DICTIONNAIRE RES
l'inspiration et Texpiration, et que HdUi; pouvons borner nos mouvements res[)ir.v toires à tel ou tel groupe de muscles : par exemple, inspirer tantôt avec lesiaroisc»' la poitrine, tantôt avec le diaphragme, ou avec tous les deux k la fois; ou bien encore, comme quelques personnes, par un s^nl côté de la poitrine» ce qui est plus extraordinaire^
§ IV. — ^ê pliénomknez dépeuêanUde dhertéiùU nerveux t qui peuvent se pauer dum une rei/^irofjon.
Parmi ce.^ phénomènes se rangent le lou-
{t>, le bdillemeni^ Véternuementf la toux, l'an* élaticn^ le rire , le sanglot « et le hocjud. Ces divers phénomènes |)euvent se ra;»porter plus particulièrement h l'inspiratiMn ou à l'expiration, ou bien en même tecrp^ fc ces deux mouvements.
Le soupir et le bdillemeni se rapportent plus spécialement h l'inspiration. Le |remier de res deux phénomènes n'est aatro chose qu'une insfuration longtemfks conti* nuée,àtlaquelle succède une expiration as^ez prompte. Le second n'en diffère que par^^ qu'il est précédé de l-écartement des denx mâchoires et de rabaissement de la lan^^ne, du l.'irjnx et de l'os hyoïde. L'un et Tauire ont donc entre eux la plus grande anatu^iu sous ce rapport ; mais ce n'est pas ton . ils en ont encore sous le rapport des raii>e> qui les mettent en jeu, fmisque Tun h l'autre reconnaissent a peu près les mèii e<. savoir : toutes celles qui ralentissent, i^èneni ou suspendent la respiration; ou l^n encore celles qui en changent le type, b seule différence qu'il y ait, c'est que l'un ru l'autre est plus fréquemment iléterminé par telle ou telle autre cause. Ainsi le ^ou, ir est-il plus fréquemment occasionné i^r celles qui ralentissent, gênent ou suspendent la respiration : telles sont les passioni tristes, les méditations opiniÂtres, les rêveries amoureuses, etc., tandis uue le bâillement l'est plus souvent |>ar celles qui changent le type de la respiration et de la cirnilation : tels sont le sommeil , le révei , l'ennui, l'étude pour celui qui n'y est p !> habitué, etc. (^uant au but de l'un et ii*^ l'autre phénomène, il est le mèoïc, oeini de porter dans les poumons une proportion d'air atmosphérique plus grande qoe celle qui y est portée dans les ins; iratiens ordinaires; ils sont en cela un moyen dont la nature se sert pour reméJier aui etfets physiologiques qui sont le résuitauiu ralentissement ou de la suspension mo^icii* tanée de la respiration.
Vétemument et la toux se rapportent j !n5 (laiticulièrement h l'cxtûration. Lepreiupr de ces deux phénomènes consistn en nn^ expiration grande et subite, à la faveur ic laquelle l'air est chassé avec rafiiJiié \'^les fosses nasales, en produisant un brut remarquable. La toux lui ressemble en te point, mais elle en diffère en ce 'pie li'"" chassé avec force, au lieu d'aller hcurU'r<«^
BKS
m, PUYSIOLOGIK.
RES
G rois des fosses nasales, s*échappe par la ucbeqaiest coiislaminciit ouverte^ et en ce que le bruit qui raccompagne esi le ré siiiUl du passage de l'air par la glotio, prdliniinaireiuent réirécie |»our donner plus de r.i;)idilé à ce fluide. Si, sons lo rap^iort du oiécauistne de ces phénomènes, il .y a tant uc ressemblance, il n*y en a |ia< moins sons )»• rapport des causes qui les sollicilent et (Je l'urtaie auquel ils paraissent destiné^» : tan ci i autre sont, en effet, déterminés |>ar toutes les causes capables de faire nattre une sensation pénible sur la membrane qui la{>is^e les fosses nasales, ou sur celle qui revêt la trachée'^i tère et les broncher, soit directement, soit synipathiqnement. L'un et l'autre ont aussi la même destination, celle de faire cesser cette sensation incommode, eu débarrassant les muqueuses pulmonaire el nasale des corps étrangers qui peuvent être mis en contact avec tllus, ou bien en convertissant cettt) sensation en une autre plus supportable ; Tun et l'autre ont encore pour usage do solliciter l'action des différents organes en produisant sur eux une (ecou^se plus ou moins remarquable. Les enfants oe toussent pas avant le deuxième ou le troisième mois.
Vûnkéiaiiont le rire, le êangloê et le Ao* 9uf(»se rapf)orlent en même temps aui deux tiiouvements «le la respiration. Le premirr de ces phénomènes consiste en une suite d'inspirations ei d'ei|)iralions courtes et rapides. Il a lieu toutes les fois que la cir- CMiation est accélérée, comme à la suite u'unecourse rA|ude, d'un accès «te fièy re, etc., H toutes les fois que fair contient peti de principes respirables ou que la respiration a élu suspendue pendant quelque temps.
Faire (K'nétrer dans la poitrine une quantité d'air plus considérable qu'il n'y en entre haiiituellement, tel est le but spécial de ce piiénoniène.
la rire^ le êonglol et le hoquelt ont beaucoup d'analogie avec Vanhélation; ils ne lui rt*s>eiublent cependant pas sous le rapport de leur nature, de- leurs causes et de leur deMination. Ils sont indépendants de la volohié. plus familiers aux personnes sensi- Ues et irritables, telles que les femmes et les enfants, et ne paraissent tenir qu'à un état convuisif propre au diaphragme.
Lo rire consiste en une succession rapide d'inspirations et d'expirations courtes; il est 1« plus souvent occasionné par des idées S^ies, hizfirres ou ridicules, parle chatouil- •«meiit, etc. ; tout autant de causes qui libellent prémilinairement en jeu l'action cérébiale.
Le iangtot ressemblerait au rire, si les tuouvcMuents qui le constituent étaient moins sensibles, et s'ils se succédaient avec plus de rapidité. Il est ordinairement détermitié |»ar le chagrin, la tristesse, etc.; causes qui '({isseiit aussi préalablement sur le cervesu.
Quant au ho^jnet, semblable au sanglot, ^ii inui qu'il e^t, comme lui, le résultat d'une eoutraction brusque et subite du Hia«iLiagiue <nivie du rclâcliemeiU de ce niiis-
dei il en diffère par le bruit particulier qui l'accompagne ; bruit qui dépend du | assage à travers la glotte, qui se rétrécit auparav/inl, do l'air | orté avec rapidité dans les poumons. 11 en diffère encore en ce que les contractions du diaphragme sont ici plus rar<es, moins précipitées. Il peut succéder au sanglot et reconnaître les mêmes causes; mais le plus souvent il se manifeste seul et dépend d'un état particulier de Testomac.
Il est encore d'autres phénomènes qui sont sous la dépendance de la fonrtioo de respiration* auxquels elle vient en aide, ou qui la modifient : tels sont la succion, l'expectoration, ja défécation, l'effort en général, et les différentes modifications de la voix; il en sera question plus loin. Les mouvem^-nts respiratoires Jouent aussi un très^grand rêle dans le vomissement, la mixtion difficile, dans l'accouôhement, etc. (F. Bériud, Phw iiol.)
§ Y. — Des bruUi reipiratoiree.
L'air qui se meut dans la poitrine y produit des bruits dont la connaissance est aussi utile au phjf'siologiste qu'au médecin^ C'est Laënnec qui a la gloire d'aToir découvert les modifications morbides de ces bruit<i que l'on entend en appliquant Toreille contre la poitrine. A ujourd hui l'auscultation est devenue un des moyens les plus précieux de diagnostic. Nous n'avons k parler ici que des bruits normaux; pour les autre>, nous devons renvoyer aux traités spéciaux.
AuMculialion du poumon. — Au moment de l'jffiapf'ra/fon, on perçoit un souffle léger, )ur, successif dans sa durée, qui laisse à 'oreille une sensation de doux, de moelleux, d'expansion libre et fticile. Vexpira^ tion est accompagnée d'un souiffe pro(>re, léger, pur, mais moins successif que celui de rinsjMration, lui ressemblant par les autres caractènts. Mais ces deux bruits diffèrent notablement par leur durée et |Mir leur intensité.
Lo bruit de l'inspiration est beaucoup plus prolongé que celui de rex|>iration. L^t différence entre les deux est, suivant Fournet, comme 10 : 2; suivant MM. Barlh et Roger, rin5piration est k Texpiration pour la durée comme 3:1.
On dit généralement de la respiration des enfants qu'elle est puérile, c'est-à-dire que Tinspiration est sonore et bruyante. Cela est exact pour les enfants de deux ans, mais chi'Z les enfants k la mamelle, il n'en est (loint ainsi. Leur respiration s'accompagne d'un bruit plus intense qui n'a rien de moelleux, analogue au bruit de la respiration rude fBouchut).
L'intensité du bruit inspiraioire est plus grande que celle du bruitde l'expiration ; les mêmes chiffres que les précédents ont été donnés par Foui net et par MM. Barth et llogtM*.
Les deux bruits sont bien continus, mais celui de l'expiration, qui est peut-être plus