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V. Le sommeil est un dooi réparateur es forces épuisées de Torgafiisme. Pendant u^il a lieu, toutes les parties se refont des itigues qu'elles ont éprouvées auparavant, 'accélération fébrile * qui insensiblement était propagée dans les voies les plus in* mes (Je la circulation, disparaît peu à peu, Dur permettre au pouls de revenir insensi- (ement à son rbytbme normal. Les maères alimentaires, peu sollicitées dans leur larche par les efforts alternatifs 4l*une resiraiion accélérée, passent plus lentement ir les surfaces intestinales, et ainsi perlelieol une plus grande résorption. Les l>res musculaires qu*une longue action rail rendues douloureuses, tout eu diminant et altérant leurs puissances toniques
i motrices, reprennent insensiblement leurs trces. Le système nerveux fatigué, se re* ose peu à neu ; les influences qui prépa- ^ront bientôt le réveil commencent h se tre do cerveau vers les organes des sens ; 'ux-ci deviennent de plus en plus propres être affectés. En un root, on peut dire ij*au moment du demi-sommeil qui suc- ^de au sommeil complet, toute l'économie si déjà prêle à reproduire une nouvelle ^rie d actions, comme dans la veille précéeote : elle n'attend plus qu'une secousse i c*est un son, une lumière vive ou une ritatioQ intérieure qui la donnent, en dé- Tminant une plus grande et une plus vive f/luencê nerveuie vers le senêorium. Ainsi, •rès une interruption de sept ou huit heu* )s |>lus on moins, recommencent les actions iierrompues de la vie.
VI. Le siège du sommeil a été, pour les Dciens comme pour les modernes, un objet érteux de recherches. Les uns avec Lorri, ont placé clans le cervelet; d'autres, avec anton et Wepfer, ont regardé les ventri- [iles du cerveau comme le seul lieu qu'il ât occu|)er. Mais, ainsi que le dit un sa- Bnl, si le sommeil est le produit de la déerdition d'une substa/ice aussi subtile que ^ fluide des nerfs, pourquoi vouloir placer uelqoe part, ce qui n'est que l'effet uu dé* lut d'attention et d'nction de TAme? I>ans itte suspension des sens, celle-ci u*est Bs toujours dans un repos parfait : elle st souvent tout entière aux idées précéemment acquises; elle s'en occupe et les contemple avec intérêt. De là ce nouvel lat d'activité Qu'on appelle songe, étal où homme n'est plus uu luibilanl de ce monde» »ais celui d'un autre qu'il s'est formé.
Le rêve est un demi-sommeil pendant »quel les sens éprouvent surtout des sen* aiions subjectives; alors la mémoire, Timainaiion veillent aussi; renlendement, la olonté mettent en œuvre ces matériaux ; la ie sensitive et morale s'exercent ainsi suiant des modes spéciaux subordonnés i ces onJiiions particulières. Dans l'ivresse, les ifférents narcotismes, ces modes /i^éciaux arient : voilà iKHirquoi l'ivrvsse par le vin, a bîère, etc., la narcoiisme par l opium, te ta^chisch, ont des modes dtslinctifs dont étude présente un très^rgrand intérêt. 11 y
a dans ces modes de curieux antagonismes : c'est ce que Ton voit, par exemple, pour l'opium et le vin. Nous ferons remarquer^ en passant, gue le principe animateur n'est jamais inactif dans toutes ses facultés h la fois, pas plus que l'organisme dans toutes ses parties; quand un ressort se relâche ponr se reposer, l'autre se tend parfois davantage pour mieux agir.
Vil. Le sommeil peut dégénérer en vraie maladie. Scipion Pinel cite l'exem(de d'une jeune fille, qui, toutes les heures environ* s'endormait pendant trois ou quatre minutes, n'importe où elle se trouvait; ces accès de sommeil qui se reproduisaient jus« qu'k vin^*cinq ou trente fois, dans la jour-* née, étaient caractérisés par un calme pro-* fond ; nulle secousse nvstérique, point d'accélération du pouls. Ils étaient simplement soporeux, et non bjsiérico-épileplique. Les faits de ce genre sont rares.
VllL Nous avons dit précédemment que, pendant le sommeil, il y avait cessation des actes de (a] vie animale; cependant il fau« drait bien se garder de supposer que c*est k cela seul que se borne le sommeil ; car alors la différence entre cet état et celui de la veille serait assez réduite. En effet, l'inaction morale ou intellectuelle, l'état qui consiste à fermer les yeux et k rester parfaitement tranquille, sans faire le moindre mon* vemeat i sans manifester aucune énergie spontanée, se rapprocherait du sommeil. Oa peut être épuisé au physique et au moral, sans cependant éprouver le besoin de dormir; tes efforts exagérés des muscles et de l'encéphale empêchent de se livrer au som«> roeil, tandis qu on peut dormir sans ressentir la moindre fatigue.
IX. Les périodes du sommeil et de la veille ont leur fondement dans la nature des animaux diurnes eux-mêmes*, et non dans la succession du jour et delà nuit; une harmonie préétablie les a mises en rapport avec la périodicité diurne de la terre (Mcllbr}.
Les animaux hivernants s'engourdissent, il est vrai» parce que sans chaleur exté* rieure , ils ne peuvent entretenir la leur propre, ni par conséquent leur vitalité, mats il existe aussi chez eux une nécessité intérieure de repos et de réintégration, comme Tout prouvé les expériences de Czerroak et de Berthold, de Prunelle» etc. (Foy. les élude? nombreuses dont le sommeil hivernal et estival a été Fobjet.)
Touslesaniutaux participentplusou moine au sommeil, dit Aristote. Quelques-uns rêvant même ; ainsi nous voyons les chiens JAp|>er en dormant. Chez les animaux à sang froid, les pério<les sont moins tranchées et moins régulières. On a observé que les grenouilles qui coassent une partie de la nuit en été, s'apaisent poar«la plupart après minuit, surtout lorsque le temps des amoars est passé (Muller).
On trouve souvent les insectes et les araignées dans un état de repos somnolent ; il est i>robablc que tous les animaux chez
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