Seosibililé générale
Cette partie est douée de sensibilité générale et ne possède pas do sensibilité spéciale. Elle distribue cette sensibilité à toute la peau etàla muqueusede la tète et de la face, sauf dans quelques points des régions postérieures de la tète, de la languey du pbarjrnx.
(Nutriliun, sécrétion).
Ce nerf influence les sécrétions et la nutrition de l'œil et de ses annexes, de
ri82) Les expériences rccenles de Snellen et ScniflT, 8ur ce sajct, y ont répanda un jour nouveau, riuflaiiiinalion da Tail f^'-ati surtout due à la
Todorat» de l'organe auditif, de la bouoL« etc.; par suite de ces fonctions cœnesthééi. ques et plastiques, ses lésions, sa sect:on amènent, dans ces organes des sens, <je^ altérations fonctionnellesfaciles à expliquer. 1* Ftston. — Quand on coupe le Irijumeaii dans la fosse temporale et au niveau du
fanglion sémilunaire, Tiris est contraci»^, œil semble immobile; la cornée commcit.e à devenir opaque après ^k heures, elle l'e^i tout à fait après 5 ou 6 jours, se dét oile et s'ulcère après 8 jours; au deuxième joir, la conjonctive, l'iris rouçissent» s'iiijecicp.t, sécrètent du pus eC des lausses membranes (Magbndie); le cristallin et Thumeur viirte restent transparents; l'iris reprend sa mobilité. La sécrétion des larmes parait un pu diminuée (kS2). Si la section est pratiquée sur le trijumeau avant son passage sur le rocher, tous ces phénomènes sont pea marqués.
â* Olfaction. — C'est en modifiant ta sensibilité générale, la nutrition, les sécrétioc» de la pituitaire, que les lésions du trijuEDeju lèsent l'olfaction.
3* Audition,— Le trijumeau donne la sensiliilité à l'intérieur du conduit aoiJ.iif externe; à une partie du fiavillon du ishyrinthe etc. (Armolu). Longei, pour la muqueuse auriculaire interne, attribue une partie de ces fonctions au rameau tjrmpanique du glosso-pharyngien. On pense que les troubles auditifs consécutifs aux lésions de la cinquième paire, dé()endent de ses fonctions cœnesthésiques et plastiques.
4* GoDT.— Le glosso-pharyngien et le lingual «ont cœnesthésiques et guslateurs; les autres branches buccales ganglionnaires du trijumeau paraissent agir sur les sécré* tions (Longet).
IL — Portion non ganglionnaire.
Elle est motrice des muscles de la mÂihoire inférieure (Brllingbri, Eschricbt).
Cette portion concourt à Taction du uiusi e lingual supérieur. M. Cl. Bernard a prouvé que la corde du tympan, parles iuouverueni> qu'elle lui communique et qui se transntcttent aux papilles de la langue, modifie le sens du goût. Le Olet qui se rend du uulohyoïden au lingual, participe probableuieiii à cette moditication.
Le rameau buccal préside à la sensibilité de la peau des joues, de la muqueuse buccale, de quelques muscles de la face; il excite les contractions des muscles tem[0raux et ptérygoïdiens externes.
{ V. — Nerf moteur oculaire eommun.
Le nerf moteur oculaire commun est-il un nerf exclusivement moteur, ou bien renferme4-il aussi quelques filets sensitifs?
« Pris dès son oriçine, ce nerf est insensible à toutes les irritations mécaniques comme le prolongement du faisceau antemlatéral de la moelle duquel il provient.
perle de ta sensibilité qui ne lui peraiet pas Je «c garantir de ractlon des corps extérîears.
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DE PHYSIOLOOIX.
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Cepdodanlv au delè d'un certain trajet, il deTieol sensible au pincement, parce qu'il s'est adjoint des filets sensitifs de la cinquième paire.
c Chacun sait, en effet, que les mouvements Tiolents et prolongés des muscles oculaires animés par le moteur oculaire coiiimun» s*a(urompagnent d*un sentiment douloureux de tension dans ces organes.
C^tte sensation ne saurait* par conséquent, dépendre que des fibres sensitives que ce nerf exclusivement moteur, s*est associées avant de se distribuer à ces muscles.
« Quand on fait la section du moteur oculaire commun sur un animal, ou bien quand ce nerf est complètement paralysé chez rhomme, on observe du côté correspondant : r le prolapsus de la paupière supérieure; 2* un strabisme externe; 3* Tabolition des mouvements altematirs de rotation du globe oculaire autour de son axe antéro-postérieur ; k* la dilatation et Timmobilité de la pu[)ille (Lonoet, Traité dt pky$iol. lom. II, p. 343-Û).»
L'anatomic apprend que le moteur oculaire commun envoie un rameau au muscle releveur de la paupière supérieure. Aussi, après la section de ce nerf, ce muscle est-il paralysé, et c'est celte paralysie qui explique le prolapsus de la paupière supérieure.
Le strabisme externe doit être attribué à ia paralysie du muscle droit interne et h la persistance d'action du muscle droit externe.
La paralysie du muscle oblique inférieur, l^aralysie par suite de laquelle l'oblique supérieur étant dépourvu d*antagoniste, attire l'œil de son côté et lui l'ait subir une roiation permanente do bas en haut et de dehors eu dedans, explique parfaitement rabolitiott des mouvements de roiation alternative du globe oculnire autour de son axe antéro-postérieur.
On sait que les nerfs cilisires sont fournis par la racine motrice que le nerf moteur oculaire commun envoie au ganglion ophthalmiquc. Aussi la paralysie de cette racine entraîne celle des nerfs ciliaires et par suite la dilaUition et l'immobilité de la pupille.
Les expériences d*Herbert-Mayo sur des pigeons, animaux qui ont deux racines motrices k leur ganglion ophthaimique, l'une fournie par le trijumeau et l'aulre par le moteur oculaire commun, démontrent clairement que la racine du premier ne prend aucune pari aux mouvements do Tiris; qu'au lontraire ceux-ci sont influencés par la >eale racine que le moteur oculaire commun invoie au ganglion ophthaimique. Il résulte loue, d'un pareil fait, que, quelle que soit a nature des mouvements de l'iris, ils sont tvidemment sub«irdonnés au nerf qui nous »ccupe.
U arrive quelquefois néanmoins que,'dans les paralysies bien complètes du nerf moteur oculaire commun, l'iris continue de se mouvoir. Celle persistance du mouvement dans Tiris provient de ce que le nerf moteur oculaire externe peut s'adjoindre au moteur oculaire commun et au rameau nasal de
l'ophthalmiqae, pour envoyer aussi des filaments k la partie postérieure du ganglion ciliaire.
S Tl. — Nerf pathétique.
Ce nerf, |)ar lui-même , est un nerf exclusivement moteur, et la sensibilité qu'il possède est due aux filets de la branche oph« tbalinique qui viennent s'adjoindre k lui.
Qnand, chez divers animaux, on applique le galvanisme dans le crAne, aux nerfs pa* théiiques, on observe, dans tous les cas, un strabisme divergent assez sensible. En monte temps le globe de Inil subit, autour de son axe antéro-postérieur, une légère rotation qui a pour effet de relever son angle externe. Ces déplacements sont le résultat de la contraction de l'oblique supérieur.
Dans la paralysie du nerf de la quatrième paire, on observe les faits suivants :
1* Impossibilité de la rotation de l'œil dana l'orbite. Celte impossibilité se reconnaît quand on fait porter au malade, le regard étant fixe, la lèie alternativement à droiloel à gauche; on voit alors que l'œil malade reste nxe et qu'il ne suit pas les rotations de son congénère.
â* Il y a constamment une diplopie et le» images sont k la fois superposées et inclinées l'une par rapport k l'autre; l'œil ma* lade fournit l'in^age oblique et inférieure.
3* Cette double vision disfiaralt quand on incline la tèto vers le côté opposé k l'œil affecté.
L'action de ce nerf est de concourir, par rintermédiairo de l'oblique supérieur, k la production des mouvements rotatoires du globe de l'œil.
Il est vrai que ce nerf ne préside pas seul k la roiation de l'œil dans l'orbite, puisque le muscle oblique inférieur, également destiné k ce mouvement, est sous Tinfluence du moteur oculaire commun. Cependant il a, dans cet acte, la part principale, et est destiné k en régulariser et k en prér.iser les nouvements.
§ VU. — Nerf moteur ocutaire exlernt.
Ce nerf, comme ics deux précédents, esl un nerf du mouvement. £n effet, en le pinçant, dès son origine, il est insensilile à toutes les irritations mécaniques. Gai vanise-t-OQ le moteur externe dans l'intérieur du crâne, on voit le globe oculaire so dévier fortement en dehors.
Puisque le moteur oculaire externe anime le muscle droit externe de l'œil* on doit s^attendre, dans les cas assez rares de paralysie de ce nerf et par conséquent de ce mtiscle, k voir le globe de l'œil se dévier fortement en dedans. En effet, Telloly a constaté un strabisme simple interne trèsprononcé chez un homme dont le nerf moteur externe était comprimé par une tumeur. Jobert en rapporte une autre observation.
On n'a pas pu déterminer, jusqu'k présent, quels sont les usages de l'anastomoï^a
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si considérable do grand syropalhiquo avec le nerf moteur oculaire externe.
i TIIL — Nerf facial.
I 11 est surtout moteur. Sa section paralyse aussitôt les muscles qu*il innerve (Bbll,
MaTO • SCBàW f ESCBBICHT 9 GOEDECDENS,
BIagendib, L0N6ET, Jaobert, etc.); idem, dans sa paralysie, pour toute autre cause > les phénomènes sont les mêmes ; la strjxhnine convulsé ses muscles , sa section les ramène au reyios (Backeb); son excitation mécanique ou galvanique les fait entrer en convulsion (Longbt). L'obser* vation clinique donne les mêmes résultats. Les fonctions sensilives et plastiques ne sont point modinées.
Sa section en paralysant Torbiculaire palpébral, le muscle de Borner, empêche la clignement, nuit è la protection de l'œil, au cours des larmes, etc., d*où altération de la cornée, etc. La même opération paralysant les muscles des narines, les élévateurs du voile du palais, rend Tolfaction imparfaite, et produit le nasunnement, la déviation de la luette, etc. ; le mécanisme de ces deux derniers phénomènes étudiés par Bidder, Lfingel, Debrou, a élé bien élucidé par Devaine {Gaz, médic. 1852). Landouzy a prouvé que Texaltation de Touïe accompagne Tbémiplégie faciale, par suite de la paralysie du muscle interne du marteau. Le facial innerve aussi les muscles du pavillon. La paralysie du facial entraîne celle des muscles qui retiennent le t>oI alimentaire, la salive, elc. Elle amène des modifications dans le goût, par la lésion des fonctions de divers muscles. (Roux, Bebnard, Ûénocb, Bbbmskb. — Yoy, è ce sujet les recherches de M. LoNGET, et surtout le Mémoire de M. Sticb.) Le facial joue un grand rôle dans l'expression pbysionomique. (Foy. les études de P. Berard, Dictionnaire^ art. Nerf facial.) '
La principale racine de ce nerf est surtout motrice ; sa petite racine ou nerf de Wrisberg est sensitive. (Voy. les Etudes anatom. de Cusco , Demabquàt, etc. , et le Mémoire de Duchenne, Gax. méd. 1850.) La sensibilité du facial a été démontrée par H. Mayo, Backer, Magendie, Goedechens, Longet, etc. Elle est empruntée en grande partie aux rameaux qu'il reçoit du trijumeau; mais elle est due aussi à sa petite racine (nerf de Wrisberg), qui contribue à la sensibilité de quelques points des tégu* roents de la face, etc.
I IX. — Nerf pneumo-gaêtrique»
Longet pense que ce nerf est purement sensitif • et que sa motricité est due k des filets directs (duspinal, dufacial, de l'hypoglosse), et indirectes (venant des paires cervicales et des 5 ou 6 premières dorsales). Après avoir montré ce qu'il y avait d'imparfait dans les expériences de MM. Bischoff, Longet, elc. H. Cl. Bernard a cherché à établir par des procédés plus délicats, que le pneumo-gas- Irique est par lui même, sensilif et moteur.