‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 26 sur 340 · C. — Influence du système nerveux · texte numérisé non relu

C. — Influence du système nerveux

On a remarqué que les matières étrangères en contact avec les parois de l'estomac arrivent moins promptement dans le torrent circulatoire , quand les principaux nerfs de ce viscère ont été coupés, que lorsque ces derniers remplissent normalement leurs fonctions.

M. Budge a démontré que l'ablation des ganglions semi - lunaires et du ganglion mésentérique amenait toujours la diarrhée. Les animaux survivent neuf heures à cette opération; le mouvement des intestins est augmenté , ainsi que la sécrétion des mucosités. U ressort de ce fait que, ce flux étant dans ime relation inverse avec l'absorption ,

cette dernière fonction doit être à peu près nulle. Nous nous en tenons là , pour le moment, relativement aux influences du syslènie nerveux, à cause de l'obscurité de la question et des contradictions qui ont été Soulevée.*.

Signalons encore rapidement quel([ues autres influences qui {)euvent faire varier les phénomènes d'absorption.

Parions d'abord de l'inflammation. Quand l'inflammation est très-vive, l'absorption est suspendue, et l'on voit se produire certaines sécrétions anormales; mais quand Tinflainmation est légère, elle paratl activer le phénomène de l'absorption. C'est sous l'influence de l'inflammation légère que s'opèrent la plupart des résolutions des parties engorgées. De là aussi la persistance de l'hydropisie ascite, jusqu'à l'époque où la phlogose a été enrayée. Les praticiens ont tiré parti de cette circonstance, et provoquent l'inflaajmation lorsqu'ils veulent s'opposer à l'absorption d'une substance nuisible qui se trouve insinuée dans les tissus d'une région externe du corps. Nous savons que Béclard n'af)j)liquait la pâte arsenicale sur les parties atteintes de cancer qu'après le troisième ou le quatrième jour de l'ablalion pratiquée avec le bistouri, lorsque la plaie, en un mot, commençait à s'enflammer : il se mettait par là à l'abi*! de l'absorption du poison. Une autre influence serait la suivante : toutes les fois qu'une sécrétion a été augmentée, l'absorption l'est aussi consécutivement dans cerlaines proportions. C'est l'observation de ce dernier rapport qui a conduit, en thérapeutique, à prescrire des purgatifs, des diiiréti- 3ues, des sudorifiques aux individus atteints 'é^ninehemenis et d'engorgements de (Jiverse nature. On sait notamment avec quelle rapidité se résorbe parfois, sous l'influence de ces moyens, la sérosité amassée dans le péritoine ou dans d'autres cavités séreuses.

Notons encore le fait de personnes g! nduellement habituées à respirer l'air chs marais ou celui des prisons et des hôpitaux encombrés, résistante une pareille influence* ; tandis que cet air produit des maladies grnves, souvent mortelles, chez les siijels (|ui le respirent pour la première fois : rimpressiunabilité est aussi diminuée.

L'absorption est encore bien plus active, là où les membranes ofirent une plus gniiKie finesse. Elle se fait rapidement dans la conjonctive, dans les vésicules pulmonaires. Elle est incomparablement plus énergique dans l'intestin qu'à la peau. Les expériences sur les animaux vivants, et les observations recueillies sur l'homme, confirment ces viks théoriques.

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