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uns environ. Ces données résultent de la moyenne d*un fçrand nombre de déterminations ; mais il est à remarauer que, surtout à une époque rapprochée ae la naissance, la différence entre les températures maximum et minimum est assez considérable :cela ne peut tenir évidemment qu'aux influences que les causes extérieures exercent sur le corps du jeune enfant h cette époque de la vie. Cetleditférence s'affaiblit d'ailleurs à mesure que Ton étudie des sujets de plus en plus â{^és, et devient à peu près insensible vers Tâge de dix ou douze ans.

Dans la vieillesse, les mêmes variations que nous venons de signaler dans l'enfance, ont été observées par les physiologistes. Plusieurs déterminations faites chez des vieillards de quatre-vingt-dix à cent ans, ont fourni des résultats semblables à ceux des adultes, tant que les sujets étaient placés dans un milieu d'une température modérée; mais /dès que l'atmosphère ambiante se refroidit au-dessous de 10 degrés, la température des sujets observés ne tarde pas à s'abaisser et a pu descendre, d'après Davy, de 37" 5 h 35" 5. Ces expériences démontrent d'une manière péremfUoire que, dans l'âge n)ûr, l'homme produit une plus grande quantité de chaleur et résiste mieux aux causes extérieures que dans It première enfance ou dans une extrême vieillesse.

Elles indiquent également la nécessité d'employer des moyens hygiéniques pour soustraire les enfants comme les vieillards aux causes de refroidissement.

Sexe. — Nous avons déjà parlé des différences que le sexe pouvait apporter à la température des animaux; les expériences de M. le professeur Mariins montrent que chez les canards la température des femelles est en moyenne un peu plus élevée que celle des mâles. Aucune détermination directe n'autorise à appliquer à l'espèce humaine les données précédentes; nous dirons toutefois que d'une manière générale^ et dans des condftions identiques, les femmes résistent moins bien que les hommes aux causes de refroidissement. Ce fait semble indiquer, sinon une température moins élevée, du moins la production d'une quantité de chaleur plus faible chez la femme que chez l'homme.

Sommeil. — Le sommeil exerce une grande influence sur la température des animaux. L'expérience de tous les jours nous démontre en effet que pendant le sommeil l'homme résiste moins bien que pendant la veille aux causes de refroidissement, et qu'il ne saurait braver impunément quand il dort des températures qu*il supporte facilement éveillé. Hunter a déduit d'une série d'expériences que la température de l'homme s'abaisse moyennement de 0'83 pendant le sommeil; Martins est arrivée des résultats analogues; Chossat a reconnu la même influence sur des pigeons; enfm des recherches deNewport montrent que la même loi se retrouve chez les animaux inférieur$ et que la température des insectes est soumise aux mémos oscillatious. Cet abaissement produit par le

sommeil dis|)ara!t toutefois très-rapidement au moment du réveil, et la température ne tarde psts h reprendre son type normal. 1! résulte aussi des expériences de Chossat que cette oscillation est variable suivant les saU sons et se trouve plus considérable, pour les pigeons du moins, en été qu'en hiver

C'est ici le lieu de parler des variations considérables de température que l'on oih serve chez certains animaux pendant le sommeil hibernai. Plusieurs animaux pidcés è un degré supérieur de l'échelle, semlileni se comporter, dans certaines circonstances comme les animaux à sang froid et subissent comme eux toutes If s influences delà température extérieure. C'est ainsi qu'aux approches de l'hiver quelques es|)èces de mammifères, ours, marmotte, hénssonf loir, chauve-souriSy etc., tomt»ent dans up. engourdissement profond d'où ils ne sortent qu au printemps; le même phénomène s'observe chez quelques oiseaux, quoique plus rarement que chez les mammifères. Ddfiscet état de sommeil hibernaU la tem[)éraluredR l'animal s'abaisse considérablement et subit alors toutes les influences des variations extérieures, en restant toutefois constamnienl supérieure d'un ou deux degrés à celle ue l'atmosphère.

Pendant la veille, la température des animaux hibernants est généralement un \m\ p'us basse que celle des autres mammifères quoique ordinairement supérieure à 30'. Les expériences de Spallanzani, Hunter, Prunele,

Davy, Re^nault,Saissy,etc., ont mis hors ue doute ce fait, contestée tort par Buffon, qui considère les mammifères hibernants coiDind des animaux à sang froid. Mais il ré^uile aussi des expériences de Saissv, que, n\hm h l'état de veille, ces animaux résistent moins bien aux influences atmosphériques et se comportent à cet égard, pendant toute ie^jr vie^ comme les autres mammifères dans la première période de leur existence. L'abaissement de température qu'ils peuvent sub.r sans s'engourdir est très-variable selon les espèces, et peut mAme n'être pas constant pour un^mème animal. C*est ainsi que la marmotté apprivoisée supporte, en resiMit éveillée, des températures auxquelles ele ne saurait résister è l'état de liberté, sans tomber dans le sommeil hibernal. De \h les divergences assez notables qui existent dans les opinions, relativement à la température à laquelle se produit l'engourdissement chez cetanimal. Tandis queSaissy^wrte celte température à 10% Mangili et Regnault par des observations mieux faites ont démontré que c'est entre 6* et 10* que commence l'hibernation de la marmotte dans des conditions normales. C'est dans les mômes limites que paraît se produire l'engourdissement du hérisson et de la chauve-souris. Le lérot résiste un peu mieux et n'hiberne que lorsque la température extérieure s'est abaissée à V uu 5'.

Pendant toute la durée du sommeil lu^rnal, la température propre de l'aninial est considérablement abaissée, et ne dépasse

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