SYSTÈME ET FORCE MUSCULAIRES
AariCLC l". — Anatomie cénérale.
Poor connaître la structure d*un muscle, hulse rendre coroptedu nombre, de Tesce des tissus élémentaires qui entrent dans composition» de la disposition parlicu- ^reetdes rapports de chacun d'eux. Quant ^ texture» on féludie dans le tissu esscn- 'l de Torgane, et dans la détermination '^caractères fondamentaux et de la nature ' la fibre musculaire proprement dile.^ Us muscles, du mot grec jAvît dé i^ûw je rme, je serre, sont des organes de mouuiem,comme l'indique le mot lui-même, i SvslèiDo musculaire forme à lui seul une >ode partie du poids, et la plus grande tuie du volume du corps.
1^) On peat rappoiter âi réiémcnt cellulaire, ^eni adipeui, que Ton rencontre souvent dans ^ noscles, et dont le développement trop consi- ^tile constitue un état patholo|$îque.
Les tissus ou éléments gui entrent dans la structure d'un muscle se divisent : f* en élément musculaire uroprement dit ou fibre musculaire; 2* élément celluleux; d'élément fibreux; 4* élément vasculaire ; 5* en élément nerveux.
Ce sont ces divers tissus que nous allons successivement examiner, tout en nous restreignant, car ce sujet comporterait dea développements beaucoup trop considérables pour notre cadre.
L'élément musculaire présente une disposition qui varie beaucoup suivant les différents muscles : c'est tantôt un aspect uniforme, tantôt fascicule. Nous y reviendrons à propos de sa texture.
L'élément cellulaire est assez abondant dans les muscles. Son développement anormal se trouve toujours en antagonisme avec le développement de l'élément essentiel. D'après Bichat, il se présente dans deux dispositions différentes: ainsi, ou il entoure la totalité de l'organe, et a pour usage de favoriser les mouvements; ou bien il s'interpose entre les autres éléments, et c'est dans ce tissucellulaire que se ramifient les vaisseaux et les nerfs (433).
L'élément fibreux n existe pas dans les muscles de la vie organique, du moins dans prescfue tous. Dans les muscles de la vie de relationil présente, relativement àsa forme, à sa position et è ses dimensions, une foule de variétés ou différences que nous ne pouvons mentionner.
Plusieurs auteurs se sont demandé si la fibre tendineuse devait être considérée comme une continuation de la fibre charnue modifiée, ou bien s'il y avait seulement contiguïté entre deux fibres de tissu différent (434).
Valenlin, Bowmann, Gerher, partagent cette dernière manière de voir.
Ëlirenberg, Adelon» etc. défendent la première, que Bichat considère comme un fait démontré. (Fotr son Anaiomiegénérale^ t. JIL)
L'élément vasculaire est artériel, veineux cl lymphatique. Les artères des muscles n'offrent rien de remarquable quant à leur origine. 11 n'en est pas de même de leur terminaison, t point de la science qui n'a pas encore été éclairci d'une manière satisfaisante. Selon Prochaska, les vaisseaux, ayant pénétré par des endroits qui n'offrent rien de constant, marchent d'abord obliquement entre les faisceaux charnus; devenus capillaires, ils ont une direction parallèle h ces derniers, et forment alors ces plexus désignés par Berrès sous le nom de plexus arte^ riosui linéarité
L'élément nerveux est important à signaler, surtout par rapporta l'origine des nerfs. £n effet, nous savons que la détermination des centres norveux musculaires est une des bases de la distinction des deux syslè-
(454) Nous ne disons que quel<iues mots loacbant cet é léinent, qui trouve surtout sa place dans un traité d'anatoroîe detcriotive.
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l'Les fibres de la seconde espèce so curent dans la tunique charnue des intesns, dans le canal déférent, dans les conmis eicrélears des glandes, etc. ; certains jieurs ont constaté leur présence, mais touinrs mêlées aux fibres de la troisième esèi'c, dans les (larols du cœur et de la mace (kX). Quant k celles de la troisième $^èce, elles forment les muscles extérieurs e la léte du tronc, ceux des membres, etc., est-à-dire, les muscles de la vie de rela« on ; on en voit aussi dans le cœur, etc. 2*0d pense que les fibres de la seconde esèce forment un faisceau primitif, un et inivisible, que Ton nomme fibrille primilive t iitie. Quant è celles de la troisième espèce, n les ramène k des fibrilles que Ton apeile élémentaires, dont la réunion constitue is faisceaux frimitifê^ isolés les uns des sures i^ar un «arce/emme ; les fibres élémenlires de ces faisceaux sont striées comme ux.
3* La forme des fibres de la seconde esècdest aplatie, tandis qu'elle est prismatiue dans celles de la troisième. D*après biidl, leur diaosètre serait égal dans les eux espèces; il a observé néanmoins, dans ertains muscles, une plus grande épaisseur ans les fibres de la seconde espèce, i' On observe chez celles de la seconde spècc, un aspect extérieur lis$e : pas de iries longitudinales ni transversales : quelaefois, à leur centre, existence d'une tache renue et jaunâtre, ou bien d*un point obsor. Ces particularités ne sont cependant fias onsianles. Les fibres de la troisième espèce e font remarquer, et c*est leur signe le plus iraclérisque, par des stries longitudinales i transversales (437). Dans son ouvrage sur B venin de la vipère, Fontana a le premier uiré Tattention sur les stries des fibres de la roisième espèce. Il n'y a pas d'enveloppe ans la Qbre primitive dfe la seconde espèce, nveloppe qui existe sur celle de la troiième. D'après Henle, elle serait membraeusp, dépourvue de structure et finement raoulée.
^ Les dilTérents auteurs sont à peu près oanimes pour faire provenir celte enve- )m des cellules à noyaux; en outre son Ti;liitioD s'effectuerait à la manière du tissu eitulaire.
It est un autre caractère différentiel des f-ui espèces de libres que nous devons siniler; c'est celui qui est relatif à la couleur; i ûbre primilive de la seconde espèce est die; celle do la troisième est plus ou moins 'i%fi. D'après MM. Prévost et Dumas (Joura^ de Magbndib, tom. 111) cette coloration e (:eni pas à la libre en elle-même, mais
(^36) Henle prétend en avoir rencontré dans les itisiies volontaires.
(i37j Ces ftUries transversales donnent à cette ^t tto aspect variqueux et ariicaté; d'où la dé- DminaUoft de fibres variqueuses, articulées, ou triées,
CtfUc siriaiion est constante : cependant il est es fibres doiil les sUies sont surtout transversales, (udi^ qu*il sVn présente d*autres cbei lesquelles
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bien au liquide qui la baigne. On ne doit point s^exagérer rimportance de cette distinction, qui n*est que secondaire. L'intensité de la couleur dans un muscle parait être en raison directe de l'énergie des contractions et de leur peu de durée.
Il y a des noints d'analogie dans les deux espèces de fibres; nous devons les signaler. Ainsi elles ne se convertissent pas en colle par la coction, elles se contractent sous Tin* îluence du galvanisme, elles sont parallèles, non ramifiées, et ne s'anastomosent jamais dans tout leur trajet.
Il serait important de décider, s'il faut considérer les deux espèces de fibres comme étant de même nature? Pour résoudre une pareille question, il faudrait mieux connaître la nature intime de la fibre musculaire, et nous avons encore bieu des doutes h cet égard, comme, du reste, pour la plupart des aufres tissus.
M. Denonvilliers, dans la thèse qu'il soutint en 18^6 pour la chaire d'analomie, insista beaucoup sur les analogies que présentent les faisceaux primitifs dans les muscles de la vie animale et dans ceux de la vie organique. Quoi qu'il en soit, les différences qu'ils présentent sont réelles, tout en n'en exagérant pas l'importance.
D'après les observations de Thouvenel, de Fourcroy, de Thénard et de plusieurs autres savants, les muscles sont principalement composés de fibrine ; ils contiennent en outre de 1 albumine, de la gélatine, des matières extractives, des phosphates de soude, d'ammoniaque et de chaux, et du carbonate de chaux. Il faut remarquer que les expériences faites à cet égard, ayant été pratiquées sur la chair de bœuf, peuvent ne pas être exactement applicables à l'homme. Comment se comportent les fibres charnues au point où elles s'insèrent sur les fibres tendineuses? Laissons parler Béclard (Anatomie ^énéralt^ 3"* édition) : « Les faiêceaux primittfê se terminent par une sorte de petit moignon coniçiue tourné du c6té du tendon. Le tendon lui-même présente une sorte de petite cupule, dans laquelle est reçu le faisceau pri* initif. Comme le tendon est constitué par des fibres cellulaires et que les faisceaux primitifs des muscles sont reliés entre eux aussi par le tissu cellulaire, il en résultoqu'il v a continuité entre les t)ords de la cupule dont nous avons parlé et le tissu interfasciculaire du muscle. Il résulte aussi dé cette continuité entre le tendon et les éléments cellulaires du muscle que ces deux parties, tendon et muscle, forment un seul et même organe à peu près aussi soli<le au point de réunioa qu'en tout autre point. • On voit que le mode
domine la striaiion longitudinale. Dans les muselés affaiblis, les stries iransversales diminuent; elles aisparaissenl, avec les ondulations, dans les paralysies anciennes. La fibre striée serait-elle donc primiiivemem lisse , et les stries ne seraienlreUes que des traces de sa contraction 7 De sérieuses objections peuvent être opposées à cette séduHenle ibéorie.
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