‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 244 sur 340 · IV. Sensations subjectives · texte numérisé non relu

IV. Sensations subjectives

^ Tel est Tordre que nous suirroos dans I étude des sens et des sensations.

Chifitrb 1*' — Des seus externes.

Abthxe I". — Sers su coût.

I. Le sens du goût est celai auquel nous iommes redevables de la notion des sSTeurs. 1^ guêiation est l'exercice avlif de ce sens; cHe exige un état mental particulier qu>n A'f>elle aiiention; celle-ci est encore plus nécessaire dans la déguHation qui est Texereioe réfléchi du sens du goât.

II. Sous la dénomination de saveur on âé* H^ une sensation particulière que fait éprouver un corpî» mis en contact avec Torpne ilu goût; c*est par extension qu'on en bit une qualité inhérente nu corps sapide.

Faut-il ex|H)ser toutes les expHrations qui ^ntétédonnéesrelativementàladiversitédes laveurs? Une tâche si longne et si fasti- '^.iriise ne jetterait aucun jour sur une ques* j^'^n encore entourée de tant de nuages. vu il nous sufBse de |>arler succinctement

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des principales. Léi forme des molécdles a été regardée nar quelques-uns corotfiè ta cause princi|»aie des différences dani la sa** pidité des corps. C'est ainsi que la saveur douce était liée à la molécule arrondie, la saveur piquante à la molécule anguleuse» etc.... Des objections capitales peuvent être faites à cette manière de totr; ne sait-on pas que la dissolution d*un sel n'empêche pas la manifestation de la saveur qui lui est propre? Ceitains sels è cristéllisation multiple perdent-ils un seul instant la saveur dont ils sont doués?...

D'autres ont indiqué un principe spéefal, particulier et intimement uni i chaque Corps, principe peu défini, bvpothèse sans fonuement, que la saine physiologie ne saiîrait accepter.

Faisons sur ce sujet un aveu d*tgnoràn6e; la nature de bieh des choses est un de ces

froblèmes dont il est rarement donné h homme de trouver une solution promjite et satisfaisantOt et sur le compte duquel nos connaissances aujourdbui sont souvent nresoue aussi limitées que du temps de Lucrèce.

La variété infinie des saveurs a suggéré de bonne heure fidée d*en établir une classification, mais tous les efforts tentés dans ce but n'ont abouti jusqu'à présent qu'a des résultats très-impariaits. Galien en comptait huit principales : l'austère, Pacerbe, l'amer, le salé, l'acre, racide, le doux et le gras. Boerrhave les distinguait en primitives qui comprenaient l'acide, le doux, l'amer, le salé, l'acre, l'alcalin, le spiritueux, l'acerbe, Karomatique et en composées qui résultaient de la combinaison des saveurs primitives. Linnée, qui les opposait entre elles, les par* tageait en douces et acres, gras.«es et styptiques, Yisqueuses et salées, aqueuses et sèches.

Haller en signalait douze : le fade, le doni, l'amer, l'acide, l'ai^erbe, Tâcre, le salé, i'urineux, le spiritueux, l'aromatique, le nauséeux, le putride.

Une distinction moins radicale et partant peut-être plus légitime, est celle qui divise les saveurs en agréables et désagréables; ces deux impressions gustatives générales sont perçues fiar les animaux eux-mêmes qui repoussent les sutistances de cette der« nière catégorie. Mais on ne peut nier Tin* certitude d'une pareilledivision qui ne tient aucun compte de l'idiosvncrasie |ierticulière k cliaque individu. Ne*sait-on pas en eSH que tel corps dont la saveur est jugée agréa* ble pai* lel^le |>ersOnne est désagréable à une autre et que sous ce rapport tes variétés sont infinies.

IH. Orbite dw goûi. — L'expérience de tous les jour^ nous apprend que le siège dii goât est la cavité buccale ; de plus, qtre la tangue en est l'organe principal. Celle-ci tsi constituée par un plan musculaire compris dans la courbé paraboliqije do maxillaire in* férieur. et revêtu d'une membrane muqueuse riche en papilles; ces dernières, minces et déliées è la pointe et sur les cAtés,sont plus

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