II. ^ Mesure de la capacité thoracique* — Capacité
vitale.
On a beaucoup étudié cette question* dans le but d'en faire des applications à la pathologie. Les travaux de Herbst, de Hutrhinson« de Wintrich, de Schneevo^t, de Hacfat, ont été analysés avec une critique irès-savanto par M. Lasègue {Archivée génér. de médee.^ Avril 1856).
Hutcliinson a cherché è mesnrer la quan* tité d'air qui pénètre dans lo poumon au moyen d'un instrument appelé spiromètre, mot auquel MM. Littré et Ch. Robin ont substitue celui de pnéomèlre. Il fallait choisir un type, et Hutchinson l'a pris dans la .«luccession de deux temps qui représentent, l'un, l'inspiration volontaire la plus profonde, et l'autre» l'expiration la plus complète. On a ainsi le volume d'air déplacé par des mouvements exécutés sous l'influence exclusivede la vie» une sorte de volume vivant; de là l'expression de capacité vitale choisie par Hutcninson pour désigner la capacité thoracique.
Déjà Ton avait cherché à déterminer rigoureusement le plus ou moins de capacité pulmonaire en mesurant retendue des mouvements du thorax ; mais c'était là un indiee trompeur, et Hutchinson a eu raison de na mesurer que lo volume do l'air, c*est pour cela qu*il a inventé le spiromètre.
C'«et appareil consiste dans un {gazomètre muni d une échelle fixe et d*un indicateur mobile qui suit les mouvements du récipient d*air, et les indique sur Téchelle gprauée; le récipient k air plonge dans n9 réservoir rempli d'eau ; il est en communicaiioii avec la poitrine du sujet en expérience, k l'aida
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lospirAtion de IfiSS*^*, 6, le déOcil dans l'air atpiré s*élève h 2S'S786; enfin, après une inspiration de 2796«s 876, il fit perdre à l'air que la poitrine avait reçu 39«« 072 : cela coDSiituermi une perte d'environ 1/70* environ de Toir inspiré.
D'après le second mode, comme Ta fait H. Despretz(i4nna/a«df Physique ei de Chimie^ LXXVly p. 337), on ooQàtate une perle trèssensible. Sii jeunes lapins ayant respiré pendant 3 heures dans 49 Ulres d*air, il y eut un litre de diminution; la iierte peut être portée jus^u*à 1/24% quand ranimai respire le même air, iu.squ*è ce que son altération ne permette plus de le respirer davantage. Telle est la moyenne des l'XPérienoes de Uvoisier» Davy, Goodvin, Allen» Pepys et Pbir.