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Dates. Qoaol aox OTiductesJls se réunis* $eflt el se confondent dans leur fioint de eootâct; de là résulte l'utérus. M. Cru* teilbiK a indiqué avec raison le développement primordial bicorne de Torgane geslateur. Les organes fécondateurs externes se développent un peu après les internes. Le biaslèuie priniilif (lonne naissaoce lÉ nne éminence médiane » simple, oTêlaire, sur les côtés de laquelle naissent deox éminences arrondies qui sont destinées à former les corps caverneux. Ces deux émioences se réunissent par leur face sti|>érieure; leur face inférieure ne se réunit que dans le sexe masculin par la formation et la clôture du canal de Turètre. Audessous des corps caverneux se développent deox corps sphéroïdaux saillants destinés è former le scrotum ou les grandes lèvres. Il ré»ulte, du mode de développement des organes fécondateurs externes» qu*à une certaine é()oque» il est impossible de distinguer les sexes : l'on conçoit combien un arrêt de développement d une ou de plusieurs de ces parties a pu faire croii*e h l'existence de I hermaphrodisme, mais cette réunion des deux sexes sur le môme indi- Tjdu, est apparente et non réelle; elle n*a jamais existé dans l*espèce humaine.
Il ne suOit pas, tout intéressante que soit cette étude, de connaître le développement des divers >ystèmes organiques, ainsi que le lieu de leur formation, il faut encore préciser Tordre chronologique et les diverses périodes de la vie intra-utérine auxquelles a lieu cette évolution. Mais avant d'aborder cette étude synthétique et chronologiaue, il but remarquer |»ar quel mécanisme s opère ce développement, et les différentes phases ia*d parcourt. Quel est Télément primitif ? Mt-il unique? Ici, comme il arrive souvent, lirerses théories sont en présence. Ruysch Ygarda le tube comme 1 élémt^nt essentiel ie nos organes ; Haller combattit l'opinion le Ruysch, et chercha à démontrer que tout provient de la Obre élémentaire ; Meckel aduit à la fois comme éléments le lube ei la ibre. De nos jours ces opinions sont re- [sniées non-seulement comme entacjiées l'exclusivisme, mais encore d'erreur. La plupart des auteurs modernes n'admettent [oe la théorie cellulaire : tout commence par ire cellule. Celles-ci naissent d'une cellule l^ère de plusieurs manières : par segmentaion, par cloisonnement, par étranglement , ar interposition, par opposition. Mais si l'oigioe de tout tissu est I élément celluleux , eluici n'apparaît f»as tout d'abord ; il se )riue à la vérité spontanément , il naît de mtes pièces, mais au sein d*un liquide ou iasiémequi constitue le vitellus. Pour don- ^r naissance aux divers tissus (nerveux, os- Kox, musculaire, etc. etc.), les cellules se (odifienL De là deux doctrines. Les partisans d l'une admettent la métamorphose sucîssive des cellules pour arriver à la formaon telle (jii'ehie existe des divers tissus, ette doctrine est celle de l'école allemande, es partisafis de Tautre doctrine, fécole de
Lebert et Robin, ne croient pas k^^elte metamorphose ; d'après eux les éléments nouveaux ne feraient que prendre la place des éléments primordiaux. Quoi qu'il en soit des opinions régnantes , ou peut affirmer que cette dernière doctrine est è son tour beaucoup trop exclusive, el que si elle est vraie très-souvent, on ne doit pas rejeter la for* mation par fibres et par tubes , que nous avons observée plusieurs fois.
Il ne sera pas sans intérêt d'indiquer sommairement rordre d'évolution des diverses parties dont se compose l'embryon, ainsi que ses dimensions et sou poids aux diverses périodes de la vie intra-utérine. A trois semaines il pèse de 10 à 15 centigrammes, et sa longueur varie de & À 7 millimètres ; il est alors oblong, vermiforme, d'un blanc grisfttre et d'une consistance gélatineuse. A cinq semaines, le poids est d'un gramme, la longueur est de un centimètre et domi, la consistance a augmenté ; les organes des sens et surtout ceux de la vue, la colonne vertébrale se forment ; le cœur ne possède qu'une oreillette et qu'un seul ventricule, les poumons consistent en une réunion de cinq à six lobules ; les corps de Wolf existent de chaque côté de la colonne vertébrale ; en môme temps de chaque côté de la face et du cou se voient quatre fentes viscérales et branchiales et quatre arcs viscéraux ou branchiaux. Les premiers points d'ossification se 0iontrent dans la clavicule, puis dans le maxillaire inférieur, puis se forment les reins et les capsules surrénales ; à cette époque , les corps de Wolf ont disparu.
A deux mois, le poids est de IK grammes, la longueur de & centimètres. Les rudiments des membres apparaissent sous forme de lu* liercules ; les organes sexuels existent , mais les sexes ne sont pas bien distincts.
A trois mois, le poids est do 110 grammes, la longueur do 14 centimètres ; l'ouverture si lar^e, qui fait communiquer l'intestin avec Ta vésicule ombilicale, est notablement rétrécie; l'orifice étroit qui persiste porte le nom d'ombilic. La membrane pu-
f)illaire est bien manifeste, les paupières se orment, les ongles paraissent, les sexes sont distincts, les téguments existent.
A quatre mois , le poids est de 256 grammes, la longueur de 18 centimètres ; Vembryon prend le nom du fœtus. Les diverses, cavités sont bien formées , Tépiderme est distinct du derme, les fœtus qui naîtraient alors seraient susceptibles de vivre pendant plusieurs heures. A cinq mois, le poids est de 300 grammes, la longueur de 2b centimètres ; on remarque sur la peau un commencement d'enduit sébacé.
A six mois, le poids est de 500 grammes, la longueur de 30 centimètres.
A sept mois, le poids est de 750 grammes, la longueur de 3G centimètres. L'ossification est bien développée, la membrane pupillaire a disparu, les paupières s*entr'ouvrent; les testicules commencent à descendre. A huit mois, le poids est de 2 kilogrammes , et la longueur de 42 ceuiimèires, le scrotum ren-
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ferme un de ses organes sécréteurs» c*est le plus souvent celui du côté gauche.
EnGn h neuf mois le poids est de 3 kilo* grammes, et la longueur varie de 50 è 60 centimètres. L*iK$ertion du cordon ombilical ne correspond .^as è la moitié de la longueur du corj)s, elle est toujours en dessous.