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VI. — luflucijco (le la pesanteur

Cette force doit évidemment favoriser d'autant plus la circulation veineuse que les veines sont plus directement descendantes. Dans celles qui présentent un cours ascendant, elle produit au contraire un effet opposé dont nous nous occuperons plus loin. La circulation du crâne est singulièrement soumise è son influence. On sait avec quelle facilité le sang stagne et s'accumule dans cette partie tenue quelque temps baissée. Cet afflux s*explique surtout par fabience des valvules dans le système veiiieux cérébro-cervical, et la connaissance de son mode de production otfro nn grand intérêt au point de vue thérapeutique. Il n*est personne d'ailleurs qui ne com* prenne Timporlance do la position des parties dans un grand nombre de maladies ^chirur^sicales.

VIL — IttAuciire ite la re spiniion.

Valsalva, Mor^agni, Haller, ont les pr«* miers appelé l'attention sur ce point par leurs expériences. A chaque roouvemefit d'inspiration les fiarois de la cage thoracique, en se dilatant, sollicitent les divent organes creux contenus dans la poitrine k suivre leurs mouvements. Le cœur et les gros troncs veineux ont nécessairement leur part de cette influence, et le vide virtuel qui se forme dans leur cavité provoque un* tendance k la dilatation, en vertu de laquelle le sang se précipite dans ces organes. Aucun obstacle nes*op|)Ose icik l'efficacité de l'aspiration du sang, dont nous avons montré ailleurs la nullité d'action dans les artères, & cause de la résistance invincible des yal- Tules aortiques. A. Bérard avait roènoe admis que l'oreillette droite résistait moins k l'extension que le poumon, et que le sang devait se précipiter plus facilement dans la première que Tair dans le second. Quoi qu'il en soit, cette cause de la circulation veineuse est assurément très-importante, et a|$it avec une grande intensité dans le voisinage de la poitrine.

H. Barry en a donné la démonstration par une expérience des plus simples. L'extrémité d'un tube est engagée dans le médiasiin ou la jusulaire d un animal vivant; l'autre extrémité plonge dans un vase contenant de l'eau colorée : on voit alors, k chaque aspiration, l'eau s'élever rapidement dans le tube. M. Poiseuillea mesuré depuis avec plus de précision, k l'aide de rbémo* dynamomètre, cette force asniratrice. Près du corar, le déplacement de la coloooe liguide varie de 8 k 90 centimètres* selon l'énergie des mouvements respiratoires.

M. Barry avait eu le tort d'exagérer la puis* sance de cette influence, au point d'assurer que l'aspiration de la poitrine étendait son action lusque dans les ramuscules extré« mes de l'arbre veineuT. Les expériences de M. Poiseuille ont démontré que cette in« fluence s'éteint rapidement k mesure qu'on s'éloigne du cœur. A 20 centimètres de ka poitrine, elle est (K^jh très-faible; au bras, k la cuisse, elle est complètement nulle. Ce fait, paradoxal en apparence, quand on songe k la continuité dos conduits veineux» a été expliqué de la façon la plus claire et la plus satisfaisante par Ph. Bérard. Pour que la pression atmosphérique puisse favoriser le retQur du sane vers le cœur, il est indispensable que le calibre des veines soii maintenu béant, soit par des plans a|)oné« vrotiques, soit par toute autre circoastanoe anatomique. Cest ce qui a lieut en effet, ainsi que nous l'avons déjk fait remarquer, dans le voisinage de la poitrine. Partout ailleurs où les veines sont facilement 9é^ pressibleSy la pression atmosphérique s'exer* çant k leur surface extérieure, et se trouvant supérieure k la pressioa intérieure du sang au moment de l'inspiration, affaisse leurs parois, les oblitère en les appliquant l'une contre l'autre, et interrompt ainsi le mouve»

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meut (la liquide qu'elles conliennenl. On ne saurait mieui comparer le- mécanisme de celte oblitération que celui de l.i canule terminée par un tube en baudruche, propo« .Hée par M. Reybard dans Topéralion de rerophysèmct pour éviter Hnlroduction de l'air dans la cavité pleurale.

li résulte de ces explications que la limite de Taction aspiratrice ne peut s'étendre très-loin d'une manière directe; mais il est cependant rationnel d'admettre (]ue, lorsque rinspiralion a cessé, les parois veineuses déprimées reprenant immédiatement leur diamètre antérieur, le sang doit y circuler plus rapidement, pour remplacer la colonne attirée dans les oreillettes.

La tête est de tous les organes éloignés de la poitrine le seul où se pro()age sensiblement cette influence. Les sinus de ta dure-mère prolongent h l'intérieur du crâne la série des veines h parois incomnressibles qui entourent la périphérie du tnorai, de sorte que, dans une forte inspiration, le sang qui circule dans les sinus de la duremère est soumis à l'action aspirante de la eavité pectorale. Cette asfnratipn contretMlance avec avantage l'absence des valvules dans le système veineux encéphalique.

L'adhérence des gros troncs veineux périthoraciques aux aponévroses voisines n'intéresse pas moins le chirurgien que le physiologiste. Si le thorax, en se dilatant, •spire le sang noir comme il aspire le fluide atmosphérique, il est facile de pressentir que toute solution de continuité, portant sur une veine soumise è cette aspiration, pourra être suivie de l'introduction de l'air dans la cavité veineuse. Cet accident a été •D effet souvent observé, et a entraîné quel* quefois les suites les plus funestes. L'opé"* rateur qui extirpe une tumeur située a la liASo du cou ne saurait donc s'entourer de trop de précautions pour éviter la lésion des veines voisines.

L'expiration intervient aussi, mais d'une façon moins active et plus indirecte. Nous avons montré comment son influence sur le cours du sanç artériel se traduisait par une légère élévation de la colonne mercurielle. L'Induction doit nous faire supposer qu'elle s'étend dans les capillaires, et de Ik jusque dans les veines, à la circulation desquelles elle contribue pour une certaine part, si minime qu'elle soit. M. Poiseuilte lui accorde encore un autre mole d'action. Selon lui, la compression exercée dansêi'expiration sur les veines de la poitrine tend k les délMirrasser du sang qu'elles contiennent, et comme les valvules s'opposent, par leur redressement, h la sortie du liquide, celuici est forcé de se présenter h l'oreillette droite, dont le jeu, plus fréquent dans un temps donné que les mouvements respiratoiresy facilite son admission. Dans tes troncs veineux dépourvus de valvules, l'expiration^ moins favorat>leau cours du sang, y occasionne au contraire un reflui, trèsapparent parfois, sur la jugulaire, et connu sous le nom de jiouls veuieuXi

Le sang veineux trouve encore dans la disposition de lies canaui une cause d'aocéléraliun. Nous savons que le système yeineux, envisagé dans son ensemble, diminue de capacité è mesure qu'il approche du cœur. Ce rétrécissement graduel tïes veioes» tout en agrandissant d'autant plus leur surface interne, relativement au diamètre de leur cavité, qu'elle est portée plus loin, et tout en renforçant par suite les obstacles, n'en occasionne pas moins une augmentation ile vitesse, par la raison que fe fluide sanguin passe d'un canal plus large dans ua canal plus étroit, et est ainsi forcé de sup* pléer par sa rapidité au défaut d'espace.

Rnfin, on a fait remarcjuer dans ces derniers temps que, les veines et les artères principales marchant accolées les unes aux autres et contenues dans une gatne commune très-peu extensible, les pulsations artérielles doivent imprimer aux veines des secousses et même des pressions intermittentes, sous l'influence desquelles le sang, appuyé par les valvules, doit cheminer vers te cœur.

L'efficacité deces diverses causes, incontestable dans le gr<ind cercle veineux, devient plus problématique pour quelques-unes dans le cercle pulmonaire. La pesanteur» par exemple, n*a sur ce dernier qu*ane action presque nulle, surtout dans l'attitude normale du corps. Les opinions ne sont point encore bien établies au sujet de la respiration. Les uns admettent pour Tinspiration une influence analogue è celle qn*elle |iossède sur le système général; d'autres professent au contraire qu'elle retarde le cours du sang, et permet ainsi è ce liquide de s'hématoser plus complètement. On a dit d'autre fiart, avec raison, que le déplissement du poumon favorisait le passage du fluide sanguin à travers ses nombreux capillaires. Ce qu'il y a de plus certain, c'est que l'énergie de la plupart de ces actions n'est pas la même que dans l'autre système, chose facile à concevoir si l'on réfléchit que, pour un aussi court circuit que lecer» de pulmonaire, il n'était pas besoin d'àg(*nts d'impulsion d'une très-grande puissance.

§ IV. — 0^itaele$ à la reifnrûlion veimeuu.

Les forces qui président au cours du sang veineux ont à surmonter des obstacles analogues h ceux que nous avons énumérés h propos des artères. De nouvelles entraves sont encore apportées par plusieurs causes dont l'influence, presque nulle sur le systèroe artériel, devient extrêmement sensible dans les veines, en raison de la faible tension du sang qui chemine k leur intérieur. Ces obstacles présentent de grandes variations dans la durée et dans retendue de leur action, et ces variations entraînent nécessairement des différences considérables dans 1a vitesse du sang, suivant les oarties observées. La plupart se rattachent a trois chefs principaux : la masse de sang h mou- \uir, la dimension des «urfaces vasculaires

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DE PUYSIOLOOIK.

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au*elie fruUe, la résistance à la dilatation es parois veineuses.

La masse du sanç h mouvoir résiste dans ]*arbre veineux entier par sa force d'inertie» et dans les veines ascendantes par la pe-* santeur. Pendant la station verticale, cette force lutte contre Tascension du sang veineux dans les membres, tandis qu'elle favot ise la circulation des vaisseaux de la lAte 1 1 du cou. Son action varie en raison directe cJe la longueur de la colonne liquide k mou* voir, ainsi que Tindiquent les notions les plus élémentaires de physique, et pourrait même souvent s'opposer presque complète* ment k la circulation, si les valvules ne se irouvaient là pour la limiter, en s'op^iosant il la rétrocession du sang. La force d'inertie »e rencontre partout, au contraire, jusque dans les veines verticalement descendantes, h ce point que les masses chassées des cal-illaires ont encore k vaincre dans leur Il arche la résistance des colonnes veineuses attirées en tias (lar la pesanteur avec une \itesse insuflisante pour leur livrer pas* îage.

Les surfaces vasculatres résistent en muN lipliant les points de contact, et par suite les Jrottements. Leur étendue est accrue itar la iongoeur, la multiplicité, les Oexuosites des reines, par le grand nombre de leurs valvules et de leurs éperons. Ces différentes circonstances occasionnent en outre de nou- %elles Inertes de mouvement, sôit en aug« mentant la masse du liquide à déplacer, .^oît en résistant a» cours du sang^ par les rhangements de direction qu'elles lui impriineni. Nous n'iusisteron:» pas davantage sur le mécanisme de leur action, dont n est assez facile de se rendre compte en se rappelant tout ce qui a été dit a ce sujet sur les artères.

Les parois veineuses, par leur dilatation, consomment aussi une certaine quantité de force motrice.

La pression, les constrictions de toute espèce, les contractions musculaires trèsener{;iques peuvent agir en ralentissant le cours du sang veineux. Ces causes sont le plus souvent accidentelles et circonscrites.

La suspension des mouvements respiraratoire.s, produite à peu près constamment dans tous les actes qui nécessitent un effort, exerce encore une influenee di^^favorable sur la circulation veineuse. On voit alors, en effet, la face, le cou, la poitrine s'injecter; et si l'airèt de la respiration se prolonge, cette coloration s'étend bientôt aux membres supérieurs. C'est qu'un moteur important du sang veineux vient d'être supprimé. Ce fluide n'éprouvant plus l'action accélératrice de l'aspiration s'ac^^umule dans Je système veineux, et celui-ci devient turi^ide. Si la tuméfaction et la rougeur sont plus sensibles et plus promptes k la face et au cou que dans les antres parties, cela tient à la moindre étendue du cercle que le sang a k parcourir |«our opérer la réplétion des vei&€s de cette région, et k riiiiluence plus

eonsidérable que partout ailleurs qu'exorc» la respiration sur la circulation de la tète.

Tous ces obstacles si nombreux sont répartis très-inégalement dans les différents points de la largeur du cône veineux.

C'est ainsi que la masse du sang k mouvoir est moins grande dans les veines courtes» telles que les médiastines, les CDSOphagiennes, les rénales, qui s'abouchent après un bref trajet dans les gros troncs Toisins. La pesanteur y fait aussi beaucoup moins sentir ses effets que dans les veines des memlires abdominaux, les saphènes, par exemple, dont les colonnes sanguines, commen« çant aux pieds et se terminant k la veina cave, opposent, et par leur quantité de parties, et par leur nanteur, une résistance extrêmement grande k Tascenston du sang sortant des capillaires.

L'étendue des surfaces frottantes offre des proportions très-diverses suivant les Inerties, et se montre subordonnée k la présence des valvules, des flexoosités« et au nombre relatif des veines fiour chaque or-

Eane. Les veines des organes génitaux sont ien plus multipliées et bien plus sinueuses Sie celles qui sortent des muscles, du sys-» me nerveux, etc. La circulation doit, |iar conséquent, être plus gênée dans les premières que dans les autres.

Les anastomoses transversales, les compressions, etc., sont encore autant de causes de modifications locales du cours du sang. De rinégale distribution de tous ces obstacles découle une conséquence aussi sim* pie qu'évidente. Si la force qui chasse le sang des capillaires dans les veines était partout la même, il est clair que la vitesse de la circulation devrait varier en raison des résistances dans la larg[eur du système. Mais cette force n'a pas toujours ta même intensité, et peut être aidée ou contrariée (lar l'action ae la |)esanteur, suivant les attitu* des. Nous croyons sage d'admettre que la nature a établi Ik un système de compensations, par lequel cet'te force serait plus grande Ik où la pesanteur agit habituellement contre la circulation, et moins puissante là où cette influence vient ajouter k la sienne. C'est ce que démontra l'observation des faits. Dans les membres inférieurs, la sang, forcé de remonter contre son propre |K>ias, circule cependant le plus souvent sans dilBculté. Si l'on tient, par contre* quelque temps baissés certains organes, tels

Sue la tête, le cou, où la jpesanteur exerce e coutume une influence favorable au cours du sang, ce fluide s'accumule immédiatement dans les veines de ces parties, et dé« termine une routeur et une tuméfaction qui peuvent être suivies d'accidents graves. La présence des valvules dans les veines des membres, la plus grande épaisseur de leurs liarois ne suiusent pas pour expliquer de tels effets : il y a Ik, évidemment, une force additionnelle dont il est diflicile de pr^^ciseï Torigine, et que l'on pourrait être tenté de rattacher le |dus souvent k la contractilité vasculaire. Il faut reconnaître, d'ailleurbt k

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DICriONXAlRE

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iiart retle excefUton im|)ortante, qu'il est impossible de poser en principe une harniONie semblable au sujet des autres obstacles. La résultante des forces motrices du sang veineux ne |)eut ni diminu«»r ni aug* nienter en raison de ces obstacles, sinon absolument 9 du moins dans un rapport exact, et nous sommes en droit de conclure avec Gerdj que la circulation est inégale dans les veines opposées, à cause de la différence des obstacles.

Ces inégalités de vitesse peuvent être permanentes ou accidentelles, générales ou locates/selon les causes qui les produisent. C'est ainsi que nous voyons la conicilé de Tarbre veineux modifier la marche du sang dans sa totalité, et occasionner parle rétrécissement des canaux une augmentation de vitesse. Les diverses compressions exercent une action analogue, mais plus localisée, qui obéit aux m&mes lois que la précédente, et accélère le mouvement du sang par la diminution deTespace circulaire, malgré Taccroissement des obstacles et des frottements.

Entin, les anastomoses transversales par le clioc de deux colonnes opposées, les reflux respiratoires et auriculaires, sont de nouvelles causes de ralentissements partiels.

Ces reflux sont alternatifs, parce qu'ils sont les produits de la contraction de l'oreillette et de Texpiration, qui sont ellesm6mes alternatives, et parce qu'ils sont incessamment détruits par le jeu des valvules et par les olisiacles déjà décrits. Us diminuent, par conséquent, de plus en plus . de rapidité, h mesure qu'ils s'éloignent du centre de circulation, en raison de Télargissement des espaces et de l'extension successive des veines. I^eur maximum de vitesse doit donc être à l'embouchure des veines caves. Leur influence s'arrête h une certaine distance du cœur et de la poitrine, et se prolonge inégalement loin dans les canaux veineux. Leur étendue, mesurée par M. Poiseuille, serait repré.*(enlée par nne cotonne liquide de 10 millimètres, intermédiaire aux maxifna et tninima de ta tension du sang dans la veine cave supérieure, aux deux époques de la systole et de la diastole de l'oreillette droite. Nous avons déjà déterminé ailleurs l'intensité du reflux respiratoire; le mécanisme du reflux auriculaire est le suivant : prenons le moment où le sang se précipite en masse des veines dans l'oreillette droite, dont la contraction vient de finir. Aussitôt que cette oreillette est remplie, les parois de sa cavité réagissent, la systole auriculaire survient, et le sang, pressé de toutes parts, tend à s'échapj)er par toutes les ouvertures qui lui sont offertes. Si nous négligeons son passage par l'oriliee auriculo-ventriculaire doui nous nous sommes occupé en traitant du cœur, nous verrons que, quel que soit le mode d'obturation des cavités afiluentes, la tension élevée du sang à ce moment tend à eu triompher en partie., Ce liquide, pressé

subitement, se partage en trois portion^, Tune récurrente, l'autre progressive. Tautre intermédiaire. La |>ortion récurrente reflue péniblement dans les veines côie$^ surtout dans la supérieure, rencontre la colonne sanguine que les veines appottent incessamment i l'oreillette, dc^ruit le mou* vement dont elle est animée, et lui coninmnique en outre une impulsion en sens contraire, qui amène le iihénomène du reflux veineux. Divers olistacies paralysent bientôt cette impulsion ; la réaction devient égale i l'action, la dépasse; les parois veineuses, pareilles è des ressorts, se resserrent soadain sur le sang; celui-ci, appuyé |iar les valvules, ne peut rétrograder davantage, et il s'établit dans sa masse un monvemeut subit de progression vers roreillette, qui est remplie derechef et préparée pour une nouvelle contraction.

Il a déjà été question du reflux expiratoire. Nous croyons devoir, k ce propos, rappeler le phénomène si intéressant îles mouvements du cerveau qui sont placés sous la dépendance de la respirattou et de la systole ventriculaire. Sur le cerveau ii*ou animal mis è découvert, ou sur les individus dont la Toûte crânienne a subi une perte de substance, on voit la masse encéphalo-racbidienne se soulever alternativement à chaque mouvement d*expiration, et aussi h chaque pulsation artérielle. Ce n'est pas ici le cas de discuter si ces mouvements ont réellement lieu è l'intérieur du crâne d'un homme sain, ou s'ils ne peuvent exister sans une ouverture anormale è cette botte osseuse. Le point important, pour nous consiste k établir cette influence virtuelle ou réelle. Qu'il y ait simple ébranlement ou déplacement de la masse nerveuse, il n'en est pas moins incontestable qu*uoc part du phénomène doit être rapporiéek Tét^t de réplélion ou de vacuité intermittente des sinus encéphaliques, déterminé par les mouvements respiratoires.

Les difl'érentes causes d'inégalité de vitesse que nous venons de passer en revue ne se font que faiblement sentir sur la circulation veineuse pulmonaire; ta pesanteur n*y intervient qu'k peine; si le reflux auriculaire parait devoî/ être plus sensible ici par l'absence des vdlvules, il faut se rappeler que les colonnes afférentes sortant des capillaires du |)oumon ont conservé, en raison de la brièveté du circuit, la plus grande partie de leur vitesse initiale, laquelle leur permet de résister efficacement au choc en retour de la masse sanguine, lancée au-devant d'elles par la contractioo de l'oreillette gauche.

§ V. — Du pouii ttineux*

Ce pouls, dont beaucoup d^autpurs font remonter la connaissance k Hip[iocrate, a été très-certainement distingué par Galieis sur les jugulaires, des piusatious cerctidiennes. Son étude, complétée parValsalva et Morgagni, fournit au praticien un oioyesi diagiiubtique parfois d'uue grande valeur.

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DE PHYSIOLOGIS.

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Sn le coDsidéranl d'une manière générale, on peut dire qu'il est constitué par des mouvements alternatifs de dilatation et de retrait des veines assez brusques pour Atre sensibles h la vue, et quelquefois appréciables au toucher. Le sang, en traversant les vein('S, n*y produit d'ordinaire aucun battement; mais il est certaines conditions exeuptionneileit où l'on pent observer des pulsations très-apparentes, qui ont réelle* ment leur siège dans ces vaisseaui. C'est ainsi que, dans les maladies où la fluidité du saug est augmentée, soit par les saignées, soit par la nature même de l'affection, on peut voir les veines devenir saillantes, arrondies, légèrement rosées; le sang que Ton en lire sort par un jet i>lus ou moins saccadé, et se rapproche, par sa coloration vermeille, du sang artériel. Dans ces conditions, si Ton applique le doigt sur une veine, on percevra quelquefois des battements analogues à ceux des artères, et réglés sur eux, mais beaucoup moins intenses. Ils dispiaraissent par la compression de l'artère du membre, et par l'interception du cours du sang veineux entre les capillaires et le point observé.

Il est surtout une autre circonstance où les veines présentent un pouls véritable, mais qui a cela de particulier que son mouvement est dirigé dans le sens opposé au cours habituel du sang veineux. H est rétrograde, et constitue le signe plus spécialement désigné sous le nom de pouls veineut. Son siège le plus fréquent est dans les jugulaires externes. A Tétat normal, il est rarement assez prononcé pour se manifester à l'extérieur. On l'observe dans certains étals morbides sur les côiés du cou, »uus forme de battements très-visiibles, rhythmiques et h peu près isochrones au puuls artériel. Le |)0uis jugulaire résulte du reflux du san^ déterminé dans les veines |iar la contraction de roreillette droite, et se produit toutes les fois que cette oreillette éprouve quelque difficulté anormale à faire passer le sang «lans le ventricule. Cette diinculté réside le plus souvent dans le rétrécissement auriculo-ventriculaire; les orilices veineux sont alors plus libres que l'orifice iricuspide, et le sang reflue dans les veines. La même difliculté existe encore quand un rétrécis>enient de l'orifiee ventriculo-arlériei pulmonaire empêche te ventricule de se vider complètement, ou quand faspbjxie, arrêtant le jeu du |H>umon, fait stagner le sang dans le cœur. Dans le premier cas, le iK>uls veineux est isochrone avec la s3'stole auriculaire, et précède, par conséquent, le |)Ouls artériel ; dans le second il eo'ineide avec ce dernier, que l'obstaeie soit à ToriHce de Tarière pulmonaire ou dans le poumon lui-même. On conçoit encore qu'il puisse se montrer pareillement en Tcrtu d'une simple insuiUsance des valvules auriculo-ventriculaires. Nous dirons donc, en résumé, que ce signe caractérise les rétrécissements des oritices droits, et permet |iarfois de les dilT^ircucier cuire

eux. Il est d'ailleurs bien plus appréciable k la vue qu'au toucher, et se présente aussi, mais très - rarement, dans les jugulaires internes, dans le cas d'insuffisance des valvules placées k l'embouchure de ces veines.

Il est encore un autre pouls veineux avant le même siège que le précédent,» et dater* miné par le reflux respiratoire. Ce ponU, d'ordinaire peu apparent, s'explique par Timpulsion rétrograde que communique au sang le resserrement de la poitrine. 11 e>i isochrone avec les mouvements respiratoires, et son action, de même que celle du pouls veineux proprement dit, est limitéa au voisinage tie la cavité tlioracique, où il s'éteint bientôt, en vertu ies olistacles et de la dilatabilité des |>arois des veines.

S Vl« — Circulation dam la ttine^portt»

Nous avons annoncé |>récédemment l'existence de systèmes veineux particuliers qui, prenant le nom d'apfiareils portes, se présentent constamment annexés k des glandes spéciales. Le plus important de tous est assurément le système veineux Abdominal, auquel est annexée la rate, que ses iietites vésicules avec épithélium nucléaire rapprochent des autres glandes dites vasculaires et dont le sang* de retour est versé dans la veine-porte. Les rapports de cet appareil avec le canal intestinal, son mode de distribution analogue k celui des artères,amènent des différences circulatoires si grandes reta* tivement aux deux autres systèmes, quMI est indispensable d'en donner une description k part.

La veine-|K)rte s'étend de la,rate, dn pancréas, du mésentère, et de la portion sousdiaphragmatique du tube digestif dont elle tire son origine, au foie, dans lequel elle se termine en se lontinuant avec les radicules des veines hépatiqu«*s. Elle consiilue un système veineux tout k fait analogue au grand canal k sang noir et offrant comme ee dernier trois parties distinctes: 1* une f^artte convergente ou veineuse implantée dans les organes qui lui donnent naissance ; 2* une partie moyenne ou le tronc de la veine-norte ; 3* enfln une partie divergente ou arterieuse qui se ramifie dans l'organe sécréteur de la bile. Semblable dans sa disfiosition générale k Tarbre yeineux k sang noir, le système atMiominal eu diffère, soil (lar sa partie centrale, qui est dépourvue d'un agentd*impulsion, soit par ses branches, qui offrent comme ses racines tous les caractères du tissu veineux, soit par la confor* mation de ses parois qui ne présentent aucun repli vaivulaire. Lorsqu'on suit la veine-porte dans le foie, on voit qu'elle se divise en rameaux de plus en plus petits, pour former dans le parenchyme hépatique un réseau capillaire dont partent les veines sus-hépatiques pour se rendre dans la veine cave inférieure. Il faut noter aussi plusieurs communications directes de la veine-porte avec les troncs de la veine cave et des veines sus-liépatitiue!^, la disposition curieuse 5i-

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