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sibif, la foroe contractile que possèdent les masclef soiéaires et jumeaux. Un semblable caIcoI serait superflu, si je n'avaispas besoin plus tard d*inYoquer une pareille force pour justifler, dans le saut» les hauteurs aux« quelles un homme peut parvenir, ainsi que la rapidité de la course.
Pour se faire une idée approximative de ceUeforcCfOn peut répéter Texpérience sui^ vante.
Le pied du sujet qui m*a servi dans celte expérience «yait Q m. 19 cent, de longueur, è iMrtir de la perpendiculaire abaissée de nnsertion inférieure du tendon d*AchiUe, jusqu'à la première articulation mélatarsol>balangienne. Une autre [)erpendiculaire abaissée du point qui limite Tapophyse maliéotaire interne de son échancrure coupe eR deux parties inégales la ligne de 0 m. 19 cent., qui mesure la longueur du pied. Les deux |)artîes de cette ligne sont entre elles :: 127 : 63, ce qui revient à dire oue la («rpendiculaire abaissée de la malléole intercepte 0 m. 063 ~ d'arrière en avant sur la lisoe plantaire. Donc la partie du pied* qui dans ce cas fait fonction de levier est la ^ûInme de deux lignes, 0 m. 127 — 0 m. 63 -Om. 19 c.
Le sujet qui a servi k l'expérience pèse 10 kilog. lesquels sont transmis à l'extrémité antérieure du levier. Si'» pour se faire une idée 'nette de ce problème, on considère le pied comme étant le fléau d'une l>alance à bras inégaux , ou pourra regarder le tibia comme eu étaolle support.
Nous savons que lès bras de levier de cette balance sont entre eux :: 127 : 63. Il Dous est facile de calculer quel devra être le poids» qui, appliqué à l'extrémité du bras le plus court, sera nécessaire pour équili* brer 70 kjlosrammes.
Dans un équilibre, on sait que les poids sont en raison inverse des bras de leviers.
Oo aura donc cette équation rhî = rîh » d'oùX = -^Hî^=4W,lll.
On peut conclure que les muscles du mol* lei, qui rompent l'équilibre en leur faveur, ilépleieni, au premier moment de leur contraction» une force effective de U.l>lli kilogrammes, 211,111 kilogrammes, somine des <Jeux efforts exercés aux extrémités des bras ^ levier, représentent la force d'application <lu tibia sur l'astragale, puisque la contraotilité musculaire de lU kilogrammes 111 vient s'additionner avec 70 kilogrammes, poids du corps.
Non-sealement, dans cette expérience, le SQJetfde force très-ordinaire, s'élevait sur la pointe du pied, mais il soulevait encore et ^utenait un poids égal au sien , et déclarait qu'il pouvait faire davantage.
(575) Dans la station à genoux,, la bnse île sustentstHm est toute en arrière ; h genou porte la plus grande parUe du poids ; l*attituJe est irès-pénible.
La iiarioii aiiiie présente de larges bases de nstentaUon, surtout quand l*homme se place dans BQ (aaieull dont le dossier est plus élevé que sa t^. Dans CaUHitdê quadrupède^ Ton parvient à Mrcher vite, aycc un peu d'habitude, ainsi que
il résulterait de là que les muscles du mollet déployaient, dans ce cas, une force contractile de 9i2 kilogrammes.
Comme je l'ai déjà tait observer, cette solution n'est qu'approximative, puisqu'on ne peut pas calculer rigoureusement la force d'un muscle dans un cas donné.
Ouant au mécanisme par lequel le corps s'équilibre sur des bases aussi petites, il est facile de le comprendre. Le tronc s'incline vers le membre qui doit lui servir de sup- |)ort, pour ramener le centre de gravité verticalement sur la base, et équilibrer par cela même le membre suspendu. Celui-ci, ainsi
3 ne les bras, en s'écartant et se rapprochant u corps, sollicitent instinctivement le centre de gravité dun côté ou d'un autre. Je passerai sous silence les diverses attitudes autres que celles dont >'ai parlé. Leur mécanisme est une conséquence et une répéti-* tion de ce qui a été dit plus haut (375). AvanI d'aborder la marche, j'ajouterai comme complément indispensable ce» quelques phrases de Gerdjr au sujet de l'attitude droite.
« C'est une des plus majestueuses altitudes que nous offrent les animaux. Elle appar* tient presque exclusivement à l'homme. Debout sur la terre, qu'il touche à peine, le corps droit et la télé élevée, il se distingue par.sa démarche entre tous les animaux. « •
Si quelques-uns s'élèvent per*
pendiculairementsur lesol, ce n'est que poui un instant. Pour l'homme, au contraire, cette position est la plus commode, parce qu'elle
découle de sa slructupe • • • •
€ N'enchatnant point ses mains k la terre» elle lui conserve libres des armes qui, faibles par elles-mêmes, deviennent, par son industrie, les plus terribles que la nature ait données h aucun animal. Celte attitude le tient d'ailleurs également prêt à fuir et à coml>attre» et, agrandissant le cercle de ses sensations, elle agrandit le champ de ses idées. Il ne se tient ni debout, ni assis, ni couché, comme le reste des animaux, et il ne marche pas plus comme eux qu'ils nj^ pensent comme lui (376). »
AbT. m. — Dk LA MÀKCHE COCZ L'OOMB.
On appelle marche, la translation d'un lieu è un autre, opérée dans l'atlitiule droite, par l'action musculaire des membres pelviens projetés alternativement, prenant leur pointd'appui sur un plan résistant, que le corps n'auandonne jamais en aucun temps de l'acte^ Du reste, il n'est. pas. facile de donner une bonne définition, dje 4a marche, quoique chacun sache très? bien à quoi s'en tenir sur la signification de ce moL
Le corps a besoin de prendre son poiiU d'appui..sur un plan résistant, car, sans cela,
le prouvent Tobservation et les expériences de Gerdy. {Voy. sur ces altitudes, les recherches de GiaoT, GimAUD-TccLoii, etc.)
(576) Quand on se tient debont sur la pointe des pieds, l'articnlalion du coude-pied est plus oor verte, et la base de snstenution plus éti:oile d^avael en arrière.
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filé par la pesanteur, il ferait fuir en arrière et eu bas la partie du plan sur laquelle il ^'appuierait.
Il faut, de plus, que le pied s*attache fortement au sol; s'il ne le faisait pas, il fuirait lui-même en arrière; la marche deviendrait impossible par la rupture de ré(|uilibre, i)ui déterminerait la chute. On n*a qu'à marcher sur de la glace pour acquérir la démonstration de ce fait. C*est là ce que les anciens physiologistes appelaient action réflexe, réaction de la terre, etc., qui ne peut pas être plus heureusement comparée, ainsi que Pont fait Borelii et Barthez, qu'à une barque fuyant sons la pression de la gaffe du batelier.
En effet, toute la force nécessaire au déplacement de la barque réside dans l'effort musculaire que fait le batelier.
Les principaux moyens de translation d'un lieu à un autre sont la marche, le saut et la course.
Les auteurs sont généralement d'accord sur les caractères dislinctifs de chacun. Dans la marche, le corps ne doit jamais abandonner entièrement le sol, ce qui n'a pas lieu dans la course et dans le saut. On peut marcher très-vite, et courir lentement.
La marche s'exécute par l'action alternalire de l'un et de l'autre membre; elle peut être décomposée en deux temps principaux, que l'on pourrait subdiviser encore, s il en résultait plus de clarté dans la théorie.
S !«'. — Marche en avant.
Premier tempe, — Si nous ijartons de l'altitude droite, où le corps s'appuie également sur l'un et l'autre membre, le premier tem|)S consistera dans l'acte par lequel on jette tout )e poids du corps sur le membre qui doit rester adhérent au sol, et Ton détache Kantre.
Il' temps, — Le membre est projeté en avant par l'action des fléchisseurs de la cuisse sur le bassin, suivie du redressement de la jambe sur la cuisse. Le corps, en s'inclinant |Uus ou moins en avant, et selon que la cuisse est plus ou moins fléchie, détermine la longueur du pas. Le pied, projeté en avant, se pose sur le sol, et le premier pas est terminé.
Il est facile de voir que le second pas, et >es autres, ne sont que la répétition du premier, avec une légère modification, qui dé- )>end simplement de la position des pieds au premier temps du second pas.
Dans le premier temps du premier pas, les pieds se trouvaient tous deux dans le même plan laléral. Dans le premier temps du deuiièn)e pas, ils en sont écartés d'une quantité égale,, l'un en avant, l'autre en arrière.. Le poids du corps n'en est pas moins ♦^jznleme'nt ré|)arli entre chaf|ue pied. Les jaml>es étant disposées en angle, il s'agit de ramener tout le poids du corps sur le membre qui est placé en avant. Une simple inclinaison latérale n'est plus sudisante; mais, en projetant le tronc en avant, on obtient un résultat analogue : on a, comme au premier temps du premier pas, tout le poids du corps
soutenu par un seul membre, qui se diriize selon la verticale du centre de gravité, comme dans le premier cas. Le membre si> tué à l'arrière, au lieu d'être suspendu parallèlement, repose sur la pointe du pied.
I^ projection du corps en avant n'a pas lieu en fléchissant le tronc, comme à la ri-
Îpeur on pourrait le faire, et comme on le ait réellement quand on est fatigué.
Dans ce cas, la marche est pénible, lourde et disgracieuse. Le membre placé en avani se fléchit à l'articulation tibîo-fémorale, et présente, au centre der gravité, on plan incliné sur lequel il peut glisser plus facilement.
De là cette expression vulgaire : Tirtr du dos. Au début de la marche, il n'en csl pi^ ainsi ; le membre situé à l'avant, au lieu de se fléchir, reste rigide, et fait charnière sur la poulie astagalienne; le tronc lui-ni('ne conserve son aplomb.
Le membre placé en arrière forme un ang! ? aigu avec le pied; cet angle en s'ouvrant c^t le véritable agent de la projection du cor, s en avant; aidés de la vitesse acquise, it:* extenseurs du pied sur la jambe remplisse^ leur fonction avec un effort bien moindre.
Le second temps du deuxième pas c5t aussi très-analogue au second temps di premier, sauf une légère modification qui consistera à ramener le membre siiué à l'arrière dans le plan latéral où se trouva l'autre membre. Arrivé là, nous enl^'^^ dans le second temps du !•' pas. Ce sor.l toujours les mêmes muscles qui agissent, i.( leur mode d'action est le même que dans k premier cas, que les membres soient parai* ièles ou que l'un d'eux soit en arrière.
Dans la marche on a principalement affaire aux leviers du troisième genre, soi dans la flexion de la cuisse sur le tronc, soi! dans la flexion de la jambe surlacuisse.il en est ainsi pour l'extension. Prenons le fémur pour exemple : Le point d'appui ser.î dans la cavité cotvioïde; la résistance sers tout le froids que fa jambe peut donner da:.^ ce cas; te point d'application de la force >«' trouvera sur la diaphyse de l'os et au-des>us. Il en .est de même pour la jambe, etc.
§ H. — Marche en arrière,
La marche en arrière est produite par un mécanisme analogue, mais s'eierçani en sens o|)posé. Ce sont toujours les nièn:f^ muscles qui sont en jeu. Le membre,aiJ li»" d'opérer son mouvement de charnière sur la )ointe du pied, l'opère sur le talon. Icice^i a pointe du pied qui se pose la premiers sur le sol, tandis que c'est le talon qui e tait dans la marche ordinaire. Dans la man > ; en arrière, les pas ne peuvent pas éire au^^i grands que dans la marc'he ordinaire, v^^^^^^ que dans celle-ci les membres sont allonje< par l'extension du pied sur la jambe; eii même temps le pied imprime un mouvcuH: i d*imf)ulsion au centre de gravité, ce (j'i: suffirait déjà |K)ur établir une différence. 1> serait facile de trouver un ra|>|iortenire 1^ longueur des pa^s dans chaque marclie.
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) Wl^AaestimuUanA du Itonc pendant la marche.
Nous allons d*abord nous occu()er des déplacements du centre de gravité, puisque re point entraîne avec lui tout le corps, et nous terminerons cet article par Tétude des mourements que les épaules et les membres itioraciques exécutent pendant la marche.
Puus nous Taire une idée aussi exacte que possible des déplacements du centre de gravité, n^us allons le projeter sur deux plans, Tun horizontal, Tautrê vertical. Prenons pour plan horizontal celui sur lequel la marche s exécute, et supposons aue sur ce plaa soit projetée verticalement la ligne que le rentre d^ gravité décrit dans Vespace. Celte projection nous déroulera une lij^ne iodétinie, résulière, dont les convexités passeraient oans le voisinage interne de l'axe de chaque pas. Si, au lieu de continuer la marche, on faisait un temps d'arrêt h chaque J;2 pas, il est évident que cette ligne serait une ligne brisée; mais la vitesse acquise agissant comme par détente, raccorde, par des courbes douces, les lignes droites que décrit le centre de gravité.
II est du reste nécessaire que la verticale du centre de gravité n'arrive pas jusqu'à l'aie du pied, carie moindre effort supplémentaire pourrait faire dépasser la base de sustentation, ce qui amènerait la rupture de l'équilibre, ou tout au moins un faux pas. D'un autre cAté, le corps n'arrivant pas jttsqu'k l'axe de la base de sustentation, le trooc est disposé, par les lois de la pesanteur, à choir du c6té du membre soulevé. Cette tendance h la chute latérale et la vitesse acquise déterminent une résultante dont la direction sera à peu près celle du pas qu'où fera immédiatement.
Plus le bassin sera large, plus la ligne sinueuse le sera aussi, et plus le balancement latéral du tronc sera grand. Ceci nous explique pourquoi les femmes, plus que les nommes, ont une marche balancée qui rappelle cftile des palmipèdes.
Supposons aussi un plan vertical parallèle à la ligne de trajet, et que sur ce plan soit projetée perpendiculairement la même ligne que nous avons déjà projetée sur le plan horizontal, nous verrons commencer une série dedilBcuItés qui n*ont peut-être pas encore obtenu une solution complète. Soit pris un homme en mouvement et le saut au petit pas (de 0,&^5 à peu près). Dans ce cas. les jamlms se tiennent presque rigides , sauf une légère flexion de la jambe en mouvement, afin de ne |)as se heurter contre le sol au moment de leur oscillation en avant. 11 importo de reconnaître dans cette marche le trajet (larcoura par le centre de gravité, en le prenant au moment où les jambes sont en angle (c'est-k-dire au moment oïl il est le plus bas); or il est facile de voir que ce point va s'élever circulairement, suivant l'arc aue décrit la jambe Gxée sur le sol. Les jambes deviendront alternativement les rayons de chacun de ces arcs arc-boutés à la suite les uns des autres. Ces arcs seront à peine
DE PHYSIOLOGIE. Vm »«)
déprimés en avant au moment où le pied atteint le sol.
Cette marcho-lk, comme on sait, n est pas compliquée, du moins en apparence.
Mais abordons la marche ordinaire, et tâchons d'obtenir une projection aussi fidèle que possible sur le plan vertical que nous avons placé, par hypothèse, parallèlement au trajet que nous supposons s'exécuter en ligne droite.
M. Giraud-Teulon, h qui nous avons fait plus d'un emprunt, nous trace une figure de projection du centre de çravité; voici ce qu'il nous apprend à ce sujet.
* Considérons, dit-il, la jambe antérieure au moment où elle arrive à l'appui : qu'en ce moment cette jambe soit parfaitement droite (ce qui arrive dans la marche è petits pas ou fléchie), dans la marche à grands pas, le centre de gravité et le talon se trouveront sur la même verticale GB.
« Dès que cette j.imbe va se tendre pour devenir propulsive pendant le cours du pas suivant, les angles désarticulations du çenou vont commencer à s'ouvrir, à s*agrandir. Or le premier effet de cette ouverture sera nécessairement l'élévation sur la verticale de rextrémité supérieure du sommet du membre et, par conséquent, du centre de gravité qui est lié par une certaine relation fixe.
<x II faut remarquer, en effet, que la courbe décrite dans le mouvement de la jambe depuis son origine jusqu à son terme, voit ses ordonnées suivre la progression des sinus de l'angle que font le fémur puis l'axe du pied avec l'horizon; or ces sinus augmentent dans une proportion bien plus rapide au début qu'à la fin de la variation. Par contre» dans la deuxième moitié du pas, cette croissance des sinus devient moins rapide ; le rayon vecteur de la courbe, s'inclinant toujours davantage en avant sur l'horizon, diminue bientôt de lui-même la valeur des ordonnées, proportionnellement à d'autres sinus,ceux des angles que fait ce même rayon vecteur, et en avant.
« On comprend, d'après celât comment le centre de gravité doit s'élever au commencement et être déprimé sur la fin do chaque pas.
«Maintenant, comme ce rayon vecteur doit s'incliner d'autant plus en avant que le pas s*allonge davantage, on devrait donc à mesure
un PHT DICTIONNAIRE
que le pas augmeate, observer un abaisseinent, une dépression plus notable du centre de gratilé.
« Pourtant il résulte des expériences de MM. Wéber qu'il n'en est rien; ces oscillations demeurent approximativement les mêmes (32 millimètres environ), pour de trèslongs pas ou des pas très-courts.
« On se rendra compte de cette apparente anomalie si Ton réfléchit aux circonstances suivantes : dans la marche à grands pas il laul»comme on vient de le voir,que la jambe iiutérieure arrive au contact du sol, fléchie sur elle-môrae d'une certaine quantité sur le corps incliné en avant comme le montre la ligure ci-dessus, de façon à ce que la verticale de la gravité vienne rencontrer le sol vers le talon. Si alors la jambe fixe opérait son mouvement d*exlension par l'ouverturo simultanée des articulations du genou et du pied, il est clair qu'on ne pourrait comprendre commeyt les oscillations verticales ne seraient pas de beaucoup supérieures dans la marche à grands pas. Les ordonnées croîtraient elTectivement au début du pas, et )ar le fait de Taccroissement des sinus de 'angle du pied avec la jambe, ot par suite d'iin accroissement semblable déterminé )iar l'angle de la cuisse avec la jambe. A la lin du pas, au contraire, le meujbre entier étant rectiligne, la diminution des ordonnées suivrait la tnéme loi que dans le cas de inarche à petits pas, mais la suivrait plus longtemps : double cause d'une grande auglucnlatiou dans la différence desdites ordonnées du commencement et de la On de la courbe. Comme on constate l'absence de toute différence notable de l'une à l'autre, il faut donc penser que Tangle du pied avec ta jambe, celui de la jambe avec la cuisse, ne s'ouvrent pas simultanément , mais bien successivement l'un après l'autre, n
Celte théorie vient à l'appui des expérimentations de MM. Wéber, qui ont trouvé i|ue le centre de gravité n'osciileqbe de Om. 32 c. pour les grands comme pour les petits pai. C est peut-ôire trop absolu, car si Ton fait des pas de 0 m. Me. et des pas de 1 mètre, il est certain que la différence sera évidente. Knsuite la marche ne s'opère pas tout è fait comme l'indique la figure 1". D'ailleurs s'opérflt-elle ainsi, en s'en rapportant aux conséquences de proportionnalité, l'on verrait que, môme dans celte figure, l'oscillation du haut en bas serait de 0 m. 060 à 0 m. 080; on peut donc admettre, pratiquement, que les choses se passent ainsi. Le centre de gravité ne vient pas se heurter en C et C; il est plutôt en un autre point qui serait sur une parallèle à la liçne CC menée par G : il faut de toute nécessité qu'il glisse sur une courbe; sans cela il se produira une secousse à chaque pas. Si l'on compare la figure 2 à la tigure l,on verra une modification qui s'ap-
F roche d'autant plus de la vérité, qu'elle est expre:»sion de la marche la plus ordinaire. Le t)assin suit les mouvements alternatifs des membres pelviens. Les fessiers (petits cl moyens) impriment ce mouvement par
PHT Kig. S.
leurs fibres antérieures. Quant aux monYoments des membres thoraciques, ils selon en sens inverse de ceux des membres intérieurs, è moins qu'ils ne soient fixés, comm.^ par exempte quand les mains sont jointes derrière le dos, quanij les bras sont croi>e> sur la poitrine ou assujettis de toute nutr^» manière. « Dans son marcher, ditGerii, l'homme ressemble plus aux bètes qu'il m s'en doute. Le balancement des bras, iur^. au'il< sont libres, est dû à la rotation d > épaules et de la poitrine, à l'action de plusieurs muscles obliques du tronc, et parti i* llèrement de ceux du ventre quisoni!e> principaux rotateurs du corps. »
£n effet ces mouvements instinclifs dos membres supérieurs nous rappellent la n rche de la plupart des mamoufères quadr i-
tèdes. Le balancement des bras est une abitude instinctive tellement contractée qu'au rapport de plusieurs chirurgiens 1^> amputés d'un bras ont une certaine dillicu ù dans les premiers temps.
§ IV. — Marche ascendante.
La marche ascendante ne s'écarte qu^" Irès-peik de la marche ordinaire; elle cm fondée sur les mômes principes, sauf quelques modifications qu'il est nécessaire dp connaître. Que le plan soit incliné ou qiïe ce soit un escalier, les principes généra a ne varieront pas; la position du pied sen ' suivra les variations du terrain sur lequel s'établira la base de sustentation. Soiiu r. pris pour exemple un escalier. Comme d.i[^ la marche ordinaire, le poids du corps il» u se rejeter sur une seule jambe, atiu qu' Taulre puisse se détacher du plan sur toq s^l elle prend son appui. Pendant qu'elle ^^ détache, le corps reste droit, le centre c^ gravité projetant sa verticale sur le pied qn sert de base de sustentation. Mais auss: t
3ue la jambe libre a atteint la oian lie ou cgré de l'escalier^ et que le pied s'est p'>é sur elle, le tronc se Qéchit en avant. d:::j que la résultante de la pesanteur vieiie tomber sur la nouvelle hase de sustensaii n. S'il en était autreiuent, le poids dareiirt. de gravité clouerait le corps sur ia p\m située en arrière, de manière que cellKi ne pût pas être entraînée par celui-là. AUSSI, en se fléchissant en avant, le tronc permet à la première jambe de se soulever.
Le triceps redresse la jambe sur la cu^^
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cooDine les fessiers redressent la cuisse sur |e tronr. La jambe placée en arrière est entraînée par Te tronc jusqu*à la hauteur de l'autre, franchissant ()assivement le premier degré, tandis que les fléchisseurs de la eoisse sur le tiassin lui font franchir la seconde marche ; c'est ainsi que l'on voit se reproduire le mou?euient que l'autre jambe a déjà exécuté.
On comprendrait d'après cela, si Teipérience ne l'avait déjà appris, que cette marche est t>eaucoup plus laborieuse que la firemière» par deux causes principales : r par la force qu'il faut déployer pour soulever le poids du corps; 3* par celle qui e$t nécessaire pour Oéchir la cuisse sur le bassin. Cette flexion est bien moins pénible i|ue quand il s'agit de soulever tout le poids dtt rx>rps, comme dans le premier cas; mais elle l'est beaucoup plus que celle qui a lieu ilaDS la marche ordinaire; aussi un piéton faiigué par celte marche ascendante, dit-il souvent qu'il ne peut plus traîner les jambes. Cette flexion de la cuisse sur le bassin dans celte pénible manœuvre ne serait-elle pas une preuve.à l'appui de cette proposition des frères Wéber, que tant d'autres physiologistes ont répétée depuis, « que la jambe, pendant la marche, descend de sa position eilrême d'extension (ou plutôt de l'élévatiûD légère Qui' suit cette extension), au moment où elle abandonne le sol, h la position stable du contact avec le soi, absolument comme un pendule et suivant la même loi? »— Qu'elle suive les lois physiques qui régissent les oscillations du pendule dans la marche sur un terrain horizontal, rien ne prouve le contraire; mais à coup sûr elle ne lésait pas dans la marche ascendante. Disons aussi, une fois pour toutes, qu'elle ne le tait pas dans la marche sur un plan horizoDlal, car nous serions entraînés à des conclusions aussi bizarres qu'impossibles (377).
Laissons là ces expériences et ces calculs dont je ne parle que pour mémoire, et disons que, pendant la marche» l'inclinaison du corps enaTant croit avec la hauteur des degrés; tar si le corps n'était point penché en avant
(3T7) Les eipériences et les calculs des frères Wéber se trouvent rormellement démentis par M. Glnud-Teolon (Etnde d€ ta iocamotion^ pag. 222 et loir. 1K58), dont les irgoments peuvent se résumer ainsi : &i la jaml>e se comportait comme un pendule, OD pourrait calculer tous les éléments du pas
ae moyen de la formule tzim f/^i ; ce qui revient
à dire que les durées du pas pour de petites osclllaiions lieraient entre elles pour deui jambes différentes, comme les racines carrées des longueurs de ces jambes ; car il faut bien remarquer que, phynoiogiquement, d*»près IL\1. Wéber eux-mêmes, rampliiude angulaire de Toscillation est senslbleineot la même quels que soient les sujets. Or que «es durées du pas soient entre elles comme les ndoes carrées des longueurs ou comme les Ionrjeors elles-mêmes, elles croissent et diminuent avec ees longueurs. La durée du pas, diaprés la formule du pendule, croit donc avec la longueur ik la jaotbe.
d'une quantité suinsante, la jambe antérieure D*en pourrait point soulever tout le poids. Quant aux oscillations verticales, elles sont évidemment plus grandes que la hauteur du degré, car le centre de gravité n'éprouvant aucun choc, aucun frottement, est toujours entraîné plus haut que celuici, ce qui l'oblige à redescendre à chaque pas. Ses mouvements de latéralité sont plus grands que dans la marche ordinaire, parce que dansce)le-ci, an moyen de la rapidité, on peut les diminuer considérablement. Les mouvements du bassin et ceux des épaules sont à peu près les mêmes que dans la marche ordinaire.
§ V. — Marche en deuente.
Il est facile de modifier les principes précédents, de manière à les appliquer a la marche descendante. (Foy. Gbrdy, GmAUi»* T£ULON, etc.)
Art. IY. — La course.
On donne le nom course à un mode de progression rapide; il n*est pas le seul de ce genre, puisque Ton peut marcher assez vite pour devancer celui qui court. La dif^ férence fondamentale entre la marche et la course, c'est que, dans la première, le corps est toujours en contact avec le sol par un des membres pelviens ou par les deux à la fois, à la fin de chaque pas, tandis que dans la course, il est un moment où le corps se sépare du sol, et un autre où il n'y adhère que par un des pieds. On peut done dire que la course, marche précipitée, est une série d'impulsions brusques qui détachent le corps du sol.
Dans la course la jambe postérieure n'arrive jamais à sa complète extension, parce que rextrémité antérieure du pied a bientôt atteint le sol et fa déjà repoussé en arrière avant le pariait accomplissement du pas.
La rapidité avec laquelle le centre de Kra- Titéest entraîné en avant fait que, malgré son évolution incomplète, le pas de la course a toujours plus d'étendue que celui de la msrche. Cela s'explique par un surcroît de rapidité qui allonge la courbe parabolique
Mais, d*aulre part, la longueur du pas repose sur deux éléments, rnn consuot (l^angle d'osciltaiion, qui est le même pour de petites et pour de grandes jambes), l'autre variable, qui est la longueur de la jambe ( qui Ggure le rayon du cercle); ces deux quantités croissent donc et décroissent ensemble. La durée du pas, aussi, croit et diminue avec la longueur de la jambe ; elle croit donc on décroît de même avec la longueur ctu pas (dans rhypothèse, ne Toublions pas, de Tapplication de la loi du pendule).
Or, suivant MM. Wéber, c'est la vitesse du pas et non sa dorée qui croit avec sa longueur. Ce qui est le contraire de ce que donne la formule appliquée ài la roarclie. Si donc leurs expériences oonlirmaient ce fait, que la vitesse croit comme' la longueur du pas, elle détruirait la proposition qui fait de la jambe un pendule.
Ou, inversement , la théorie renverserait les expériences, mais elles ne peuvent subsister ensetii* Sic ; cela doit paraître clair.
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que décrit en avant le centre de gravité à la iBanièrod*un projectile.
Dans la course, la nature s'est arrangée de manière h faire le moins de pertes possible de force vive. D*abord les oscillations verticales sont moindres que dans la marche; pour cela la jambe oscillante, lors de la détente , acquiert un degré dMnclinaison d'arrière en avant, tel qu'elle puisse lancer le corps le plus norizontalement possible. D'un autre côté, la partie supérieure du tronc semble glisser sur la ligne de parcours, et l*oa peut dire que, relativement, elle est presque immobile. Il n'en peut pas être ainsi du bassin, oui est forcé, bon gré mal gré, de se prêtera tous les mouvements que réclament les membres pelviens dans leur action. Les mouvements du bassin sont d'autant plus remarquables, que celui-ci est plus largo. On peut l'observer chez la femme, « qui, dit un physiologiste peu galant, n'est pas, eu égard à eet inconvénient, un joli animal à voir courir. »
Connaissant la manière dont s'effectue la marche, et les quelques considérations que je viens d'émettre, on pourra obtenir une notion assez exacte de la course. Aussi, dirai-je sommairement que, quand Thomme £0 dispose à courir, tout le poids du corps est porté par le membre situé en avant; toutes les articulations de ce membre sont fléchies. Le membre postérieur semble ne toucherle sol que pour maintenir l'équilibre. Les deux membres ne s'appuient que sur les phalanges et les tôtes des métatarsiens.
Au moment du départ» le membre placé en avant se redresse brusquement et projette légèrement en haut et en avant le centre de gravité; le membre postérieur abandonne le sol, entraîné qu'il est par le centre de gravité; mais il l'a bientôt devancé par l'action rapide des fléchisseurs de la cuisse sur le bassin, des extenseurs de la jambe sur la euisse et des extenseurs du pied sur la jambe. Ce membre atteint le sot par l'extréinité antérieure du pied, et attend que la vitesse acquise vienne placer le centre de gravité dans des conditions telles qu'il puisse, à son tour, le projeter comme l'a fait son congénère, et ainsi de suite.— On comprend que, vu la vitesse ac(]uise, te passage du centre de gravité coïncide, à quelque chose près, avec le moment où le pied atteint le 6oi ; le moment de contact est beaucoup plus court quecetui pendant lequel le corps flotte dans I espace.
Le centre de gravité est très-abaissé dans la course rapide, de même que le tronc est fortement porté en avant. Ses oscillations verticales sont diminuées et ne dépassent guère 0m.02 cent. ;|ses oscillations latérales sont moins sensibles, et le tronc semble pour ainsi dire filer droit.
La vitesse de la course dépend de la longueur des sauts et du temps employé è les exécuter. Plus, en effet, ces sauts seront amples, et plus la durée en sera courte, plus aussi la vitesse sera grande.
MM. Wéber estiment que la vitesse peut
ôlre portée jusqu'à 7.m. 60 de parcoars dans une seconde.
Il est certain qu'une telle vitesse et même une vitesse beaucoup moindre, ne peut èire soutenue pendant longtemps, car l'essou^ment, les spasmes du diaphragme, dis points de côté, l'occlusion de la gioUe, un manque d'haleine, etc., en sont bicmùi la conséquence.
« Quand cette force d'haleine manque k l'homme qui court, dit Bartbez, il lâhe toujours de fixer sa poitrine et sa colonne vertébrale. Sa faiblesse l'empôcbe de faire de fortes inspirations, mais il les ré[>èie très-souvent, pour rendre aussi coosiauie qu'il est possible, la dépression du diafhragme ; il peut entretenir une certaine l'iénitude d'air qui distende les vaisseaux aér:in> du [poumon. Il halile enfin, et ne re>[>ire plus, pour ainsi dire, que dans les parties supc^^rieures de ces vaisseaux.
a Le défaut de forces dans les organes do la respiration qui a contraint le coureur u fois d haleter, fait que cette manière de n pirer se continue duraut le reste de ^a course, malgré tous ses efforts. De mô; it3 qu'un coureur faible ne peut s*arréler soudainement, lorsqu'il est abandonné à nre course violente , de même un coureur jn: halète ne peut ni reprendre baleine loui a coup, ni changer notablement, en coniiiiuiii sa course, le mode auquel sa respiration se trouve déterminée. »
Il est une course intermédiaire, quanta la vitesse, entre la course accélérée et la marche : c'est le trot ou course gymnastique.
Dans cette course, comme dans la courte rapide, le corps abandonne totalement le s-i et exécute une série de sauts successfs Dans ce mode de courir, le Ironc se projeite moins en avant, le centre de gravité est siiuf moins bas ou lancé plus obliquement de U en hautj; et les membres sont moins Ûkhs. En conséquence, les oscillations verticales sont plus grandes que dans la course aatlérée ordinaire.
Abt. V. — Le Saut.
Le saut est un déplacement brusque d i corps qui quille le sol, et en demeure séj «le pendant un certain temps.
Le saut peut être divisé en quatre espèces : saut vertical ou sur place; saut en avant ou à pieds joints; saut en arriùrc tt saut latéral.
§ I". — > Le iaut vcrlieaL
Le saut vertical ou sur place est vraircer.i le saut par excellence, cartons tes aulre>n" sont que des composés de celui-là :au^sî. connaissant son mécanisme, nous n'aurci' que quelques modifications è ajouter poJ> compléter la série.
Dans le saut 3ur place, la verticale «In centre de gravité tombe sur le point de l-^ base où la réaction aura lieu. Celte l»'» comme dans toutes les espèces de saut. );^! h ijcu près uniquement constituée i ar ;e> doigts do pied et par la télo des luciat' •
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siens. Toutes les articulations des membres inférieurs se fléchissent fortement; la jambe sar le pied, la cuisse sur la jamk)e, le tronc 5Qr la cuisse ; la colonne vertébrale est forlemeol arqoée en avant.
Faisant office de balanciers, les bras, par leurs oscillations répétées , semblent s'essMer k entraîner dans l'espace aa moins ieiir propre poids, sinon une partie du fardeau, que la détente produite par le redressement brusque de toutes tes articulations du corps j emportera bientôt.
Les choses étant ainsi disposéesj'acle qui T8 s'accomplir peut se di viseren trois temps.
Le premier temps comprend évidemment Tatiitude que nous venons d'exposer, la t}exion des membres inférieurs, etc.
Deuxième iempê. — Redressement brusque de toutes ces articulations, et par cela impulsion donnée au centre de gravité de bas eo bauL
Troisième temps. — Flexion rapide et totale des membres inférieurs. Cette flexion est tellement énergique que les talons frapl^eiit les fesses.
il Ta sans dire que plus le saut est élevé, plus les articulations sont fléchies, puisque M hauteur dépend de la force initiale* Nous a»ons deux Torces en présence : Tune, constante et verticale, est exprimée par le poids du corps et le fixe au sol; l'autre , agissant delxs en haut, doit dépasser la première (l'une quantité quelconque qui sera l'expres- Moo de la hauteur du saut.
Si cette force instantanée , agissant de bas en haut, excède de l>eaucoup celle exprimée par le poids du corps, elle n'en finit ra^ moins par s'éteindre bientôt, car elle est constamment retardée par la gravité. Arrivée à son maximum de hauteur, la masse du corps tombe sur le sol, en suivant la loi qui régit la chute des corps graves.
Cependant la chute du corps n*a \ms lieu de la même manière que celle d'un corps inerte, car le choc deviendrait parfois trèsdangereux. Les membres rentrent de nouveau dans l'extension, et, par cela même, journissent h l'économie un ressort protecforqui la préserve d'un choc violent en 1 amortissant, en ralentissant les derniers Daouienls de la chute.
S II. — Le $aut en avant.
Dans le saut en avant ou à pieds joints, le centre de gravité est jiorté dans celte direc- "on, de manière k ce que sa verticale aliei- Sne à peu près la limite de la base de sus- «niaiion, afin de pouvoir conserver encore ,^tiilibre. On comprend la nécessité de ' itïcMnaison du corps en avant pour cette «pècede saut; car la direction de celui-ci jiou être évidemment déterminée |>ar une î!?^® droite partant du point de réaction, et Passant par le centre de gravité. Cette ligne ^[oue serait une tangente passant par le i''<©ier point de la trajectoire parabolique «0 moment du départ.
Ainsi les deux forces qui sont en présence •pssent en sens inverse, modifiées par
Dff PHYSIOLOGIE. PHY 111^
la direction initiale de la tangente, détermineront toigours la ligne parabolique que le centre de gravité peut décrire dans l'espace, quelle que soit la direction qu'on lui imprime.
S III. — Saut en arrière.
Dans le saut en arrière, qui est de peu d'étendue, toutes les articulations des membres pelviens sont fléchies, le bassin Vest aussi sur la cuisse, la tige verticale reste droite, et le balancement des bras est à peu près nul.
{ IV. — Sflicl iatéraL
Dans le saut latéral, les membres pelviiBns se fléchissent comme dans les autres espèces de saut; la colonne vertébrale est portée dan3 la direction du sauta exécuter. La verticale de gravité repose sur la jambe dans la direction de laquelle le saut s'exécutera. Le saut fait, la verticale du centre de gravité se trouve immédiatement portée sur l'autre jambe, nous faisant voir par là que le tronc n'a pas pu entièrement suivre le centre de gravité dans sa trajectoire; aussi est-ce un saut de peu d'étendue. On peut sauter sur une seule jambe : le mécanisme est le mémo que pour les deux, quelque espèce de saut
au'on puisse faire. Dans ce cas, la jambe ottante est un adjuvant de plus à ajouter à Taction. Ce saut est évidemment moins puissant que celui opéré par l'action des deux membres pelviens. Dans le saut, la hauteur à laquelle on peut parvenir dépend manifestement du poids du corps, de la rapidité du redressement, et de retendue de la flexion.
Jusqu'ici nous ne nous sommes occupé que du mécanisme d'après lequel le saut s'opère , sans en rechercher la véritable cause mécanique. Cette question a été un mystère pour la physiologie jusqu'à Boreili, qui, sans en comprendre peut-être tuute la
f>ortée, avait entrevu dans son génie, que e saut* ne pouvait être effectué que par une puissance élastique.
Il s'appuya sur la propriété dont jouit la iMguette courbée par la pression, et que son éiastioité fait jaillir dans l'espace, quand on l'abandonne à elle-même. Barthez, après lui, s'empara de son expérience, et formula à ce sujet des propositions très-exactes, dans son Traité de mécanique animale. Le coup sec dont il parle (ressaut de Boreili), est produit par l'extension subite des membres. Pour lui, l'articulation fémorotibiale y joue le principal rôle« Aussi nous dit-il que « le jeu des extenseurs des genoux paraît suffire pour produire le saut: mais, en effet, il est aidé par le jeu des releveurs des talons. »
11 fait néanmoins remplir un r6Ie trop modeste aux releveurs des talons, lui qui avait sous les yeux un très-bel exemple du contraire. Le squelette d'un sauteur de profession, conservé au Musée anatomique de la Facurié de médecine de Montpellier, aurait dû lui prouver que Télasticité quipro*
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