrée dans le»* pice humaine, est une vésicule d'abord arrondie, puis pyriforme et éminemment vas* çolairt. £lle naît de cette portion du canal intestinal qui, dans les premiers jours de la vie emlMryonnaire, constitue, chez les mam* oûières, sous le nom de cloaque, le réservoir transitoire et commun des urines et ^ matières fécales : il est définitif ehez 1^ oiseaux. Elle est donc formée aux Jtpens du feuillet végétatif du biasto* <>^me. L'aiiantoide apparaît ters le dixième

jour, et son accroissement est très-rapide ; elle sort par l'ombilic et se plaoe à cêté du |)édicule de la vésicule ombilicale. Son développement est tel qu'elle se met bientôt en rapfiort avec la membrane la plus esté- Heure de TcBuf ; elle est donc inter|Nisée en-* tre Tamnios qui est en dedans et le chorion qui est en dehors. Là elle s'étale en forma de parapluie, ses eztrémités se rejoignent ; par sa surbce ezterneelle se soude avec la surface interne du chorion; cette même surfiice se hérisse de villosités qui rendent désormais vasculaires Us villosités que présentait déjà la surface extérieure du chorion. La portion de lallantoide comprime, au contraire, en dedans de l'ouverture ombilicale, et située, par conséquent, dans la cavîté ventrale,se dédouble et constitue d'une part le rectum^ d'autre part la vessie : quant à la portion de l'aiiantoide intermédiaire aux deux précédentes, elle |)eut être à son tour décomposée en portion extra«ventrale et portion intra-ventraie. Toutes les deux font primitivement partie du cordon ombilical, mais à une certaine é|K>que do la vie intrautérine, la portion extra-ventrale de ce pédicule s'atrophie peu à fieu de manière .à dis|)arattre com^détement dans ré|iaisseur du cordon, tandis que la portii^n intra-ventraie désignée dans le nom d'ouraque, persiste chez lembryon et après la naissance en formant un cordon plein. Quant à la portion de l'aiiantoide inter|N)sée à l'amnios et au chorion, elle disparaît bientôt, ou plutêt elle se confond d'une manière intime avec la seconde de ces membranes : de toutes les villosités qui hérissaient sa surface externe, on ne voit persister que celles qui doivent correspondre au placenta. La vésicule allantoîde est |K>nrvue de vaisseaux qui |)ortent le nom de vaisseaux ombilicaux on aliantoldiens ; ces vaisseaux sont d'abord au nombre de quatre : deui artères et deux veines : mais du trentième au quarantième jour, la veine du côté droit s'etiace, et il ne resto plus alors que trois raisseaus ombilicaux. L'aiiantoide fait pour ces vaisseaux roffico de conducteur et rend vasculaire le chevelu du chorion , le sien l'étant déjà devenu. Ou voit quelle est l'imiiortance do i^ette membrane ; elle sert à porter les vaisseaux au contact de la memlirano la plus extérieure de l'œuf; de là ils se mettront eu rapfiovi avec la surfiice interne de la matrice

9. La vésicule ombilicale est formée par cette partie du feuillet muqueux du blast<^ derme, comprise en dehors de l'ouverturo ombilicale. Ainsi qu'il a été dit plus liaot, eHe communiaue largement, durant les premiers jours de la vie einl>ryonnaire, avec l'intestin ; mais par suite do* renversement des extrémités de l'embryon et des capuchons céphalique et caudal, la fwrtie de la vésicule ombilicale qui i>as$e par l'ombilic ne constitue plus qu'un pédicule. La vésicule ombilicale est, par conséquent au>si, intermédiaire à l'amnios et an chorion : d'abord très-volumineuse, elle diminue rapidement elle contient un liquide d'un bianc-jaunêlro

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