I. — Echange do gaz dans Tappareil pulmonaire
Daqs les poumons, l'air atmosphérique et es éléitieiits du sang mis en présence peurent réagir entièrement les uns sur les iQircs, et ce phénomène s*accomplit soit (tioii fasse intervenir la dissolution ou les x)mbin8isons chimiques. Mais comment s'o- }ère cet échange merveilleux de produits ;aiéJformes? Les éléments de l'air et du sang lOQt séparés par des membranes cellulaires n pourtant lo travail hématosique s'opère? ['e^i ici le lieu de faire intervenir cette lorce qui joue un si grand rAle dans notre économie et que les |)hj'Sîologistes ont dési- $néc sous le nom d'endosmose. Rover, de Fiiiladelphie, a parfaitement démontré le {•ouvoir qu'avaient les gaz de traverser les membranes et de se combiner avec les liquides placés au delà.
Prenez, par exemple» une bouteille d'acide urboDJque, entourez le goulot d'une mem* braoe» et renversez-la dans un vase renfermant un lait de chaux, vous verrez aussitôt, à la surlace du liquide, se former des stries de carbonate de cnaux. Hais il est une condition sans laquelle les membranes sont sans action; c'est l'humidité. Or ce que nous venoos d» dire des membranes en général, s'applique très-bien au parenchyme ou plus exactement à la cellule pulmonaire, que la oatarea largement doté de tout ce qui était nécessaire pour opérer cet échange entre Tair principe élaborateur et le sang veineux sur lequel son action doit se porter.
De nos jours des savants ^éminenls* Itli. Brunner et Valentin, voudraient faire intervenir dans cet échange la loi de la diffusion des gaz posée par Graham et qui peut se formuler ainsi : Lorsuiie deux gaz sansaflinité chimique l'un [>our l'autre sont mis en présenceè travers une membrane poreuse et soumis à des pressions égales, il y a ditlusion ^esdeuxgat l'un dans l'autre, jusqu'à ceque les volumes échangés soient entre eux, en raison inverse des racines carrées de leurs densités :()Our un volume d'oxygène absorbé il y aurait 0,85 d'acide carbonique exhalé.
^Cette théorie est fort séduisante, mais elle D'est pas d'accord avec les faits. Car, ainsi gtie le foni remarquer MM. Regnault ei Heiset,oo ne peut comparer les conditions de jf respiration ( d'un c6té de l'air libre, de I antre un gaz en dissolution, ou en combi- QAison légère) avec les conditions aux- Mttslles s'applique la loi de Graham, sa* ][^r, denx masses d'air élastiques, et sept- ^s par une mjembrane.
DlCnONN. DB PnTSIOLOr.IK,
I III. — De$ ehangemintt tunenui dam Citir ÎH9piré, i. — De l'air atmosphérique.
La m^sse gazeuse qui, sous le noni d*atmosphère, enveloppe le globe, constitue le milieu dans lequel la respiration trouve les matériaux nécessaires à l'hématose.
L'air est un mélange de gar. et de vapeurs.
Les gaz sont :
ta volume en poids
Oxygène 20.05 23 J 3
Aicte 79,07 7b,87
Acide carbonique i 4 à 6 dix-mîUièmf t.
Vapeur d'eau
en moyenne > 5 4 7 grammes par
mètre cube.
On a signalé encoi'e des traces d'hydrogène d'azotate, d'ammoniaque ou autres sels ammoniacaux.
L'ozone, dont on a narlé beaucoup àan^ ces derniers temps, n est que de l'oxygèni^ à un état particulier de dimorphisme qu'il acquiert lorsqu'il est à l'état d èlectrisation positive.
Les deux gaz qui composent Tatmosphère semblent être à I état de simple mélange, et se modiflcnt peu quant à leurs proportions, en quelque endroit qu'on les considère dans la couche atmosphérique; cependant la quantité d'oxygène peut varier de 1 centième.