Influences physiques
Nous avons établi plus haut que nous n'accordions pas une trop grande valeur aux expériences de M. Barry sur l'intervention de la pression atmosphérique dans le phénomène de l'absorption. Nous dirons la même chose au sujet des expériences de plusieurs phvsiologistes, qui veulent que les muscles abdominaux augmentent la pression dans le tube intestinal.
Voici ce que nous trouvons dans le grand ouvrage de M. Milne Edwards : « Dans les circonstances ordinaires, la pression atmosphérique est balancée par l'élasticité de l'air contenu dans les cavités de l'organisme, ou par celle des parties constitutives de l'éco nomie; mais en étudiant le mécanisme de la respiration chez l'homme et chez beaucoup d'animaux, on voit que le jeu de la pompe thoracique détermine è chaque mouvement d'inspiration une diminution forte dans la pression à laquelle sont soumises les parois des grosses veines contenues dans cette ca-^
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vite, et par conséquent aussi dans ]a pression sopportée par le sang inclus dans ces vaisleiQi. n est donc éTident que dans la sphère tfictioQ de la force aspirante développée de la arte par les mouvements respiratoires, rèqidibre doit se trouver rompu entre la ftèàoa extérieure et la résistance inté-^ rieare, ^ que les liquides adjacents doivent être attirés Ters le cœur, comme Fair du dehors est attiré dans les poumons.
Cependant Faction aspirante du thorax ne swnit être la seule cause qui détermine l'entrée des matières absorbées du dehors dans le torrent de la circulation : d*abord , chez tous ksmiiDaux, l'absorption s'effectue, et chez Il piopirt il n'existe pas de pompe aspirante comme celle dont nous panons; en outre, tba 1 homme et chez les autres mammifères, Tactioa aspirante de cette cavité dilatable ne Cnt.seDiir son influence qu'à peu de dis- Uoee.
CitODS encore M. Hilne Edwards, pour démontrer que l'expérience nous urouve que rabsorpâoQ n'est pas subordonnée au jeu de k pompe re^iratoire.
« En effet, écrit cet éminent phjrsiologiste, i li ai l'occasion d'entretenir la vie , à l'aide deUiesDiration artificielle, chez des chiens dont Vtmiu avait été largement ouvert; et quoique feosse soin de refouler Tair dans les pouffloos pour effectuer l'inspiration , et de eonprâner ensuite ces organes pour en dttSKrce Mde, j*ai plus d'une fois constaté
grabsorption d'un poison déposé dans pirties éloignées du corps ne se faisait /ki5 : or, dans ces circonstances, l'action a^piruite du thorax était abolie. »
Morra? de Dublin , emplo}[ant un appareil destiné a augmenter la pression atmosphériqoe, bit absorber dans un temps très-court ks snb^nces médicamenteuses, en les appli-
rnt sor le derme dénudé ou sur la surface plaies (8).
iiebig, dans une de ses expériences, intro*daitun liquide dans un tube recourbé, bouché «rec one membrane animale ; il n'y a pas de transsudation apparente. Il charge ce liquide d'une colonne de mercure; la transsudation i'éublit, et elle est d'autant plus active que il colonne de mercure est plus élevée.
G^ bits tendent à nous montrer que les forces physiques ont une influence réelle dans les actes des êtres vivants. Mais ces inftoences ne sont point les seules; elles sont nombreuses, variées, se combinent diversement entre elles et avec plusieurs autres. Il importe donc de soumettre leur étude à ime analyse expérimentale longue, minutieuse, afin d'accorder à chacune d'elles la part
(S) U ftinple applicaUon d^une bande, faite peiiéai plofîeurs années snr nn bras qui porte un asière, diminae circulai rement le volume du bras, et aéffle de ntuméru»^ dans le point qui éprouve ractioo du bandage. Nous u^însisterons pas sur ce aajet,qae nous pourrions agrandir considérable- >Hic; cependant ce serait ici le lien de rappeler le fréquent usage qu'en thérapeutique on fait de la
ifircrtes.
ian^ pour aider aux résorptions les plus . Combien de fois n'a-t-on pas vu Tappli-
exacte qui lui revient , et d'en déduire une théorie large et élastique, oui puisse être modelée sur l'ensemble des rails et se soumettre à toutes leurs exigences. Un pareil travail n'a pas encore été fait.