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I. ^ Propriétés physiques et cbimiqoes

L'urine est un lînuide d'une couleur îaune-claire» d'une odeur aromatiaue oarii*

URI

culière, d une saveur acre, salëe. Son poids

spéciflqucesldel,006gr.el quelquefois 1,050 Çr. Celui de l'eau étant peprésenlé par 1,00. hous I influence du refrofdissemenl l'urine change de couleur et forme un dépôt grisâtre qui disparaît par faction de la chaleur. ^ ^.""il^'Z* d'urine rendue par l'homme dansle24 heures est d'environ 1 litre : celte tjuaniité est suscppliblo d'augmentation ou de diminution splon les conditions dans lesquelles se trduve Thomme. Son acidité parfaitement reconnue est due i la présence du phospliate de soude ; mais contrairement aux auires acides, elle n'a aucune action sur les rarhonates. L'urine peut passer dans le courant de la journée par les trois états suivants ; alcalin, neutre et acide. Au moment de la miotion l'acide urique est le seul acide libre quon trouve dans ce liquide.

lî. — Alcalescencc.

Chez le cheval, le lapin, les animaux i cornes et quelques herbivores, l'urine est alcaline. Chez I homme, il existe trois espèces d alcalescence, les deux premières sont le proiluît de la sécrétion, la troisième est le résultat de la décomposition de l'urine. Dans la première espèce, l'alcalescence est fournie par le bicarbonate de potasse ou de soude, qui, |)assant dans la circulation è Téiat de bicarbonates alcalins, sont susceptibles de se lran$fc»rfiicr en un produit qui se trouve en excès dans l'urine. La seconde espèce d'alcalescenceest dueà la présence du phosphate basique de soude; elle ne s'observe que pendant un temps très-court, mais elle peut se produire pendant le cours de certaines maladies. EnGn le cartx)nate d'ammoniaque donne naissance è la troisième espèce d'alcalescence; celle-ci. comme je l'ai déjà dit, est le résultai de la décomposiiiou de l'urine; on l'observe, soit dans la vessie, soit è l'air libre; mais les causes qui produisent cette décomposition varient suivant le lieu où elle s opère.

L'urine saine, c'est-à-dire celle qui ne renlerme pas de matières autres que celles qui entrent dans sa composition normale, peut rester plus ou moins longtemps dans la vessie tout en conservant son acidité; si après ce temps elle se montre alcaline, cette alcalinité est due au phosphate de potasse ou de soude. On comprend par conséquent que, lorsque du pus altéré se trouvera mélangé è 1 urine, celle-ci devra subir les modiBcatious que je viens d'indiquer.

D'après les recherches de M. Delavaud il résulte que la première émission d'urine rendue vers 6 heures du malin, est acide, que la .seconde qui a lieu vers 10 heures est neutre ou un peu alcaline ou même quelquefois acide, et que la troisième qui s\ffectue dans le courant de la journée est toujours acide. Le régime, la différence des saisons n influe en rien sur ces résultats. Hais il est d*aulres causes qui peuvent amener un résultat différent. Ainsi, lorsqu'on agit vivement sur la sensibilité d'un animal, on voit

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que les ur.nes, troubles et alcalines, deviennent bieniôt claires et acides; chez les herbivores, l'abstinence prolongée rend les urines acides ; enfin cette acidité s'observe encore chez les lapins après la résection des nerfs pneumo-gastriques.

lU. — Tempéntune ée rurine.

Les auteurs n'ont pas toujours été d'accord sur la tempéraiure des urines : cette différence d'opinions lient à la diversité des moyens employés et aux conditions dans lesquelles se trouvaient les individus chez lesquels on expérimentait. D'après les recherches de M. Brown-Sequard, leur température moyenne, chez l'homme, serait de

lY. — Composition de l'arine.

Les substances qui composent l'urine sont très-nombreuses : pour les résumer, M. Robin est parti de ce fait, qu*il y a dans la composition des corps organisés des principes lie trois classes

1. Dans la première, on trouve ces principes d'origine minérale, qui pénètrent dans l'organisme et en ressorlent è peu près complètement lorsque l'accroissement e.^t achevé.

2. Les principes que l'on rencontre dans la seconde classe, sont tous d'origine organique, les uns sortent de l'économie et se décomposent en acide carbonique ou en d'autres principes, les autres s'^ forment (graisse). La plupart de ces principes ne peuvent être obtenus par aucun procédé chimique.

3. La dernière classe constitue les substances organiques coagulables.

Ces faits établis, on peut comprendre les résultats suivants auxquels est arrivé M. Robin et que nous reproduisons dans le tableau suivant :

Sur 100 panits.

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