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De la présence de la graisse dans les urines

L*urine renferme des 'gouttelettes graisf^euses dont le volume varie de 0 ** 001 à [),05 et 0,060. Lorsque ce liquide a séjourné [rendant quelque temps dans un vase, on voit les gouttelettes s'élever à la surface et for* mer avec les sels nn'il contient une couche ians laquelle on les aperçoit très*bien à l'aide du microscope. Lorsque la Quantité de graisse est considérable, on appelle ces urines urines graisseuses; dans d'autres cir** constances les urines ont une couleur seralilable è celle du chyle, et c'est pour cette raison qu'on les appelle urines chyleuses. Les gouttelettes que renferment ces urines lont plus petites que les précédentes et leur volume est à peu près égal à celui des gouttelettes du chyle.

Abticli il — Acte d'excrétion des crisies.

L'excrétion des urines est Tacte au moyen luquel ce liquide va du lieu où il est sécrété jusque dans la vessie. Cet acte s'exé- :ute au moyen des urinifèrcs, des calices, iu bassinet et des uretères.

{ L — Bêle du uriuifères.

L'urine circule dans ces tubes au moyen d*ane force, ris à lergo^ et cette circulation ?e trouve doublement favorisée par la direclion rcrtiligne de ces vaisseaux dans la sub-

stance eorticaie, et par la disposition des vaisseaux artériels.

I IL — RàU des catieest dubasdnet et des uretères^

Les uretères jouent ici le rôle principal ; ce sont des conduits allant du rein k la ves* sie. En pénétrant dans le rein, les uretères s'épanouissent en forme d'entonnoir et constituent le bassinet qui, en se suMivisant^ va former les calices. Cette disposition n'existe pas chez tous les animaux; l'uretère, è son entrée dans le rein, se divise en autant de conduits qu'il ra de papilles, et forme ainsi les calices. Voyons maintenant par quel mécanisme l'urine pénètre dans la vessie. Une fois sécrétée, l'urine vient par son propre poids, se rendre dans le bassinet, et tombe en gonltelettes dans les uretères; elle arrive bientét k la partie inférieure de ces conduits, où elle trouve un obstacle qui l'empêche de pénétrer dans la vessie. Cette marche de l'urine dans les uretères est facile k expliquer, lorsque l'homme est dans la position verticale; mais lorsqu'il se trouve dans la position horizontale, on ne peut évidemment invoquer les lois de la pesanteur et l'on doit chercher ailleurs la cause de ce phénomène. Cette clause se tire de la structure même de l'uretère. Celui-ci se compose d'une membrane muqueuse et de deux ordres de Qbres motrices longitudinales et circulaires. Ces fibres étant contractiles, ainsi que le prouvent les expériences de M. Brown- Séquard, elles agissent en resserrant et en raccourcissant le conduit, pendant que la muqueuse donne au centre nerveux et au mot, la sensation du liquide k expulser. Ces fibres entrant en action, l'urine descend dans les uretères où elle rencontre è la partie inférieure, l'obstacle dont j'ai déji parlé.

Article lu. — De l'acte vésical.

L*acte vésical est d'abord celui qui consiste dans l'accumulation de l'urine dans la vessie.

{ L -^CommetuCurine pénètre i elle dans la wesve?

Les uretères arrivent dans ce réservoir et se dirigent obliquement dans un trajet de 1 centim. 1/9 environ entre les membranes muqueuse et musculeuse de cet organe.

L'extrémité inférieure des conduits est entourée par un plexus nerveux et des fibres musculaires qui la rendent immobile; entre l'ouverture des deux orifices se trouve un faisceau musculaire qui, en se contractant, rapproche les parois internes des uretères et permet ainsi è l'urine de passer dans la vessie. Si nous supposons maintenant l'urine accumulée h l'extrémité inférieure des uretères, nous voyons qu'elle s'échappe par le point qui lui offre le moins de résistance, c'est-à-dire par l'orifice arrondi des uretères, puis elle s accumule de nouveau pour pénétrer de la même manière dans la vessie.

On voit d'après cela que le passage de l'urine dans la vessie se fait par intervalles très-rapprochés les uns des autres. L'urine coule quelquefois par petits jets, mais bien-

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tôt elle s'échappe en nappe, pour cesser de nouveau et recommencer selon le même niécanisme. Cet écoulement a lieu pendant l'inspiration.

I II. — Comment f urine $" accumule -t'tlle dan$ la

veêiief

Cette accumulation se fait par la distension de la vessie et des uretères. Certains auteurs avaient emprunté aux faits physiques l'explication de ce qui se passe ici; ainsi ils avaient comparé Tintroduction de Turine dans la vessie* à celle d*un liquide dans un vase à travers un tube étroit et résistant. Cette comparaison est évidemment fausse, car si le liquide qui tombe dans le vase avec une ceriaini* force presse sur celui qui s'y trouve déjà, il n*en est pas de même de l'urine qui, pénétrant dans la vessie par suintement, ne peut exercer une pression semblable. Il a donc fallu chercher une autre cause, et Magendie l'a trouvée dans la part que prend la pression abdominale dans la dilatation de la vessie par l'accumulation de l'urine.

Cette pression s'exerce sur le bassinet, les uri'tères et la vessie, mais pas avec la même intensité; elle est plus faible sur le bassin que dans l'abdomen, et Ton comprend ainsi comment l'urine peut passer dans la vessie sans rencontrer de sérieux obstacles. La dilatation de la vessie a cependant une certaine limite, et lorsque, par suite de l'accomulalion de l'urine, elle se trouve fortement distendue, on voit les uretères se distendre à leur tour de la partie inférieure k la partie supérieure. Dans les cas de paralysie de la vessie, on voit celle-ci prendre un volume remarquable.

La distension de la vessie ne peut avoir lieu qu'autant que son ouverture antérieure se trouve Tcrniée ; c'est en effet ce qui arrive grâce k la présence en ce point, d'un véritable sphincter qui a absolument la même disposition que celui du pylore ou de l'anus. L'urine ne peut également refluer vers les uretères h cause de la disposition même de ces conduits, (nous avons déjà dit qu'un repli muqueux recouvrait l'orifice inférieur des uretères); à mesure que l'urine arrive dans la vessie, les uretères s'aplatissent, et il s'échappe par eux une nouvelle quantité de liquide, de telle sorte que cet aplatissement devient d'autant plus considérable et d'autant plus grand que l'urine se trouve en plus grande quantité dans son réservoir. Le.s obstacles au rettux de Turine sont tels qu'une injection poussée par le canal de 1 urètre dans la vessie ne pénètre pas dans IviS uretères.

S lit. — Dittension de la veuie,

La vessie, è Tétat de vacuité, est placée, chez l'homme derrière le pubis; è mesure qu'elle se remplit, elle exécute un mouvement ascendant, et vient bientôt se placer derrière les parois abdominales. Ici, comme nous l'avons dit, elle est soumise i la pression de ces parois; lorsqu'e'le est forte-

ment distendue, on éprouve dans cette re-

Î;ion un sentiaaent de resserrement, de ourdeur, qui indique le besoin d'expul^^r les urines.

I IV. — Modîficationt de turine danê ta teuie.

L'urine, i»rrivée dans la vessie, se dépouille en partie de ses produits aqueui, et se mélauge à du mucus et à do répithéiium; puis elle se colore et dépose une grande portion des sels qui entrent dans sa comfK)>ition. Ce dernier phénomène a été regnr ié par quelques pathologistes comme le plus propre à la formation des calculs.

La rapidité avec laquelle les boissons sont quelquefois rendue^ avait fait penser à [Ousieurs pbysiolo^i5tes que les liquides introduits dans l'estomac pénétraient par imbibition jusque dans la vessie. Il n'en est point ainsi; M. Cl. Bernard a essayé une autre explication qu'on a vivement attaquée, msa qui peut ouvrir la voie à de nouvelles recherches»

Article IT. — De la migtio9i.

La miction est Pacte par lequel r urine est chassée de la vessie pour être expulsée au dehors. Cet acte s'accomplit au moyen de !a vessie, des parois abdominales, de Turètre, des glands et des muscles.

{ L — BAle de la veule.

Quelques auteurs ont pensé que la contraclion de la vessie était soumise i racliua de la volonté; d'autres, au contraire, assimilant le rôle de cet organe è celui de l'estomac ou du rectum, ont dit que la volonté n'exerçait aucune influence sur fa contraction de ses fibres; telle est l'opinion de M. Béraud. Toutefois celte contraction est suffisante pour triompher de l'orifice urétr.-il et permettre au liquide de s'écouler au dehors. Mais la vessie peut-elle en se coutractant, expulser complètement Turine?

Magendie croit qu'il en est ainsi; il cile à «e sujet les résultats qu'il a obtenus sur de^ chiens soumis à ses expériences. Plusieurs auteurs ne partasent pas cette opinion, ils attribuent TexpuTsion de l'urine à la pression des organes environnants, qui agisseiu alors en rapprochant la paroi postérieure du réservoir de la paroi antérieure. Le fait sera i donc mécanique et nullement lié aux contractions des couches musculaires de la vessie; il est probable que le phénomène dépend du concours synergique de ces divers organes.

I II. — Parole abdominales.

Le rôle des parois abdominales dans U miction est le môme que pour le vomissement, la dérécation, etc. Celles-ci se contractant, compriment la vessfe distendue et forcent l'urine à passer dans le canal de l'urètre. Toutefois, dès que l'orifice est franchi, 1.1 vessie peut à elle seule pousse-r Turine au dehors; mais vers la fin du jet, les parois abdominales interviennent, e( rapprochant la face postérieure de la vessie

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DB PHYSIOLOGIE

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de sa face antérieure, ils la vident comptétement.

Quant au canal de l'urètre, son rAle n*esl pas moins puissant; k mesure que la vessie se contracte, il tend à prendre une direction de plus en plus rectiligne, de manière à faciliter Tissue de Turine. Parla disposition <*l la forme de la crête urétrale, le liquide ne peut passer dans les canaux éjaculatears. et arrive bientôt à la portion membraneuse du canal urétral qui, composé de Gbres musculaires, se contracte et pousse Turine jasqu*à la portion spongieuse et le méat urinaire.

I IIL — Jet de turine.

Le jet de Turine est d'autant plus volumineux que le liquide se trouve en plus grande quantité dans son réservoir. A mesure que Turine diminue, on voit le jet diminuer aussi et sortir bientôt par saccades. La forme du jet a une bien grande importance dans le diagnostic des maladies de Tarètre.

AancLB T. — De l'urination suivant les âges et

LES espèces AMIIIALES.

Dans les premiers temps de la naissance, la vessie est très-irritable; c'est pour cette raison que les enfants urinent si souvent; à mesure que Ton avance en â^re, celte irritabilité diminue; chez les vieillards elle est normalement peu marquée, aussi les voit*on assez souvent conserver longtemps Turine, sans êtres ollicitésè Tévacner. Quant au mécanisme de son excrétion, il varie suivant les espècesanimales. Ainsi, chez les oiseaux, dépourvus de vessie, les urétaires vont se jeter dans le cloaque, et Ton voit Turine mélangée fouvent aux matières fécales.

Les reptiles présentent quelques variétés; ainsi chez les chéloniem les uretères se rendent dans le canal de Turètre pour aller de là à la vessie ; chez les ophidiens^ chaque uretère s'abouche dans une vessie spéciale, munie d'un conduit qui se rend dans le cloaque.

Les bairaciem onl une vessie ainsi que certains sauriens.

Chez les poissons^ Turetère vient s'ouvrir dans le cloaque ou dans une poche particulière dont Toritice externe est quelquefois distinct de l'orifice anal et des organes génitaux.

De la mort jpar défaut d'uriiation.

De même que l'abstinence prolongée peut produire la mort, de même aussi, le défaut d'urination peut amener le même résultat, en empêchant Télimination des matériaux devenus impropres à la nutrition. {Yoy les expériences de MM. Cl. BBaiXÀED et Bàa-

BBSWIL.)

SffmpûtkU de tappareil digestif avec tap pareil urinaire.

Tout le monde sait que lorsqu'on prend nn verre d'eau froide, on sent immédiatement le besoin d'uriner. Le même phéno-

mène s*observe lorsque le froid agit vivement sur la peau.

Infuenu des nerft sur la séerétian urinaîre,

(Foy. les expériences de M. C. Bernard sur le diabète artificiel. Dans les maladies ^nerveuses, la sécrétion est souvent augmentée.

USAGES. — Sous ce titre, on pourrait faire un article iniéressant, dans lequel on résumerait ce que nous avons dit avec délail sur l'usage de certaines parties, et Ton dévoloppirait ce que nous avons écrit brièvement sur plusieurs autres. Ainsi* passant en revue les systèmes et les appareils, on examinerait, sous le rapport de leurs usages, 1* les différents muscles; 3* les diverses articulations ; 3* les tissus fibreux (aponévroses, capsules, ligaments, etc.); k* les séreuses et les synoviales; 5* la peau et les muqueuses; 6* les glandes, les parenchynés, etc. On dirait un mot des mouvements imprimés au cerveau (Mir la respiration et la circulation, du liquide cépnalo - rachi dien, etc. Nous nous l>ornerons à parler ici des usages spéciaux des nerfs, pour compléter Tarticle SvsTiiiB hbrvbux. Pour le reste, voy. le chapitre Usages de la Mysiologie de Béraud et notre Physiologie mé* dicale.

il.— Nerf olfactif.

Ce nerf est le seul doué de la sensibilité olfative, ainsi que le prouvent Tanatomia comparée, Tanatomie anormale et pathologique (Schneider. Haller,Valbntir, Rosbh- MULLBR, Cerrbtti, Pressàt, etc J ; les vivisections. Les branches nasales de la cinquième paire ne donnent à la pituitaire que la sensibilité commune et tactile; Magendie les a regardées à tort comme olfactives (EscHRiCHT, LoNGET, ctc). Lo ucrf olfactîf n'a pas la sensibilité cœnerlhésique ou commune.

( 11. — Serf optique et rétine.

1* La rétine, lenerr optique et ses dépendances sont les sgr^nts nerveux exclusifs de la vision. Si on les modifie plusou moins on produira un trouble plus ou moins grand dans celte fonction; si on les coupe, celte faculté disparaîtra complètement.

Ce qu'il y a de remarquable, c'est que les excitations mécaniques de tout genre ne les impressionnent pas douloureusement; elles font naître seulement en eux des sensations subjectives: quand le chirurgien en extirpant Tœil coupe le nerf optique, le malade ne sent rien, mais il croit voir des masses considérables de lumière. Ainsi ce nerf n'est apte qu'k un seul mode de sensations, sensations visuelles. La proposition précédente se démontre aussi par Tanatomie anormale et pathologique; Tanatomie comparée le prouve également. Les animaux presque aveugles, (taupe, cécilie}» ont ces

S arties presque atrophiées; elles sont trèséveloppées chez les oiseaux de haut vol. Les filets optiques du triiacial sont seulemeot

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des nerfs de sensibilité générale; Hagendte s*est trompé en les douant de sensibiltié ▼isuelle*

2* Le nerf optique, par son action sensitomotrice, met en jeu, quand il est excité» Tiris et les muscles de l'œil et des paupières qui se contractent alors.

3* On a beaucoup discuté sur les usages de l'entrecroisseraent ou chiasma des nerfs optiques ( Wollaston, Serres, Dugàs etc.); cet entrecroisement a pu manquer sans troubler la vision (VésALB,VALSALVA, L^bsel); on ne sait encore rien de bien précis sur Timporlance de ce chiasma (Longet). — Voy. les recherches de Waller, sur la contraction pupillaire après la section et la galvanisation du nerf grand sympathique au cou; sur la désorganisation des tubes nerveux optiques, quadrijumeaux, etc., après la section du nerf optique, etc.

§ in. — Nerf acouttique,

V Toutes les expériences qu*on a faites pour déterminer Tusage du nerf acoustique démontrent qu'il n*est guère que Torgane nerveux essentiel de Touïe.

Les lésions plu6 ou moins graves dont ii peut être affecté entraînent une perturbation plus ou moins marquée dans I audition; sa destruction est suivie de la perte totale de cette faculté.

Des sons d'une très grande intensité raffectentjiéniblement; Tirriiation fait naître che2 lui des sensations subjectives comme l'indique Texpérience suivante facile à répéter : Volta plaça dans ses deux oreilles les deux extrémités des électrodes d'une pile de quarante couples, et pendant tout le temps que la chaîne lut feruiée, il entendait, dit-il, un sifflement et un bruit saccadé.

S* La branche limacicnne est la seule auditive (Floorens).

3* La branché veslibulaire est sensilive et motrice. Quand on la pique, l'animal éprouve de vives souffrances (Flourens, Brown-Sâ- QCARD]; In tôle exécute un mouvement hori* zontal trôs-vioient et très-brusque (Flourens), le membre antérieur opposé se déjète en dehors dans l'extension, et lanimal rouie sur son axe (BrownSéqcard}.

S IV. — Nerf irijumeau ou îrifaciaL

h — Partie gs^nglioanairc.

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