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RAP

DE PUYSIOLOGIX.

BAP

liât

{\i\ii de Ifl sensation, et n en ont fait qu'une rattdcité passive ; d'autres font eiagérée.

La sensation est susceptible d*éducaliont de |)ei Tectionneroent ; Tbabitude éroousae ta 5eii<»ation en tant que passive ; elle Taccrolt, iii tend plus délicate et plus précise en tant qu'active.

Les sensations n'ont point la mAme nature que les causes, les objets, les qualités qui )e5 preduisetit ; cela estvr«i pour les quatiiéi premières des oorpa (riiD))éiiélrabilité 1». ex.), couiine pour leurs qualités secondes (csuleur, odeur» etc«}. 11 faui donc reconnalire que la sensation exige, 1* le moi sentant; 2* l'objet senti (matière de la sensation); 3* le rapport (frimttH du moi avec la matière de la sensation, c'est on quo Kant nomme la forme spéciale de la sensibilité.

Aui sensations se mêlent successivement uoe foule de jugements; alors aeitlir, c est ttntir tijugtr ti>ut è la fois.

Les sensations « venues d'une infinité <ie )»oints divers, se réunissent (Lans un tensorium commune^ dans un mûi unitaire ^ <lQi ne i>eu) être un potnl pAys ifve, maté^ rut; ce ne fieut donc être le cerveau, ni une partie du cerveau. Ce que les faits eûsei^nent, c'est qu'une impression reçue par un organe exige^ pour sa perrf'ittion la liaison de cei organe avec Vorpiiisue; plus les liens sont nombreux et puisants, plus la sensation est vive; le ceriNiu a, sous ce rapixirty une grande prééuiii»ence.

CiAr. XL—Detidée.

I K — De ses caractères dlstiiictifs.

Je sens que jo sens ; par la réflexion je «liatingue mes sensations, les objets qui les prodttisenL, le moi q^i les sent, les opérations fiar lesquelles ^e les obtiens et je les travaille : j'ai des imsj^es (des représentations) des corps extérieurs, de leurs qualités, des 0()ér<»tions de mon âme, de ses bcultés, de mon ème même; de là se tirent toutes nos idées, toutes nos connaissances.

L'idée sui^pose l'^activité libre et volontaire du moi; une vue nette et distincte de la («iteption ; dans sa formation^ il faut perception, attention, réflexion, c'est-k-dire 4ies opérations toutes actives.

Lidée n'est |>as, plus que la sensation, une image, une représentation de ia même oaitire que l'objet représenté.

LiiJée n'est {las une représentation, une iMkage« une Iraco des objets; eile n'est pas un mouvement mécanique ou vital du cerveau; elle n'est point fabriquée ou sécrétée |iarlai.

Les sensualistes n'ont pas même soupçonné les difficultés que présente la théorie *ie la formation des idées; les rationalistes ont eu le mérite de saisir tes noutbreux élénients de cette question si complexe, mais, pour les résoudre, ils ont imaginé bien des uj|)otlièses; on trouve les preuves de eette <iouble Assertion dans les doctrines d'Arislûtp ot lie K.int.

DicTio^^N. ne Physiologie.

Les sensualistes comme les transcendatalistos ont fait les idées {massives, et ont voulu les concevoir iwr des analogies emiiruntées au monde physique. Il faut refaite la théorie en évitant ces deux énieils et distinguant dans Tidée ce qui vient des objets, ce qui vient de nous, ce qui est objectif, ce qui est subjectif.

§ II. — De l'erisienoe de robjet de Tidée, et du rapport de Tidée avec Tobjet.

L'idée suppose l'existence d'un objet extérieur, et cependant la perception n'est Gue la conscience de ta |»erception même, comment pouvons-nous, en |>ai'lant de la

{perception , arriver è la coimaisisance de 'objet extérieur qui Ta produite ou provoquée?

Tous les systèmes do métaphysique (d'ontologie) ont abouti è l'idéaltsme. fDémonstratien de cette propositioti par jresamon de tous ces systèmes qui sont de trois ordres, spéculatif, empirique, mixte.)

1* Théories $pécuta$ive$ ou de raison pure. (Pytbagore, Heraclite, Parroénide, Mélissus, Platon, Descartes, Leibnitz, Berkeley, Malebranche.)

8* Théories empiriques^ sen*tmUsme. (Protagoras, Démocrite, Aristippe. E|>icure, ttnssendi , Hobbes , Condillac, Ecole encyclopédique.)

3* néoritê mixtes. (Aristote, Bacon, Locke, Knnt.)

Les rationalistes sont évidemment idéalistes; tes sensualistes aboutissent par des détours à l'idéalisme : Condillac lui-même finit par y arriver: l'influence de Condillat! sur la philosophie des sciences, sur la médecine, nous a jetés dans le phénouiénalisme, le nominalisme,1es mots suhstituésaux choses, f Ex. Pinel, Broussais, Boisseau, etc.j

Enfin les fondateurs des théories mixtes se sont perdus aussi dans l'idéalisme. Preuves par l'examen du créticisme de Kant.

Coop-d'œit sur l'école écossaise (lieid, D. Stêwart).

De l'idéalisme toutes tes théories sont passées au scepticisme le plus absolu; nou:> ne sommes certains ni de notre existence, fii de celle du monde extérieur.

Hume a très-bien vu le vice radical de ces trois ordres de doctrines, qui n'ont pàn saisi le principe de causalité : mats il est arrivé è un scepticisme al>solu, en déclarant que l'idée de causalité n'est qu'une illusion fortifiée par Thabitude. Kant s'est elTorcé de combattre Hume sur ce point fondamental; malheureusement il n'a pu démontrer ni l'origine, ni la léçitimité de l'idée de causalité, et, |>ar lui, le scepticisme **si devenu plus profond et plus redoutable.

Beid, D. Stewart ad mettent la causalité comme un fait, une loi qu'il faut accepter comme vraie, sans essayer de la prouver.

Le grand problème est donc ramené è cette question. Quelle est Torigine de VUié^ de causalité, comment peut-on établir sa valeur réellet (Solution ingénî^n^^ de bc

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DiCriONNAlRK

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