‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 290 sur 340 · V.ih · texte numérisé non relu

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Des observations analogues ont é(é fj;i?( chez rhomme par le même physioloj^ie, mais les conditions de rexfiérience seiro:;vaient moins favorables encore è Tein litude des résultats. Cest ainsi aue les lemiératures des parties superficielles ont éiéilé terminées par la simple application sur U peau du réservoir thermométrique, el nou> avons déjà indiqué toutes les causes d'erreurs attachées à ce mode d'observaiioiu Nous donnons cependant ici leschitfros ii;diqués par J, Davy, car bien que n'éiani fl'expression de la vérité d'une manière al lue, ils ne conservent pas moins une Ta^ar relative fort importante.

Sous la plante du pied. It.il

Entre la malléole interne et Finsertioii

du tendon d Achille.

Sur le milieu du tibia.

Sur le milieu du mollet.

Sur Tartére poplitée, au pli du genoo. 5.'» ,*u Sur la fémorale au milieu de la cuisse, ol.ii. Sur le milieu du muscle droit. 5i ,78.

Sur les gros vaisseaux de ta hanche. ù>Ml/ide pouce au-dessus du nombril. 5y,(x>. Sur la sixième côte gaucbe. ùVM.

Sur la sixième côte droite. 5r> .^'-^

Sous l'aisselle. 5ù ,b7.

Davy a également déterminé les différences de température qui existent énlre lesii: veineux et le sang artériel ; il o, pour ces ûr lerminations , introduit directement dt^ thermomètres dans l'intérieur des vais5e3r.\ chez des animaux vivants; ohzeexpériemts faites sur des moulons et des bœufs oiû montré que le sang de l'artère caroii Je [obsède en moyenne une température suifrieurc de 0*,65 è celle du sang voiiie.i dans la veine jugulaire. D'après Ma^ er, î^ différence pourrait même s élever jum|J; un ou deux degrés. On conçoit encore ni combien ce mode d'expérimentation Ul^h' d'incertitude dans les résultats è cause <J^^ troubles notables qu'une semblable eïft*rience peut apporter dans les fonctions de l'animal.

Plus lard, Becquerel etBreschet onlapflique à cette étude leurs aiguilles iherui • électriques, et les résultats de leurs recherches semblent présenter toutes les garani es d'exactitude désirables, les procédés euployés présentant le double avantage d une excessive exactitude, tout en conservari rinté^rilé des fonctions; ils sont airi^^? h des résultat.*? à peu près semblables h < eii^ de Davy. C'est ainsi qu'ils ont établi fJ^ le sang veineux est toujours coiablermîii plus froid que le sang artériel, quand I expérience porte sur aes points corresiondanls d'artères ou de veines. D'après le^ mêmes observations, la température du sjo; artériel ou veineux est d'autant ulus éli^tv

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qu'on Texamine ptos près du cœur; euGn \e$ déternMnations foites sur diverses parties du corps, dans les muscles, sous la peau, etc., confirment les expériences de I)avy et démontrent que, d'une manière générale, la température maximum correspond au ventricule gauche et s'abaisse graduellement dans les organes qui s'en éloignent.

A côté des expérimentateurs que nous venons de citer, on trouve cependant plusieurs physiologistes qui sont arrivés à des résultats opposés en plusieurs points à ceux des premiers. Contrairement aux idées de Davj et de Becquerel, Aulenrieth et Berger ont trouvé le sang plus chaud d'un demidegré dans le ventricule droit que dans le gauche. Col lard de Martigny et Malgaigne ont signalé les mêmes différences. Héring, dans une curieuse observation sur un veau atteint d'ectopiedu cœur, indiqua une température plus élevée de un degré et demi [lour le ventricule droit que pour le ventricule gauche. Enfin M. Claude Bernard a récemment établi par une longue série d'ex- (lériences lexaclitude de ces derniers résultats.

Il suit en effet des travaux de M. C. Bernard que la température du sang des cavités droites du cœur est constamment supérieure à relie du côté gauche : ces déterminations ont été faites sur des animaux vivants et sur des cœurs d'animaux récemment tués; les résultats ont toujours été identiques. D'après des expériences du même physiologiste, la température relative du sang veineux et du saogartérîel, déterminée surdes portions corlespondantesd'artèresetdé veines, estsujetie l des variations selon le point de l'appareil circujatoire que Ton considère. Ainsi, dans la veinecavesupérieureetlesYeinesquiyabou* tissent, le «ang est toujours plus chaud que dans la crosse de l'aorte et les artères qui en émanent; le sang de la veine rénale, au contraire, présente une température plus élevée que celui de l'artère correspondante, tandis <iue le sang de la veine cave ascendante, jusqu'à l'emlfouchure de la veine rénale, est moins cbatid que celui des parties corrcspondantBs do l aorte descendante.

Dans tout l'appareil digestif, M. C. Bernard a trouvé le sang veineux toujours plus chaud que le sang artériel; celui qui sort de l'appareil digestif par les veines hépati* qnes, peut atteindre la température de ^1*,6, supérieure à celle du shug dans toute autra partie du corps. Cette circonstance conduit ce physiologiste h considérer le foie comme on des foyers principaux de la chaleur animale. Nous reviendrons plus loin sur cette théorie en recherchant les causes de ces différences remarquables dans la chaleur du sang.

Influence des causes physiologiques.

^^e. — Parmi les causes physiologiques qui exercent uns action sur la température des animaux, Tfige Cdt une de celles qui ont ^té le mieux étudiées. Il résulte des observations d'Edwards que d'une manière géné-

rale, au moment de la naissance, les petits des mammifères et des oiseaux résistent moins bien que les adultes aux causes extérieures de refroidissement, et se laissent facilement influencer |)ar la température du milieu ambiant si l'on empêche la mère de venir, par ses soins, neutraliser cette cause perturbatrice.

Cette résistance aux actions extérieures est toutefois variable selon les espèces et dépend surtout du degré de développement que l'animal a acauisau moment de la naissance. Beaucoup d animaux, par exemple, ont les yeux ouverts en venant au monde, et cette circonstance coincido en général avec un développement assez avancé; d'autres naissent avec les yeux fermés, ce qui correspond ordinairement à un développement moins complet. Les premiers ont, au moment de la naissance, une température de un à deux degrés inférieure à celle de l'adulte, et peuvent, quoique abandonnés à eux-mêmes résister assez longtemps aux conditions extérieures, pourvu que la température de l'air ne s'abaisse pas au-dessous de 10 degrés; les seconds, au contraire,subissent promptement leur influence, et leur température tombe rapidement à deux ou troisfdegrés au-dessous de celle de l'atmosphère, si on les soustrait è la chaleur que leur communique la mère. C'est ainsi que le cochon d'Inde, qui natt avec les yeux ouverts, peut conserver pendant longtemps une température sensible* ment égale à celle de l'animal adultp. tandis que le jeune lapin se refroidit rapidement, et ne peut produire une quantité de chaleur suffisante pour contrebalancer les perles produites par le rayonnement.

De même parmi les oiseaux, les uns, tels que les moineaux, les pigeons, etc. , naissent sans plumes et ne conservent la température des adultes que grêce à la chaleur commu* niquée par la mère; d'autres, le poulet, par exemple, naissent couverts d*un épais duvet, et sont capables, en venant au monde, de maintenir leur température au-dessus de celle de Tatmosphère, pourvu toutefois que celle-ci ne s'abaisse pas au-dessous de 10 degrés.

Ces exemples montrent combien la faculté de produire de la chaleur est intimement liée à la perfection de l'organisation des animaux. L expérience a en effet prouvé que la résistance aux causes extérieures augmente avec l'Age, et coïncide par conséquent avec le degré de développement des organes.

Si l'on applique à l'homme les considérations qui précèdent, on verra que la loi que nous venons d'indiquer trouve une applir^rtion rigoureuse. L'enfant venant au monde avec lesyeux ouverts, doitse conduire comme les jeunes mammifères qui naissent dans les mêmes conditions. Les expériences d'Kdvrards et de Despretz mettent ce fait en évidence. D'après les nombreuses observations de M. Roger, la température de l'enCant, au moment de la naissance, est de un desré en* viron plus liasse que ce'le de l'homme adulte, et lui devient égale vers Tige de dix

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