‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 319 sur 340 · MI^^^^^H · texte numérisé non relu

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stases sanguines h rexlrémité Inférieure du rectuin,^ (tardes tumeurs hémorroïdales. Bien plus» le sang contenu dans la veineporte est compris entre deux systèmes capiDaires. Si Ton réOécbit que les yaisseaux rapillaires généraux suffisent à atténuer fortement la tension du sang qui passe des artères dans les veines, il est évident que le réseau capillaire de la veine-porte dans le foie doit agir de la même manière sur le sang qui y circule, et avec d'autant plus il*eOicacité, que la tension du sang dans ce tronc veineux est déjà elle-même bien inférieure è celle des artères. H faut donc reconnatire les nombreuses variations inbé* rentes à la circulation de l'appareil digestif. Il est même probable que le ralentissement doit à certains moments y devenir extrême. Une cause de la stagnation du sang dans le système porte, admise par beaucoup d'auteurs,, est constituée par la digestion et surtout par l'absorption qui lui fait suite. Le fait entassez facile à vériOer exp<^rimentale* ment. On administre h îles animaux des substances salines susceptibles de se retrouver dans les urines. La présence de ces suljstances se constate d'autant plus rapidement dans ce liquide qu'on les a données plus longtemps après le repas.— Foy. Stahl, De vena porta {Porta malorum].

ASTICLC nr. — Co9ISI»£RATI03I8 GÉNÉRALES SUR LA

CIHCCLATlori.

§ I. — ^mmttanéili de$ phénomènes de ta eirculation»

Les deux circuits dans l'intérieurdesquels nous venons d'étudier la marche du sang doivent être pbysiologiquement ramenés a un seul, composéde deux segments, de telle sorte que les divers phénomènes liémodynamiques se |»asseraient dans un cercle circolatoire eommedans une série de tubes continus, non interrompus, toujours remplis de liquide, si cette tendance k obéir aux lois de l'hydraulique ne se trouvait modillée par la vitalité des vaisseaux. Ne pouvant décrire tous ces |»bénoiiiènes k la fois, nous avons été forcé de ne les passer en revue que successivement et b une certaine distance les uns des autres. H est à peine nécessaire de dire que beaucoup d entre eux s*accomplissent ensemble ou dans un laps de temps tellement court qu'on peut les regarder comme simultanés. C'est ainsi que, dans les deux cercles vasculaires, les mêmes phénomènes concordent exactement; diastole et systole auriculaires et ventricu- Litres, dilatation et resserrement des artères, etc. Quant h leur enchaînement relatif dans chaque appareil, il est clair, d'après tous les détails dans lesquels nous sommes entré, que chacune des ditférentes parties qui composent ces systèmes asit toujours en sens inverse de celle qui la précédée dans son mouvement; que pendant que l'oreillette se resserre le ventricule s'étend, pendant que le ventricule se contracte, les artères se dilatent, et ainsi de suite, toujours aitcrnativemeut.

(II. — YUtiMt et ta eircutêîhn.

On a cherché k apprécier la vitesse de ta circulation. M. HiffeUheim a montré que l'on avait confondu ce qui est physique avec ce qui est organique, dans cette question. Le problème physique est double, il y a è étudier : 1* la durée, c'est-à-dire le temps que met une molécule de sang |>artant d*un iioint pour y revenir, après avoir traversé le cercle mathématique cle la circulation, ou cercle moyen entre te plus grand et le plus petit ; S* la vitesse proprement dite qui su|h i>ose connu l'espace parcouru. Cette distinction trouve une application immédiate dans la comparaison des circulations pulmonaire et générale. L'évidence doit nous faire admettre que la quantité de sang envoyée par le cœur droit dans le poumon doit être sensiblement égale k celle qu'envoie le cœur gauche dans les organes. Si donc il passe en un temps donnéla même quantité de sang dans les deux cavités cardiaques, il s'ensuit que la vitesse du sang doit être identique dans le grand et le petit cercle ; ou, en d'autres termes, que le sang franchit en moyenne une même dislance en un mente temps. Mais si la vitesse est pareille, il n'en est pas de même de la duiée. La carrière do la grande circulation étant plus étendue que celle de la petite, le liquide qui les |)arcourt, en raison même de son égale rapidité, doit employer nécessairement plus de tem|is pour traverser la première que la seconde.

Diverses méthodes ont été imaginées pour étudier soit la vitesse^ soit la durée de la circulation.

La vitesse du sang, c*est-k-dire Pespace (larcouru par ce liquide dans un temps donné, varie comme nous le savons suivant les points de l'appareil circulatoire. Il faut donc bien différencier la vitesse moyenne de ce système envisagé dans $on entier, de la vitesse particulière à chacun de ses départements.

Parmi les ap))areils destinés k déterminer la vitesse du sang nous citerons l'hémodynamomètre de M. Volkmann. Cet instrument se compose d'un tube de verre recourbé dont les extrémités sont Gxées sur une boite en cuivre, et communiquent k l'extérieur au moyen de robinets. Le principe de l'expérience consiste k faire passer au travers de ce tube préalablement rempli d'eau ou d'une dissolution saline, le sang d'un vaisseau divisé transversalement, et dont les deux sections sont adaptées aux deux bouts du tube. Le temps qu'emploie le sang k parcourir la longueur connue de ce tube représente le temps qu'il aurait mis k parcourir une étendue correspondante du vaisseau en expérience, k la condition toutefois que le calibre de l'instrument soit exactement le même que celui de la veiné, sans quoi il faut calculer la vitesse cherchée d'après la vitesse observée, en tenant compte de la ditférence des diamètres. La vitesse moyenne dans la carotide a été trouvée de cette façon , sur le chien et la chèvre de 29 centimètres par seconde, sur le veau

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VIE

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mojrenne de 75 grammes |>ocr chaque veniriculo, ot un poids de 13 kilogrammes pour ta qnanlilé de sang contenue dans rorganisme, nous serons conduit i dire que le sans parcourt son cercle mathématique dans i es|>ace de 2 minutes 40 secondes. Mais siy tenant compte des recherches ré* ceotes, el à Texemple de E. Weber, nous réduisons la quantité de 13 kilogrammes k 8, la durée moyenne de la révolution sanguine sera diminuée en proportion, et ramenée à 1 minute W) secondes, nombre qui se rapproche plus gue le précédent de l'estimation de M. Hering.

VIE. — Cette étude sur la vie embrassera les ftges» la mort, certains modes spéciaui, tels que Tbabitude, rbéréiilé, Tidiosynctasie, le sexe.

Chapitab 1". — Dbs lass.

Uexamen philosophique des âges fait naître une foule de questlonsde physiologie générale du plus haut intérêt. Ce sujet a été vivement éclairé par des recherches contem- IKiraines très-i m [)or tantes, iiarmi lesquelles nous citerons celles de MM. Lordat, Réveillé* Parise, Durand* Fardel, Foissac, etc. ; et de nos médecins hygiénistes les plus éminents. Mais tous ces travaux ont l>esoin d*ètre fondus ensemble et avec ceux de nos prédécesseurs, en les rattachant k des lois et h des |ioiots de vue larges et généraux qui les dominent et tes enchaînent. On ne sait pas assez ce que Tenfant et l'adolescent peuvent accomplir, ou préparer, en diri^nt |>ar une éducation phy$i<|tte et morale bien entendue les facultés puissantes qu'ils possèdent, et surveillant le développement de celles qui sont k l'état de (^erme, et qui attendent leur complète évolution. On ne sait pas assez ce que le vieillard peut faire encore, en mettant a profit ce qui lui reste, en soignant sa conservation pendant les périodes précédentes, en usant des facultés supérieures qui forment son apanage, et qui exigent une éducation k part. Chaque âge, dit-on, a ses plaisirs; on pourrait ajouter aussi^ chaque âge e ses qualités propres, ou'il doit cultiver, et sa mission k remplir. Les deux fiériodes extrêmes de la vie doivent être examinées de nouveau.

Pour être vrai , le tableau de la vieillesse doit être présenté sous des couleurs moins sombres qu*on ne le Ciit généralement.

L*bomme est né pour vieillir moins vite, luoios tristement, plus utilement qu on ne le croit. Les |>ages écrites par H. Flourens, à ce sujet, ne sont pas seulement consolantes; elles contiennent des vérités im|W)r« t:intes dont nous devrions profiter.

Article 1''. — Plax vvm titbt tra tes acbs.

L'étude des âges doit être divisée en quatre parties.

FREHtfeRB PARTIR : Hisiotique du IroMiuc (ff |i/ais wllanU fuiu jwqu'iri à cH éffurd.

DSfixifci» PARTIR : Deêcripiion dt révolution deê àgti en examinant les modes spécianx dcê fonctioHê el de$ fucuUis plastiques^ sensitivo^animales, wotrices^ noologiques, ne. — Agérasie du sens intime»

TROisitriE PARTii: : Théorie et lois.

Quatrième PARTIR : Applications à la patkoloqte^ à r hygiène et à Ut thérapeutique. — Education de tenfanu et de tadoUicence, — De la direction qu*ll faut donner à Vesprit dans Cage mûr et dans ta vieilletse,

AsTICLt IL -^ ElOOISSB »*t}NB ÉT1M SES ACIS.

1 1. — > Notions préliminaires.

Le monde organisé, aussi bien que le tt)onde inorganique, est soumis dans les di* verses phases de sort existence k des règles générales qui en dirigent tous les phénomènes. Mais, dans cette économie harmonieuse, unitaire, où toutes les voies sont tracées, où tout se lie, toui s'enchatne, l'esprit et la matière, la vie et la^mort, chaque être néanmoins a en lui sa raison d^exister, sa raison de finir. Ainsi, nous voyons l'homne depuis sa naissance jusqu'à sa fin terrestre, présenter une série d'évolutions soumises k des lois assezfixes pour qu'on puisse les diviser en périodes ; celles-ci prennent le nom d'âges, marqués par des mutations importantes et établii^sant la double échelle ascendante et descendante que nous parcourons pendant notre existence (Utl)

La vie commence dès le sein de la mère, et la période de formation primitive, qui, pour l'espèce humaine, est en général de neuf mois, constitue k proprement parler le premier âge. Les phénomènes de cette formation ont été précédemment exposés.

On a pu reconnaltreque, matière toute l'habileté déployée par tes physiologistes, il reste encore bien des points a éclairer: plusieurs questions sur lesquelles on discute maintenant s'élucideront peu k peu^ et il en résultera de nombreu>es acquisitions précieuses pour la science.

On partage Texistence de l'homase, k partir de la naissance, en quatre âges distincts, !nl se prêtent aussi k quelques subdivisions. BS âges sont Tenfance, la jeunesse^l'âge viril ou l'âge mûr, et la vieillesse.

On ne peut fixer par des chiffrés rigoureux le moment précif où Ton passe d'am âge k un autre: Tepoque où cette révolution s'êei^ Gomplit varie beau<:oiip suivant les iuditi^ dus, le climat, réducation,etc.

(464) Tous les phénomènes de la nature s*anDOn« cent par des modes analogues aux Sges, el passent par les mêmes états sacoessifs. Ainsi les saisons de Paiiiiée, les parties du jour, la progression des ut>is règnes, présentent on ejisenible de iratis qui, rapprochés, coroposeni an tableau resseuiblani aux éials gradués par lesquels passa

lliomne dans tout le cours de sa vie. Les maladies nous offrent dans leur marche une içradation du même genre; aussi Grimaii«i a*t-il écrit que le cours total d'une maladie bien réglée, se dhrise co différentes périodes correspondant à celles qui «•«"surent Ir cours toUl de la vie.

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VIE

DE PltYSIOLOÎIE.

VIE

la veine cave iii|»érieore qui eliarrie le sang veineux venant de la léte et des membres supérieurs. Ce sang ne passe plus par le trou de Botal qui est oblitéré (487), mais par le ventricule droit du cœur. Arrivé dans Tartère pulmonaire, il abandonne le canal artériel, s*élend pour la première fois dans le système pulmonaire, et revient k Toreillette gauche par les veines pulmonaires, après avoir été transformé en $ang ariériel. La grande circulation est désormais établie.

Lb cordon ombilical, qui faisait partie in* tégrante de fenfant, se flétrit rapidement et se séfisre au bout de peu de jours. <— Foy. Tari. Œdf.

Nous remarquerons encore la disparition lente d*un organe qui probablement joue un r61e dans la circulation fœtale, le thymus. Celni^i, situé dans la région sous-sternale, en baul du médiastin antérieur et au bas de la région cervicale, augmente de volume jusque vers le commencement de la seconde année de la vie eitra-utérine. Il cesse alors de prendre du volume, pour s*atrouhier peu à peu ; ce n*est que vers la dixième ou la douzième année que Ton trouve k sa place un peu de tissu cellulo^dipeux.

Le coT\\B thyroïde et la capsule surrénale qu*ou suppose encore avoir des connexions avec la circulation du fœtus ne s'éliminent |ias aussi complètement que le thymus, mais ils restent k Fétat de vestiges.

Vers le septième mois, les dents commencent k apparaître, et elles arrivent au nombre de vingt entre la première et la deuxième année. Ces dents apoelées denl$ de /ail, auxquelles s'ajoutent plus ou moins promptement quatre autres dents, tombent de sept k douze ans, pour être remplacées par celles de la seconde dentition auxquelles sont an* nexées ouatre grosses molaires. Plus tard de 15 k 30 ans Uê deniê de iage$$e apparais- 5ent; ce ne sont que quatre dents complénientaires.

Le système osseux n'est pas complet au moment de la naissance : les os offrent des extrémités cartilagineuses : ils sont tellement mous Qu'on peut aisément en modifier les formes. Ost dans tes premières années de la. vie que les points osseux distincts, qui se sont développés dans les épipbyses, viennent se réunir au corps des os. Les pbysiologisites notent qu*k cet Age la trame organique l'emporte sur la trame inorganique («88;.

Plus tard, les os prennent de la dureté, et I on voit s'établir la proportion normale de leurdegrédesouplesseetaefixité. Les muscles sont |>eu marqués au moment de la naissance ; ils présentent un aspect mon, pèle el affecleut Tapparence gélatiniforme qu'ils avaient au commencement de la vie intra-utérine ;

(487) SI ces cliaogeineoCs SDatomiques n'avaient point lieu, le sang veineux se mêlerait au sang artériel, el il en résulterait la maladie bleue des nouveaux -nés, dan« laquelle le sang noir ainsi poussé vers toatcs les parties du corps, leur donne Cf tie teinte bl<fue si caraciéristique. Si le sang vetneot ne se roéie qu*en petite quantité au sang artériel, rinilividtt peut avoir une. vie précaire, jus*

k mesure que l'enfant grandit, les muscles deviennent rouges, fermes et volumineux.

La peau, mince et transparente jusque vers le cinquième mois de la vie fcBtale, est rouge et couverte de duvet : quelques jours après, l'épiderme s'exfolie pour se repro*duire. Le système pileux ne tarde pas aussi k se développer.

Le cerveau, k l'époque de la naissance, dit H. Velpeau, est un des organes qui rappellent le plus, par leur aspect, les périodeS'antérieures de la vie. Il est presque sans forme déterminée; ne se soutenant (»as de lui-même : ses circonvoluticms k peine indiquées et dépourvues de toute anfractuosite, sont d*un blanc mat k reflet bleuAtre. La substance corticale et la substance mé« dullaire sont presque confondues,

La moelle épinière participe k cet état : cependant la pulpe nerveuse prend de la densité, des fibres s'y dessinent graduellement jusqu'au développement complet de la texture des centres nerveux.

A la naissance, les ventricules du cœur sontbeaucoup plus larges que les oreillettes: mais quand le trou de Botal s'est oblitéré, elles prennent de Textenaion et revêtent la forme qu'elles auront plus tard.

Gendrin fait observer que, dans l'enfance, il y a prédominance marquée du système circulatoire k sang rouge et que le système capillaire est surtout k l'apogée de son développement.

Les poumons, flasques, rougeAtres et com-

Kictes au moment de la naissance, se déveppent, se gonflent et prennent une teinte rosée, dès qu'ils ont subi le contact de l'air. Les Tésicoles terminales des canaux aériens sont remarquables d'abord par leur ténuité, qui fiait ressembler l'air qu'on en exprime sous l'eau aux bulles gazeuses dégagées d'un liquide saturé d'acide carbonique; elles vont sans cesse en s'élargissanl, et donnent plus tard un caractère particulier aux poumon» des vieillards. (Duband-Fapdkl.)

La digestion, dans les premiers temps de >a vie, est d'une grande simplicité : un aliment unique, le lait; pas de mastication, pa» d'insalivaiion : matières excrémentitielle»

Gu abondantes, molles et homogènes. Aui ut de quelques mois, on mêle au laitquel- 3ues aliments simples. C'est qu'alora* le» ents apparaissent, que la mastication peut s'effectuer, que les glandes salivaires sécrètent avec plus d'abondance. H est k remarquer que dans cette période, les besoins de raccroissement permettent rarement une diète absolue ; |iar suite, les repas doivent être rapprochés. ^

L'absorption est des plus actives ehex I eiH

q«*au monent où tout rentrera dans Tordre par 1 oblitétation en trou de Botal. SI le sang veineux se mêle avec trop d'abondance au san| artériel, celui-ci ne suffit plus pour entretenir ta vie, el reniant succombe plus ou moins promplemcnt.

(ISS) k%n»\ renfaiice est elle l'&ge des déviations osseuses.

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