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R£S DICTIONNAIRE

Tjniformément coiitmu è son début, devieni un peu saccadé è fa fin.

Les mêmes caractères existent-ils h droite ei a gauctie, et dans les pointa symétriques du po<imonT H faut se ranpeler que ta bronche dro te est un l'en plus gros>e que la bronche gauche, qu elle est aussi plus courte et qu'elle ne se bifurque fins de la niêoie manière. I^ gauche, en effet, se divise en deux branches, tattdis que la droite se divi>e en trois branches principales. On croirait, au f>remier abord, que celte disposition aiiatoiiiique suffirait f>our amener des ditféreuces dans les bruits; il n'en est rien cependant, s'il ftut eu croire Fournet. Cet auteur Ait observer, avec raison, qne les branches secondaires prennent immédiatement les mêmes diamètres dans les deux poiimon«, et s'appuyant sur de nombreuses recherches, il formule cette loi : que toutes liS fois qu'une drfférence existe entre les bruits des deux sommets de la poitrine, cette différence iMiurni, en rè^l« géi^érale, être attribuée à un état pathologique.

Cependant At. Gerhard soutien! que (e bruit respiratoire est un peu plus intense à droite, et M. Louis pense que cette intensité jK)rte principalement sur le bruit de l'expiration. Le uruit resfuratoire est plus marqué chez les enfants el chez les sujets maigres.

M. Beau {Arehiv, (fén, it m/ii., juin 1840) regarde le ralentissement du bruit qui se

froduità la glotte, lort du passage de l'air travers cet oriHce-, comme l'unique cause des bruits trachéal, bronchique et vésiculaire. MM. Barth et Roger admettent volontiers que la glotte est le principal foyer de production du bruit qui va retentir dans la poitrine, mais ils veulent aussi reconnaître que le passage de Tair dans les bronches et les canalicules pulmonaires peut avoir une part dans la formation du murmure respiratoire. Ils t)asent leur opinion sur des expériences. Au fait si démonstratif signalé par M. Beau, à savoir, que la suspension artificielle du bruit glottique suspend le murmure pulmonaire, MM. Bcirlh et Roger répondent «|u'on ne peut- en conclure que ce dernier soit exclusivement l'effet du premier, et en tirer cette conséquence que, dans les respirations ordinaires, la pénétration de l'air dans les poumons ne détermine aucun bruit.

MM. Barth et Roser pensent que la suspension du bruit inférieur s'explique par la même cause qui suspend le supérieur : c Si, en effet, disent-ils, en respire assez faiblement pour qu'il ne se fasse aucun bruit à la flotte dont l'élroitesse est une condition si fiivorable aui vibrations sonores, n'est-il f)as naturel qu'aucun miKmure ne se produi^e dans les bronches et dans les cellules aériennes? * Nous ferons une simple réflexion il propos de cette objection. Nous ne pensons pas que les bronches ni la trachée puissent se dilater par la volonté, et |iuis neiMi n'admettons de bruit que là où il y a froit»meul; or, dans les bronches le frotte-

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ment est impossible. Ne sait-on p»5qoe)c diamètre des tuyaux bronchiqne; f^\\h\% l'emporte de beaucoup sur celui do U imchée. L'air arrive donc dans des e^pac^sde plus en plus larges, il n'y a pasfroileuieni, il n'y a pas de bruit (BéRiuD).

MM. Barth et Roger disent encore, rontre M. Beau, que le rapport entre les bruits inférieurs et supérieurs n'est ni constant ni forcé : ces auteurs prétendent qu'on leut produire beaucoup de bruit dans le pouniMn et Irès-peu à la glotte et 9i>« ttrsa, L( preuves sur lesquelles ils s'aiipuyviii 5on; toutes tirées de la pathologie.

Si Skoda a remarqué que le bruit re>;iratoire est beaucoup plus distinct et ; .)^ fort chez les enfants que cliei lesatinli^N t>icn qu'il n'y ait aucune différence dar.) l'intensité du'bruit laryngé, s'il a rentar<|i:v aussi chez l'adulte que le ttruit respiraioitr du thorax peut augmenter d'inlensiio |>Ar diver>es causes, égalermêmu le bruit resfi ratoire des enfants, alors que le bruit ùu lirynx ne présente aucun» modifKMttoii. ii n'y h rien là qui renverse la théorie <]•• M. Beau.

Èruii de» br^neheê^ $9uffl% hmfnchîque. - Ou nomme souiDe bronchique le bruit •]>;# les bronches transmettent à roreiiie 8|jiquée sur la poitrine. Dans l'étal de sanie. i « bruit n'est guère perçu qn» vers la rai i.e (tes poumons eu bien dans \% côté dni, parce que le décnbilus sur ce côté renwr^ i le son plus perceptible, à oause de !a densité un peu plus grande du poumon de ce côté. .

Il existe aussi un soufP$ irachéat normal, de môme qu'un iouffte gloHHiue ou laiyn-if. Ces soufiles sont très -faciles h consiâitr, même h dislance, mais surtout en aifn* quant l'oreille ou le stéthoscope sur le lou, soit au niveau de la trachée, soit au nne^a du larynx. Sur ce dernier organe on cnid >: un bruit qui ressemble h resfièce de souil. que déterminerait rentrée de l'air dans ui^ cavité plus large. Ce bruit est rnde et <> vemeui. Les bruits qui «e pr<Hluisent jKule passi*ge de l'air au niveau du pharynx, <!m voile du palais, des earioes el de la bou'ie quelquefois, doivent aussi être eMininés.

M. Beau pense que le souille brondu f) . comme le souMe tMciiéal, nesi que le utentissoment du souffle gleitique.

Nombre de respiraiion» âuirmnt les e^p^^^'f animales. — Le nombre des moii¥eineiU> re>-

Aratoires en un temps donné est loin J^"^' même dans les diverses espèees ^Rtn auv D'après Burdach, la grenouille respire 3 a o fois plus souvent que l'homme. Les grn> o > seaux, respirent de 20 À âO fois par ininui^ : les petits de 90 à 50. La baleiie re.<} n 5 fois par minute, le cheval et ie 1 ><^ de 8 à 12, le chien et le chai de ^1^ ^' d'après Burdach, et seulement de i^ à :^' d'après des observations sur des d":^ adultes. Le lapin mlulte res)>ire 60 à 70 '« ^ par minute.

On ne peut guère poser de rè^lc gcitrr.t

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DSPm^UOLOGIE.

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»oos le rapport de la fréquence des mouvements respirAloireii , surtout chez I s animaui h température variable, dont le nombre (les mouvements inspiratoires change avec l'état de Talniosphère. €e|>endant, on pourrait établir cette loi, que, pour une iitéme classe d*animaui, les mouvements respiratoires sont plus fréquents dans les j)etites espèœs que dans les grandes; mais il y a exception dans la chèvre et la brebis, qui« dit-on, ne respirent guère que 10 fois ])ar minute. (Voy. B6iiai]d, 1. 11, p. 211 et suiv.)

AiTiai lY. -^ AçTcs cmMico-vivAux aESPiUAToiiiES

Ces actes sont des fonctions plastiques, en Terlu desquelles le sang voineui^ devient artériel (^05).

On ne peut pas aborder cette question fms entrer dans (quelques considérations aii(itomi((ues sur les poumons.

S I. — Ànaiomie,

Le poumon est un organe essentiellement parenchvniateux, à texture cellulo-vascuiaire; il i*on tient Hussi du tissu élastique, des Qbres musculaires, etc.; les bronches ou bifurcations de la trachée-artère, en arrivant i la naissance de cet organe, se divisent chacune en deux rameaux : le rameau supérieur, plus petit, est destiné au tube supérieur; Tinférieur, plus grand, après quelques millimètres de parcours, se subdivise en deux fliisceai>x, dont Tun, nlus petit, pour le lobe moyen, t*»ulrei plus grand, {•oor le lobe inférieur. Chacune de ces bron* eh«;s principales présente h son tour de nouveaux rameeux, ça) en forment d'autres, et ainsi de suite, jusqu*«ux derniers renouseules : les unes soiH ascendantes, les autres éescendanles. En résumé, on voit prédominer dans le structure pulmonaire la division dichotomique.

Quant au mode de terminaison des derniers rameaux bronchiques, nous trouvons de grandes divergences L»armi l^s auteurs. Deux opinions sont en présence : D'après la première, on fait ouvrir le ramus.CMle termina) bronchique dans une cellule unique tout à Ciit isolée des autres ; d*après la deuxième, le ramuscule aboutit daas une multitude de celules s'ouvrant les unes dans les autres. Dms le premier cas, le rameau terminal bronchique conserve sa texture , dans le second, l'on voit prédominer U cellulosité cite chai(ue lobule.

Mais, quel que soit le mode de terminaison, le physiologiste déduit les cotielusions suivantes :

1* Les points de contact entre Pair et le ^ang se trouvent infiniment multipliés par les innombrables subdivisions des rameaux i>ronchiques.

2* Le peu d^épaisseur de leurs parofs per-

met par endosmose cet échange de pro.lutt^, qui sert à Télalioration pulmonaire. I^ sang veineux est apporté dana ehaque celluie par Tarière pmlmonaire, qui, comme les bronches, se divise dans cet organe è rinfit.i. D*apt^^ Marschall-Ball, Tinterval^i» qui séparerait oliacun de ces rameaux artéiiels e>t égal au diamètre cte ees vaisseaux, c'est-àdire à 0>003 de Hgne. Qu'on juge par tè de la richesse vasculaire de eel organe.

Maintenant que nous savons àe qi>elie manière lui et le sang se trouvent en conflit ^ il faut étiulier Taction du premier corps sur le st«€ond; mais, pour rei>d>e cette étude plus fructueuse, il o<mvienf de In faire fH*écéder de l'étude comparative du sang veineux et du sang artériel,

S II. — Comparaison du tang veineux et artérieL

Dans les deux sangs nous trouvons deux parties essentielles, savoir, une partie liquide, c*est le plasma du sang; une partie solide, molle, opaque, c'est le caillot.

Dans le plasma, nous trouvons de l'eau i de l'albumine, un peu de Bbrine, des matières grasses, et des sels en grande quantilé; chlorures de potassium et de sodium , sulfate et carbonates al«;alins» des sels fie magnésie» de chaux, des oxydes métalliques, etc. Le caillot renferme toute la fibrine, toute la matière colorante, un peu de plasma, et une petite quantité de set.

Voyons dans quelles proportions nous trouvons ces divers éltoeoia ilans l'un et dans l'autre cas.

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