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ondes sonores et de lear transmission facile k Irarers les tuyaux cylindriques qu'est basée la construction du porte-voix et du rornet acoustique.
Ne terminons pas sans rappeler que Savart a reconnu qa*une membrane élastique placée ï quelque distance d*un corps en vibration liouvait elle-même entrer en vibration , et )»roiiuire uu son.
III. Les anaiomistes divisent bahiluellement l'appareil auditif en trois parties, To* reille externe, Toreille moyenne et l'oreille interne; nous adopterons la même division ft quand nous aurons étudié le rêle de chaque partie, nous jetterons un coup d'œil ^ur l*ensemble de Pappareil.
A. VareiUe externe se compose du pa« Villon et du conduit auditif externe.
Si l'on compare le (lavillon de Poreille de liiomme à celui de certains animaux, on e^t surpris des irrégularités qu'il présente el Ton est naturellement porté a rechercher la raison d*être d'une forme aussi singulière. Omz les animaux dont le pavillon a une forme de cornet, on conçoit facilement qull sert k rassembler les ondes sonores et à les conduire jusqu'au conduit auditif externe; chez l'homme il semble au contraire qu'il mi plus propre h feit*e diverger les sons qu'A les rassembler.
Il n'en est |)ourtant pas ainsi. Depuis Boerliiave, on sait gue les lignes formées par les éintoencesont une courbure paraboli.jue dont le foyer correspond à fintéricur du conduit auditif, de façon mie toutes les ondes sonores qui viennent rrafiper ces émineoces se coocentreat, et viennent aboutir au foyer où elles se réunissent avec les ondes qui ont pénétré directement dans le conduit.
Pour atteindre parfaitement ce but, le pavillon aurioïklairedoit former avec les parois latérales du crâne un angle de 30 à M) degrés; J*après Bucbanam la finesse de l'ouïe est proportionnelle k l'ouverture de cet angle.
Mais le r6le du pavillon ne se borne oa» à cela seulement. Nous avons vu en pnysique que les vibrations se communiquent d*un corps k un autre. Or les ondes sonores qai viennent le frapper le font entrer en vibrations ; les unes se réfléchissent, les autres soni condensées et transmises de Diolécnle k molécule jusqne dans l'intérieur de l'oreille k la memliurane du tympan •i aux os de la tête.
Tout ce que nous venons de dire ne repose point sur des hypothèses et des théories plus ou moins probables,, car des expérien* ces en ont prouvé la vérité. Schneider, se remplissant le pavillon de Toreille avec de la cire luolle de façon k ce qu'il présentêl une surface tout k fait plane» en laissant toutefois une ouverture au niveau du conduit auditif, a constaté que la sensation auditive était remarquablement amoindrie, et Tétait plus encore si les anfractuosités de la fac() iiiteriie du pavillon étaieut comblées de la même manière.
Quant aux mouvements que peuvent eiéccter les différentes i»ièces dont se
com|K>se le pavillon , ils sont k peu çr4s nuls et de bien peu d'effet pour l'audition. On a bien prétendu que le muscle auriculaire antérieur, attirant k lui le tragus, pouvait agrandir Touverture du conduit auditif eiterne, mais cet agrandissement si même il a lieu, est un fait de peu d'importance, et dont on n'a guère k tenir compte.
Le conduit auditif externe transmet les sons k la membrane du tympan, de qtiatre manières différentes.
1* D'abord, il transmet directement les ondes sonores uni s'engagent dansson intérieur en suivant la direction de son axe : elles sont les moins nombreuses, mais les plus fortes, et peut-être est?ce par elles que nous pouvons juger de la qualité et de l'intensiié du son. Du moins , il est hors de doute qu'elles nous font juger de la direction du son.
3* On a TU en anatomieqoece conduit avait une légère obliquité; il est donc une certaine
3 tiantité d'ondes .sonores qui ne pénètrent pas irectement,et qui ne vont frapper la membrane du tympan qu'après avoir subi contre les parois du conduit auditif une ou plusieurs réflexions. Les vibrations communiquées par ces ondes k la memlirane tympan ique arrivent après celles transiuses par les ondes directes : elles sont affaiblies |)ar les réflexions successives; il est donc probable qu'elles servent k prolon^^r la durée de PimpressioD auditive. .
3* La troisième voie par laquelle les sons parviennent k l'organe de Touie est la voie solide, si l'on veut bien nous permettre cette expression. Les vibrations communiquées au cartilage de l'oreille, se transmettent de molécule k molécule par les parois du conduit jusqu'k la membrane du tympan, et la font vibrer de la circonférence au centre. Ces ribrations sont transmises plus rapidement que les autres et avertissent pour ainsi dire la membrane du tymf)an du c!ioc brusque et violent qui va leur être transmis par les ondes directes.
4* Enfin on admet|encore que la petite quantité d'air contenue dans le canal auditif externe peut résonner et par cela renforcer le son.
l>*une manière générateon peut considérer l'oreille externe conmie un. cornet acousti-^ que dans Tintérieur duquel les ondes se condenseraient pour arriver jusqu'k l'oreille moyenne, et dont les parois serviraient en même temps de conducteur.
B. L'erei7/e moyenne se compose de la caisse da tympan, de la chaîne des osselets, des cellules mastoïdiennes, de la trompe d'Bustache et enfin de la membrane du tympan qui la sépare de l'oreille externe.
La membrane du tympan enclavée sur Taxe du conduit auditif externe d'environ kfk degrés» est tendue en avant de la caisse du tympan sur nn cercle osseux qui, chez Ta- (fuite, fait partie intégrante du crâne. Elle reçoit les vibrations aériennes directes ou réfléchies qiiî lui parviennent parle conduit auditif, et ue plus celles qui Itii sont tran3<-;
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mises par Taxe de conlinuité des parties osseuses.
Nous avons rappelé plus haut que les expériences de Savart ont démontré que les membranes tendues pouvaient entrer en vibration par inQuence (c'est-à-dire lorsqu'un son se produit dans leur voisinage), et aussi par continuité. Mais les membranes i>eavent aussi transmettre ces vibrations à l'air et aux corps solides.
C'est ce qui a .lieu pour la membrane du tympan que l'on peut considérer « eoinine lîn intermédiaire entre l'axe et ta chaîne des osselels. » (Bertrand.)
« On peut» dit M. Béraud, démontrer d'une manière péremptoire l'intensité de la transmission du son au moyen des osselets de l'ouïe, par l'intermédiaire d'une membrane recevant les vibrations aériennes. A l'extrémité d'un sifflet long d'un pied, on tend une membrane mince^ sur le milieu de laquelle on colle uu petit morceau de liège supportant une lige mince de bois dont l'autre extrémité porte aussi un di>que de liège. On plonge le bout de la ligo dans l'eau, puis on ftîii rendre au sifflet le son le plus grave ou l'un des sons moyens. Le conducteur (un tube de verre large d'un demipouce) étant appliijué par un bout à Toi eille bouchée et plongé par l'autre bout dans l'eau, le son est entendu avec une force extraordinaire dans une direction perpendicn* laire è la plaque de liège, mais beaucoup ])lus faiblement dans les autres points du liquide. »
Du tympan les vibrations sont transmises b l'oreille interne par la chaîne des osselets, et aussi par la communication des vil>rations è l'air contenu dans la caisse du tympan. Mais pour que cette membrane puisse vibrer, il faut qu'elle soi' toujours tendue à un certain degré.
Cette tension a lieu par un petit muscle appelé muscle interne du marteau qui, se contractant avec une force variable, fait mouvoir cet os, dont le manche s'attache à la membrane du tympan. Les physiologistes ne sont pas tous d'aeeord sur la manière d'agir de ce muscle, le seul de ceux qui s'insèrent au marteau dont nous devons nous occuper» car il est le seul dont l'existence soit constante.
Pour Bichat» la tension de la'membiane du tympan augmente la finesse de l'ouïe ; Richerand émet la même opinion; Savart prétend tout te contraire» d après le résultat de ses expériences.
Millier, qui affirme pouvoir contracter volontairement ce muscle et, par suite, faire varier à volonté la tension de la membrane du tympan, partage l'opinion de Savart« M. Béclard parait se ranger du môme côlé ; il considère la membrane du tympan comme un organe protecteur de Touie.
En réalité, la tension de la membrane du tympan, que Ton arrive à produire facilement sur soi-même, en accumulant l'air dans la caisse, et non en contractant le muscle du marteau, a pour effet d'emi'êcher la
perception des son9 graves et de bciiilcr celle des sons aigus. M. Béraud l'ezplique de la manière suivante : « Plus le tympan est tendu, plus le son fondamental et tous les tons qu'il pouVratt donner avec des nœuds de vibratitm s'élèvent, mais aussi son pouvoir de consonnance, relativement aux sons graves, diminue. Plus un son est homologue au son propre du tym|)an trèstendu, plus on l'entend facilement, lorsque Ja tension de cette membrane augmente. >
Quant à la contraction volontaire du muscle du marteau, nous ne l'admettons quavec réserve ; cette tension nous parait se produire surtout par action réflexe, malgré toutes les raisons anatomiques que l'on peut alléguer en faveur de l'opinion contraire et les prétentions de quelques savants. La tension de la membrane du tympan s'obtient en poussant, par la trompe d'£ustache,de l'air dans la caisse où sa présence se manifeste parua craquement particulier.
M. Longet, qui admet que ce muscle ne se contracte que par action réflexe, pense qu'il sert h maintenir la membrane tympanique dans un état de tension suflisante pour qu'elle puisse vibrer, et i obvier aux variations de tension qu'elle peut présenter |4r suite des variations hygrométriques.
La chaîne des osselets reçoit ces vibrations, les rassemble en partie, et les conduft jusqu'à la fenêtre ronde dans laquelle vient s'engager la plaque de Télrier.
Après avoir reconnu le rftie utile et avantageux pour Taudition de ce conducteur >i>lide, on s'est demandé pourquoi il affectait cette forme sinueuse, et se composait de pièces séparées, le son se transmettant toujours suivant la direction primitive.
Savart pense que ces articulations ont pour but d'empêcher que des mouveuients trop brusques ne produisent des désordres dans des parties sidélicate^M. Louçelreprenant la même idée la développe de la manière suivante :
a La membrane tympaniquc étant susceptible de se rapprocher plus ou moins de .^3 peau interne de la caisse par faction de K»n muscle tenseur , sans les articulations oe U chaîne, ces déplacements se seraient cuntmuniqués tels quels à la membrane «Je U fenêtre ovale qui n'aurait pu y résister quo par une certaine laxité, tandis qu'il en résulte seulement une variation iusigniOanlo dans l'ouverture des angles que leso>selcts forment entre eux. La position des onde^ sonores jusqu'au vestibule se trouve donc â>surée^quels que soient la position de la mentbrane du tympan et son degré de concavité. Nous voyons également dans rexislence <i'j muscle de l'étrier l'intention de liraiier Faction du muscle du marteau à la seule membrane du tympan. Etrcctivement, ce dernier muscle, en se contractant tend noo-seuiement à attirer cette membrane en dedans, mais aussi à agir sur le reste de la chalut des osselets, de manière à entraîner Téiritr un peu en avanL C'est alors qu'il rencon r.- ''onlagonisme du muscle de réirieniui nou5
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DE PHYSIM^OGIE.
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|tartfU destina, moins k enfoncer la plaque de <-et osselet dans \sr fenôlre ovale qu'à l'etn^iècber d'élre entraîné en sens inverse par le muscle tenseur tympanique^ i»
Les ondes sonores ne sont pas toutes transmises par la cbatne des osselets ; une (lariie est communiquée |)ar l'air de la caisse ilu tympan^ mais les vibrations qui suivent cette voie perdent beaucoup de leur inten* site et de leur netteté,
11 nous reste encore h parler de la trompe d'Rustache, de la caisse du tympan et des cellules masloïdes.
La trompe d*Ëustache est un conduit légèrement rétréci d'arrière en avant et qui laitcommuniquerroreille moyenne avecTar* rière-boucbc. Son existonce est constante chez les animaux qui ont une caisse du tympan. On peut donc» dprtori, conclure de ce lait que son imj>ortance est assez grande* Des faits pathologiques assez nombreux en ont d'ailleurs donne la certitude.
Tâchons maintenant de déterminer quel est le râle de ce conduit.
Pour quelques physiologistes, Esser et TarnO'Saondeyt il sert à faciliter les mouvelucuts de Tair contenu dans la caisse, qui, diaprés leur opinion, ne pourrait entrer en vibration» si la cavité qui le renferme était close. La physique a démontré depuis longtemps que celte assertion était fausse. Pour d'autres, et pour Bressa en particulier, la trompe concourt à Taudition en conduisant dans la caisse du tympan des ondes sonores
Îûi se réfléchissent et vont tomber sur la mètre ronde ; elle sert à Taudition de notre propre Toix. llard et Cotugno ont démontré quecefait est. erroné. Il est bien vrai que chez les individus atteints d'amygdalite» la finesse de TouIh est diminuée par suite de TobstructioD de la trompe,^ mais ce n*esl pas larce que celte oblitération empêche les ondes sonores d'arriver dans la caisse du t)'m|)aa. Du reste, Autenrietb a rapporté des 6il$ qui prouvent que cette obstruction de la trompe n*empêche pas Tbomme d'entendre sa propre voix. Schelbamer s*est introduit un diapason dans la bouche et.il ne l'a Itesc^e pas entendu, tandis que placé au défaut de la bouche, médiocrement ouverte, rinstrumenl résonnait fortement. La meilleure preuve est celle que donne RudoJphi. En se bouchant Les oreilles et en parlant à haute voix, on devrait entendre ses paroles; or le fait n'a point lieu: nous devons donc chercher k ce conduit un autre rWe.
Devons-nous, avec Itard, le comparer au trou sans lequel une caisse militaire rendrait des sons sourds et obscurs? Evidemnient non ; car en nous fermant la bouche ^t le nez nous entendons tout aussi bien <lu'avant. Nous devons supposer, et avec plus de probabililéf au*analogue en cela au Peiit trou quQ Ton observe sur la cuvette *|<^s l)aromètres, elle sert à maintenir en ^luilibre la pression atmosphérique de chaque côté de la membrane tympanique ; ^iu.elle évacue le mucus contenu dans la
caisse du tympan: on explique ainsi la surdité que l'on observe dans les cas d'obiité* ration de son orifice , et les ressources qu'offre le tathétérisme de la trompe dans certains cas de dureté de l'ouïe.
Si nous jetons maintenant un coup d'œil d'ensemble sur la caisse du tympan, nous voyons que ce n'est autre chose qu'une petite cavité qui sert de lieu de passage aux vibrations sonores qui ont frappé la membrane du tympan. Renforcées par les cellules mastoïdiennes» les vibrations sont transmises, les unes par les osselets jusqu'^ la fenêtre ovale, les autres à travers l'air contenu dans la caisse jusqu'à la fenêtre ronde.
Laquelle de ces deux traasmissions est la plus forte? La question est difllicile à juger; pourtant, d'après ce- que nous enseigne l/i physique, nous sommes en droit de supposer que les osselets sont les meilleurs conducteurs des ondes sonores. Quoi qu'il en soii de CBS explications, rien n'a été créé sans motif, et il est probable que Texistence de ces deux conducteurs différents sert a assurer la perfection du sens qui nous occupe.
Avant de passer è l'étude de l'oreille interne, n'oublions pas d'ajouter encore que les sons peuvent y arriver |)ar une troisième voie,. celle des os de la t<He, c'est le seul mode de transmission chez les poissons osseux. Ce mode de transmission est chez riiomme le moins parfait de tous, car les vi« brations aériennes se communiquent difficilement aux parties solides de la tète. On a cependant un certain moyenen pathologie
1>our reconnaître si, chez certains sourds, le abyrinthe et le nerf auditif sont encore intacts. Dans ce ras,, on doit faire la part de la sensation de l'ébranlement par le toucher ei de celle de l'ouïe. (Béral^d.)
C. VoreiUe interne se compose du vestibule, du limaçon, des canaux demi-circu* laires et d'un liquiile spécial, appelé l'eau du labyrinthe ou humeur de Cotugno
Nous venons de voir que les ondes sonores se transmettaient à la fenêtre roiide ei à la fenêtre ovale ; celles de la première se propagent au limaçon, celles de {^seconde au vestibule, mais comme ces différentes cavités ont entre elles des communications, toutes les vibrations se coj^fondenl. Le vestir bule et les canaux demi-circulaires sont tar pissés par une membrane qui contient l'hur meurde Cotusno: elle entre en vibration et communique bientôt l'ébranlement au nerf acoustique qui flotte dans son sein et qu'elle entrelient dans un état constant d'humidité; de plus, la présence de l'eau, la forme des conduits qu'elle occupe, tout concouct h augmenter Pintensité des vibrations. Qu^ni aux concrétions qui y sont conlenui^s, Bres* chetles considérait comme propres À amoin* drir la sensation. Millier et' avec lui la plM* part des physiologistçs dç nos jours» ]c^ considèrent au contraire comme propre3 à mieux transmettre les vibrations.
Dugès arei^ardé le vestibule coa}me*(i^;
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