‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 261 sur 340 · IH · texte numérisé non relu

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»E rflYSIOLOGIE.

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oie psycholoçique dont nous exposons la octrine, qiieie sommeil naturel et vulgaire ont dorment périodiquement les lioinmes, e suspend pas complètement les opérations e Tesprit : la meilleure raison que nous oufons invoquer se trouve dans Tessence iéme de TAme immatérielle» et dans Tunioa tous les instants de TAme et du corps, «ibnilz, Maine de Biran,Jouffroy, etc.» s'apuyant sur la nature de TAme et sur Télude un certain nombre do faits physiologiques u psychologiques relatifs au sommeil, out (firme que pendant le plus profond repos. Ame ne cesse jamais de sentir*' de penser et iB^ir» si faiblement ou si confusément que e soil. Suivant eux, le sommeil sera une aodiûcatiou de quelques-uns de nos organes,

»(, {^r conséquent, on ne peut accepter inté* iralement les idées defiichat,de M. Lélut.etc.

Le sommeil, selon les expressions de 1. Leraoîne, converge du corps vers l'Ame, les fonctions organiques vers les puissants de l'esprit, mais sans parvenir jamais, out en le cernani de près et renvelopiiant laos tous les sens par la torpeur' des orgale.s à engourdir aussi le centre mystérieux m TAme siège et veille (kik). Cependant, ijoate cet auteur, le sommeil ne laisse pas I l'Ame toute son indépendance, toute la dé* icatesse de sa sensibilité. Par suite, l'Ame ;e trouve dans un état diffèrent de celui de â veille ; et la différeoce doit être attribuée I l'état même des organes. Cest ainsi que es sensations, les |)ensées , les rêves du K)mnieil out une cerUine analogie d'ori- ;iQe et de conduite avec les pensées de la veille. Une chose importante à noter, est

oll«-ci : plus le sommeil des organes ex« lérieors est profond, plus la vie intérieure occupe Tesprit de sensations fausses et d'images mensongères. Le cerveau, dit M. Lemoine, pourrait être le dernier foyer de ij vie vigilante, et TAme n'en serait pas moi Rs doci le A représenter ses moi ndresjmoulemeots. «Dans le sommeil, écrit Aristote, les plus petits mouvements paraissent énormes; et, ce qui le prouve, c'est ce qui arrive souventdanscetétat. On s'imagine entendre ta foudre ei les éclats du tonnerre, parce qu'un tout petit bruit s'est répandu dans les r»reilles... On croii traverser des brasiers et être brûlé, |>arceqn'on a quelque petite cuisson dans une |>ariie quelconque du corps. » (De êonmo et mgUia. — Yoy, les comuient. tfALBEBT Li Grand et de sou école , la Tradu<:l. de M. BARTuàL. Saint- Hilàirb, etc.)

« Puisque le sommeil, dit M. Lemoine, n'est pour le corps qu'un repos plus ou

tiU) A roccas'iafi de cette aiétme ingénieuse, onift coDteauble dans ceruines liaiiies, nous p^aceroas une renarque.

L'éui de rame uoie an cor|»s, pendant ceue vie terresU-e. n'esl point identique à celui qu'elle préseniera quand elle on sera séparée ou unie dans une vie meilleure , k son corps transfurmé cl t'ansfiguré. Par son union avec le corps, elle a des beM>ins, des bab Indes, des modes spéciaux, eirangen à ràiue séparée. L'Aine unie au corps (orme un foui parilcuHer^ conune l'oiil très-bien

moins superGciel, qui engourdit ou relâche ies eitrémités divergentes des organes des sens^ mais ne s*étend ni aux organes de la vie végétative gui continuent leurs fonc* iions,niaux racines intérieures des organes des sens et aux profondeurs du cerve.iu lui-même, tes phénomènes physiologiques

2ui doivent se produire dans les deux iats différents de la veille et du sommeil suQisent, avec les lois de l'union, pour rendre compte de la différence qui sépare aussi pour l'Ame les deux états de la veille et du sommeil, sans qu'il faille supposer que, comme elle veille pendant la veille du corps, elle sommeille aussi de son côté, tandis que le corps repose. Nous avons déjà fait observer que Tâme peut aussi, dans certains cas, suspendre tous ses actes noologiques.

Article IV. — Des reves.

L'âme n'est pas toujours dans une oisivelé ' parfaite pendant le sommeil; elle est surtout tout entière aux idées précédemment acquises; elle s'en occupe et les contemple avec intérêt. De là, ce nouvel état d'activité qu'on appelle rêve, état où l'homme n'est pi us un habitant de ce monde, mats celui d'un aulrequ'ils'estformé. Les idées s'offrent alors au s ensortum d*une manière plus ou moins régulière, les impressions re|)rennent une nouvelle force; l'Ame, convaincue de leur présence, les arrange d'une manière qui lui est propre; elle juge et raisonne d'après leur convenance ou leur disparité; elle éprouve, d'après leur comparaison, différentes affections qui semblent se passer sur les organes des sens ; elle voit, elle entend, elle savoure, elle éprouve même quelquefois de la volupté; et cependant, il ne se passe souvent aucune imftression sur les or* ganes de ses sensations. L'homme ne vit alors qu'intérieurement, mais d'une vie qui , n'ayant de rapj>ort qu'à elle-même, ne peut être liée avec les événements de la vie ordinaire, d'où résulte le peu d*égard qu'on dot avoir pour cetie illusion nocturne; ainsi se forment intérieurement ces sensations illusoires, tant que les modifications du senso* rium se font d'une manière modérée; mais quand leur violence augmente, divers mouvements paraissent au dehors, et ce sont des indices de ce qui se passe au dedans. Les lèvres s'agitent, et semblent vouloir exprimer les sensations qui ont lieu à l'inté* rieur; les muscles de la mAcboire et de la langue agissent de concert ; quelquefois ta voix se lait entendre; souvent elle se nvr-

ya les théologiens; elle a ainsi des passions animal s, des vices, des insUuets, des maladies élrangers à TAme sépaiée. Ceci peut servir à résoudre bien tWn dillicultés qui sont insolubl«« quand on se plaet; à un auire point de vue. U serait donc possible, contrairement à Topinion de Leibnitz* que l'àoie, dans ses facultés noolugiquei, suspendit touts i>«.'S ronclions durant un sommeil très profond, et que ses facultés biologiques continuassent ieulcs à veiller.

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du1e dans la bouche et les narines; les mains se meuvent spontanément; les muscles des extrémités entrent en action» et quoique l*âme paraisse dans la plus grande torpeur, cependant elle donne^ quand elle le veut, une certaine impulsion à la machine: elle la met en mouvement, et dispose de tous les membres selon les circonstances (il5).

De cet état au somnambulisme, il n\v a pas loin : mais n'anticipons pas. Tout le momie remarque que si dans le jourquelque impression vive nous a ébranlés, si noire repos est troublé par une digestion pénible, ou par des excitations viscérales, jnsullisantes pour amener le réveil, telles aue la faim, l'orgasme reproducteur ou d'autres excitations intérieures, il s^établit pendant le sommeil des rêves qui ont toujours un rapport plus ou moins direct avec la cause qui les déter-* mine. Telle est l'opinion d*un grand nombre de physiologistes. Les nervosisies mécaniciens disent que les impressions perçues par les lamelles des circonvolutions du cerveau entrent alors en scène, mais sans ordre, sans liaison, parce Qu'elles ne sont plus sous Tinfluence de la volonté, profondément engourdie, « Telle est, dit Scipion Pinel, la véritable cause pour laquelle nos rêves nous semblent des réalités, et deviennent plus suivis et moins déraisonnables le ma* tin, lorsque l'encéphale commence à se dé-

( [ourdir, ainsi que la volonté: ce sont alors es rêveries, v Celte théorie a le défaut radical d'être complètement organique. Les rêves, qu'on appelle encore des sommeils

Ï Partiels, démontrent avec évidence cet isoement des fonctions cérébrales des sensations de la mémoire et de la volonté, dont l'ensemble constitue une des grandes conditions organiques des actes supérieurs de l'flme; ils démontrent les rapports intimes qui existent entre les souvenirs et les phénomènes sensuriaux;ils démontrent aussi la vivacilé des réactions viscérales sur le cerveau, réactions qui, quelquefois, sont portées si loin, écrit Scipion Pinel, que ccrlai- Des femmes aliénées sont entièrement convaincues d'avoir eu des relations avec tels ou tels individus, et que cette fausse sensation devient pour elles la cause d'un nouveau délire. Les rêves expliquent la bonne foi de tous les hallucinés, la conviction des visionnaires, et même chez les personnes pieuses et raisonnables, ce conOit entre l'éducation et les besoin8,qui disparaît pendant le sommeil, et les livre, en idée, k desacies erotiques, qui les affligent à leur réveil : ta volonté n éiait plus là (Scipion PimeLi PathoL cérébrale).

Le rêve est rballucinalion du sommeil (Lkmoink). C'est un composé d'hallucinations, d'illusions et même de sensations réelles.

Le rêve du dormeur et Thallucination de Tiiisensé ne sont pas évidemment une seule et même chose, ils ont une valeur et des

(ilN) Altanen impellit cum rult, agi^tquc morendo

conséquences bien ditTérentes. Laissons [g. 1er Esquirol : « Les hallucinations not luriiii ne sauraient être confondues avec lesrèv^ ordinaires, en ce qu'elles font sur Tes! r i une impression profonde, et resloni daiiement gravées dans la mémoire. Chez ceiu qui rêve, les idées de la veille se coiiimue i pendant le sommeil, tandis que rhaliuri.e achève son rêve presque tout éveillé. »

Quelque assimilation que l'on |>uis>efar du sommeil rempli de rêves et de la foi •, il sera toujours impossible de les ('onfontirr l'un est naturel, l'autre est morbide; i.M est un état pas.^ager et saluuire, i'auue ^ au moins une crise et on état violent, Mn<! durable, et toujours dangereux. Ma s re i n'empêche pas que le rêve etlhalluctneio n'aient une même origine : le sommeil ei r délire une même nature (Lbmoine).

C'est en agissant sur les organes el «> cerveau, tes dynamisroes inférieurs, ei n i pas directement sur les facultés noolo^i

de rame, que certaines substances, Topu i , lehaschiscn, etc., ont la propriété deproiu: r des rêves d'une certaine espèce, délmciii, charmants, qui font regretter A ceui quitii ont été le jouet, d'être tirés de leur erre ' Quand on appelle le rêyf) une hallucmaiu du sommeil, on exprime parlé, coniLiien ri grande dans le sommeil la pari des crisi..) et des d vnamismes inférieurs.

Les principaux écrivains qui ont iraiié ! sommeil et des rêves s'ac<ïordent à aire q ^ le point de départ de tous nos révos t^ surtout un de ces mouveinents auloœstiqi' un de ces actes organico-vitaux et seuMi^ aveugles des organes intérieurs, imperri tibles pendant la veille, mais qui dey m sensible au milieu du silence du mo.. extéritur devenu étranger pour nous -> qu'à chaque instant de nouveaux ébrai;f ments viennent fournir les maléri/iui ^t nouvelles visions. -

Ainsi ont pensé Aristote, Maine de B r . etc. Bacon, Cabanis, etc., ont exagéré ce <: idée en la matérialisant.

AeTICLB V. — Du SOHaAMBtlLlSME.

I 1 . — Du iomnamMisme uormaL

On peut arriver, par gradation, du cdocit mar et du rêve avec mouvements partu> v au somnambulisme. Celui-ci est en qn^i sorte, tin rêve en action 9 dans lequel irêveur jouissant de ses mouvements vcli; tflires, exécute les actes relatifs surtouiâJ^ sensations internes, à des iaia^e>, à (.e^ idées qu'il poursuit.

Dans ce rêve somnambulîque, le corr^ ^^ lève et agit d'une manière aussi régu ii^ que pendant la veille : les actions, en l)âr:<^' nie avec le sentiment, l'imafce idéale gui i^^ . conduit, se font comme si elles étaient dm ' gées par la volonté, car les muscles tou taires obéissent è cette idée qui veiile, ^^ une grande puissance. Cet état durtju^î '

CofRpaeem,te sabilo fleeift, proal iiiip<»ni, ^rtm

(PouGKAC, jjai^LMiTfa}

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ce qa*iu)e vive émotion vienne tirer i'âoie (ie son erreur. Les nsouvemenis qu*exécute le somnambule ne sont donc pas commandés par Tâme entière, mais par une idée ou une »érie d'idées circonscrites qui fiient toute soD attention et la tiennent exclusivement loits leur empire. Le somnambule no voit ni n'entend; du moins d'une manière générale; les organes des sens sommeillent souvent, eepeodant le tact veille encore et présente même une Gnesse inaccoutumée; aus$i,en dehors de certaines impressions tactiles, fl*a«t«il plus le sentiment de la réalité : il siule imr la fenêtre» croyant enjamber une porte; il écrit sans lumière» etc. Il n*est rien moius que démontré que le somnambule réponde aux questions qu'on lui adresse* sauf qael<|ues cas excentionneis ; qu'il voie les objets qu'on place aevant ses yeux.

il y a de bien grandes différences entre le somnambule et le simjile dormeur. Citons «l'abord l'immobilité de celui-ci et l'activité

Êsiqueque déploie le premier : cependant . j>ritdes deuxe»t affecté exactement d'une maaière analo((ue; les d i tférences se trou vent dans des modifications organiques et btolo- Miques, dana des changements des rapports du physique et du moral : ce qui frapi)e particulièrement, c'est la docilité des niou- «emeots volontaires, que le somnambulUme soustrait à Tinertiedu sommeil ou surexcite au lieu de les engourdir.

Beaucoup de physiologistes et de psychologues ont voulu expliquer toutes les actions du somnambule en les rapportante rbabitade.Siins soutenir cette hypothèse exclusive, \\ est certain que le principe de lieaucoup d'entre elles est la seule habitude, que celie*ci manifeste dans la production de ces phénomène» une puissancequ elle no déploie jamais |>endant la veille» et qui donne lieu s des effeia surprenants. Quelqu'étonnants qu'ils puissent (larattre, Thabitude en est la

tTïnciftale cause. Néanmoins, elle n*est pas » seul principe desactes du somnambule, et la lumière presque toute UM^ntale qui vient illuminer sa mémoire et son imagination, ne l»eut pas suffire k tous ses mouvements.

Toutes les facultés de l'âme dont le somnambulisme semble augmenter la puissance, sont celles que le sommeil ordinaire n'atteint que |)Our leur donner plus de force : rhabitude, la mémoire, riroaginatiou. 11 n'y a que la seo>ibilité qui se trouve profondé* ment modifiée ; c'est encore en elle que le sommeil apporte les modifications les plus irrrégulières. Un signe caractéristique du somnambulisme est Tabsenoe, au réveil, de tout souvenir des songes de la nuit, et cela, par Teffet des mêmes causes qui enlèvent souvent aussi au dormeur ordinaire le souvenir de ses rêves.

Du reste, la science ne possède itas encore des dounées complètes sur ce pnénomèno entouré de tant de mystères qu'il serait important d'élucider. Pour y parvenir, il faudrait réunir et rapprocher tous les cas oà i) se présente.

Jamaisi jusque dans le délire le plus in-

sensé, jusque dans l'extase la plus profonde, la perte de la conscience, du souvenir du passé, de la personnalité, n'est sérieuse et complète. Le moi réel et raisonnable, dit If. Lemoine, peut dans les songes et les visions somnambuliques, prendre comme un masque trompeur et jouer un personnage emprunté, mais le moi véritable perce toujours, et la réalité se fait jour par quelque endroit. En résumé il y a certainement continuation et identité de la personnalité.

S If. — Somnambulhmi magnélique.

En compulsant ce qui a été écrit sur ce sujet, et le comparant à ce qu'on a pu démêler par soi-même, on fiourrail dire que c'est un mode d'existence |»endant lequel celui qui s'y trouve a l'air de dormir. Si son magnétiseur lui parle, il répond sans s*éveiller; il peut n>êtiie exécuter divers mouvements, et, lorsqu'il revient 2i l'état naturel, il ne conserve aucun souvenir de ce oui s'est passé; ses yeux sont fermés; il n entend ordinairement que ceux qu'on a mis en rapport avec lui. Il est soumis h TinHuence de celui qui le magnétise. Le somnambulisme artificiel ne s'obtient pas iacileuient, c'est un produit de Part , puisqu'on dit, faire un som* nambule. Le magnétisme peut encore procurer de véritables hallucinations, en faisnnt éprouver au somnambule des sensations diverses relatives à des objets qui n'existent pas.

Nous n'en disons pas ici davantage sur cette variété de somnambulisme, n'ayant voulu que la mentionner. Remarquons seulement que, malgré des publications nombreuses sur ce sujet, un travail vraiment scientifique sur le somnambulisme magnétique, est encore à désirer.

S fil. — De raneithéiie par Céthir^ U chloroforme,

(Voy. sur ce sujet, les travaux impoitants de mon collègue le professeur Bouisson, et spécialement son ouvrage mut Ctmesihéêie: ledAecAercAea dudocteurCbamber, les i^fom de M. Lurdat, etc.)

§ IV. — Du $omnambHli$me dont let crhee net^

veuie»t Vextaie, eic,

{Voy. Lknoinb, ouvr. cité p. 2^ F. B6- RARO, art. Exioêe, dans le Uici^ de médec. eu GO vol. etc.)

} Y. — Somnambulieme pathologique^

Il est des cas dans lesquels certains sujets sont atteints brusauement, au milieu de la veille, d'accès de somnambulisme. Les faits de ce genre, malgré le haut intérêt qu'ils présentent, n'ont pas sufllsamment attiré lattention des médecins. Un de mes parents, le docteur Sabalier, a recueilli une observation de cette espèce très*împortante,

Ïi'il a publié avec détail dans le Mémonat ê hôpikwx du Midi de Delpech ( 1889), p.;] 171. Ce malade, âgé de douze ans, eut plu< sieurs accèsde somnambulisme qui cessèrent après un traitement de quelques jours. |t l»crcevait la lumière, quand on entr'ouvrait

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DICrrONNAIRE

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ses paupiiTPS; il perçiu fes sons cl les saveurs dans la quatrième allaifuc. Le tac t eut toujours une finesse extrême; la mémoire et rimagitintion étaient vives; il jugeait et rc^fléchissail pendant ses attaques, ilc^erivaît rf^gulièrement des com|>ositions suivies sur des sujets quon lui avait donnés la veille; il allumait le feu; il ouvrait adroitement portes et fenêtres, reconnaissait les assistants, en tes touchant, jouait avec eux; saisissait un mouchoir et une corde atj'on lui tendait, se mouchait et sautait è la corde, obéi^isaitè des injonctions verbales, etc. Le docteur Sabalier m*a donné depuis, plusieurs détails intéressants qu'il n*avoit pas fait connaître d*abord. Voir aussi le fait relatif è ta jeune demoiselle dont parle Darwinn (Zoonomta, 1. 1, p. 385 et suiv.)

Abticle Y1. — Des facoi.tés ht l*àiis, pendant le

Sachant que le sommeil est principalement UH tnode particulier des organes et des dyiiamismes inférieurs, qui place TAme dans un éiat différent de la veille, il est bon do connaître quelles sont les formes que la sensibilité, Tintelligence, l'activité affectent plus S[)écidleu)ent pendant le sommeil.

$ I. — De la ientibiliti animaie.

sommeil; lorsqu'elle a lieu, elle cîîi gêné:

ri.

lement confuse. Li sensation n'est vive rpt>> dans Tillusion, dans les rêves, dans les li.v< luci nations. Malgré ces changements, n»(r> puissance de s^entir est seulement qhxj]fiée; ce qui est surtout changes ce $oi)i k<

Î)hénomène.H physiologiques et biologiqu. « lien plus que la sensibilité de l'âme.

La vie du corps, en adoptant le )ang.i<,'e6 Stahl, ne consiste pns seulement, sous :« rapport sensitif, dans la vie de relation ev térieure; nous possédons anssi une seii^iklité intérieure et intime par laquelle i\t.s de nos organes affecte l'Ame, et lui révèle ui plaisir ou de la souffrance. Les sen>atiors si nombreuses, sî variées, si importantes dans lesquelles entrent en jeu, tout à la fo>. les systèmes nerveux cérébro-spinal et gatglionnaire, ne dorment point peniant 'o sommeil : on les voit même souvent arquer r une puissance plus grande, etc., devenir [li]: subtiles et plus délicates (hi%).

Peut-on ce()endant en conclure que nrus devions être ordinairement plus oa-upés'> ce qui se passe k Tintérie^ir de notre cun^ endormi que dans le monde extérieur?

Les songes remplacent par un momie p q> nu moinsfantastique, le monde réel; ilsnoi^ al)Sorbent souvent, tandis que les phénonÀ nés de la vie intérieure n'ont f»as, dansiez cas normaux et ordinaires, assez de fonv pour nous tirer de notre indifférence hal>* tuelle, et surtout pour que les sen<^aton> obscures qu'ils eicitent, puissent persiM.r dans notre souvenir jusqu'au réveil.

{ IL — De la iensibilité morale.

La sensibilité se trouve profondément modifiée pendant le sommeil, et plus qu'aucune autre puissance de l'Ame, car, les o[)érations de l'intelligence sont plus indépendantes que les sensations , de l'état des organes. Celles de l'activité, se trouvant unies aux mouvements organiques, par la

dépendance de ceux-ci plutôt que par celle „. .^

des facultés plus élevés de TAme, peuvent ^ [a même [nQuVncV que^u^^^^^ continuer à se produire pendant le sommeil, animale : cela se comprend facilement, r.r sans que les parties endormies obéissent do- les joies et les souffrances de l'esprit ei .i cilementauxcommandements du dynamisme noologique. La nature des modifications

• L*état particulier du cor|>s endormi n'a f s sur les phénomènes de la sensibilité nior.^

(»orte seulement sur la surlace des faits, sur es caractères accidentels iïes sensations et des sentiments, sur les formes extérieures de la sensibilité, qui diffèrent daus .e sommeil et dans la veille.

La seiibibilité embrasse, dans son sens le plus l'arge, les sens, les sensations physiques sensitivo-animales, ainsi que les actes qui s'y rattachent, et les sens, les sentiments spirituels et moraux, qui font vivre Thomme d'une vie supérieure à la vie animale; tout cela est moditio dans le sommeil.

Dans cet état le toucher subsiste, dans son mo«le physique, plus éveillé que tous les autres sens, car il ne peut |»as fuir les impressions des objets qui viennent le chercher ou dumilieu dans lequel il est baigné. Vient ensuite, l'ouïe, puisque le silence est rarement complet; après l'ouïe se {dacent l'odorat, le goût, la vue. Cependant la sensation des objets extérieure est rare pendant le

(ilO) IMiisienrs malades aflTertës d'états morbides des voios digoslivos, des organes pulmonaires, circuLloircï, uriuaires, etc., ont observe (|uc, d;ius

joies et les souffrances de respnt cœur, le sens du bien et du beau, les p^^stons de toutes sortes, ne sont pas attarhê > directement è des modes déterminés de m^ organes. Cependant il est des senlimertN moraux et esthétiques, il est des passiof> qui naissent dans le sommeil, et qui acquirent quelquefois une puissance quelaveiiie ne connaît pa<. La vie endormie a ses accidents comme la vie éveillée. Les alTerii< ::> tranquilles, les fiassions calmes sont les ; ix^nomènes ordinaires et réguliers du somme)', même les passions timides, tandis que l^^ passions violentes le troublent, quand efe> ne le chassent pns de l'Ame et des organo>. Il faut remarquer encore que les mauTu^ sentiments sont pour l'Ame un état cent «^ nature qui s'accorde mal avec la tranqunl ^' ordinaire des sens endormis, la quiéiuie e notre Ame et le vœu de la nature (Lcuont

i m. — Di nutelliioici.

Les opérations de resf»rit sont celles dn t le sommeil respecte le plus et lanaiureeiit^

le dcmî-sommcil ou le révc. Us ëpronvaieni ''t^ scnsa lions qui leur jré vêlaient luicui rcut aii'' uiut de CCS parties.

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lois. Il esi Trai que le sommeil est un champ fécond pour l'erreur» mais la veille n'en esi («s exempte; Terreur, dit Lemoine, nous issiége de toutes paris^ ei voltige avec les songes autour de notre raison. Mais il est hors de doute aussi que le vrai est le seul but que notre esprit poursuive jusque dans ses rôves les plus absurdes. On ne doit point perdre de vue que l'âme obéit, pendant le sommeil, aux mêmes lois que pendant la Teiiie. qu'elle travaille de la même manière, Hqu^eile ne perd rien de sa confiance et de sa crédulité. Néanmoins, au milieu du som« meildes organes, tout ce qui servait naguère à notre intelligence pour lui faire distinguer le vrai do faux n'est plus qu'un instrument (l'erreur et de mensonge. Cela tient à ce •ju'aiors nous n*a vous plus les mêmes moyens de discerner la vérité» et que d*autre part noQS avons le même besoin de connaître et de croire.

Examinons quelques facultés de notre intelligence.

Le sommeil modifie l'objet et la suite de quelques idées que noua pouvons conce\^9ir, (le même que les conditions qui en résultent |K)ur les opérations plus complexes de notre esjM-it. Par conséquent il n'y a pas fondamentalement d'atteinte portée à la puissance de concevoir et h la nature des idées.

Le sommeil, comme nous savons, engourdit momentanément nos sens et par suite s'oppose è la réaction nerveuse; il sera donc rationnel d*adniPttre que l'esprit perçoit pondant le sommeil un moins grand nombre d'idées, et, dans tous les cas» d'une manière bien plus confuse. Quoi qu'il en soit, notre esprit exerce encore son activité vigilante et établit des relations' nouvelles avec un monde idéal qui imite la réalité dan« de larges limites.

Le sommeil, appartenant au corps et aux fonctions sensitivo-animalesbien plus qu'au djrami2>me et aux fonctions noologioues de l'âme, et rayonnant moins des secondes vers les premières, qoedeceliesrci vers les autres, doit avoir son principe fondamental et sa tin dans le corps et laviesensilivo-aniniale,dont il est surtout une modification toute spéciale, Au>si nous n'avons pas uno conscience nette de notre sommeil, et ce ne sera pas à la conscience que nous demanderons des idées qu'elle ne peut nous donner.

S'il est une puissance de l'esprit que le sommeil semble suspendre, c'est è coup sûr la raison: mais non pas cette raison oui est rette lumière divine çuttilumtne tout homme tenant en ce monde, (Joan. i, 9.) Les erreurs du sommeil sont celles d'une r0»«on subalterne, bornée^ participée^ empruntée^ et qui a ^tsoin qu'une autre la redresse à chaque mament. Ce sont les erreurs d'un jugement tout humain : elles n'ont rien è voir avec la raison universelle et immuable, dont les idées éclairent aussi bien les fantômes des rêves que les objets réels qui composent les tableaux de ta veille. (Lbhoinb.) Ce n'est pas la raison qu'abolit le sommeil, c'est le bon sens; et le bon sens n'est ravi h l'âme du

DlCTIONN. DR ?HTSI0L0GIC.

dormeur qu'avec la liberté, parce qu'il n'est plus maître de gouverner sa pensée. En un mot, c'est la libre direction du jugement qui fait défaut. La différence qui sépare le rêve erroné du dormeur de la pensée saine et éveillée se trouve dans Tusage du jugement endormi, et non dans une altération de la raison inaltérable. (Lemoine )

Les idées qui se firésentent à notre es« prit endormi sont les mêmes que nous concevons éveillés. Quand on ?eut savoir quelle est la différence essentielle qui existe entre les jugements de notre pensée éveillée et ceux de notre intelligence endormie, il n'y a qu'à se demander si, placé par une cause quelconque dans les circonstances où le réduit le sommeil des organes et de la vie sonsitivo -animale, notre esprit, quoique éveillé, ne succomberait pas à l'erreur.

Rarement lo sommeil nous permet de suivre jusqu'au bout le rêve commencé ; c'est ce qui fait que, la plupart du temps, nous ne pouvons pas reconnatire dans nos rêves l'enchatnemeitl raisonnable de nos pensées. Et d'ailleurs nous savons que notre puissance de raisonner s'exerce, souvent aussi bien sur le mensonge que sur la réalité, au milieu de nos rêves aussi bien que dans les pensées véritables.

§ IV. — De la mémoire.

La mémoire joue dans notre vie endor* mie un rôle des plus importants, car c'est une des puissances de l'esprit dont les qualités et les phénomènes sont le plus étroitement unis à la constitution et aux modifications organiques, è la vie sensitivo-aoimale. La mémoire conserve le passé et le représente à Tesprit; dans le sommeil, tout est spontané, tout est indifl'iTent. Dans le monde fantastique où nous sommes enchatnés par nos rêves, la mémoire nous fournit la plu« part des matériaux à l'aide desquels nous construisons nos chimères : c'est pendant le sommeil que la mémoire et Timaginalion représentati ve font dos proJigesdesouplesse, d'investigation minutieuse, et de réminiscence étonnante; elle ressuscite des idées tellement perdues <lû vue depuis longtemps, qu'elles nous semblaient évanouies à jamais. 4;*est le phénomène de l'association de nos idées qui donne pendant le sommeil une graml^ force à la réminiscence, de même

au'il contribue au caprice et à la bizarrerie enos songes. Ce n'est que dans le sommeil que l'imagination reproductive et même créatrice, ta folle du logis ^ prend largement ses ébats : c'est encore l'intime union qui attache les tableaux de l'imagination aux modes des organes, et Tétroite parenté de cette puissance avec la mémoire et la faculté d'associer nos idées , qui lui donnent un surcroît d'autorité pendant le sommeil.

§ Y. — De rimaginùîiou.

L'imagination est un puissant instrument d'erreur pendant le sommeil, n'en aurionsnous pour preuve que les hallucinations; elle donne aux produits de la fantaisie lou-

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DTCTIONNAHIE

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ies apparences de la réalité; notre âme, habîlaée a rapporter toutes ses sensations et toutes ses pensées à un objet réel, obéit à cette loi jusques dans ses rêves, et la réalité lui échappant (dit M. Lemoine), elle Tinvente, sans autre règle que le caprice, sans autre modèle que le passé.

J Vl. — De la volonté.

Le sommeil ne connaît pas, comme la vei lie, les trois formes de notre activité; notre énergie personnelle s'y développe spontanément ou y répète les mêmes actes que l'haiTilude lui a rendus faciles. La volonté libre en est eiclne, ou du moins elle est représentée dans nos rêves seulement par les effets involontaires des habitudes que notre âme a contractées involontairement ; elle n'en est pas la cause actuelle, présente et immédiate. D'autre part, notre énergie personnelle modifie Tôtat de notre âme en tendant le ressort de nos facultés, ou celui du corps en imprimant le mouvement à ses flifférentsorganes. Celle faculté locomotrice, iijoute M. Lemoine, qui n'est que la puissance d'appliquer à nos organes Ténergio du moi, se trouve complètement suspendue dans le sommeil profond. Le sommeil, en écartant l'influence actuelle et présente de la volonté libre, sans détruire Téducalion qu'elle a faite de nos facultés ou de nos organes, et 1ns dispositions qui en sont les fruits, met l'Âme et le corps dans Tétat le plus favorable au développement de l'habitude et à la répétition spontanée des actions de la veille. (Lemoine.)

L'habitude a la plus grande part dans la conduite de nos rêves et dans le jeu de notre activité endormie. Nous savons que l'habitude joue un grand rôle dans la mémoire ; les modes vitauT de l'organe céré* bral et tes divers accidents de nos rêvos fournissent incessamment à Thabitude l'occasion nécessaire pour qu'elle entre d'ellemême en exercice.

I^ moindre cause, îa plus légère modification des organes et surtout des centres nerveux, la représentation la plus vaine gue crée la fantaisie ou qu'évoque la mémoire, suffit pour mettre en jeu , dans le sommeil, le ressort qu'a tendu la volonté vigilante; pour que l'habitude reproduise avec la plus grande facilité toutes les actions de la veille et imite les phénomènes de Tactivité réfléchie.

L'attention active et régulièrement dirigée n'existe guère dans le sommeil^qui suspend la volonté. Cette attention est toute volontaire. Cependant il arrive quelquefois que Tobjel chimérique des rêves occupe autant et plus que la réalité ; que l'esprit est tout entier dans le sommeil à une sensation ou è une représentation : mais ici ce n'est pas l'attention véritable qui se trouve en jeu, car la volonté n'y est pour rien; c'est plutôt, en général, une attention sensitivo-animale et provoquée. En suspendant la volonté, le sommeil empêche l'application que le moi pourrait faire de son activité libre à la loco-

motion des organes endormis: toute scion de l'âme sur les organes 4ocomobilcs csi encore suspendue. (Lbmoiiib.) On n'a besoin que de comparer un homme éveillé aveu un homme endormi, pourvoir quelesommeil suspend complètement la puissaDce locomotrice.

Mais si la puissance locomotrice est une faculté de l'âme, une forme de son énergie personnelle, une l'on peut considérer absolument et en elle-même, sans la comparer à la force antagoniste, on peut admettre à priori que le sommeil ne la suspend pas. Eu eUtt, nous avons à distinguer deux choses i](ii sont bien indépendantes, la réalité et l'eliicacité du p)uvoir et de l'elfort locomoieur, ou plutôt de l'action de l'âme sur les organes locomobiles pendant le sommeil. Le sommeil ne suspend en aucune bçon Tapplication de l'énergie personnelle aux organes locomobiles, mais il rend reffort impuissant et inutile.

Quand, par exemple, nous rêvons à m danger sérieux qui nous menace, notre énergie locomotrice, qui commande et veut rimpulsion, fait tous ses efforts pour mettre notre corps par une fuite rapide hors de toute atteinte: la peine trop réelle quenGr.> éprouvons sans nous éveiller, etc., loiii nois prouve non pas l'efficacité, mais la réalué de l'action qu'exerce pendant le sommeil notre énergie personnelle sur les orgunes locomobiles) ; Tâme veut faire agir le dynamisme locomoteur, celui-ci refuse le service; il prête au contraire son concours à un mode instinctif, à une sensation violente , aux fantômes qui poursuivent le somnambule.

Article TH. — De l*hypxotisue.

Nous avons déjà dit ce qu'on entcndi'^ii [ar somnambulisme, mais pour compléter reti>? étude, nous allons examiner brièvement nn phénomène qui s^ rattache et qui a été Jesiçné sous le nom d'hypnotisme. 11 peut s({ faire que e somnambulisme arrive dirtcitmertr, c*est-à-dire sans l'intermédiaire tin sommeil, ou bien on peut mettre artifuielement une personne dans cet état particulier. C*est la réunion des phénomènes qui se manifestent de cette manière, qu'on am elle magnétisme animal» mais d'après une Ikj o thèse absolument en opposition avec là réalité. On préfère aujourd'hui l'exprcssi a hypnotisme, créée par Braid, pour di^sigr.er cet état.

Les faits que nous allons décrire seratiichent à la cause ordinaire des rêves.

Quand on prend entre le pouce et ies doigts indicateur et médian de la iiid'" gauche un objet à surface brillante, qu'on le lient è une distance de 20 à 40 centioiènes des yeux dans une position telle au-de5''is du front, qu'il exerce le plus d'impression sur les yeux et les paupières, et quil ûiciie le sujet en état d'avoir le regard fixé dessus, en lui recommandant de tenir Us yeux t^»' stamment fixés sur f objet, et l'esprit absolument préoccupé de lui *eu/, on observe «a

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