‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 197 sur 340 · I. Le mouYement est éminemment comiDuni''able · texte numérisé non relu

I. Le mouYement est éminemment comiDuni''able

i II se transmet de molécule h molécule, $oil dans un même corps, soit d*un corps à un autre.

3. Si la cohésion da corps qui reçoit l'im*pulsion est peu forte, s'il est mou, le mouTement déplace les molécules frappées d'abord et ne se transmet que faiblement aux autres et à ta masse ; il y a déformation du corps et txtinetion du mouvement.

ï. Si la cohésion est forte, la dureté considérable , rimpulsion se propage à la masse en proportion de la quantité des molécules entre lesquelles elle se partage. Si cette quantité est trop considérable, Tim- )>ul$ionnc produit aucun effet sur la masse et iVfeifi/ directement, ou se perd en vibrations dans les molécules, ou bien rejaillit 10 grande |tartte dans le corps même qui lortait le mouvement primitif.

5. Si le corps est élastique, les molécules rhoquéus ou poussées reuondiront en sens inverse de Timpulsion reçue, et la réfléchiront sur le corps même qui la leur a donnée, en proportion variable, selon le degré «rintensilé, selon la résistance de la masse et la Quantité de mouvement auquel son ensemble a pu céder.

6. La propagation du mouvement a toujours lien en ligne droite. ' Si deux impulsions égales se rencontrent en sens directement npposé, il y a extinction de leurproduit; si les forces agissent obliquement Tune par rapport à Tautre, il y a en partie extinction, !o ()artie combinaison pour produire une iirertion intermédiaire aux deux efforts et iroportionnelle h leur intensité réciproque. >i elles agissent parallèlement, leurs effets •'additionnent.

7. La pesanteur, le frottement, la résîsance de Pair agissent comme forces adjurantes ou atténuantes du mouvement comooniqué, c'est la seule cause de son eitin* tion dans les corps mous ou les corps rès-pesants, très-résistants par une cause oelconque. Supprimez la pesanteur par élévation en équilibre sur un pivot (bamcier), par un contre-poids (balance, volant), trous pourrez imprimer aisément, à Taide 'do léger effbrt, suffisant pour vaincre seu- ^nient la résistance de l'air et le frottement, n mouvement latéral dans le premier cas, e haut eo tias dans le deuxième, aux ptitn »orde5 oiasses (piliers et rochers branints, etc. ).

8. Si une force impulsive ou attractive ;tt entre deux masses égales, elles sout paiement écartées ou rapprochées ; si Tuntt

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est plus considérable, l'effet diminue de son côté et augmente d'autant de l'antre c6té; si Fune des masses est telle que sa résistance pût suffire à éteindre l'effort, il agit en entier du c6té opposé. En effet, un ressort, suffisant pour écarter deux corps mobiles, les écartera tout autant si l'un des deux est rendu fixe ; Pautre, cheminera du double. C'est j>our cela qu'on marche mieux sur un terrain solide qne sur du sable, que le marteau rebondit sur le fer et non sur le plomb, etc.

9. Quand il n'y a pas» de perte notable, la quantité du mouvement se répartit en force ou en vitesse, par compensation l'une de l'autre. Un levier n'augmente la force qu'en diminuant la vitesse et l'étendue du mouvement communiqué ; il n'augmente la vitesse et l'étendue, dans un temps donné, qu'en diminuant proportionellement laforco impulsive.

Dans le levier du premier j^enre (inter-» mobile) dont le pivot est au milieu, la force et la vitesse communiquées à la résistance sont égales h la force et è la vitesse d'impulsion ; mais si l'un des deux bras du levier a plus de longueur, il y a de son cAté plus d*étendue et de vitesse, de l'autre plus de force.

Dans le levier du deuxième genre (interrésistant), la puissance occupant l'extrémité opposée au point d'appui aura toujours plus de chemin à parcourir etmarchera plus vite, dans le même temps, que la résistance qui est intermédiaire; mais celle-ci sera mue avec plus de force.

Au contraire, dans le levier du troisième Çenre Hnter-puissant) , la puissance étant intermédiaire, et la résistance au bout opposé il celui qui sert de point d'appui, c'est la puissance qui dépensera plus de force, et la résistance qui gagnera en étendue, en vi« tesse.

Ces principes trouveront leur application dansles'détails, et nous pouvons, ici -même, tirer déjè parti de quelques-uns. Ainsi, de notre 8* théorème seulement on peut déduire la fausseté de deux propositions bien propres à' embarrasser les théories relatives aux divers actes de la locomotion, et qui sont d'ailleurs en contradiction l'une avec l'autre.

I^ première, c'est) que, dans les mouvements progressifs, il faut attribuer une part de l'impulsion è la réaction du point d ap-

Bui; doctrine judicieusement combattue par arthez dans ion application générale, par Pelletan en ce qui concerne le saot« par Chabrier en ce qui regarde le vol. On se basait, pour l'appu ver, sur cet axiome, qua la réaction est égale h l'action, ce qui n'est vrai que des corps parfaitement élastiques, et qui, dans tous les cas, é(}uivaut pour nous à une compensation réciproque, et se réduit en conséquence à une inutile surcharge de roots dans la théorie. Dans le saut, on ne tire avantage de Télasticité du point d'appui (planche, corde tendue), qu'en utilisant la réaction d*une pesée préalable ^ Teffort même du saut. Si le mouvemeni

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Yiilume, leur forme» leur résistance, leurs rapports, etc.; sur les articulations, leurs ligaments ^tc., sur les muscles, les tendons, les afK)névrose$, etc. C'est par le concours de ce^ dÎYers agents, que nous obtenons toutes les altitudes et tous les mouvements que 1« corps humain peut exécuter.

Les muscles aj^issent en vertu de leurs ronlraclions sensibles combinées avec leur (onicilé nue j'aurai aussi Toccasion d'indiquer plus d*unû fois, dans le cours de cette partie de la physiologie. Les os, tout en servant de point d'appui aux muscles, sont mos par la eontraciion do ces dernierSt tanl6t en décrivant des arcs de cercle parfaitement déterminés (comme dans les articulations ginglimo-angulaires), tantôt en exécutant des mouvements bien plus complioufe (comme dans les articulations éuarthrodiales), tantôt en se bornant è de simples glissements, etc. Nous nous sommes occupé ailleurs de la mvotilité; nous aurons donc ici seulement à étudier la question» au point de vue de la mécanique animale.

I n. — Slatînn verticale.

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