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I. — Equilibre de la jambe sur le pied, de la caisse

sur la jambe.

Considérons maintenant le pied comme m tout iuOeiible, dont les mouvements de iiéralité seront bornés, soit par la dis^osii«m osseuse, soit par Tantagonisme qui s'éablit entre les jambiers antérieurs , péroiiers antérieurs, etc.. N*ayant plus k nous X'cuper que du mouvement antéro-poslé- •eur, Tojons comment nrocèdent les princil'^'iux musries de la jamoe dont la force est ['lus {grande etTapplication plus directe, pour ^opposer k la chute en avant ou en arrière.

La flexion en avant est empêchée par l'action des muscles soléaires et jumeaux terminés par le tendon d'Achille, le plus solide lie réconomie. La flexion en arrière est erol^hée par l'action de tous les muscles de ^à région jambière antérieure dont l'action combinée fléchit directement la jambe sur le |Hed. Tel est ie mécanisme de cet équilibre, lorsque ces muscles antagonistes se conlracleoisimultanémentouse trouvent en simple ^^t de tonicité musculaire. Faisant l'applicaiiondela mécanique à cet équilibre, nous dirons une fois pour toutes que, pour qu*un l'Oint matériel soil en équilibre sous l'action ^*un système de forces, il faut et il suffit

que la résultante des forces qui composeui ce système soit nulle.

Or, nous avons considéré plus haut le pied comme une tige inflexible ; pour un instant nous pouvons supposer la jambe immobile et Gxée. L'astragale élant le point d'appui , le pied constituera les deux bras d'un levier

3ui oscillerait autour de ce point. Le point 'appui est ici entre les deux forces militantes ; c*est donc un levier du premier genre (inter-mobile), qui peut être équilibra par l'action antagoniste des muscles cités plus hauL

Qu*on intervertisse les râles et que la pesanteur fixe le pied , la jambe rentrera en équilibre.

Si inous considérons dans le pied, le rap-

Eort qui existe entre la longueur de chaque ras de fevier, en nous rappelant que les forces équilibrantes sont proportionnellement inverses à la longueur des bras auxquels elles sont appliquées^ nous aurons un petit aperçu de la force contractive que doivent avoir les muscles jumeaux et soléaires.

Nous aurons une idée* bien plus grande encore de leur puissance, quand nous verrons (ju'il ne s'agit pas seulement de contre-balancer celle des muscles de la région antérieure de la jambe, mais encore de résister à la chute d'une masse relativement aussi considérable que celle iiu corps. Que serait-ce donc, si nous considérions le pied comme levier du deuxième genrej(inter-puissant), comme cela a lieu, par exemple, quand il s agit de soulever le poids du corps, en d'élevant sur la pointe d'un seul pied ?

Poursuivant le mécanisme de l'équilibre et de la rigidité des membres inférieurs, je remarquerai 1* que toutes les articulations de ces membres sont horizontales ; 2* que la direction de leurs axes est parallèle k la verticale qui tombe du centre de gravité, et que, si le fémur s'en écarte par sa courbure, c'est une solidité de plus k constater.

Abordons maintenant l'articulation tibiofémorale.

La flexion de cette articulation n'a lieu qu'en arrière. Ceci est dû k la disposition anatomique des os d'abord , maiS'Suriout k celle des iigauaenls latéraux postérieurs, croisés, etc.

Ici le droit antérieur, le vaste externe et le vaste interne font k peu près les frais de Texteiision et du maintien de l'équilibre et de la rigidité.

Encore un levier du premier genre dont le point d'appui se trouve sur les surfaces articulaires du tibia.

lU. — Equilibre du Imssîn. — Quelques réflexion.sur sa structure el sa lormc.

Le bassin, dans l'intérieurduquel se trouve le centre de gravité, mérite quelaues remarques au sujet de sa structure et cle ses fonctions. 11 est la base du tronc et se compose de trois os : le sacrum et les os iliaques. Latéralement se trouvent les deux cavités co«

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DICTIONNAIRB

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tyloides, coiffant rbéroisphère que présente de chaque c6té la tète des fémurs.

Ces deux tètes sont les tourillons autour desquels oscille le tronc ; ce sont les deux points d'application du poids du tronc» des membres supérieurs et de la tète.

Si nous concevons un arc de cercle rigide, partant de la symphise Ipubienne « passant par la ligne qui joint les axes des cavités cotyloïdes et aboutissant au sacrum, nous aurons tous les éléments d*un levier du premier gei e , puisque le point d*appui sera entre les «Seux forces opposées.

Oscillant autour de ce point, et formant un anneau osseux * le bassin est bien près d*ètre lui-même en équilibre; ilenestd*autant plus près que, par sa position, il tend davantage a se rapprocher de la verticale. Voilà une condition qui diminue beaucoup le pouvoir effectif de la pesanteur du tronc, et qui augmente Taction des psoas et iliaques. En effet la longueur du bras de levier n'est pas diminuée» et les sympbises pubiennes» en leur faisant faire uu angle réflexe , font rapprocher de la perpendiculaire, k leur insertion inférieure, la ligne qui représenterait leur force et leur direction. Antagonistes des fessiers , muscles dont l'action est très-énergiiiue» ils peuvent alors les contrebalancer. Si Ton analyse la structure du bassin, Ton voit que le sacrum joue un rôle des plus importants : il est d*abord le support de tout le poids dtf tronc et de ses dépendances supérieures; on le considère aussi comme un coin qui fermerait le bassin, de la même manière qu'un voussoir fermerait une voûte. A ce sujet M. Gavarret expose la théorie du coin, et détermine mathématiquement Je degré de pression supporté par le sacrum. Cependant M. Giraud-Teulon s'élève contre cette doctrine (pag. 102 et suiv. môcaniq. animale 1858). Il prend le point d'application de la pesanteur à la base du sacrum, et, parallèlement aux épaules, il mène un plan vertical. Ce plan coupe les facettes auriculaires en deux parties inégales, et y détermine deux lign^'S (ju'on peut considérer comme droites, eu faisant la part desdépressions et des aspérités. 11 prolonge ces deux lignes, et cherche à connaître leur pointU'interseclion. Le problème peut se poser ainsi : Si, par la pensée. Ton prolonge les facettes auriculaires en haut et en bas dans la direction du plan , ces deux tiandes prolongées ^suivant une ligne droite, se rencontreront en haut et en bas? M. Giraud-Teulon dit qu'elles se rencontreront en haut, que le coin sera à base inférieure, et que la pression tendra à le délivrer au lieu de l'engager. Il cite des exemples k ce sujet. {Gaz$ue médicale de Paris 13 et 22 nov. 18S6.)

Mous avons cherché à IvériQer expérimentalement cette théorie si contraire aux idées reçues jusqu'à présent ; et, toutes les mesures que nous avons prises nous ont conduit è regarder encore le coin comme étant k base supérieure. Les ligaments qui réunissent les oscoxaui entre eux et avec le sacrum

doivent être considérés comme jounit le principal rAle dans l'effort à sop|M>ner.

Je n'ai jusqu'ici parié que de l'équilibre du bassin considéré en lui-même ; d'afirèstes dis|K)sitionsqu'il «ffecte, les mnscles antago* nistes psoas et iliaques, etc., elfessiersn'ont qu'un faible effort à déployer pour malOt^ nir cet équilibre.

En sera-t-il dé même si, k la basedastcrum, s'applique une force verticale égale la poids du tronc 7 Les conditions ne soot [«$ changées : la facette articulaire de la baseda sacrum sera au moins très-rapproetiée delà verticale de gravité quand celle-ci ne mtsera pas par son centre. Elle oscillera dom: en arrière et en avant de cette ligne ; ma» la position du bassin, dont le plan se rapproche beaucoupde la verticale, empêchera toute tendance à se porter en arrière ou en mut Si la nature, en formant cet édifice, n'aTait pas eu cette prévovance, la station droite serait devenue des plus fatigantes, puisque les muscles auraient dû être dans un étal de contraction permanente, tandis que, parleoi simple tonicité, ils peuvent foire ueeaui frais de cet équilibre*

On peut assimiler le détroit sapérieor) une voûte dont les points d'appui sont les têtes fémorales. La |)esanteur, s'appliquanti la partie supérieure de la voûte, tend I élargir le bassin selon le diamètre transfens et à le rapetisser selon le diamètre antéro postérieur.

C'est Ik, en général, le point de départes déformations du bassin. Pans les dife?

genres de ramollissements osseux , noos t voyons des exemples remarquables. Si^e tissus osseux et les ligaments constiiatifs <l< bassin ne présentaient pas une grande .«< lidité pour résister aux forces qui sont e présence , on verrait aussi l'arc inféried déformé, les pubis tirés en t>as et en debo.*i la région iléo-peclinée refoulée dans Tictl rieur du bassin, de manière à préseoteri forme d'un bec de plume très-raccourci.

On peut dire en général, que si Tand p:usieurs éléments du bassin, par cause pi thologique, vient à s'affaiblir d'une maruff trop notable , on peut toujoars craindre di déiormetions.

lY. — Colonne vertébrale; simeUire.

La colonne vertébrale est composée de i disques superposés. La partie antérieure i la colonne est cylindrique, taudis qnf partie postérieure est hérissée d'sfiopbvst qu'on appelle épmeuses et transverses.

Les apophyses épineuses fonoeiit è l' partie moyenne une crête plus ou 6)«^saillante selon les régions; l'on peotûi* que l'intensité de la force déployée eo y^

[>re par chacune d'elles, dépend de ongueur et de la direction de ces ei*< physes.

Les forces qui redressent si poîssami^^ la région cervicale ne dépendent |its <''• jours, comme on le verra, le It colaa'* mais d'un autre lieu d'insertion des U: Gcaux musculaires.

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Deox crêtes latérales sont aussi formées par la série des apophj^ses Iransverses. Les vertèbres sont symétriquement et solidenienl agencées les unes sur les autres, et leur solidité est en raison directe de la (barge qu'elles ont k supporter. Elles sont (oates perforées d*un trou dont la succession forme le canal rachidien. Ce trou, central k la |4rtie supérieure, fuite l'arrière du système 0 mesure qu'il descend. La solidité du rachis fsi destinée à proléger la moelle épinière. La nature l'a ainsi disposé, afm qu'il laissât au rorjis de la vertèbre toute la force qui lui e>i nécessaire pour pouvoir supporter, indé* peodamment du tronc sa charge ordinaire', (les fardeaux même très- lourds.

Cest donc à tort, qu'en faveur de la solidité du rachis on a fait l'application du principe suivant de mécanique : Quede deux colonnes de même hauteur, de même matière^ de même quantité de matière, la plus résistante ut celle qui porte un trou central.

Ceci no pourrait tout au plus qu*Alre applicable à l'atlas, car déjà raxis commence à présenter une base qui termine inférieuremenl le corps de la vertèbre ; et, à partir de Taiis, chaque vertèbre présente un corps u6 plus en plus considérable au fur et à mesure qu*une plus gramle solidité lui est nécessaire pour suppo^ter la somme des poids qui s'ajoutent progressivement. Le corps de la vertèbre est donc le seul et vrai pilier sur lequel aj^it la pesanteur du tronc.

Les facRttes articulaires des apophyses sont plutôt taillées de manière à |)Ouvoir glisser les unes sur les autres, qu'à présenter de la résistance dans leur mode d'articulation.

là colonne Tertébrale présente trois courbures: une courbure supérieure et une inférieure qui sont convexes en avant , et qui &^ot séparées par une troisième dont la courbure est opposée aux premières. Elles se fondent toutes trois en court)es et contrecourbes, de manière à déguiser leurs points de naissance.

Ces courbures alternatives n'affaiblissent en rien la solidité de cette tige. On a même été jusqu*à dire que c'est au contraire une condition, de solidité, se fondant sur ce princi|ie quune colonne élastique est d*autant plus résistante , que le nombre de ;ses cour'- Itures alternatives est plue considérable.

L'énoucialion aussi implicite d'un principe de mécanique peut soulever plus d'une <^oniestationt et son application au rachis est «ne grave erreur. On verra dans la suite que la nature n'a pas aveuglément agi en njénageaul les courbures. La colonne n*est )|âs destinée à rester dans un état permanent d érection ; elle peut se fléchir dans tous les sens et graviter sur elle-même.

La Oexion explique cette série osseuse superposée ; plus le nombre des éléments qui coinposeot le racfais sera grand, plus la flexion sera facile. L'aogle formé par deux vertèbres deviendra par' cela même ntoins sensible dan^ la flexion, la courbure sera mieux ménagée.

DiCTioNN, OE Physiologie.

La moelle épinière et les fibres nerveuses qui s*en échappent seront préservées de toute contusion , de tout tiraillement que pourraient produire des angles trop brusques.

Les différents mouvements sont facilités par des disques intervertébraux, ligaments cartilagineux, élastiques et dont la solidité et l'adhérence s'opposent énergiquement aux déplacemencs horizontaux.

Les éléments de cette tige osseuse sont surtout reliés à leur périphérie par d'antres systèmes de ligaments. Les uns sont communs à tout l'appareil, d'autres n^appartiennent qu'à certains intervalles intervertébraux, d'autres sont élastiques, etc.

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