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Philip, le moarement du sang est retardé dans les rapilialres par suite de leur faiblesse, tandis que les gros troncs qui fournissent h ces vaisseaux éprouvent un surcroît d'action. Thomson, trouvant la théorie de Wiîson- Philip trop exclusive, admît t|ue dans certains cas 1p cours du sang, loin d'être toujours ralenti, | ouvait ôiie accéléré, surtout au début de rinflammalion, et que cette aoréléralion constituait souvent h» seul phénomène appréciable et susceptible dej)orsisler jusqu'à la fin de la plilegma^ie. Cette vnriété lui semblait coïncider plus particulièrement avec rensemble des phénomènes de rinflammaliou dite active. Dans d'autres exemples au contraire, le sanç des capillaires était ralenti dès le début de la maladie, et restait ainsi pendant tout son cours; variété qui représente, selon Thomson, l'inflammation passive. Ch. Hastings a établi que l'inflammation n*existe pas au moment oj^, par l'application des stimulants, la circulation est accélérée, et les capillaires sont resserrés. Plus tard au contraire, l'oxcitabilité des vaisseaux, épuisée par leur contraction prolongée, cesse, (*ntralne leur dilatation, par suite le ralentissement et l'arrêt du sang, et l'inflammation nest que la conséquence de la ru|)ture d'équilibre entre les vaisseaux passivement dilatés et les autres points de l'appareil circulatoire. Kaltenbrunner a le mérite d*avoir le premier exposé des différences circulatoires entre la fluxion congestive et l'inflammation. Il admet dans Tune et dans l'autre quatre périodes : l'incubation, Taccroisscment, Tétat et le déclin, et trouve i>ourchacune u ne véritable termina ison critique. Selon lui, la congestion est caractérisée par l'accélération de la circulation sans stase aucune; Tinflammation, an contraire, a pour signe positif et spécial la formatitm des stases sanguines, sans lesquelles elle n'existe |)as. La congestion se termine par le ralentissement de la circulation; t'inflammaiion se termine toujours par une crise se traduisant par l'expulsion de liquides de différente nature; celle crise se voit aussi quelquefois , mais moins marquée, dans la congestion. Enfin, parmi les auteurs conteui* porains qui se sont le plus occupés de ce sujet , nous citerons MM. Warton-iones, Dubois d'Amiens et Lebert, dont les travaux méthodiques ont surtout mieux classé les faits sii^nalés |)ar leurs devanciers.

Nous résumerons les idées actuellement régnantes, en disant de l'inflammation con* sidérée seulement «u point de vue des Iroablet circulaioires, qu elle est constituée par une succession de plirnoaoènes se passant dans les capillaires, et caractérisés : u*abord par un resserrement des artérioles et des vvinoles, les capillaires intermédiaires Dé^ prenant encore à l'acte pathologique qu'une |>art peu visible, bien que réelle; pais, p«r une réplétion et une dilatation des capillaires avec ralentissement elosf:iltation de leur circulation, ce qui caractérise la fluxion sanguine proprement dite; enfin il y a inflammation, lorsque ces uhénomènes

sont suivis de stase et d'arrfil complet, a>>r réplétion et distension des capillaires par des globules accumulés, et graduelleineni des radicules artérielles et veineuses, surtout des dernières, qui, cessant de recevoir du sang des capillaires dont elles proviennent, finissent par s'obstruer peu k peu, et p:ir rendre impossible la sortie des corpuscules sanguins. Nous ferons remarquer qu'au début le cours du sang doit être accéléré pxir le rétrécissement des canaux. Souvent la contraction existe encore dans les «rtérioies et dans les veinules, que déjà les capillaires intermédiaires se gorçent de globules, s'élargissent du quart au tiers, et cette dilatation s'étend en premier lien aux veinules, pu s aux artérioles, où elle est pro|K)rtioBnenement plus grande. Elle est frappante par re fait qu'il y a çà et Ik des points au niveau desquels le vaisseau conserve son diamètre normal, ou est même resserré, tandis que dans les intervalles il est dilaté en ampouk s spbériques, ovo'ides, ou plus souvent on boudins ou cylindres bosselés, bien plus tortueux dans les capillaires que dans l s deux autres ordres de vaisseaux.

L*inflammation est toujours compliauée par d'autres phénomènes, tels qne lesphénnmènes nerveux, et les phénomènes plastiques. On sait qu'après la dilatation des capillaires, il survient un épancbement, dai s le i^renchyme, d'un liquide plus ou moins consistant, et auquel peut être mêlé du sang véritable. Cette dilatation, raccunulatiou des i$lobules et la transsudation du sérum, produisent la rougeur et la tuméfaction qui sont les caractères extérieurs importants ut s phlegmasies au premier degré, etc.

lY. — liiiliieiice de la pesantear.

Cette influence est de la plus Tulgaire nott^riété. Tout le monde sait avec quel;e facilité le sang s'accumule dans les |»artics déclives; par conire, tout le monde a remarqué la pâleur des organes, des mains f ar exemple, tenus longtemps élevés. U est clair. en effet, que le sang dans les capiliaircv ajant perdu une partie de la quantité ne mouvement qu'il avait dans les artère>, l'action de la pesanteur doit être relativemei t

f)lus sensible dans ces petits tubes que dans es troncs artériels, et doit par conséquent favoriser ou contrarier la marche du sst g suivant la position physic)oe des partie^. Cette influence agit au>si indirectement tu s'exerçant sur les veines t le sang que celles-ci f*ontiennent gagne d'autant plus vite le cœur, qu'il est moins obligé deremorn ter contre son propre poid<, et alors le s-nn-^ des capillaires, trouvant une i>sne faiiK , (tasse pins rapidement dans les veines.

Y. — Influence de la reft|»ratien,

La théorie doit surtoni faire admettre cette influenoet quoiqu'elle soit presque ini|K)Ssible k apprécier dans les Tsisseaux éloignésde la {loilrine. L'expiration chassant le sang artériel dans les ^a]»«1laires, et Tinspiralion attirant le sang veineux ver» te

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ire eircl que de modérer ou d^iigmenlor ''alllux du sang, cl nullemeot de favoriser le {««Nsage de ce fluide dans les veines, en ce sens (^ue le resserrement des capillaires pourrait tout aussi bien diriger le sang du (ùlé des artères. Cet argument, imaginé par Magendie» n*a qu'une portée apparente :

l'ubstaele que le sang veineui oppose i celui (les capillaires ifest point invincible, landis que celui du sang artériel, alternativement soutenu au principe do son système par le ventricule et les valvules sigmoïdes, l'est absolument.

On peut h l'aide de certains agents mettre en évidence la contractililé des vaisseaui i^apillaires. En plaçant de petits morceaux de ^lace sur le mésentère d'une grenouille tixée sous le mirrosuope, on ne tarde pas à vuir le calibre des vaisseaux diminuer de moitié et même des trois quarts; les globules perdent de leur vitesse, et éprouvent un mouvement de rolation plus prononcé; le jihénoniène Hnit même par se compliquer ue la coagulation et do l'arrêt du sang. Le sei de cuisine, les solutions acides et alcalines faibles, les irritations mécaniques, produiseutles mêmes résultats. Chezlcsanimaux à sangcliaud on voit, sous l'influence de l'eau froide, des capillaires qui charriaient trois globules defroni ne plus livrer passage qu'à un seul. Par contre, l'eau chaude, l'alcool et quelques autres substances paraissent paralyser la contractililé des vaisseaux, augmen* lent leur diamètre, et accélèrent la circulation locale au point que la vitesse des globules peut se rapprocher de celle du sang dans les artères. Ce resserrement contractile des capillaires, pas plus d'ailleurs que celui des artères, ne s'exerce pas instantanément, et ne présente aucune coïncidence avec les pulsations ventriculaires et artérielles. Il agit bien au contraire d'une manière lente, ei seulement snr des fractions plus ou moins étendues du réseau vasculaire. Mettant donc un certain temps à se produire et à dispa* raitre, il parvient ainsi à modifler pendant une durée variable les circulations locales. L'étuJe de ces phénomènes intéresse à un li;iut degré les théories médicales et la pratique. Elle démontre de la façon la plus évi- Oeiite que, les vaisseaux étant susceptibles de sentir et d'être impressioimés sans que uous en ayons conscience, le sang pour péuélrer dans les veines ne doit pas suivre ronslammeat les mêmes voies, mI passe tantôt plus abondatument dans un organe, tantôt plus abondamment dans un autre, suivant que certaines parties du système capillaire se trouvent contractées sur elles-mêmes, et [jue certaines aulressetrouvenldilatées pour livrer passage àce liquide retardé temporaii^ement ailleurs.

Ces variations circulatoires peuvent être jhysiologiaues ou morbides : dans le preiHer cas, le sang altlue subitement vers -ertaines parties dont Tactivilé est augrnenée : c'est ainsi que la muqueuse de l'estomac ougil au moment de la sécrétion du suc gastrique, que le sang se porto périodique-

ment vers les glandes à sécrétion intermittente, h Tutérus aux époques mensuelles, et après la conception, aux mamelles quand vient la fièvre de l.iit, aux papilles génératrices des cornes chez le cerf h l'époque de la pousse, etc. D'autres fois le phénomène est encore plus passager : les joues se colorent d'une vive rongeur dans les émotions de la honte et de la colère, et pâlissent sous Tinfluence de la crainte; la peau do la face se sèche ou se mouille suivant les impressions de l'Ame, sans que la circulation générale soit modifiée de façon à produire de tels effets.

Les variations pathologiques de la circulation capillaire sont tout aussi indépendantes du système central. On connaît laphorisme : ubi stimulus^ ibi fluxus. Une excitation inaperçue, la présence d'un virus, peuvent développer de la rougeur et même de rinflammatlon au point d'application; une piqAre, une blessure , amènent tout è coup des troubles locaux qui n'ont manifestement aucun rapport avec Tes troubles consécutifs du cœur cl i\o$ artères : dans d'autres cas, la peau peut rester longtemps brûlante et aride sans qtt'il y ail la moindre sécrétion de sueur. Enfin dans quelques fluxions, le resserrement contractile des capillaires peut être porté au point de déterminer des arrêts de circulation.

L'inflammation est un phénomène morbide complexe, dont les actes pré|)arateur8 se rattachent particulièrement a la fonction circu* latoire, et offrent une modification de la circulation descapillaires. Les opinions apciennement émises sur le rôle de ces modifications sont très-diverses; elles peuvent se ranger sous deux chefs : d'après les unes, il y aurait surcroît d'action de la part des vaisseaux; d'après lesautresau contraire, l'action des vaisseaux serait diminuée. La première de ces manières de voir, née des théories Stahliennes, a été soutenue par de Gorter, Haller, Cullen, Vicq d'Azyr, puis Hunier, Chaussier, Bichat. La seconde par Winterl, €allisen, Vacca, Lubbock, Allen, Wilson- Philip, etc. Chacune de ces croyances offre d'ailleurs plusieurs variantes, et rien de bien satisfaisant. Aucun de ses partisans n'est d'accord sur les phénomènes par lesquels se traduisent soit l'augmentation, soit la diminution d'action des vaisseaux : et pour en citer un exemple, les uns disent que Taugmentation d'action se manifeste par le resserrement des capillaires, les autres invoquent une dilatation spontanée active. Ceux qui disent au contraire que l'action des vaisseaux est diminuée donnent préciboment cette dilatation des capillaires comme une preuve de leur défaut d'action, de sorte qu il y aurait paralysie directe des fibres |M>ur les uns, et paralysie par action réflexe pour les autres. La question, reprise ft étudiée de nouveau par Wilsoi^- Philip. Thomson, Haslin^^s, Kallenbrunner, a produit autant d'opmions divergentes com- |)osées de l'assemblage, en proportions diverses, des idées antérieures. Pour Wilson-

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