Mouvements du dlapliragme
Le diaphragme est un organe musculeux qui sépare la poitrine de la cavité abdominale et se trouve formé en partie par des faisceaux charnus auxquels on a donné le nom (le pitien : ceux-ci prennent leur point d ci|)puisur les vertèbres lombaires, et tirent en bas, en se raccourcissant, le centre aponévrotique de ce ntuscle.
Cette contraction, niée d'abord par certains auteurs, est aujourd'hui parfaitement démontrée. Kn ou lie, les fibres qui partent de la périphérie de ic centre et aboutissent, les
antérieures h l'appendice xiphoïde, )esio&térieures aux cartilages îles six dermes > côtes, se portent à la oase de la | oiinnc eu décrivant un arc de cercle à concavité inli • Heure. Si l'on admet que ces (ibies sokit fixées d'une part au centre phrénique, et u l'autre aux bords de la f>oitrine, on ( oiupre:. i facilement que le diaphragme s'abais.^eia t que le diamètre vertical sera agranui. in etfet, ces ûbres se contractant, ta c(Ju^l)u^: diminuera, et la saillie que forme reUe cufbure disparaîtra insensiblement et devitii :a de plus en plus rectiligne. Le diaphr..; sera oonc enfoncé dans l'abdomen et |oii les viscères «bdominaux en bas et en a^ôi i. Ceci expliquecoromenl l'abdomen se sou e^ pendant Tinspiratioii du diaphragme. Md ^ ces fibres, comme nous l'avons supposé, i.j décrivent pas cette courbure que nou^ veii ; .> de signaler. Elles ^e portent è peu |;u horizontalement vers la ta vite de la («oiii.! où elles se fixent après être desaM ii > parallèlement è celte dernière. Pi ni^anl l^rir contraction, elles abandonnent iù ta^i.
thoracique et se ra))|)rocheiit de la i omîi .. horizontale : loin de devenir convexe en i^, le diaphragme n'atteint jamais une coin ! ; horizontalité.
Le diaphragme, ainsi que l'ont sont i : MM. Beau et Maissiat, est-il, deplu.s<^i^ teur des côtes inférieures? M. Dimou combattu cette doctrine : la ré,)liv{ue •! ^ premiers et les expériences de .M.Duclit'i.' de Boulogne semblent renverser lei ( tj • tions de M. Debrou.
Examinons maintenant l'action dn ^ • * phragme sur les trois ouvertures dont li '^ percé : la première ouverture (celle '\'>> donne passage à l'œsophage) est, coiinueii le sait, en rapport avec la partie supéreii l des piliers charnus; ceux-ci, bouclicnit to partie cette ouverture, compriment i œ^* phage, et permettent par le luouve.mei.tqn i ) impriment aux aliments renfermés dj) l'estomac, de passer dans l'intestin grtv Senac et Viridet ont démontré Taction lii diaphragme sur l'cBsophage, et Baileraioiflrmé le fait.
Le second orifice (l'orifice aortiquo ^ trouve placé en arrière d'une arcade lilMc. ' qui, par la contraction de ses fibres, :e;.:. s*agrandir au lieu de se resserrer sur ï^oi' C'est là une précaution que la nature a jii'< |)Our éviter toute espèce d'accident.
Quant è l'orifice de la veineeave infér.eurr, il est entouré et croisé ()ar des fibre.^ li*).' on ne connaît pas encore l'action. VVinM> v> pensait que la disposition de ces ribie> t\^ i toujours la même; Ualler et ScbwanzMi vu au contraire la veine cavecompriiiiéti ^ l'extensiontendineusedu diaphragme. 6 n..i
dit que l'ouverture destinée au passage ^f la veine cave devient circulaire ]>titi<ii l'inspiration.
(40Î) On voit aisément que ragranilissemeiu «n avant el en dehors, entralnanl le Mt^rnoro a^.^c dcsiJIainélres nnléio-posiérieur cl Iransviisc lieiil elles; eu wiMuv lonips, les «pares iriifrio>UMV nu niouvemenl de» lAles qui se portent eu liant, sont él.iiîiib.
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RES
1^. -Action générale des muscles întcrcoslaux.
Pendant longtemps les auteurs ont été en (Tésaccord sur l*action desnauscles intercostaux. Les uns croyaient qu'ils étaient uniquement inspirateurs» d*autres les faisaient expirateurs. EnGn une troisième série leur atiritiiiait une action inspiratrice et expiratrice è la rois. Voici l'opinion de M. Bérard ; Les surcostaax* dit-iU sont des muscles qui saUichent d'un côté au sommet d'un apof»)ivse iransverse, de l'autre à la cdte ou aux deux c6les situées au-dessous. Or ces muscles prenoeot leur point d'a^ipui sur les vertèbres, ils doivent évidemment soulever les (6(es arec lesquelles ils sont en rapport, d agir comme inspirateurs.
Uautre part, les intercostaux r^ui, comme leur nom l'indique, remplissent I espace qui s^i>aredeux côtes situées au-dessus l^une de l'autre, s'attachent aui c6Lés de la colonne vertébrale el se |iortent obliquement de la t4te supérieure à la c6te inférieure. De cette iihposiiion il résulte que leur extrémité supérieure est plus rapprochée de la colonne rertébrale que l'eitrémité inférieure, et que aition de ces muscles doit être è peu près a méoie que cel le des surcostaux, ils seraient im: inspirateurs. D'ailleurs, pour venir à appui de celte théorie, M. Bérard se fonde »ur d'autres faits qui paraissent être vrais. U. Sibson (Yoy, les travaux intéressants le Siason [Philo», iramac. 184^ p. 529 et uiv.]) n'adopte pas cotte théorie; il consiière comme expirateurs les quatre intercosaax inférieurs, la partie mojrenne de l'inerooslal externe dans le huitième espace , t la [larlte antérieure de l'intercostal ei- (Tt)e du septième espace.
ÀcUon des iniercosiaux internes, — Les liées émises sur l'action des muscles inter« octaux internes ont été pendant bien longem{i<i controversées. Galien a considéré ces iiistles comme expirateurs. Plus tard Fari<*e d'Aquapendente en a fait des expira- ^urs, et ceux qui sont ^enus a;près lui ont ^rtagé cette opinion. (Borelli , Albinus, énac. Boerhaave, et surtout Halier, etc.) ^n en éuit là lorsque Hamberger reprenant elle question, la traita sous un autre point e vue et déclara que les intercostaux in- ^rnes étaient expirateurs et les externes ^pirateurs comme les surcostaux.
De li, une lutte entre lui et Halier, lutte ai a eu pour résultat Téclaircissement de lits jusqu'alors bien obscurs et dont la ;ienre a retiré tous les avantages. Avant examiner les arguments sur lesquels reosaient tes théories de ces physiologistes, tudions la disposition de ces muscles, sans erdre de vue leurs attaches et leur direoon. Les intercostaux internes commen- ?nt d*un côté à un certain intervalle de espace intercostal et se dirigent sur les
(4(01 M. Rêclard ailmei la théorie d'Haniberger ; 'ur lui, les iiitercosliius in ternes et les sur-coslaux <*\eai surcessivemcnt 1rs cèles de bas en bu ut, "j. tn-|)ira*ion ; les cxteriics 1rs abaissent de c:iii 4r I aiit tu bas, cron, e>]tirat!ott. iVoij, Bé-
cAtés du sternum ; cette disposition est inverse de celle des intercostaux externes. Il résulte de Ih que leur extrémité supérieure est plus éloignée de la colonne vertébrale que l'insertion à la cdte inférieure. Or, soutenait Hamberger, si rattache inférieure est plus près du rachis que l'attache supérieure, la cdte supérieure doit être attirt^e, et les espaces intercostaux doivent s'agrandir. Telle est la théorie de Hamberger, qu'il a développée à l'aide de démonstrations pratiques.
Mais Halier qui nadmittait pas la dilatation totale de la poitrine, combattait énergicfuement celte opinion, et, totit en reconnaissant t'influence exercée par l'intercostal interne, il objectait que cette influence. était détruite par la plus grande partie de la cdte supérieure (403).
Voici ce que pense H. Bérard à ce sujet : Il admet, avec M. Sibson, que les intercostaux internes sont inspirateurs dans la par* tie antérieure des cinq premiers espaces inr tercostaux et qu'ils sont expiraleurs dans tous les autres points de la poitrine.