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onnaissances sur les sécrétions , il faut iJinettre qae chaque organe sécréteur puise Isns le sang les luaténaux propres a un ravail intime» et que ces éléments subissent, par Taction méiaboligue îles parois, le 'ontact, rinfluence des principes contenus, les transformations diverses suivant la nature du laboratoire où ils se trouvent placés.
De nos jours la micrographie, qni a jeté iiit^n des lumières dans une fouie de qnes- \m$, a cherché hj résoudre aussi les pro« ulèoies relatifs h la formation des sécrétions.
MM. Goodsir, Rôlliker et Luschka ont K»rlé leur attention sur les canaux excré« teurs, et, de leur examen, est née la doctrine
suivante :
Lf's extrémités des canaux excréteurs , qu'elles soient terminées en cul-de*sac ou bien anaslcimosées ensemble, n'en sont pas moins continaes dans Tépaisseur du tissu glandulaire. Le premier phénomène qu*on observe au microscope est l'introduction (lu plasma du sang dans Tintérieur de ces ranaux, où il se comporte comme au milieu (ie Ions nos tissus dans lesquels il se trouve éianché; c'esl-à-dire qu'il s'organise.
Au sein de la masse liquide on \oit se former de petits corpuscules; autour d'eux le liquide s augmente, se transforme en pelites sphères dont la partie extérieure est rapidement convertie en membrane. Les cellules à noy^iu, une fois créées, seraient la bi e de toutes nos sécrétions. Ces cellules turmeraient, par un mécanisme inconnu, les produits de la sécrétion : ceux-ci une fois tun»tiiué$, leurs instruments de création se dissoudraient dans le plasma et retourne* raiviii dans le sang.
Celle formation cellulaire est trè$-*visihle (ians les glandes du suc gastrique, doits les glandes niammaires, et dans le testicule. Suivant ()uelques auteurs , cette théorie se* rail vraie aussi pour les membranes séreuses (plèvre, péritoine, péricarde, etc.) ; H, coninf)e intermédiaire de leur sécrétion, ion trouverait des cellules analogues aux cellules épiihiliales. Ce sont ces cellules >iui, d*apr(>s eux, donnent aux surfaces séreuses leur brillant et leur humidité {klh).
Comme on le voit, celle doctrine ne fait que reculer la difficulté, car il resterait à ^M'Iiquer comment ces cellules engendrées
Uméf% dans la rate, elc. L» àésasùmUâtion nutrij"?, la sécrétion excrémentieUe, les lmu$ divers^ l<^ glandes sang ouveriureê^ les glandes à conduits ^(jéitHTs^ etc., soni des ronctions, des organea qui agissant s jfiiergti/rifmfiif. même dans leurs anta» jodismex, soQS une direclton et dans un bul déterminés.
WK) Dans les glandes manimiiires , on voie ft leurcfuitédescuU-de-sac glandulaires, une masse «le cellules à noyau renrenuant 2, 3, i corpuscules Vm pciils de matière grasse. Ceux-ci, par leur 1 eieloppeinent, consiiluent les globules du lait, et •leviennoni libres par rupture ou dissolution de ' enreloppe de la cellule mère. Un travail analogue
au sein d'un même plasma donnent nais* ^auce k des produits ai?ers.
§ VU. -— ETAciiation des produits de sécrétion.
^évacuation des produits de sécrétion est continue ou intermitlenle : par exemple, la salive pour le premier cas, le sperm'e dans le second. Les agents de cette évacuation sont, d*une part, la contraction même des fiarois des canalicules excréteurs, qui. est vermiculaire, et en tous points analogue & celle des fibres lisses de la vie végétative ; d'autre jiart, lo vU a terao qui agit ici comme uans Texsudalion au plasma hors de ses vaisseaux, etc.
Dans certaines régions, comme h Tabdomen, au périnée, etc., on doit faire inlervcnir Faction musculaire extérieure (excrétion des urines, des fèces, etc.).
S YllI. — * Influence de Pinnervation sur les
sécrétions.
L'expérimentation phvsiologique , plus habilement pratiquée de *nos jours, ne permet pas de douter de l'action du système nerveux sur les sécrétions. Malheureusement les expériences de ce genre n*ont pas été ici suffisamment multipliées, suffisamment variées; elles portent sur un pelit nombre de glandes, et ne sont pas toujours concordantes.
MM. Kramer. Brachet, Huiler, Ç. Bernard, Uipers ont porté leur attention sur la sécrétion urinaire; M. Claude Bernard a étudié aussi, à ce point de vue, le foie et les glandes stomacales. Ces travaux nous fournissent Icsrésullats suivants : lort^qu'on sectionne les nerfs qui serendenlaux reins, on observe une diminution dans les maié* riaux de Turine, et ce liquide devient légèrement albumineux. Les lésions de la moelle (&75) rendent Purine limpide, aqueuse, peu chargée de principes extractifs.
Diaprés M. Claude Bernard, la piqûre du bulbe rachidien près de Torigne des pnetimo-gastrique.s, produit dans le sang, une accumulation de sucre qu'on retrouve sécrété en plus grande quantité dans le foie, et oui apparaît bientôt dans les urines. La section du pneumo-gastrique amène un effet contraire ; non-seulement on ne trouve plus de sucre dans le sang, mais on ne le ren* contre même plus dans les vaisseaux sua* hépatiques qui en charrient à Tétat normal.
a lieu dans la foroiation des spennatoioîdes. DV près Donders, la muctne (parUe essentielle de la salive) se formerait par la dissolution des cellules épithéliales des glandes salivaires. Cette dissoloUon serait opérée par la réaction alcaline de la satire. Dans la théorie pi*ëcédenie, le travail sécréteur, comme le travail nutritif, procéderai! par cellules ; seulement, celles-ci se dissoudraient an lieu de se maintenir, on de se développer en tulics, libres,
etc.
(Î75) Brachet nie, systématiquement, rinfluence cérébro spinale, pour tout raitacber à Taction ganglionnaire; Pexpériinentatlon confirme docileuteni ses prévisions théoriques.
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DE PHYSIOLOOIB.
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Pour M. Robio, il y a :
9ecT. r — Bei humenn eonsiîtuantei (sdng, chyle, lymphe, hlaslémes).
SccT. II. — Dm kumeun preduitei ou de% Êécré"
SccT. III. — Deê liumêun que ton peut cimildé" rer comme de* produite médtati (bol alimentaire, chyme, miel, etc.).
Les hnmeurs sécrétées se subdivisedl en récrémeolitielles « excrémento - fécrémentttielles, excrémenlilielles.
Nous proposerons la classification suivante :
1" Classe. — Ilumeurs constiluanteê : Cbyle, lymphe, sang, blastèmes.
II* Classc. — Humeurê produiteê {sécréîioni)» Celles-ci seroni divisées en physiologiques et pa« Uiologiqaes.
Sect. I. — Humeun phyêhhgitfuet,
I. Liquides. ^ A. Humeun à eelluleê : 4* Humeors à cellules plastiques, solidillables, ëpidermes, os, cartilages. S* Humeurs à cellules plastiques non solidittahles (sperme, ovule). 5« Humeurs à cellules crasses (lait, graisse). — B. Humeurs iam eelluleê : i* Humeurs séro-albaroineuses (sérosité, synovie). 1* Humeurs aquoso-sali nos (larmes, salive, suc pan* créatique, etc.) (477). 3* Humeurs spécifiques, offensives ou défensives, poisons végéUux ou animaux. 4* Humeurs excrémentitielles : a) muqueuses; b) grasses (sébacées); €)hi\e;d) aquoso-salines, avec produits organiques (urine, perspiralions euuiiées, et muqueuses).
S. Sécrétions gazeuses.
Sect. II. ^ Sécrilioui palhclogiques*
Celles-ci préseoleroul, avec quelques modifications, (les subdivisions analogues; elles sont liquides ou gazeuses; les preoiières sont avec cellules ou sans cellules; les ceUules sontalbumineuses ou grasses; susceptibles ou non de s'organiser et de se solidifier, etc.; dans cette section se trou- ▼eront bien des produits pathologiques séreux, purifora)es« purulents, tubercules, taocers, cancroidcs, virus, etc. L'étude des sécrétions dans les végétaux et les ania*auxest de la plus haute importance. {Voy. Clos, ParaUile des liquides végét. €t ontm. Tbèse de conc. de botan. h Montpellier.) Les sécrétions saccharines ne devront pas être oubliées. La question des sécrétions sera traitée avec détail dans la physiologie médicale.
CBAriTEE n. — Des sécrétions en particulier.
S L — Exhalation séreuse.
Peu abondanle normalement, elle lubrifie la face interne des séreuses, et facilite le glissement. Voici sa com|K)$ition d'aprèi Berzéliua :
Sur 100 parties, eau 98, 8; albumine 0, S; substances organiques solubles dans Vb\^ cool et lactate de soude 0« 2; sels divers 0, 8. Dans Télat pathologique, il peut y avoir de rorée«
(i77) Toutes ces humeurs sont récrémentitieUts ou iécréaieoto«escrémenittieUeft.
(I7S) Voy. à ce sujet les recherches de Lavoisier
DiCTIOKN. 1>B PhTSIOLOGII*
I IL — Synovie.
Celle-ci lubrifie les surfaces articulaires, favorise les glissements, entretient leur poli . Voici, suivant John, la composition cle la synovie du cheval :
Sur 100 parties, eau 92, 9.
Albumine 6,4.
Mat. extract; graisse, sels... 0,7.
( lit. — Sécrétions des sucs gastrique, salivalre,
pancréatique, etc.
Toy, Part. Digestion.
§ IV. — Larmes.
Sécrétées par les glandes lacrymales, les larmes sont versées à la surface de rmil par )lusieurs canaux excréteurs, pompées par es conduits lacrymaux, qui les conduisent dans le sac lacrymal, d'où elles s'échappent è travers le canal nasal dans les fosses nasales. Sur 100 parties, elles contiennent: eau 99 part., chlorure de sodium, phosphate de soude et de chaux, etc., un peu de matière organique, en tout 1 partie.
{Y. — Sueur et transpiration culanée insensible.
Ce liquide excrémentitiel est sécrété par des glandes sudorinares, situées sous la peau, formées par 1 enroulement d'un tube terminé en cu!-de-sac, donnant naissance à un canal excréteur en spirale qui traverse le derme et Tépiderme. Ces glandes de 0, 3 de diamètre sont très-nombreuses (800 environ par centim. carré è la naunie des mains etkia plante des pieds, 200 partout ailleurs, etc.
M. Favre Ta analysé en prenant jusqu'à M ou 50 litres deliquide, obtenu par une sueur forcée. Voici les ré;$ultats de son analyse.
Sur 10,000 gram.
Eau, 9955,75
Sudorates alcalins, i5,6i
Chlorure de sodium, 22,30
Chlorure de potas. 2,44
Lactat. alcal. S,|
Urée, 0,43
Hat. gras. 0,14
Snifai. phosph. alcal. et ter. 0,17
L'actde sudorique des sudorates est un acide azoté spécial. La sueur fraîche est légèrement acide , ce qui est dû à deux acides gras, caprilique et caproique (Redtenbachcr et Lehniann}, qui existent aussi dans le lait, uni à la glycérine. M. Lehmann y signale aussi un acide acéto- butyrique. En chauffant la sueur et faisant dis|iaraiire les acides volatiles, le liquide devient alcalin (il contient, en effet, plus de soude réelle que l'urine).
liS transpiration insensible est d'environ i kilogr. par S^ heures {VIS) [kO gramm. en t heure).
La quantité de sueur produite par une course rapide, sous une température élevée, est d'environ MO gram. par neurtf. La sueur forcée peut s'élever de 300 à lOM gram. ei
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Dutrilîon. Son ablaiion n'entraîne pourinnt pas nécessairement la mon. On a vu sur- TÎTre des chiens privés de la rate et du corps tbjroïde. On trouve dans cette glande vasculaire de la leucine, de rhypoxantine, de l*acide lactique (Frérighs et &TADLBR,Goaup-
BÉSANBl).
4. Thymu$. — Son ablation chez les jeunes animaux produit la voracité, Tamaigrissement, lamOrt; mais quelle est la part des désordres opératoires ? Le suc du thymus de veau contient de la leucioe, de Thypoxanihine, des acides lactique» acétique, butyrique»
i XIU. — Sécrétion du sucre.
M. CI. Bernard a pensé que le foie sécrète du sucre. {Yov. ses public, successiv. 1848» 49, 53, 55, etc.) C'est un sucre de la deuxième espèce, polarisant la lumière è gauche, trèsfermentescible , le plus aisément décomposable dans Torganisme, etc. 11 y a du sucre i Pétat normal dans le foie de tous les vertébrés. M. Berhard a établi les points suivants : 1* Ce sucre peut se former dans Torganisme, car on le trouve dans le foie indépendamment de Talimentation iéculente ou sucrée; 3* il est formé dans le foie; 3* il se forme aux dépens des éléments du foie par une désassimilation. Schmidt, Lehmann, Frérichs ont pensé que la çl vcose se forme directement dans les capillaires du foie, Lehmann a cru que ce sucre provient de la fibrine, que Thématosine peut vraisemblablement en fournir une partie. M. Bernard a montré qu'outre le sucre très-soluble,dan8 le foie tout formé, que le lavage emporte d'abord, il v a encore une substance saccharine, sans doute azotée , qui se forme lentetement sous l'influence de l'eau bouillante.
M. CI. Bernard a reconnu aussi que, pendant un certain temps de la vie âtale, les muscles et le poumon produisent du sucre par désassimilation.
Les travaux du professeur Rouget ont conduit k une doctrine bien plus large; ea voici les conclusions :
« kes substances amyloides (glycogènes) existent chez les animaux au même titre que les protéiniques et les substances grasses. Leur présence, comme élément constituant des tissus normaux, n'est pas limitée k quelques espèces animales parmi les invertébrés, ni à nn seul organe chez les vertébrés ( le foie); elle est commune k la plupart aes espèces d'invertébrés et se rencontre dans beaucoup d'organes, tantôt seulement pendant certaines périodes du développement, tantôt pendant toute la vie. Le sucre dérive de la destruction des substances amytoïdes des tissus, comme l'urée de celle des substances protéigues.
La première partie de mon travail est consacrée à l'examen des corps amyloides qui ne se rencontrent dans l'organisme que
(480) Cartes, On $tarch at a constHuani of ani^ wiûi orgmniêatlûn (Edînburg. i858). — LuTS, Les cor- WMunUê amy/otif«rt, comme jfroduclion normali à (a
dans certaines couditions accidentelles ou |)athologiques. Je montre que c'est par suite d'erreurs d'observation que l'on a attribué k Torçanisme dos animaux la faculté de produire des grains de fécule semblables k ceux des végétaux (480).
c J'établis les caractères distinctifs, chimiques et histoloçiques des concrétions amyloïdes pathologiques, qui ne (lermettent pas de les confondre avec les corps d'origine i végétale.
« Dans la deuxième partie, je démontre que les différents états sous lesquels on rencontre les substances amyloides chez les végétaux, l'amidon auiorphe, l'amidon granuleux, la cellulose végétale, ont leurs analosues chez les animaux.
« L amidon granuleux est représenté par le paramylum^ que j'ai rencontré chez plusieurs espèces d'infusoires , mais surtout chez les grégarines.
« La cellulose a pour analogue, non-seu* lement la substance du manteau des tuniciers , mais aussi celle qui forme l'enve* loppe et le squelette de tous tes articulés, lacAt/ine.Onavaitdéjk soupçonné l'analogie de cette substance avec celle qui forme la base des tissus des végétanx, mais on n'avait pas pu le démontrer d'une manière directe. J'ai fait voir que la chitine se colorait en bleu en présence de la teinture d'iode et du chlorure de zinc, comme la cellulose végétale. De plus, k Taide d'une réaction très-simple et qui n'altère même pas ses caractères histologiques , j*ai pu ramener la chitine k l'état de substance analogue k l'amidon et k la dexlrino, et opérer sa transformation en sucre dans les mêmes conditions que la cellulose végétale.
« L'amidon amorphe (inuline), qui n'existe qu'exceptionnellement chez les végétaux, est reiirésonté par la xoamyline (matière' glycogene), qui se présente, non pas k l'état de substancegrannieuse, comme l'ont avancé k tort les premiers observateurs, mais k l'étal de plasma homogène.
c J*ai démontré que cette substance se rencontre dans la plupart des tissus des embryons de vertébrés, principalement des mammifi^res; que sa présence dans les papilles et plaques de l'amuios n'avait aucun rapport avec le dévelopi^eroeot du foie; que ces prétendus organes glandulaires n étaient autre chose que des verrues épithéliales; oue s^ouvent le placenta et Tamnios étaient dépourvus de cellules contenant une matière glycogene, tandis que les épithéliunis de la peau ou des muqueuses des fétus de mammifères en contenaient une plus ou moins grande quantité just)u'au moment de la naissance et même après. Le canal central des faisceaux primitifs des muscles de ronibryoïi, tes celfutes des cartilages d'ossiticaiion, les cellules des bulbes pileux, sont dans le môme C4is, et peuvent
turfasê de la peau (Mémoires de la Soàéié de 4t#* hgie, 1858)
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DICTIOXNAIHK
fournir au sucre, comme la substance du foie, même lorsque ceilo-ci esl complètement développée.
' « Le foie n*est pas le seul organe qui chez l'homme adulte renferme une substance glycogi^ne. Les muscles de la vie animale sont dans le même ras; on peut y constater directement Texislenco de cette matière içlyc0j5ène chez l'embryon et chez les animaux adultes dans certaines conditions 5péciales, telles que rhivernalion, le repos
absolu.
tf La présen»^c de Vactde lactique^ en quantité notable dans le suc exprimé de ces organes, indijuc aussi d'une manière presque certaine qu'une matière glycogène s'y détruit ou s'y transforme constaumient par le lait de la ^luttition.
« Les substances glycogènes ne so constituent pas de toutes pièces dans l'économie, elles ont pour origine une transformation catalylique des maîièrcs sucrées fuuruies par I alimentation.
« Le diabète n*esl pas une maladie d'organe, un trouble de fonction, c\'st une a!té« ration de nutrition des tissus, une dialhèse analogue à lu dialhèse urique (goutte). »
Ainsi une partie du sucre est formée par une désassimilalion dans divers organes qui deviennent des laboratoires d'cxcréiion et dont les veines sont les canaux en^créteurs. Cela est exact pour d'au res produits excréuientitiels préparatoires, créatinc, créati-
uine, etc.
1^ section du pneunio-gastrique au-dessus du j)Oumon rompt ta synergie liépato-pulmonaire, et empêche ou ralentit la formatioa du sucre dans le foie, sa section audessous du poumon ne i\'iltèrc point. Le foie, les muscles, etc., contribuent à l'hématose et à la caloriiication.
S XlY. — De la Lilt-.
Voici son anal} se d*après Gorup-Bcsauez:
iupplicié, tiippllcié.
Eao î>9,7 hî,l
Cliolate et choléulc de bouJe 5,i 10,6 Mat. gras. /chol. ; olein., iiiaigar.) 5,1 4.0 M*icub et matière;» colorantes i,4 2,i îSi'ls 0,0 4,t
La veine-porte fournit au foie les princi- })aux matériaux de la sécrétion biliaire ; l'artère hépatique y contribue aussi et parait la iuiU])lacer dans certains cas (fait d'Aberne- Ihy, faits d'oblitération delà vcine-porle).
Dans rintervalle des digestions , Torilice duodéuai du canal choiédo.iue se ferme, la bile remonte dans le canal cystique et s*accumule dans la vésicule biliaire.
Plusieurs des éléments de la bile existent tout formés dans le sans; d'autres, tels que les acides cholique, choléïque , les matières colorantes paraissent se former dans le foie.
Au moven des fistules biliaires établies
' sur des chiens (Nasse , Plattikb, Blondlot,
AWOLD), sur des chats (Stackuakn},' sur
TKA VM
le cheval, lAne, le bœuf, le mouton, It porc , le chien ( Colin ), on a évalué le rap-
Fort entre la bile sécrétée et leTolumede animal; le chat donne par kilogr.de son corps 15 gram. de b.le en 2,k heores, idtm pour le chien; un homme pesant en moyenne 60 kilogr. sécrète 900 gram. ((Tes d'un kilogr.) en 2i heures, ce qui se rajtproche de la proportion de l'urino. Le raitport entre l'eau et les matériaux solides Tarie assez largement avec la nature et ta quantité des aliments (Bidder et Scbiiidt). La portion la plus considérable de la bile est récrémentitielle; c*est en partie ce qui cause ramaigrissement et la mort des animaux à fistule biliaire qui persiste en entier.
Avant (Je sortir avec les excréments, les acides cholique et choléïque se transforment en acide cholalique, choloîdique, d:5lisine; les matières colorantes se oioditieot aussi. Une partie des matières grasses est parfois rejetée.
Un adulte sain rend en moyenne 15») ou 200 grammes d'excréments en 2k heures, formés en parlic de résidus alimentaires» tandis qu'il sécrète 900 gram. de bile. — (Koy. Tart. digestion}.
J XV. — Du lait.
Le lait est sécrété par les niamelles; 5.^ pesanteur S|»écifique esl de 103, celle do rcau étant 100; ab indonné è lui-même il se divise en crème, ca.séum, sérum (petit-la tj contenant Teau, les sels, le sucre de laii. On y découvre au microscope des globules suspendus dans un liquide. !• Le liqui :e coniient Teau , les sels, le caséum en dissolution, le sucre de lait; celui-ci se iran>forme sponlanémcnt en acide lactique; 2* Icfv globules sont des vésicules caséeuscs ou a!bumineusescontcnant la matière grassr; les uns ont (0,005) comme ceux du sang; les autres sont 23V fois plus volumineux.
Analyse du lait de femme sur 1000 parties.
Principrt de la i" classe (eau, sels inorganiques;-.
Eau, 875
Phosphate de chaux. 2.50
— de in.'igiicsie, 0,5(^
— de fer, 0,^07
— Oc soude, 0^40 Carbonate <lc soude, O.'u Chlorure de pola&sium, 0,Ô0
— de sodium, 0»U>
Prinâpctde /a 2* c/a«M (suhsi. gras.).
Beurre «5.0 à :^S,0
Principe f de la 3"' dirsff (albuminoîde;.
Caséioc, 5i0 à 540
Albumine,
Lûil de (emme $ur 100 pariiet, \eriioIs
Lebmann Re^naoU elUecque.e;
Eau,
Caséum ei sel»,
insoluble».
Beurre,
Sucre de laîi et neU
solublet,
lUO
laô
URI
URI
Yû€hê Annu Clihn Femme
Eaa, SocredelMl,
100 100 iOO 100
Aimi lo lait contient environ 89 d*eau, 3 de principes albuinînoîdes,â de principes
Îras et 1/2 de principes albuminoïdes, 0 1/2 do sels solubles ou insolubles, c*e$tk-dire lous nos principes constituants, fon* damentauXy c'est un aliment complet.
Le premier lait, co/os/rum, contient peu de beurre et de caséum» plus d*albumine; le caséum et le beurre augmentent pendant les trois ou quatre premiers mois, demeurent stationnaires jusqu'au dixième, mis décroissent. Chez les mammifères, e beurre s'accumule d'une traite à l'autre. Le régime, les conditions hygiéniques ont une grande influence sur sa composition, 5oa arôme, ses qualités. Les canaux excréteurs, avant d'atteindre le mamelon, otTrent des dilatations, desstnu^, petits réservoirs oi^ le lait s'accumule: il s'en écliappe^par la pression, la succion , quelquefois spontanément par la contraction de leurs Gbrcs lisses; on prétend que les animaux peuvent retenir leur lait, ce qui ferait supposer que ces fiiires sont, en partie, soumises è la volonté.
Gbatitbb IIL — Reproduction dit éUmentt anatû^
oitgiiei, de$ tittuê, ite.
L Les éléments anatomiques se reproduisent facilement.
Toutes les humeurs se produisent et se reproduisent sans cesse au moyen de leurs agents sécréteurs.
II. Les tissus produits simples (épidermiques), sont dans le même cas aussi nien que les poils, tant qu'existent leurs follicules sécréteurs.
On peutendireautantdesdents placées dans des conditions analogues ; leur reproduction ordinairement très-lnnitée, comme le nombre des follicules dentaires, est facile chez plusieurs animaux où leurs organes sécréteurs sont multipliés.
Le cristallin peut être reproduit plus ou moins comuléiement par sa capsule: ce fait u*a pas écnappé à divers oculistes, parmi lesquelson peut citer Leroy d'Étiolles; nous l'avons observé plusieurs fois chez le lapin.