‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 192 sur 340 · H Q..UU · texte numérisé non relu

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1' Le système nerveux est celui qui se développe le premier. Dans la tache embryonnalre apparaît une ligne è direction traDSversale par rapport au eraud axe de Tœuf; elle a Taspect d*un sillon ou d*une souuiëre, et a reçu le nom de lisne primitive. Les deux bords de la gouttière décri- \et:t d*un c6lé un arc» de rautre un angle akii : au premier doit correspondre Textrémué céphalique, au second 1 extrémité caudale. Sur les côtés de la ligne primitive, se voient (Jeux renflements appelés lames dorsales; elles représentent les deux moitiés primitives du système nerveux central. Ses àvux moitiés arrivent è la rencontre Tune deTaulre, se soudent, et do là résulte la moelle épinière. De sonextrémitéantérieurc, (iartent trois renflements oui doivent à leur tour donner naissance è I*encéphale ; Textréoiilé inférieure présente un renflement Dommé sinus rhomboïdal. Les renflements antérieurs portent le nom de cellules cérébrales, distinguées en antérieure, moyenne et ()ostérieure. La cellule antérieure se subdifise en portion antérieure qui formera les hémisphères cérébraux, et en portion postérieure qui formera les couches optiques. La surface des hémisphères cérébraux est lisse jusqu'au quatrième mois, é[)oque à laquelle haipression de la pie-mère y produit les dépressions connues sous le nom de circonrolutions du cerveau. La cellule cérébrale moyenne ne se divise pas; elle donne nais- Mure aux tubercules quadriiumeaux : enfin a cellule postérieure se subdivise, comme antérieure, en deux portions; l'antérieure loit constituer le cervelet, et la postérieure loit former le bulbe rachidien et la protubéance annulaire. Les méninges qui sont, a point de vue de Torigine, une dépenlance du tube cérébro-spinal, se déveloptni en uiême temps que le système nereux. La pie-mère, qui parait la première, eut être constatée dès la huitième semaine, es nerfs ne naissent point de Taxe cérébropinal; ils ne remontent pas non plus des rganes jusqu'au système nerveux central ; s se forment dans tous les points où on les *nconlre, aux dépens du blastème général. i* L'étude des organes des sens se ratta- )e naturellement a celle du système ner- 'ut. Les yeux, ainsi que cela a été admis, } résultent pas de la division d'une vé- :nh primitivement simple , dépendante * la cellule cérébrale antérieure; celle-ci tuneraii Heu au contraire à deux excroisnces ou prolongements creux qui se foreraient sur ses côtés. L'extrémité anté- .'ure lie ces excroissances se renfle pour nstituer le globle de l'œil ; le pédicule sert former le nerf de la vision. Quant aux dirses parties constituantes du globe de ridelles sont formées aux dépens dublasae voisin. Les yeux sont d'abord recouru |)ar les téguments; ceux-ci prennent iuiie les caractères de la conjonctive ilaire, et, vers la même époque, les voiles

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mobiles et membraneux , constituant les paupières, se forment h leur tour. Le sens de I ouïe apparaît postérieurement au sens de la vue; son ori;;ine n'est ()as encore nettement déterminée. Les unsie regardent comme procédant de la cellule cérébrale postérieure, les autres lui accordent une indépendance primitive complète, et le Toni se réunir bientôt avec la cellule cérébrale ^)Ostérieurev En eifet, la cellule auditive communique avec la troisième cellule du cerveau ; mais est-ce là Tétat primitif ou non? Quoi qu'il en soit, la cellule auditive est destinée à former l'oreille interne nerveuse et membraneuse. Les autres parties de ce sens sont dépendantes d'un autre système organique. L organe de l'olfaction se développe fiostérieuremeut à celui de la vue et de 'ouïe ; la portion nerveuse de ce sens est un prolongement cellulaire de la cellule cérébrale antérieure.

3"* Vévolulion du système osseux suit de très- près celle du système nerveux; ses premiers rudiments apparaissant dans la ré-

Î;ion oJ!i doit se montrer la colonne verlé- }rale. Dans le milieu et au-dessous, de la gouttière formant la ligne primitive, prend naissance une ligne mince composée de cellules constituant l'axe du tronc, et destinée à servir de centre de développement aux lames dorsales et aux corps vertébraux; c'est la corde dorsale. De cbaaue côté de l'axe, se montrent de petites plaques séparées les unes des autres par un intervalle étroit; les premières se trouvent au point où sera plus tard la région thoracique du rachis. Ces parties sont plus nombreuses que ne le seront les pièces qui entreront définitivement dans la composition de la colonne vertébrale, et donnent liet^ à une queue oui disparaît bientôt. Les plaques vertébrales se soudent de deux en deux, et forment autant d*anneaux qui s'élargissent, et étrauj^lent de plus en plus la corde dorsale, çiui finit par disparaître. Ces anneaux constituent les corps des vertèbres. Eu même temps les lames vertébrales se forment dans le blastéme postérieur à la moelle, rencontrent les corps des vertèbres, et le canal rachidien existe à partir de ce moment. Les apophyses Iransverses avec leurs prolongements costaux, ainsi que le* sternum, apparaissent plus tard. Le crâne n'est qu une elUorescence de la colonne vertébrale ;on peut le considérer comme la région supérieure ou céphaliauo du rachis. La corde dorsale présente un épanouissement supérieur, qui s'étale horizontalement en avant, et d'où partent plusieurs prolongements, un médium et deux latéraux. Le premier, ou vertèbre postérieure ou occipitale du crftne, se développe à Textrémiité ae la corde dorsale ; les autres devant constituer, l'un, la vertèbre sphéno-ethmoïdo-frontale; l'autre^ la vertèbre sphéno-temporo- pariétale de M. Cruveilhier, naissent sur les côtés.

Les développements ultérieurs^se rallient autour de ces trois points principaux. Le développement de la face se fait par des

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