‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 262 sur 340 · SUB · texte numérisé non relu

SUB

roniracUon des pupilles, qui se dilalent bientôt après : cette dilatation tendra à progresser oans une assez forte proportion, et sera suivie d'un mouvement de fluctuation ; alors, si les doigts indicateuret médiairede la main droite, étendus et un peu séparés, sont portés de Tobjet vers les yeux, il est h peu près constant qu*il y aura occlusion involontaire des paupières avec une sorte de vibration.

Après un intervalle de 10 ou 15 8econ«les, en soulevant doucement les bras et les jambes, on remarque que le sujet a une dispo- 5ition à les garder, s'il a été fortement alTeclé, dans la situation où ils ont été mis.

M, Braid, d'une voix douce!, prie le patient de les garder dans Textension. Cela fait, te pouls s'accélère et les membres, au bout de quelque temps, deviennent rigides et complètement Qxes. Tous les sens, y compris le sens de chaud et de froid, la sensibilité musculaire et certaines facultés mentales, s*exaltent, comme à la suite de Tingestion d'une trop grande quantité de liquides alcooliques, ou de narcotiques. Cette exaltation persiste pendant un certain temps» pour faire suite à une dépression beaucoup {>lus considérable que la torpeur du sommeil naturel.

Les sens spéciaux et les muscles peuvent passer iostanlanément, les uns de la plus profonde tor^iaur, et les autres de la rigidité conique à la condition opposée, extrême mobilité et sensibilité exaltée ; il sufBt de diriger uo courant d'air sur l'organe que l'on veut exciter, ou les muscles que Ton désire rendre souples, et qui avaient été dans une sorte de catalepsie. Le repos leur rendra promptement leur premier état.

Dans l'hypnotisme, les sons acquièrent quelquefois une acuité singulière: de plus, il y a une facilité extrême à diriger les pensées du t»aiient par le principe de suggestion^ soit à l'aide de paroles, soit surtout d'impressions venant de la sensation d'activité nuscolaire. Ainsi, suivant les attitudesqu'ou donne è l'hypnotisé, des idées el des sentiments naissent en lui conformes è ces attitudes. (Pkysiologit de Béraud,)

L'hypnotisme ou somnambulisme artificiel est un mode particulier, dans lequel la sensibilité générale est surtout modifiée. On peut ajouter qu'il faut une certaine prédisposition du sujet; les facultés intellectuelles se trouvent dans Tétat où l'on est au milieu des rêves, et dans lequel h faite du logis prend tous sas ébats.

On remarque chez les sujets loquaces une tendance àconserverune certaine suite dans les idées comme dans quelques rêves. Telle est la description qu'on a donnée de Thypnotisine. Nous croyons en avoir assez dit sur ce phénomène, qui est exploité de la même manière que le magnétisme, et sur lequel la science est loin d'être fixée, malgré les recherches et les discussions nombreuses auxquelles il a donné lieu tout récemment. :

Abticlk Vin. — Influence des âges et des maladies

SUA le somheil.

L'Age influe sur le sommeil. Le fœtus ne fait que dormir dans le sein de f^a mère; c'est une observation qui nous a été transmise dans les écrits d'Arislole : Quam affe» €tionum causam esse, cur initiis fétus inira uterum matris quiescat rationi consonum est. Longtemps après sa naissance mémo, et notamment le premier mois, il dort prc^qne toujours : les impressions qu'il reçoit de toute part excitent ses forces vitales, le fatiguent bientôt et le prédisposent à chaque instant h la répétition de cet acte. La nécessité de la prédominance du système nutritif devient encore une cause puissante de ses retours fréquents. A mesure que l'enfant prend de l'accroissement, le besoin du sommeil se fait beaucoup moins sentir chez lui, et il s'accoutume insensiblement k ne plus dormir que la nuit.

L'Age adulte et la jeunesse sont le seul temps, en général, où l'homme se livre è un sommeil régulier. Dans TAge viril, durant lequel on est le plus souvent accablé par les travaux de tout genre, agité par les passions, le sommeil sert très-rarement de soulagement aux peines qui peuvent nous atteindre; il est presque toujours agité, léger et de courte durée.

Les vieillards dorment d'ordinaire très-

f)eu, leur sommeil est léger, le moindre bruit es éveille.

Les maladies qui assiègent l'homme introduisent dans l'exercice du sommeil de nombreuses variations, qui sont le plus souvent analogues à la nature des affections auY^quelles notre organisme est sujet. Parmi ces tnaladies, les fièvres réclament de préférence notre attention, soit relativement aux modifications qu'eliesy apportent, soit à l'égard des phénomènes qu'elles laissent apercevoir dans la durée, les retours, ou dans l'absence complète de cet acte; tout cela peut nous fournir en séméiotiqued^ulîles documents.

11 est des maladies qui éclatent ou s'aggravent pendant le sommeil; il en est d'autres qui se dissipent ou diminuent notablement sous son itiOuence. Après certaines maladies aiguës, qui épuisent presque entièrerement les forces, il arrive quelquefois qu'on est plongé dans un sommeil profond et de longue durée: ce n*est alors qu'un effet do la faiblesse dans lacfuelle on se trouve. £n administrant des toniques et des analeptiques, on voit se dissiper rapidement cet état de faiblesse, etc. — (voy. sur le sommeil un intéressant ouvrage du docteur Mac4rio, la Physiolog. deSTAHL, traduct. du docteur Blondin avec arguments et comment., (mr A. L. BoTBR. Joignez-y les importants écrits de BmèaB de Roismont sur les hallucinations» etc.)

SUBSTITUTION.' 11 y substitution quand un obiet vient se mettre à la place d'un au* tre. L étude des substitutions en médecine est vaste et imfortante. On rencontre des

SÏM

SYM

mi

êubsUtulioni organiques , lors(]u*un tissu vient envahir un autre tissu oui disparaît; des stUfftitutions fonctionnelles quand une fonction en remplace une autre, lorsque, [)ar exemple, une sécrétion cesse, et est remplacée par une sécrétion plus ou moins analo- §ue. On observe de même des substitutions ynamiqueSf des subslilulions de passions, de maladies. On connaît aussi des substitutions thérapeutiques et médicamtnteuses^ qui constituent la méthode substitutive. La théorie et les lois des substitutions en gé* néral et de chaque mode substitutif en particulier pourrait être Tobjet d'une élude ton- 5ue et intéressante; nous nous en occuperons ans la Physiologie médicale. (Voy. le profes* seur CouBTT, ifémoires sur les substitutions organiques; Teoussbau» Thérapeutique substitutivefùansle Traité de thérapeutique, e\c.).

Article !•'. — Plan d^une étude scr les

sympathies.

SYMPATHIES. — Dans les animaux supé* rieurs, chaque partie est unie à toutes les autres et à Torganisme entier par un consensus uui donne è leur économie vivante une unité de faitd^autant plus grande que le sujet qu*on examine occupe un rang plus élevé dans !*échelle zoologiquo ; sous ce raj)port, riiomme, surtout dans un étal de civilisation avancée, est tout à fait placé en prsmière ligne. Ce consensus se rattache h des liens anatomiques, fonctionnels, dynamiques ; la doctrine des sympathies doit tenir compte de ces trois ordres de rapports. F. Bérard, s*associant à la pensée des wédetins les plus éminents,a p\i dire {Rapport duphys. et du morale p. 168] que celle doctrine, conçue dans toute son ampleur (»t sà pureié, donnerait la clef de ta physiolo[,n'e entière. Grâce aux recherches récentes sur le système nerveux et aux observations contemporaines, d'importants matériaux sont venus, depuis trente ans, se joindre à ceux que nous avions déjà, et l'on peut aujourd'hui présenter sur les symptlhies un travail satisfaisant dans son ensemble. Cne œuvre pareille aurait trop d'étendue pour trouver sa place dans ce dictionnaire; nous en tracerons le cadre et nous en examinerons quelques points, nous réservant de nous en occuper plus longuement dans le Traité de physiologie médicale.

§ K — ilièlorique.

Antiquité, Hippocrate, Arétéo, Celse, Galieii. — Arabes. —.Moyen^agtf. — Bâillon, Fcrnel, V. Hclmoni, Bagliii, Hoffmann, Slalil, Bausner, llôga, Whyit, Tissot. — Ecole de MontpeUier, L:icr/e, Dordea, Bartliez, C. Dumas, Lordai, F. BérarJ. --^Cabanis, Darwitin, Blcbat, Broussais, Roux ei leurs écoles. — Ncvrosisies contemporains.

§ H. — Sympaihographie,

Page 1