VI. — DkninQUon de Fos^rgèee
La diminution de Toxvgène dans la respiration forme le trait le plus saillant de cette fonction. Découverte par Prie>tley et Schèele, elle a été admise par tout le monde. Us expériences de Spallanzani ont prouvé quec*est un fait dont runiversalité est cons* taiéedans toute Téchelle animale.
D'après Davy et Gav-Lussac. Pair inspiré cooteaant2i parties d oxygène n'en contiendrait plus que 19 ou 18 parties en sortant du poumon; il y aurait 1/5 environ d'oxygène •tourbe. C'était le chiffre déjà donné par Uenzies, qui évaluait la déperdition d'oxygène au i|V. Dulong fait observer, avec raison, que cette déperdition doit être variable «aivaot diverses eirconstences.
Qaant à la quantité absolue d'oxygène enlevée, dans une respiration, elle varie suivant la quantité d'air qui a été inspirée. Davy, après une inspiration de 6lfc «« 916 d'air , trouva 23 «« 803 d*oxyçène de moins dans Pair expiré. Après une inspiration de «83", 6, 150 ec, Tîsâ d'oxygène avaient disparu, iprèâ une inspiration de 2796 «S 875, la ()erte d'oxygène s^élevait à 198 «s 36.
Quanta la quantité d*oxygène absorbée dsDs des temps égaux, on I a calculée pour une inspiration moyenne, par minute, par S» heures, pour un siècle.
Pour une inspiration moyenne l'absorpbon est de 19 <s 57*2 (Abeanstby}, 2( 's 80 (AUB« et fnrts), 29,50 (Daltosi).
^ Par minute elle est 297 «« 440 (Ntste!«}, *»«S 572 rAi-WN et Pefxs), 555*% M» (U-
^oism), 595'(MiO {DiLTo:i),604*^S916.
Par 2b heures, elle est de 746 décimètres enbes (Lavoisibr et Davt). Si Ton oaleute en poids, ce serait de 1 kilog. (B. Pnèvoitr^
MM. Dumas et Boussingauit ont calculé cetti; absorption pendant un siècle. En supposant, disent-ils, que chaque homme consomme 1 kiiog.d'oxygène par jour, qu'il y ait mille millions d*nommes sur la terre, et que, par le fait de la respiration des animaux, ou par la putréfaction des matières organiques , cette consommation attribuée aux hommes soit quadrnptée; sui^posons de plus, que l'oxygène dégagé par les plantes vienne compenser seulement Feffet des causes d'absorfition d'oxygène oubliées dais cette estimation, ce sera mettre bien baot les chances d'altératfon de l'air.
Eb bien 1 dans cette hypothèse exagérée, au bout d'un siècle, tout le genre humain, et trois fois son équivalent, n'auront absorbé qu'une quantité égale au poids de 16 ou 16 cubes de cuivre de 1 kilom. de f6té, tandis que l'air en renferme près de 154,000.
On a inventé un moyen fort simple de rapporter h une mesure commune les expériences faites sur une foule d'animaux qni diffèrent pourtant considérablement entre eux, quant à leurpoid^ absolu.
Ce moyen ronsiste à calculer pour un temps ao€tné la quantité d'oxygène absortie en raison de 1 kiio}^. de l'anima). D'après MM. Regnault et Reiset, dans sert expériences faites sur le môme ebien , la moyenne d*oxygène consommé a été en poids 1 gr. 183, maximum à 1,393, minimnni 1,016. On voit déjà que, pour le même animal, il y a des difl%rencesassez considérables pour des temps égaux et semblables.
Appliquons ces données k la respiration de l'homme. Supposons un adulte du poids de 75 kilog.; nous aurons pour une heure une consommation de 88,725 :re qui donne pour 24 heures 2 kilog. 129 gr. 400.
Il convient néanmoins de réduire ce cbiSre, car il faut remarquer que si certaiOs finimaux, comme le chien, prennent plqs d*un gramme pour 1 kilog. de l'animal, en une heure; d'autres, comme les iafHna^ restent un peu an-dessous de 1 gramme. Il faut donc prendre pour l'homme le chiffrn de 1 gramme par heure pour ï kilog. de Tindividu, cela donne alors 75 grammes par heure, et 1 kilog. 800 grammes ou un peu plus de 3 livres à{4 par 24 heures.
Si maintenant nous examinons ce qui arrive dans les animaux, nous trouvons dans le mémoire de MM. Regnault et Reiset leâ résultats suivants:
L^ moyenne de six expériences faites sur des lapins a été de 0,918.
Les poules absorbent moins que les carnivores, un peu plus que les lapins.
Pour les canards, elle est de i gr. JSSP par heure pour 1 kilog. de l'animal.
Les petits oiseaux consomment proportionneirement plus de 10 fois autant d'oxygène que les gros; sayoir de 9 è iScrammes d*oxygèii6 par heure pour 1 kitog. de ranimai.
Les reptiles absorbent beaucoup moins
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e pourrait-on pas s'eipliquer par là le déigptnent s^tontané du gaz dans le sang qui eu lieu dans quelques cas, comme la vu [.fiosselin dans une autopsie faite ft rHôtelieu, dans son service? On a remarqué nOnqiie, pendant les mouvements modérés u coffis, l'eipiration de Tacide carbonique taii au moins de 1;3 plus grande que dans é\H{ (le repos.
MM. Paul Hervies et V. Lagîer [Gaxeîtt tsMpUaux, 1849, p. Slk) ont étu(tié Tinucncc (le I air comprimé sur la quantité 'acide ca:tK)nii]ue eihalé. Jusqu'à la presion de 775 niililmètres, Teiiialation aug-, lenle; elle diminue dès que la pression nient plus considérable. Au sortir du bain fair comprimé, Texlialation d*acide carbo- < ii(|ue s*accrott, et cet accroissement se souienl pendant quelques heures. MM. Andral et Gavarret ont étudié avec nfîniment de soin les ditTérences en rapport Tec Tâ^e, le sexe, la constitution, et, pour es femmes, les périodes menstruelles et la [TOssesse.
Depuis TAge de huit ans, jusqu'à celui de B puberté, la quantité d*acide carbonique 'ilialé augmente sans cesse à mesure que 'iiidiTiilu avance en Age; seulement cetie ]uaiitilé est toujours plus grande chez les enfants du sexe masculin que chez ceux du ^e\e f<^minin. Ainsi . en représentant la [juaiiiité d'acide carbonique par le carbone ^u'ii contient, ils ont trouve qu'un enfant mâle de 8 ans rfjetle en une heure 5 grammes de carbone, tandis que celui de 15 ans, en consomme 8 gr. 7 ; chez les petites filles 'a quantité est un peu moindre, de telle façon que, pendant toute la durée de la seconde enfance, la moyenne de l'acide carlioni<|ue exhalé en une hfure, est représentée car 6 gr. 4 de carbone pour le sexe féminin, 7 gr. ï pour le sexe masculin.
Après la ptibeité, MM. les professeurs Andral et Gavarret ont noté une remarqua- '•'♦> <litrér»»nce entre Phomme et la femme, ^'^'^îlhonimo, l'exhalation d'acide carboni- ':^'e va san^* cesse en augmentant, depuis 15 «"S jusqu'à 30 ans; puis elle décroît, à Partir lie cet âge, itisqu'à la fin de la vie, j^'t^M, ils ont trouvé que, entre 15 et 20 ans, '•) moienne de carbone rejeté en 1 heure »^iève à 10 gr. 8; de 20 à 30, la moyenne N de 12 gr. 2; de 30 à W, la moyenne «um'nd à it; de 1^0 à 60 ans, elle n'est plus '!»« <1« 10 gr. 1 ; de 60 à 80 ans, 9 gr. 2 ; iurun vieillard de 102 ans, la consomma- Un de carbone n'était que de 6 gr, 9.
.Chez la femme, la quantité d'acide carbo* '["pie exhalé est toujours la même, tant que uure la menstruation. Ainsi, chez une femme •'iulie bien réglée, quel que soit l'âge, la "J^Oenne est représentée par 6 gr. 9 de J*arbone par heure, à neu près comme cela a p] clifz les jeunes filles prises à la 2* en- "»<*<•. On remaniue que, pendant la gros- ^Vr^' ^^ quantité augmente, et la moyenne ^«icTc à 8 gr. par heure, pour reprendre, ■Pi'^s 'accouchement et le rétablissement ^Ci règles, la moyenne indiquée tout à
l'heure. Un des résultats de la menstruation serait donc de suppléer, jusqu'à un certain point, à la respiration. Enfin, MM. Andral et Gavarret ont montré que, à tous les âges, l'exhalation d'acide carbonique est d'autant plus ascendante que la constitution est plus vigoureuse. Sur un jeune homme de 26 anx, d'une constitution athlétique, ils ont trouvé que la consommation de carbones'élevaitjus-
3u'à 14 gr. 1 par heure. Sur un vieillard e 92 ans, dont le svstème musculaire avait encore de la force, la quantité élnit de 8 gr. 8 c, chiffre énorme, si on le com^iare à ceux que nous venons d'indiquer pour les vieil*^ lards même moins avancés en âge.
Dans certaines maladies, cette exhalation, est diminuée. Tel est le typhus, d'après Mal« col m.
h* Rapport entre Voxygene abêotbi et /'o*cide carbonique exhalé, — Il s'agit de savois si tout l'oxygène absorbé pourrait être retrouvé dans*l acide carbonique exhalé. Pour cela, il faut chercher si le poids de Toxygène contenu dans Pacide carbonique égale le poids de l'oxygèoe consommé,, ou bien si le volume de Tacide carboniuue exhalé est égal au volume d oxygène enlevé, puisque Ton sait qu'un volume d'acide carboniquereprésente exactement le volume de Toxy* gène qui entre dans sa composition.
L'observation démontre, et cela est digne-, d'attention,, que ces deux valeurs se suivent quelquefois, mais avec des fluctuations plus, notables qu'on ne t'a cru pendant longtemps, et sans que l'oxygène de Tacide car-, bonique représente tout l'oxygène ealevé. IL y a presque toujours un déficit : les excep* tions à cette loi sont excessivemeat rares.
On a cherché si le déficit est le même dans toutes les espèces animales, et s'il n'y avait pas une variation,, suivant le régime.
Il est plus ^rand chez les carnivores que chez les herbivores. Le poids de l'oxygène enlevé à l'air étant représenté par 1,000, celui de Toxy^ène contenu dans Tacide cart>onique n'était que de Iki dans sept expériences sur les chiens (MM. Regnault et Rkisbt), tandis que la moyenne sur six lapins s'élève à 919. Le chiffre est encore plus élevé chez les oiseaux. Il est de 927 chez les poules, et quelquefois 998. Chez les petits oiseaux, eux r)ui enlèvent une si grande quantité d'oxygène, la portion d'acide car* bonique n'était pas aussi grande que chez les poules : elle ne s'éleva qu'à 700 ou 800. La proportion pour les grenouilles est 699i^ et pour les insectes 791.
Le rapport entre la quantité d'oxygènecontenu dans l'acide carbonique et la quantité totale d'oxygène pris à l'air parait dé* pendre beaucoup plus de la nature des aliments une de la classe è btquelie appartient l'animal. Ce rapport est le plus grand lors* que les animaux se nourri>sent de grains» et il dépasse alors souvent i'unitô.
Quand ils se nourrissent exclusivement de viande, ce rapport est plus faibre, et varie de 0,62 à 0,80 d'acide carbonique cejeté pour 1 d*oxygèiie absorbé. Avec le régiine des lé-
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